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Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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J’ai pour habitude de tirer une leçon positive des évènements même s’ils sont très décevants.
 
Sur le plan amical je n’ai plus trop envie de retrouver les anciens amis. Il me semble préférable d’en garder définitivement un bon souvenir. Si je veux des amis, autant en trouver de nouveaux qui seront en phase avec ce que je suis devenue.
 
Sur le plan professionnel, la fameuse « méthode » m’a quand même mise sur la piste du référencement.
J’ai payé cher : 130 €, j’ai lu une tonne de documentation qui ne me concernait pas, mais j’ai maintenant une vague idée de ce qu’il faut faire pour être connu quand on n’a pas les moyens de se payer des encarts publicitaires.
 
J’ai bien compris aussi que pour avoir des clients, il faut payer. Malheureusement, avec mon petit budget (mes pauvres économies personnelles de fin de mois) je ne peux qu’acheter des inscriptions sur des annuaires à 50 € par an.
 
Ce sont surtout des annuaires orientés dans le domaine de la publicité, un monde que nous ne connaissons pas.
 
Nous avons rapidement des contacts, j’en suis ravie. Mick est bien moins ravi que moi. Les demandes sont imprécises, les interlocuteurs (trices le plus souvent) semblent évoluer dans un monde virtuel où tout est possible.
Les projets arrivent à peine ébauchés et sont remaniés en fonction de l’évolution de la maquette. Mick passe des heures à réaliser les logos et les présentations les plus invraisemblables.
 
Il est courant que le projet soit abandonné après deux ou trois semaines de travail soit de façon définitive parce qu’il ne convient pas au client final, soit parce que la réalisation est confiée à une autre entreprise que la notre.
 
Pas aguerris, nous ne faisons pas payer les prototypes croyant ainsi allécher les clients.
 
 
   
 
 

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Vendredi 26 janvier 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2005
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Pour amener de nouveaux clients, j’essaie de localiser d’anciennes connaissances. Je retrouve un ami très cher, perdu de vue depuis mon mariage.
 
C’est avec beaucoup d’espoir que je renoue une relation avec Alan.
Il se montre très intéressé par ma vie professionnelle car justement, il peut m’aider.
Il faut que j’achète un e-book. C’est indispensable pour apprendre à référencer mon site. C’est 100 €, j’hésite. Nous arrivons tout juste à vivre avec ma paye.
Il me relance chaque jour pour que je m’abonne à un forum. Bien entendu pour s’abonner, il faut avoir acheté une méthode de vente.
 
Il m’envoie sans cesse des courriels pour demander si je me suis enfin décidée. Je finis par acheter l’e-book. C’est une méthode pour gagner de « l’argent facile ». Cette méthode est peut-être efficace pour du commerce virtuel mais ne s’applique pas à de vrais industriels.
Je reçois les messages de gens qui me proposent de m’aider en commençant par refaire mon site. Comme je tarde à me décider, le ton devient agressif. Mon site est nul, certains se moquent et ridiculisent mon mari. Je suis harcelée, je me demande si je n’ai pas affaire à une secte. 
 
Quand je fais part de ma déception à Alan, il me propose immédiatement d’acheter un autre e-book plus adapté à notre cas... et des cours aussi…
Ces cours sont réservés à l’élite. On va s’occuper particulièrement de moi. Je tente les cours et abandonne très vite. Pas question de payer 15 € par mois pour des « astuces » qui ne me concernent pas et qui sont pour la plupart en anglais. Concernant l’aide on m’envoie sèchement promener.
 
J’informe Alan de ma décision de tout arrêter. Il s’énerve. Il dit qu’en s’inscrivant sur Copains d’Avant il voulait juste retrouver ses « potes » de service militaire et non des personnes comme moi. Il dit que je n’ai pas évolué, qu’il a l’impression d’être revenu 35 ans en arrière :
 
Je tente malgré tout de garder le contact sur le plan amical. Je lui demande s’il a des relations avec d’anciens amis communs. Non, ils se sont tous fâchés avec lui.
A t-il été informé de mes ennuis et de ma fuite en Afrique ? Non, il a bien vu des coupures de presse avec la photo de mon ex cadenassé aux grilles du Palais de Justice mais il a pensé qu’il s’agissait d’une banale affaire de divorce qui se passe mal (Sic).
 
Je dis que c’est un peu plus compliqué que cela, que j’aimerais lui en parler (à l’époque je cherchais désespérément une personne à qui me confier) mais il me dit tout net que cela ne l’intéresse pas, que je ferais mieux de regarder vers l’avenir et d’oublier le passé.
 
Curieusement, en six mois nous ne nous sommes jamais parlé au téléphone et il n'a jamais été envisagé de se rencontrer.
 
Notre relation n’avait aucune raison de se poursuivre. Plusieurs mois plus tard j’ai trouvé ce message, pas sur mon adresse personnelle mais sur celle du forum : « T’es morte? » auquel je n’ai pas répondu.
 
 




 

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Samedi 20 janvier 2007
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 2005
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C’est sans beaucoup d’enthousiasme que nous commençons l’année. Le comptable a confirmé un résultat négatif. De peu mais nous sommes vexés. 
Cette année, il n’y a pas de vœux, pas de galette des rois. Nous donnons une boîte de chocolats à chacun, c’est tout.
 
 
Nous cessons de déjeuner en même temps que les employés. Puisque les problèmes de l’entreprise ne les concernent pas, il est inutile d’essayer de communiquer.   
 
Pendant quelques semaines nous maintenons les petits déjeuners du vendredi matin. Ce moment est consacré à faire le point sur les activités de l’entreprise. Claude en profite pour poser des questions sur les ponts ou les dates de vacances. Il joue en quelque sorte le rôle de délégué.
 
Depuis quelques temps, ses questions ont pris une orientation moins anodine. Elles se transforment en accusations envers mon époux. S’il n’y a pas de travail c’est de sa faute, il doit aller en chercher, le prédécesseur, lui, savait en rapporter…
 
Nous supprimons les petits déjeuners.
 
 
 
Claude donne des instructions à ses collègues.
Ils ne doivent pas entrer dans l’atelier avant l’heure (ils restent dans leur voiture sous les fenêtres en attendant l’heure pile). Le soir ils quittent l’entreprise (Claude en tête) en dévalant l’escalier quatre à quatre comme des gamins qui sortent de l’école.
 
 
Je décide d’arrêter ça. L’un d’eux arrive en retard un matin. Quand il vient me donner la raison de son retard et proposer de récupérer le soir, je refuse, comme je l’ai toujours fait depuis deux ans…il me remercie.
Dès le lendemain, il reprend son petit jeu. Il attend l’heure pile dans sa voiture. Quelques jours passent. Il continue, ma colère monte mais je ne dis rien.
Arrive le jour où il est de nouveau en retard. Là j’explose pour la première fois en deux ans.
Alors qu’il est souvent en retard (il est le seul qui habite Paris), jamais je ne lui ai demandé de récupérer ! et, quand exceptionnellement il arrive avec quelques minutes d’avance, il reste dehors à attendre ! C’est quand même fort !
 
Depuis deux ans que cet incident a eu lieu, il ne regarde plus sa montre avant d’entrer dans l’atelier. Il entre simplement quand il arrive…
 
Claude a continué quelques jours puis, étant seul à jouer, il a arrêté.


 
 
 
 
 
Jeudi 18 janvier 2007
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 2005
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Mon comptable a enfin entendu mes appels au secours. Il alerte Mick. Si la situation ne se redresse pas rapidement, il va falloir licencier, en commençant par moi.
 
Les employés sont désœuvrés. Ils écoutent la radio en traînant sur le peu de travail que nous leur fournissons.
Comme nous déjeunons tous ensemble, je parle des difficultés que nous rencontrons pour trouver du travail. Le sujet est accueilli dans l’indifférence générale.

 
Mick se démène pour rapporter des commandes, souvent quelques bricoles à faire d’urgence. C’est le signal de départ d’un conflit qui va nous opposer à un des employés.
Cet employé que j’appellerai Claude est le plus âgé et son salaire est de loin le plus gros. Il est aigri suite à un échec de travail à son compte. Il est désabusé, n’attendant que le moment où il partira à la retraite – et il n’a que 55 ans !.

 
Non content de travailler sans cœur à l’ouvrage, il sape le moral de ses collègues.
Il dit à Mick qu’il ne doit pas accepter des délais aussi courts car il ne veut pas travailler très vite en deux jours sachant qu’il n’aura rien à faire les trois jours suivants.
Mick explique que si nous décrochons quelques commandes ce n’est pas parce que le client nous trouve plus jolis ou plus sympathiques mais simplement parce que nous sommes plus rapides que nos concurrents. Mais Claude est bien certain que les clients doivent attendre…
Je prospecte, Mick arrache des commandes et nous réduisons le déficit financier.

 
En décembre des demandes urgentes tombent. Mick dit aux employés de s’organiser pour faire une permanence pendant la dernière semaine qui d’ordinaire est chômée.
La réponse de Claude tombe comme une gifle " que l’entreprise ait des commandes on non, ce n’est pas le problème des employés… "

 
Nous envisageons de fermer l’entreprise définitivement tellement nous sommes déçus. Nous n’avions jamais imaginé qu’il pouvait régner une telle ambiance dans une entreprise artisanale. Nous critiquions nos prédécesseurs notamment leur attitude vis-à-vis des employés mais nous commençons à comprendre comment ils en sont arrivés là.

 

Cadeau de Noel, mauvais esprit,déception,pas de commande

 
Samedi 13 janvier 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2004
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Sur le plan privé, l’année s‘est bien terminée. Notre chien a réchappé de justesse à un empoisonnement par raticide. Après être resté entre la vie et la mort pendant plus d’un mois, il est sauvé.
Si l’année n’avait pas été exceptionnellement bonne, nous n’aurions pas pu poursuivre l’activité. Tout nous claque dans les mains !
Fin décembre le véhicule utilitaire est tombé en panne compromettant les dernières livraisons pour notre gros client. Grâce aux premiers paiements nous avons acheté un nouveau véhicule d’occasion.
Il a fallu remplacer une grande partie du matériel qui est en fin de course, mal entretenu et rafistolé. L’aspirateur, une table à sérigraphier, le fax, du petit matériel, tout est à changer.
Le stock est en grande partie inutilisable. Il est composé de restes de matières premières qui ont été achetées pour des commandes exceptionnelles. Il est très improbable qu’elles nous servent un jour.
Nous achetons du mobilier de bureau d’occasion.

Les trois premiers mois de 2004 sont extrêmement calmes. Trop calmes. Pas d’appels téléphoniques, pas de fax… Rien.
J’ai rangé, répertorié, classé mais je n’ai plus rien à faire. Je commence sérieusement à m’embêter.
La trésorerie fond à une allure fulgurante. Cotisations, impôts, taxes, je n’arrête pas de payer !
Mes prévisions de trésorerie sont alarmantes mais mon mari refuse d’entendre.
Après des années de privations, il a envie de se faire du bien. Il a envie de faire enfin des cadeaux. Cela me fait de la peine mais je dois absolument le freiner. Je vois des jours très noirs se profiler à brève échéance.

Je prospecte par courrier, par fax et par e-mail mais comme il n’est pas convaincu de la nécessité de trouver de nouveaux clients, Mick traite ceux qui nous contactent de façon très désinvolte avec le mépris de celui qui a réussi.
J’enrage ! Le retour sur ma prospection est seulement de 3 %… chaque appel est pour moi une victoire mais dès les premiers mots de mon mari, je sais qu’il n’y aura pas de suite.
Découragée, écœurée de voir mon travail bafoué, je m’écroule et menace de le laisser se débrouiller seul. Touché par mes pleurs, il fait des efforts. Malheureusement, les devis restent sans suite.
Cela conforte sa position : je suis dans une démarche inutile.

En juin, les chiffres du semestre sont désastreux. Malgré mes relances, les clients de notre prédécesseurs qui ne se sont pas manifesté en 2003, restent définitivement perdus. Nous en avons perdus aussi quelques uns en donnant priorité à notre gros client.
J’alerte le comptable. Il me trouve pessimiste, la trésorerie est bonne, il ne voit aucune raison de se mobiliser.

Nous partons en vacances et à l’inverse des autres années, c’est moi qui angoisse alors que mon époux est serein.



  
 
Mardi 9 janvier 2007
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 2004
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