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Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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En début d’année 2006 je ressens un très vif besoin de communiquer. Je fais un tour d’horizon pour trouver qui je pourrais contacter.
 
Mon premier mariage raté a chassé la majorité de mes amis. Personne n’aime la compagnie d’un couple qui se dispute, surtout quand la violence verbale s’accompagne de violence physique.
Mes demandes de témoignage en faveur de mon fils maltraité ont achevé de convaincre le peu qui restait qu’il était urgent de couper toute relation avec moi. La peur des représailles de la part de mon conjoint et de sa famille (très influente dans la région) étant un motif tout à fait recevable.
 
De retour à Paris, submergée par les tourments du divorce et l’horreur des droits de visite, je n’étais pas motivée pour me faire des amis. Le peu que mes collègues connaissaient de ma vie privée ne les incitait pas à me fréquenter en dehors des heures de travail
Je ne pouvais avoir confiance en personne, sachant que mon ex cherchait à me faire perdre la garde de notre fils. Une confidence malheureuse pouvait remettre en jeu mon droit de garde.
 
Je ne parlais pas davantage à ma famille afin de ne pas ajouter à sa tristesse. Ma mère et ma sœur qui assistaient parfois au départ ou au retour de droit de visite en souffraient énormément et je me sentais responsable.
 
Ma fuite en l’Afrique a mis un point final aux quelques relations de travail. Pour ma sécurité et pour la leur, je ne devais avoir aucun contact avec des personnes vivant en France.
En treize ans d’exil, j’ai fait de nombreuses connaissances. Les expatriés se lient et s’entraident tout naturellement. Les relations sont superficielles, assez semblables aux amitiés de vacances. De retour en Europe, n’ayant plus de préoccupations communes, les liens se défont comme ils se sont noués.
 
J’ai tenté de garder contact avec mon amie belge, celle qui m’a aidée à rentrer en France. Malheureusement, à part ressasser nos souvenirs d’Afrique, nous n’avons plus rien à partager. Elle mène une vie oisive et festive, je passe mon temps à travailler.
 
Du côté familial ce n’est pas mieux. Ma mère a quitté ce monde, ma sœur (n°3) ne m’a jamais comprise, mes autres sœurs ne m'intéressent plus.
Mon fils a sa vie, son épouse, ses enfants et il est trop impliqué par mes souffrances pour ne pas culpabiliser.
Mon mari ne m’écoute pas ; quand j’essaie de parler, croyant me réconforter, il tourne les événements en dérision.
 
Quand au hasard des rencontres, quand je crois trouver une oreille compatissante, le scénario est toujours le même. La personne m’écoute d’un air de plus en plus gêné et lance la fameuse phrase : « Bon, maintenant, c’est fini tout cela, il faut oublier… »
Ces mots me mettent en colère. J’enrage… contre moi, mon manque de discernement, il est clair que j’ennuies tout le monde avec mes histoires !
 
Je ne vois qu'une solution : écrire un blog.




 

solitude
 
 
Mercredi 28 mars 2007
communauté : Les périodes sombres publié dans : 2006
ajouter un commentaire par Camomille
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L’ambiance dans l’atelier reste pesante. Les rapports sont tendus. Je m’isole dans mon bureau.
Claude est moins agressif mais il n’a toujours pas abandonné l’espoir de faire front contre le « patronat » même si c’est complètement ridicule dans une petite entreprise de cinq personnes, il reste persuadé de l’importance de son rôle.
 
J’ai le sentiment d’être devenue ce que je détestais tant chez mes ex-employeurs et chez nos prédécesseurs. Il n’y a plus aucune communication autre que professionnelle.
Nous affichons notre indifférence : quand Claude s’absente pour accompagner sa femme à l’hôpital, nous n’avons pas un mot de compassion, n’exprimons aucun intérêt.
Je suis en opposition totale avec ma vraie nature.
 
Je veux faire cesser ce mauvais esprit même si cela doit passer par des moments très pénibles. La question reste de savoir si le lien brisé pourra un jour se reconstituer.
 
Nous nous déshumanisons : plus de cadeaux ! Vous arrivez en retard ? il faut récupérer sinon le temps sera décompté.
Vous avez besoin d’une étiquette ? il faut la payer.
C’est nul, vraiment nul !
 
Comme Claude essuie systématiquement un refus en réponse à ses demandes, croyant rallier ses collègues à sa cause, il leur annonce qu’ils devront se passer de lui comme médiateur.
En réalité les collègues avaient compris depuis longtemps et faisaient leurs demandes directement (en cachette). Claude s’attendait à ce que ses collègues le supplient de continuer de plaider en leur faveur, il n’en est rien. Ils acceptent tranquillement la décision.
Comment je sais cela ? mais parce qu’un des employés me l’a dit, évidemment.
 
Il faut savoir que lorsque Claude est absent, l’ambiance dans l’atelier redevient normale. On chante, on rit, on plaisante… et on travaille intelligemment. On ne reste pas bêtement à attendre si on n’a pas le temps d’entamer une nouvelle tâche : on part déjeuner ou on rentre chez soi. Si le lendemain on n’a pas fini un travail, on le finit même si c’est l’heure de partir.
 
Je ne sais quel est son moyen de pression mais il est efficace. Dès qu’il revient, l’attitude « pendule » se remet immédiatement en place.
Je ne sais pas pourquoi ses collègues semblent le craindre. Ils lui parlent avec un respect qu’ils n’ont pas pour nous.
 
C’est frustrant.






mauvaise ambiance, patronat

 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

Mercredi 21 mars 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2006
ajouter un commentaire par Camomille
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En début d’année 2006, notre esprit est totalement absorbé par « la » grosse affaire. Nous avançons sur une corde raide.
La première traite encaissée, redynamisés, nous livrons les produits très rapidement pour pouvoir facturer la suite et obtenir une autre traite.   
 
C’est alors que j’apprends qu’une traite, même payée peut tout-à coup devenir impayée.  Pendant combien de temps après son paiement ?
- Un certain temps…
C’est quoi « un certain temps », une semaine, quinze jours, un mois ?
- Un temps raisonnable…
 
Malgré de nombreuses recherches je n’ai rien trouvé de plus précis « qu’un temps raisonnable ».
 
Ce serait trop long de raconter les angoisses, les insomnies, l’énervement, la tension continuelle qu’est notre vie pendant les quatre premiers mois de l’année. 
 
Le « délai raisonnable » enfin écoulé, (le banquier le confirme) nous pouvons considérer que nous sommes payés en totalité.   
 
Malheureusement, le risque encouru a gâché notre joie. Nous sommes satisfaits d’avoir réussi mais nous sommes bien conscients d’avoir pris de gros risques surtout que six mois plus tard notre client est mis en liquidation judiciaire.
 

 

Lundi 12 mars 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2006
ajouter un commentaire par Camomille
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