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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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Quand je suis tombée enceinte d'un garçon que je n'aimais pas, ma vie est devenue chaque jour un peu plus compliquée. C'était comme si j'étais prise dans une vague et que sans cesse les insultes, les vexations et les angoisses ne cessent pas de me frapper de tous côtés.

C'est à peine si j'ai remarqué que mon amie, Françoise, me tournait le dos. J'ai mis cela sur le compte du déshonneur qui aurait pu l'éclabousser. Elle n'avait  que 15 ans, elle ne pouvait pas comprendre, je lui pardonnais.

Suite aux brutalités de mon mari envers ma mère, nous sommes partis précipitamment vivre à Paris. Je n'ai jamais revu Françoise.

Au fil des années, j'ai très souvent pensé à elle, d'autant plus qu'elle me rattachait à des événements heureux. J'espérais  qu'elle fasse un geste (elle avait maintenant la maturité nécessaire pour comprendre) mais je me disais que peut-être elle ne savait pas comment me contacter.

De mon côté, la vie était tellement compliquée, tellement embrouillée, tellement instable qu'à chaque fois que je décidais de faire le premier pas, une catastrophe survenait qui me faisait remettre la réconciliation à plus tard.

Pendant mes années en d'Afrique, la vie étant beaucoup plus tranquille, j'ai beaucoup pensé à elle mais hélas, je m'étais interdit de contacter qui que ce soit de peur d'être trahie.

Je ne pouvais en aucun cas révéler mon adresse à une personne qui était fâchée contre moi et qui du fait qu'elle résidait dans le même village que mes ex-beaux-parents avait la possibilité de me dénoncer à la police. Même sans aller si loin, elle pouvait commettre une indiscrétion qui s'avérerait dramatique pour mon fils et moi.

A mon retour en France, après avoir mis un peu d'ordre dans ma vie, je pensais toujours à elle mais je ne savais comment m'y prendre. J'imaginais qu'elle allait s'étonner que je donne signe de vie après un si long silence.


Il y a quatre ans, après de vaines recherches sur le Net, je lui ai écrit une lettre, chez sa mère mais je n'ai jamais eu le courage de l'envoyer. Je l'ai jetée il y a quelques semaines alors qu'elle traînait toujours au fond d'un tiroir.

Régulièrement, je lançais une recherche sur les sites « d'anciens... ». J'ai fini par la dénicher, il y a un an. J'ai envoyé plusieurs e-mail qui sont restés sans réponse.

Elle disait sur le site qu'elle n'était pas mariée et donnait le nom du village où elle habitait. J'ai trouvé son numéro de téléphone et  après plusieurs essais infructueux, j'ai fini, toute tremblante,  par tomber sur elle un dimanche après-midi.

 


 

 

 


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Lundi 31 mars 2008
communauté : De la Vie publié dans : 2007
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Ils sont partis. Je fais le dos rond. Ne pas en parler, surtout ne pas y penser. Ils doivent être très occupés par leur emménagement. J'ai pris des nouvelles. Ils sont heureux.

Quand Miguel m'appelle, c'est pour demander  : Quand venez-vous chez nous ?
Je comprends bien qu'il est impatient de me montrer sa nouvelle maison mais je n'ai pas envie de lui rendre visite.

J'aspire tellement au calme en fin de semaine que le trajet, le bruit qu'il faudra supporter pendant deux jours me font peur. J'ai peur de craquer !
Je suis tellement lasse...
Douze heures par jour, je suis au service de l'entreprise, les seuls moments dont j'ai envie c'est quand je suis seule sur le canapé avec mon chien et de mon chat endormis à mes côtés.

 

 

 


Une évidence s'impose à moi : parler à mon fils me suffit pleinement. Je n'ai pas envie de le voir ni de voir sa famille. Kate est devenue sèche et distante. Nos rapports sont polis, sans aucune complicité. Surtout depuis que j'ai essayé de la mettre en garde contre le risque que mon fils aille chercher ailleurs ce qu'il ne trouve pas chez lui.
J'ai cru qu'il était de mon devoir de lui dire qu'en refusant systématiquement les rapports sexuels, elle allait perdre son mari. Elle ne m'a pas comprise, elle a toujours pensé que j'étais contre elle. Au lieu de saisi ma main tendue pour éventuellement trouver une solution ou une aide, elle s'est bornée à croire que je soutenais mon fils et peut-être même que je l'encourageais à aller voir ailleurs.


Je n'ai pas d'avantage envie de voir mon petit-fils qui ne manifeste qu'indifférence à mon égard. Petit-à petit je le chasse de mes pensées ce qui m'en éloigne progressivement.  Ce n'est pas pour lui déplaire. Les seuls gestes qu'il me réserve sont pour me repousser. Repousser la main qui le caresse gentiment, se débattre quand je le serre contre moi ou frapper violemment  l'objet que je lui tend. Je connais bien ses regards haineux, j'ignore tout de sa tendresse.

Miguel nous accueille toujours royalement. Il ne sait quoi faire pour nous combler. Malheureusement la mauvaise entente qui règne dans son couple met mal à l'aise.
Kate profite de notre présence pour régler ses comptes avec son mari. Elle ne cesse de bougonner et de commenter avec aigreur tout ce qu'il dit et tout ce qu'il fait.
Elle bougonne sur la vaisselle salie, sur les tâches de sauce qu'il n'a pas essuyées, sur l'emballage qu'il aurait quand même bien pu jeter, etc.

Dans ce climat tendu, le gamin ne manque jamais d'être infernal quand nous sommes là.
Son père le gronde, il pleure,
Son père le punit, il hurle,
Son père hurle, sa mère hurle en prenant sa défense et pour finir,
Ses parents se disputent. Les portes claquent,
Sa petite sœur se réveille et pleure,
Sa mère s'enferme dans sa chambre.

Et nous alors dans tout cela ? Nous n'avons qu'une envie : être ailleurs !


Si nous arrivions à supporter cette épreuve quelques quatre ou cinq heures, je ne suis pas certaine que nous réussissions à tenir pendant deux longs jours.

 


 

 

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Vendredi 21 mars 2008
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 2007
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Je ne peux pas laisser mon fils partir en province sans nous être réconciliés. J’appelle Miguel mais il reste distant. Il est vraiment fâché contre moi. 

Je ne sais pas trop quoi dire. Il est heureux de déménager, je suis très malheureuse ! Sa joie m’agace, ma tristesse le révolte. 

Il me fait comprendre que mon attitude est égoïste. Je dois penser à sa famille, à son bien-être. 

Il est arrivé au fond d’une impasse. Il n’a aucune chance d’évoluer dans son travail, sa femme est épuisée physiquement et moralement par les transports et des horaires démentiels, ses enfants sont en manque d’affection et d’attention. 

En partant en province il compte s’installer à son compte, son épouse aura des horaires beaucoup plus raisonnables, ses enfants auront une grande maison, un grand jardin, un chien et beaucoup plus de loisirs loin du stress de la région parisienne. 

C’est vrai, tout cela, j’en suis consciente mais je ne peux pas m’empêcher d’être triste. Je ne vois qu’une chose, ils partent…  

Miguel dit qu’ils ne partent pas au bout du monde, un peu moins de 400 kilomètres de chez moi. Il a parcouru cette distance en trois heures ! Je peux aussi prendre un abonnement SNCF si je ne veux pas faire de la route… Je devrais être contente au contraire, je vais pouvoir venir me reposer à la campagne… 

Je préfère ne pas répondre. 
 

Qu’il ait mis trois heures un jour dans des conditions très favorables, n’implique pas que c’est le temps normal. Je sais qu’il faut compter au moins une heure de plus pour un retour le dimanche soir avec les embouteillages. Quant au voyage en train, sans compter le cauchemar des bagages et du chien (qui n’est admis ni dans le bus, ni dans le métro) le temps de parcours serait approximativement identique. 

Quand ils habitaient en région parisienne, nous pouvions passer quelques heures ensemble sans pour cela nous retarder dans notre travail (nous profitons souvent du week-end pour exécuter des tâches fastidieuses) tout en nous ménageant un bon temps de repos. 

Nous ne sommes plus jeunes, pour tenir nous devons nous ménager. Deux semaines d’affilé sans même une demie-journée de repos me semble au dessus de mes forces. Sans compter le fatigue engendrée par le « chamboulement » de mon organisation bien rôdée (courses, repas préparés d’avance pour la semaine, repassage, etc.). 

Il faut se rendre à l’évidence, nous ne nous verrons pratiquement plus et j’en suis désespérée.



faches,dispute,désaccord
 

La veille du déménagement, Kate et Miguel viennent dîner avec nous au restaurant où nous les avons invités. Ma tête est vide, je ne trouve rien à dire, mon cœur est trop serré. Miguel est excité, probablement pour cacher son angoisse car au fond de lui il sait bien que ses arguments ne tiennent pas et que nous ne nous verrons plus que rarement. 

Je passe une très mauvaise soirée. Je voudrais à la fois qu’elle se termine vite pour ne pas craquer mais aussi qu’elle ne se termine jamais pour reculer le moment des adieux. 

Je retiens mes larmes. Nous montons dans nos voitures et après un dernier signe de la main, chacun part de son côté. Je me sens vide.

 

  

 

 

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Mercredi 12 mars 2008
communauté : Les périodes sombres publié dans : 2007
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Depuis plusieurs mois déjà Miguel et Kate parlent de déménager. Ils en ont assez de la vie à Paris. 

Miguel part le matin très tôt, c’est Kate qui s’occupe des enfants et les conduit à l’école avant d’aller au bureau. 

Miguel les récupère le soir, les baigne, les fait manger et les couche. Kate rentre toujours tard. 

En définitive, ils ne font que se croiser. Le week-end, entre les courses, le ménage, les activités sportives et les anniversaires des enfants, c’est à peine s’ils ont le temps de recevoir des amis ou la famille, histoire de faire quelque chose ensemble. 

C’est la course sans fin bien connue de nombreux couples. Cette vie ne leur convient pas. Ils veulent en changer. 

Pendant les préparatifs, je refuse d’y croire. 

Je peux imaginer de ne plus les voir pendant des mois, mais ce qui me perturbe c’est d’imaginer qu’en cas d’urgence Miguel ne pourra pas venir rapidement à mon secours et inversement. 

Cela je ne peux le concevoir sereinement. Je ne veux pas lui en vouloir. C’est bien normal qu’il cherche à améliorer la qualité de vie de sa famille et surtout à sauver son couple. Ils sont tellement à cran tous les deux qu’ils ne cessent de se disputer. 

Ils se rendent à des entretiens d’embauche. Ils échouent. Je suis persuadée qu’ils ne trouveront pas d’emploi. 

Un jour, folle de joie, Kate m’annonce qu’elle vient d’obtenir un poste. Alors, tout s’enchaîne, Miguel démissionne, ils mettent leur maison en vente. 

Cette fois, c’est certain. Ils vont partir. J’essaie de me contrôler mais ils m’agacent en minimisant les conséquences de cet éloignement. 

Tout à la joie d’avoir concrétisé leur projet, ils tentent de me rassurer en proposant des solutions grotesques : nous pourrons venir en train (ah, oui, avec le chien et les bagages ?) nous pourrons venir nous reposer chez eux (400 kilomètres aller et 400 kilomètres retour dans les embouteillages du dimanche soir, quel repos !) 

Ils savent très bien que nous travaillons très souvent le samedi et le dimanche, il nous est rarement possible de prendre tout un week-end. 

Leur euphorie me fait mal, je finis par m ‘énerver. Je dis à Miguel que je ne viendrai pas les voir, qu’il doit cesser de dire qu’il achète une grande maison pour nous recevoir car nous ne viendrons pas ! 

Miguel et moi sommes fâchés. Pour la première fois !




refuser la verite






Mercredi 5 mars 2008
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 2007
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L’idée n’est pas moi, elle est de mon médecin. Depuis cinq ans il me reproche de prendre du poids de façon alarmante. Alors que j’en étais arrivée à 94 kilos 500 et qu’une fois encore il me disait « il faut maigrir », je lui ai dit « oui, oui, je vais me mettre au régime ». 

Alors, il a pris un air stupide et a demandé : « un régime ! pourquoi ? vous êtes malade ? » 

Là, il m’a énervée ! Je lui ai dit « Aidez-moi, au lieu de vous moquer ! dites-moi ce qu’il faut faire, donnez moi un médicament pour maigrir ou un coupe-faim » ! 

Il dit alors : vous avez 59 ans, vous avez essayé tous les régimes, vous savez parfaitement ce qu’il faut faire. 

Comme je le regarde méchamment, il continue : vous m’avez apporté vos résultats d’examen, tout est parfait ! Vous voulez que je prescrire un médicament ou que je vous interdise de manger telle ou telle chose au risque de bouleverser cet équilibre parfait ? 

Il n’en est pas question. Faites seulement ce que je vous répète depuis des mois : diminuez les quantités de nourriture. Vous prenez plus de carburant qu’il n’est nécessaire. Si vous aviez l’habitude de manger quatre cuillérées de riz, vous n’en prenez que deux. 

Vous ne mangez pas mal, vous mangez trop ! 

Si vous suivez mon conseil, vous allez maigrir doucement en ne vous privant de RIEN. Ne faites pas de l’amaigrissement une obsession. Pesez-vous une fois par quinzaine. Vous êtes en bonne santé, vos résultats rendraient jaloux des personnes qui ont vingt ans de moins. Surtout ne changez rien ! continuez à manger du pain, du chocolat, des gâteaux… mais en moins grande quantité. Vous ne subirez aucune frustration, à l’extérieur vous mangerez comme tout le monde et surtout vous n’aurez jamais envie de craquer puisque vous ne vous priverez de rien.

 

Cela fait six mois que j’applique ses conseils et ça marche ! Il faut être patient. Je n’ai pratiquement pas maigri le premier mois mais depuis j’ai perdu huit kilos. Je ne me prive de rien et je n’ai jamais eu faim.




maigrir sans regime

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Samedi 1 mars 2008
communauté : Réquilibrage alimentaire publié dans : La médecine et moi
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