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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :





J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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Un enfant de six ans qui entre dans l'appartement sans même un regard, un enfant qui nous adresse un vague signe de la main en disant « Salut » quand nous rendons visite à ses parents, c’est notre petit-fils.
Quand ses parents le forcent à dire bonjour, il a le regard ailleurs, garde les bras le long du corps sans nous toucher et envoie un baiser dans le vide, ne nous laissant même pas le temps de l’embrasser.
 
 
Ses parents justifient ce comportement par le fait qu’il est très attiré par notre chien. Je pourrais comprendre si c'était vrai mais en réalité, même pour le chien, il n’a pas le plus petit soupçon de tendresse.
Il ne le caresse pas, ne le prend pas par le cou, ne l’embrasse pas, il joue avec lui de façon violente et s’amuse à lui jouer des tours.
Il verse les croquettes dans le bol d’eau pour voir le pauvre chien essayer de les récupérer. Il lui fait manger de la pâte à modeler en sachant très bien que cela va le rendre malade. Il cache les jouets derrière le canapé ou sur une étagère, riant de voir l’animal sauter et se faire punir parce qu’il monte sur des endroits interdits. Enfin il ne cesse de le frapper (fortes tapes et coups de pieds, de préférence sous la table afin que personne ne voit).
 
Quand nous le gardions, mon mari et moi nous relayions pour le surveiller afin de limiter les dégâts.
Ses parents ont l'explication : l'enfant est infernal car il s'ennuie chez nous et notre appartement est trop petit.
Enfin, maintenant plus de problème, le petit "ange" a trouvé la parade. Il ne veut plus dormir chez nous, prétendant qu’il fait de « mauvais rêves ».
Mon époux et moi avons le sommeil très léger. Il est impossible que l’enfant ait eu un cauchemar sans que nous nous en soyons aperçu. Malgré mes protestations, la parole de l’enfant n’a pas été mise en doute un seul instant, ses parents le croient.
Il y a quelques mois, lors de l’anniversaire de sa sœur, j’ai été très surprise d’entendre sa grand-mère maternelle dire que l’enfant faisait d’horribles cauchemars... chez elle! Je n’ai rien dit, après tout, c’est mieux ainsi, Dieu sait ce que cet enfant pourrait bien inventer la prochaine fois.
 
Je suis triste de constater que mon petit-fils n’a JAMAIS eu pour moi le moindre geste ou la moindre parole gentille comme les enfants savent si bien le faire. Une petite main qui se glisse dans la votre, une petite caresse sur le bras ou sur le visage, un petit visage qui sourit tendrement à vingt centimètres de vos yeux pour demander une faveur… non, rien de tout cela.
 
 
 
  monstre,petit-enfant
 
Mardi 24 avril 2007
- Communauté : Les périodes sombres - Publié dans : 2006
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Nul ne peut imaginer sans l’avoir subi, la souffrance ressentie quand on est victime de ce harcèlement.

Je rappelle que nous vivons en Afrique, sous une fausse identité et qu'il est donc impossible de porter plainte sans risquer d’attirer l’attention sur nous.
 
 
Un matin, je reçois un appel au cours duquel je n’entends qu’une respiration.
Je pense qu’une personne malade cherche du secours. Je n’ose pas raccrocher, attendant qu’elle réussisse à s’identifier. Je n’imagine pas un instant qu’il peut s’agir d’un appel malveillant.
 
La personne ayant raccroché, je retourne à mes occupations, soucieuse de n’avoir pu l’aider. Etait-ce une personne inconnue qui aurait composé un numéro au hasard ou une personne familière ? Le téléphone sonne de nouveau. Deux fois de suite, le même scénario se déroule. Je commence à soupçonner une mauvaise plaisanterie.
Au quatrième appel, je me fâche, disant que ce n’est pas drôle. Pour les appels suivants, je raccroche dès que j’entends la respiration et finis par laisser le combiné posé sur la tablette du téléphone. Le jeu dure une bonne heure. Dès que je raccroche, ça recommence.
 
Le lendemain et les jours suivants, les appels continuent à divers moments de la journée. Bien entendu, je ne prononce pas un mot, j’attends, espérant entendre un son qui me permette d’identifier l’appelant.
 
 
Après une quinzaine de jours, mon harceleur, probablement déçu du manque de réaction, commence à parler en transformant sa voix. Comme dans les films, la voix est tantôt grave, tantôt aiguë, impossible de savoir si j’ai affaire à un homme ou à une femme.
La voix crache des obscénités contre moi et ma famille. Lorsqu’une autre personne que moi décroche, le harceleur ne fait pas son numéro, l’action est donc dirigée contre moi.
 
Je soupçonne tout le monde. Nous ne parlons à personne de ce qui m’arrive, il ne faut pas que l’on sache à quel point ces appels me perturbent.
En fait, je ne dors plus. Dès que la sonnerie du téléphone retentit je tremble de tout mon corps, j’ai peur et dès que j’ai raccroché, je pleure pendant de longues minutes même si l’appel provenait d’une amie.
Je dois découvrir rapidement qui me joue ce vilain tour et pourquoi. Les insultes très crues peuvent s’adresser à n’importe qui, je n’ai aucun indice qui me permette de progresser dans mes investigations.
 
Voyant que rien dans mon attitude ne change (je me donne beaucoup de mal pour cela) le harceleur passe aux menaces.
La voix dit que mes enfants vont être victimes d’un chauffard à la sortie de l’école, que ma villa va être incendiée et mes chiens empoisonnés. Je ne réponds jamais, j’espère ainsi forcer la personne à se trahir.
Je note consciencieusement sur un carnet tout ce qui m’est dit ainsi que les heures d’appels.
 
 
Un soir de concours au Club hippique, je croise le regard d’une jeune femme rencontrée à diverses occasions et que je sais un peu « dérangée ». Son regard est tellement insistant et chargé de haine qu’immédiatement je comprends que c’est elle qui me tourmente depuis presque deux mois.
 
Je me renseigne discrètement sur ses activités et son emploi du temps. Le timing correspond aux appels. Avec mes enfants, nous montons un piège. Dès qu’elle sera en ligne, mon fils ira lui téléphoner de chez un voisin pour voir si la ligne est occupée. Pendant ce temps ma fille ira en vélo et sonnera à sa porte sous prétexte de chercher une copine.
Le plan fonctionne parfaitement : pendant que je la retiens au téléphone en la suppliant de cesser, mon fils vérifie que sa ligne est bien occupée et quand elle vient ouvrir la porte à ma fille, cela fait moins d’une minute qu’elle a raccroché d’avec moi…
 
Quand elle appelle, le lendemain, c’est mon compagnon qui décroche : il l’appelle par son prénom et menace de venir lui remettre les idées en place si elle ose encore appeler.
Elle n’a pas dit un mot et elle n’a plus recommencé.
 
Voulant connaître la raison d’une telle haine, je raconte l’aventure à tout le monde en me gardant bien d’exprimer ma souffrance. Je dis que cela m’a beaucoup amusée, que j’ai tout de suite compris que j’avais affaire à une folle…
Je n’ai pas attendre longtemps. Mon amie belge se souvient d’avoir entendu la jeune fille exprimer des menaces contre moi après avoir surpris une conversation dont sa mère était le sujet.
Sa mère est une excentrique qui traite tout le monde de haut. Elle est la risée de la communauté européenne. Le malheur pour moi est que sa fille m’ait entendue rire faire une plaisanterie que je reconnais de très mauvais goût. La pauvre femme avait perdu ses cheveux pour une cause inconnue et je me suis moquée de la perruque ébouriffée qu’elle porte systématiquement de travers.
 
Le fait que mon châtiment soit mérité m’a fortement aidé à surmonter l’événement. Même si d’autres que moi auraient dû être punis (tout le monde se moquait de cette femme), il n’en est pas moins vrai que j’avais bien mérité mon sort.
 




harcélement


Mardi 17 avril 2007
- Communauté : Etre pour les autres. - Publié dans : 1977 / 1991
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Un jour, enfin, je me lance et je n’arrive plus à m’arrêter.
Les premiers mois, les articles me « bouffent la vie ». J’y pense jours et nuits. Je ne vis que pour écrire.
Je dois remettre les événements dans le bon ordre et ce n’est pas toujours évident.
Sans faire de publicité, je recueille des commentaires car je rends visite à des blogueurs sympathiques ou qui vivent des situations difficiles.
 
J’ai bientôt un cercle d’amis. Ce sont eux qui m’encouragent à continuer. Certains participent vraiment, posent des questions, d’autres me disent les mots affectueux dont j’ai besoin.
 
Je suis étonnée de n’avoir jamais rencontré de personnes méchantes, juste une femme énervée de n’avoir pas trouvé un modèle de patchwork sur mon site…
 
Je souhaite dire un GRAND MERCI à tous ces amis virtuels qui sont venus au rendez-vous pendant des mois. Un lien nous unit dorénavant.
 
J’ai transféré le blog de mon chien chez OB.
Sur Fox story, je m’amuse, c’est mon coin détente.



 
 
 
mon chien
 
Mercredi 11 avril 2007
- Communauté : De la Vie - Publié dans : 2006
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Début 2006,  j’ai déjà deux blogs.
 
Le premier avait notre chien comme sujet. Je l’ai ouvert à l’époque où j’ai retrouvé cet «ami » d’enfance qui m’a vendu une méthode pour « gagner des millions sans rien faire ».
Je me suis beaucoup investie sur ce blog qui devait me faire gagner de l’argent en faisant « cliquer » les visiteurs sur les publicités Google.
L’hébergeur de blog est Américain, tout est en anglais, je dois chercher désespérément les traductions. Quand enfin le nombre d’articles est suffisant, je me demande pourquoi malgré un important référencement, je ne gagne rien.
J’obtiens difficilement la réponse car cela fait partie de la supercherie qui prétend que tout est gratuit, je dois transférer mon blog chez un hébergeur de sites.
L’hébergeur que je choisis ne m’apporte aucune aide au moment du transfert et il m’est impossible de revenir en arrière. Je ne peux plus héberger de photos ni faire de mise en forme des textes sur mon blog initial.
Je me retrouve seule devant un site, sans aucune aide, sans aucun visiteur et qui en plus garde le même design simpliste. Je suis découragée, dégoûtée, j’abandonne l’histoire du chien.
 
 
J’ai entrepris un blog professionnel destiné à compléter le site de notre entreprise. Un site est « figé » alors que sur un blog je peux commenter, mettre des photos et les remplacer facilement. En traitant en parallèle des sujets médiatiques, j’attire un bon nombre de lecteurs.
Le côté négatif est que j’attire aussi certaines personnes qui ne voient en moi qu’un employeur. Alors, toujours anonymement, ils insultent, accusent et jugent sans fondement et souvent sans que cela n’ait aucun rapport avec notre petite entreprise artisanale.
Heureusement, la blogosphère n’est pas composée que d’imbéciles, je fais connaissance avec quelques personnes très sympathiques avec qui les échanges sont chaleureux et amicaux.
 
Cette expérience positive me décide à écrire un blog intime. Je veux le garder secret car j’ai honte, à mon âge, d’écrire comme une gamine ! Déjà qu’on me regarde avec ironie quand je parle de mon blog professionnel…
Mais après tout, est-ce plus ridicule que de raconter sa vie, allongée sur un divan à une personne payée pour cela?





blog





 

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Vendredi 6 avril 2007
- Communauté : De la Vie - Publié dans : 2006
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Faire un Blog ! Quelle idée bizarre alors que je n’ai jamais tenu de journal dans mon enfance ! Enfin, j’en aurais certainement tenu un si un malheureux événement ne s’était produit.
 
Quand j’avais neuf ans, on parlait beaucoup de Minou Drouet. J’avais pratiquement le même âge et j’ai pensé que puisque ses poèmes avaient autant de succès, je pouvais en avoir autant en écrivant des histoires. Grâce à mon talent (on me disait douée pour l’écriture), j’allais gagner beaucoup d’argent et ma famille ne serait plus pauvre.
Dans le plus grand secret, je me suis mise à écrire des histoires que j’inventais sur un vieux cahier dont il manquait des pages. Mon idée était que dès que j’aurai suffisamment de textes, je les montrerai à mon institutrice afin qu’elle se charge de les faire connaître. Ma famille n’apprendrait mon action que lorsque les journalistes viendraient sonner à la porte, juste avant que ma photo ne fasse la une des journaux.
 
Je finissais la rédaction de mon second récit quand entrant à l’improviste dans la maison, j’entendis ma mère lire mon cahier à mes sœurs. Je restais pétrifiée derrière la porte entrebâillée, en proie à un immense désespoir.
Après la lecture, ma mère, visiblement très fière de moi, fit de nombreux compliments sur mon style et mon imagination. Je rougissais de plaisir. Après tout ce n’était pas si grave. L’essentiel était que personne ne connaisse mon projet de publication.
Heureuse que ma famille apprécie mes histoires, je m’apprêtais à entrer, quand mes sœurs, qui n’avaient fait aucun commentaire, demandèrent à lire à leur tour. Je décidais d’attendre leurs réactions.
Ce fut une horreur ! Elles commencèrent par rire des fautes d’orthographe puis, de plaisanterie en plaisanterie, elles en vinrent à me comparer à Minou Drouet.
Elles riaient, riaient se lançant des bribes de phrases : « c’est notre Minou Drouet, c’est le petit génie de la famille, elle sera bientôt publiée, nous allons faire la une des journaux, etc.
J’étais accablée. Mon grand projet était donc ridicule ? Je n’avais donc aucune chance de succès ? Quelle honte !
Elles riaient tellement qu’elles ne m’ont pas entendue entrer. J’ai saisi mon cahier et je me suis sauvée dans le jardin.
En pleurant et hurlant ma douleur, j’ai déchiré ces maudites pages.
 
Personne n’a jamais rien su de mon projet. A compter de ce jour, je cachais précieusement tous mes écrits à ma famille. Personne n’a jamais lu ni les lettres à ma Grand-mère (elle avait juré de ne pas les montrer à ma famille), ni les rédactions, ni les dissertations que je pris l’habitude de faire sans brouillon.
 
Pendant des années j’ai ruminé ma rancœur. Maintenant je suis conscience que mon grand projet était voué à l’échec mais je regrette quand même la brutalité avec laquelle j’ai été mise en face de la réalité.
 
J’aurais sans doute oublié cet incident si la blessures n’avait été réouverte constamment. Quand elles voulaient me vexer ou quand je leur expliquais des choses qu’elles ignoraient, mes sœurs se mettaient à dire « Minou, minou, minou » en faisant mine de chercher un chat imaginaire.
 
 
 
 
 
 
Mardi 3 avril 2007
- Communauté : De la Vie - Publié dans : 2006
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