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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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Ma sœur est fâchée contre moi. Comme la première audience du Tribunal est ajournée en raison d’une erreur du greffier, je n’ai pas l’occasion d’approcher Anaïs. Je suis d’ailleurs trop bouleversée par les événements pour remarquer qu’on fait tout pour nous empêcher de parler.
Entre les deux audiences, comme je suis « assignée à résidence » chez elle, ma sœur dit sans cesse qu’il ne faut pas qu’Anaïs témoigne. Croyant me convaincre, elle dit que même si elle ne témoigne pas contre moi, elle va demander l’indemnisation de sa journée de travail perdue.
Bah ! Je suis même prête à payer toute une semaine de travail pour ne pas aller en prison ! Je me demande si un seul instant ma sœur a réellement pensé à ce qui m’attendait si j’allais en prison ou si elle n’a fait que penser à Elle.
 
Pour la seconde audience comme je me présente libre, Anaïs et son époux attendent avec moi l’heure du procès. Nous échangeons quelques banalités, mon avocate nous a interdit de parler du témoignage. Ma sœur ne me lâche pas une seconde, je pense naïvement que c’est pour me soutenir.
 
Le témoignage d’Anaïs est accablant pour mon ex. Tellement accablant que l’avocate adverse n’attend pas la fin de l’audience, elle quitte la salle en criant au mensonge.
 
Je suis dehors, LIBRE devant le Palais de Justice. Mon cœur déborde de reconnaissance envers Anaïs et je souhaite lui dire. A ce moment je m’étonne de la froideur de ma sœur et de mon beau-frère à l’égard de celle qui vient de me sauver. C’est d’autant plus étrange qu’ils m’encadrent sans jamais nous laisser seules.
Anaïs m’embrasse, refusant tout dédommagement pour ses journées de travail perdues et s’éloigne. Je la regarde partir cherchant un moyen de la remercier quand elle revient en courant, m’embrasse encore une fois et me glisse sa carte discrètement dans la main.

Mon impression était donc juste. Ma sœur ne voulait pas que nous nous parlions.

 

 

petite fille

 

 
Quelques semaines plus tard, j’ai eu l’explication. La raison était encore plus nulle que tout ce que j’avais pu imaginer.
Anaïs travaillait pour un diamantaire et avait fourni à mon beau-frère une très belle pierre. Craignant probablement que je me laisse aller à l’envie de dépendre de leur fortune, ils faisaient tout pour que j’ignore cet achat.
Il ne voyaient aucun inconvénient à ce que je sois incarcérée pendant un an ou plus pour que je ne sache pas l’évidence : qu’ils étaient riches.
C’est incroyable non ?
 
 
 
Mercredi 30 mai 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2007
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Il est parfois des choses très évidentes que l'on refuse de voir.La mise en évidence du dernier mensonge de ma sœur fait ressurgir dans ma mémoire, d'autres mensonges plus anciens que je voulais oublier. 

L’un des plus graves a été dit alors que d’Afrique je préparais ma défense en vue du procès.
 
Je suis alors déjà condamnée par contumas à un an de prison ferme et le prochain jugement menace d’alourdir encore cette peine. Il me faut apporter la preuve que mon fils a bien été brutalisé et qu’il a subi des violences sexuelles.
 
Je pense aux parents de la petite fille que ma mère gardait. La femme (Anaïs) a vu certaines choses et elle pourrait en témoigner. Quand je demande ses coordonnées à ma sœur, celle-ci entre dans une violente colère m’interdisant de contacter cette femme qui d'après elle aidait mon ex mari à harceler ma mère en lui fournissant des renseignements.

Bien que peu convaincue, je ne communique pas le nom d’Anaïs à mon avocate.
 
Malheureusement, deux mois avant la date du procès, ma défense est nulle ! Les personnes dont j’avais donné les noms se sont toutes défilées sous divers prétextes.
 
Mon avocate insiste : il faut des témoins. Ma sœur reste sur sa position : interdiction de citer Anaïs, le Juge devra se contenter de SON seul témoignage.
Mon avocate est formelle : le témoignage de ma sœur ne vaut RIEN. Sans un vrai témoignage provenant d’une personne n’ayant aucun intérêt dans l’affaire, la peine de prison est inévitable.
Je suis désespérée. A l’insu de ma sœur, je communique le nom d’Anaïs en recommandant la prudence. L’avocate promet de se méfier mais elle doute qu’une femme qui confie sa fille à ma mère depuis des années fasse en sorte que la pauvre femme soit harcelée jour et nuit.
 
L’avocate retrouve et convoque Anaïs. Le témoignage de cette femme est en or. Je n'ai pas le droit d'en connaître la teneur mais je sais seulement que l’issue du procès vient de tourner à mon avantage.
Je préviens ma sœur qu’Anaïs témoignera. Elle hurle que je ne dois pas faire ça, qu’à la barre Anaïs témoignera contre moi.
Mais enfin, en dehors de soupçons sans fondement, qu’est-ce qui justifie toute cette haine ? Ma sœur dit qu’Anaïs est prête à tout pour de l’argent, la preuve : elle a emprunté à notre pauvre mère qui pourtant n’avait que sa pension pour vivre…
Elle dit cela avec tant de rage que je pense que ma sœur est tout simplement jalouse de l’affection que ma mère éprouvait pour la petite fille qu’elle gardait et pour ses parents.

Anaïs témoignera quand même, je n’ai pas le choix. Ma sœur est furieuse.

 

 

mensonges, tromperies

 

 

 

 

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Dimanche 27 mai 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2007
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J’ai beau claironner que mes sœurs ne m’intéressent plus, que je ne veux plus les fréquenter, au fond de moi, elles me manquent.

Je n’arrive pas à faire une croix sur son enfance. Que je le veuille ou non mes sœurs sont la base de ma vie, c’est sur ce qu’elles m’ont appris que je me suis construite.
 
Je ne peux m’empêcher de demander régulièrement à sœur n°3, la seule avec qui je suis restée en relation si elle a des nouvelles des autres. Bizarrement, elle en a toujours bien qu’elle prétende avoir coupé les ponts depuis de nombreuses années. Elle est très évasive sur ses sources, c’est simple, elle ne se souvient jamais comment elle a su…
 
L’an dernier ma tante est décédée. La connaissant à peine, je ne me suis pas déplacée pour son enterrement. J’allais envoyer des fleurs quand sœur n°3 m’informe que notre tante avait demandé que l’on dise des messes, et me propose de faire un seul chèque pour nous deux, qu’elle enverra au curé.
Quelques jours plus tard mon oncle nous remercie en incluant sœur n°4.
Ah ! mais alors, sœur n°3 est donc en relation avec n°4 ?
 
Réprimant ma première envie de poser des questions, je décide d’attendre. Je sais qu’elle doit être très mal à l’aise et cela lui rendrait drôlement service que j’exige des explications. Les semaines passent. Au cours de nos rares conversations téléphoniques, je ne fais aucune allusion au fameux courriel. Je savoure la gêne de ma sœurette. Mon comportement l’inquiète, elle sait bien qu’il n’est pas dans ma nature de me contrôler.
 
Elle finit par craquer. Un jour qu’elle me sent d’humeur très joyeuse, elle demande si j’ai vu que notre oncle remerciait aussi sœur n°4. Sans attendre de réponse (la fable était prête) elle dit que n°4 appelle chez elle de temps en temps et que c’est sur son insistance qu’elle a accepté de faire un chèque commun.
Elle a rencontré sœur n°4, un jour « par hasard » (je rigole : l’une habite Cannes, l’autre en Bretagne, il y a peu de chances pour qu’elle se rencontrent) et que depuis elle téléphone de temps en temps d’avantage à son mari qu’à elle qui n’a rien à lui dire.
Je ne sais pas pourquoi elle éprouve ainsi le besoin de se justifier.
Je demande pourquoi, elle ne m’en a pas parlé. Elle fait l’étonnée. Elle n’a rien dit puisque je ne voulais plus jamais entendre parler de mes autres sœurs…
Vraiment, elle croyait cela alors que je demandais régulièrement de leurs nouvelles ?
En réalité il y a trois ans, n°4 a téléphoné pour souhaiter son anniversaire à n°3. Depuis ce jour elles se téléphonent, se rencontrent et ont retrouvé la complicité qui les unissait durant leur jeunesse. Leurs retrouvailles me paraissent tout à fait naturelles.
Pourquoi toutes ces cachotteries et tous ces mensonges au sujet de leur réconciliation ?
 
A mon incompréhension succède la peine : ma sœur me ment depuis des années.

 

 

soeurs, mensonges cachotteries

 

 

 

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Mardi 22 mai 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2007
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Quand nous sommes revenus de vacances en août 2006, nous avons rapporté un tee shirt à chacun de nos petits enfants. Les deux mêmes, d’une marque connue.
Quand notre petit fils vient regarder ce que je sorts du paquet, j’annonce que ce sont des vêtements, il demande : c’est du Zidane ?
Non, c’est un souvenir de vacances… Le reste de mes paroles tombent dans le vide, l’enfant est parti sans regarder ce que j’ai posé devant moi.
 
J’aurai mieux fait d’acheter ce pull dont j’avais tant envie et dont je me suis privée.
 
Mais j’ai bien compris, les mois suivants j’achète exclusivement des vêtements de marque Zidane.
Cet effort à pour effet de retenir sur moi l’attention de mon petit fils pendant environ une minute. Il sort les vêtements, les regarde rapidement, sourit et les jette en vrac sur un meuble. Ses parents sont obligés de le rappeler pour qu’il remercie. Il remplit cette corvée formalité le plus rapidement possible : un baiser dans le vide, le regard fixé loin devant lui, les bras le long du corps et sans se laisser embrasser il s’échappe en jetant un « merci » poli.
Frustrant ! mais c’est toujours ça !





 
 
En février 2007, invitée pour les 2 ans de la petite pour qui nous avons acheté une plaque d’identité en or, ne voulant pas venir sans rien pour son frère, j’ai apporté quelques vêtements « ordinaires ».
Il a fêté ses six ans la semaine précédente, nous lui avons offert une console de jeux dont le prix a fortement grevé notre budget.
 
L’enfant vient vers moi, demande quel est le cadeau que nous avons apporté pour sa sœur, sous-titré ; avez-vous apporté quelque chose pour moi ? Heureuse d’avoir prévu son attente, je sorts le sachet. Ne reconnaissant pas l’emballage, l’enfant a un mouvement de recul et fait un pas pour partir. Pris d’un doute, il demande  : C’est du Zidane ? Je dis « non », il tourne les talons et part auprès des autres invités glaner un cadeau plus intéressant.
 
Mon cœur saigne. Un instant je regrette de ne pas avoir acheté du Zidane. Ce n’étais pourtant pas possible pour cause de budget vraiment trop serré. La console et le bracelet un mois après Noël, c’était trop.
J’ai aussi participé à l’achat d’un lave vaisselle. Je ne suis pas loin d’avoir dépensé tout un salaire pour eux. Je sais que cela ne représente rien comparé à leurs revenus, d’ailleurs ma belle-fille m’a dit « le lave vaisselle, on pouvait se le payer ».
 
Samedi, je suis allée chez eux. Comme je n’avais pas acheté de Zidane, j’ai simplement laissé mon paquet sur une chaise sans rien dire. Ma belle-fille a laissé un message sur mon téléphone pour signaler que nous avions oublié « les affaires du chien ».
L’enfant m’a appelée dimanche matin pour remercier de lui avoir apporté un pyjama. Il y avait aussi des chaussons et une robe pour sa sœur mais il se peut que cela soit resté au fond du sac.
 
Un cadeau qui ne fait plaisir ni à celui qui reçoit ni à celui qui donne, n’a aucune raison d’être.
 
 
 
 
 


 
 
  
 

Nos petits enfants à Noël

 
Jeudi 10 mai 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2007
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Paula a travaillé pour un écrivain qui lui a remis une traite de 2500 Euros. Seulement voilà, la traite est sans provision. Je m’étonne qu’elle ait accepté une traite d’un particulier mais elle a des arguments pour se justifier, je trouve quand même cela risqué.
Elle cherche son écrivain partout. Il est à l’étranger et ne reviendra en France que pour les vacances d’été, dans plusieurs mois. Si seulement quelqu’un pouvait lui avancer les 2500 Euros en attendant ! Elle est certaine que la traite sera payée. Je comprends bien le message, mais je reste sourde.
 
Elle propose de me référencer sur son site pour 700 Euros par an en y plaçant ma bannière, cela ne m’intéresse pas. Elle le fait gratuitement. Je n’ai jamais eu un seul client.
 
Les courriels sont de plus en plus pressants. Elle n’a pas d’argent, elle ne pourra même pas fêter Noël. Si elle ne trouve pas d’argent pour les fêtes de fin d’année, sa pauvre mère très âgée et très malade va faire une crise cardiaque. Il lui faut 2000 Euros d’urgence, 3000 Euros seraient mieux.
 
Une semaine avant Noël, elle annonce qu’elle a trouvé un financier pour son projet, elle va enfin s’en sortir, ce n’est qu’une question de jours. Je me réjouis pour elle, elle répond qu’elle a toujours besoin de 2000 Euros.
J’ai cru comprendre que son financier lui avait demandé de rechercher un local et de prospecter. Je lui suggère de demander une avance sur frais. Elle y avait pensé mais «on » lui avait vivement déconseillé.
Trois jours plus tard je reçois ce message  : « Merci pour votre bon conseil ! Maintenant j’ai tout perdu ! mon financier ne veut plus entendre parler de moi !  C’est de votre faute ! »
 
Je dis à Paula que la réaction de son financier est curieuse. S’il avait vraiment eu l’intention d’investir, il aurait consenti une avance. Tôt ou tard cette personne l’aurait laissée tomber car il est clair qu’il n’avait pas l’intention de financer quoi que ce soit…
Elle me répond furieuse que je dis n’importe quoi, qu’il n’a jamais été question de prospecter.
Elle ne regrette qu’une chose, c’est de m’avoir écoutée ! et que par ma faute elle a tout perdu !
 
J’ai beaucoup culpabilisé. Prête à faire un chèque, j’ai fait le bilan de sa situation. C’est alors que j’ai flairé comme une odeur d’arnaque.
Après les demandes de petits magouillages, les appels à ma générosité, constatant que je restais méfiante elle a élaboré des situations dans lesquelles les besoins d’argent étaient garantis par une perspective de remboursement à courte échéance.
Enfin, ne parvenant pas à ses fins, elle a joué son va-tout : « vous avez tout fait échouer, vous êtes responsable de mon malheur ».
 
J’ai bien failli craquer, la période de Noël étant propice aux attendrissements. J’ai décidé de ne pas répondre et je n’ai plus de nouvelles bien qu’elle sévisse toujours sur le Net.
 
 
 
 
 
 
 arnaque
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Vendredi 4 mai 2007
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 2006
par Camomille
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