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Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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Contrôle de routine : je fais ma première mammographie.
La jeune personne qui me fait cette radio se montre d’une brutalité extrême. Je hurle, je pleure mais elle dit que c’est normal, que je suis douillette. Pour en avoir fait plusieurs depuis ce jour,  je sais qu’elle s’est montrée d’une extrême brutalité.
Pour preuve, j’ai gardé des hématomes plus de dix jours.
Le médecin détecte des anomalies, procède à une échographie qui confirme ses inquiétudes. Il conseille un prélèvement (biopsie).

J’apporte les résultats à mon médecin qui me prend immédiatement rendez-vous avec un chirurgien de ses amis dont la clinique est à proximité.
Ce chirurgien lit le rapport du médecin et du laboratoire. Il me demande méprisant de quel droit un " petit " docteur de labo se permet de conseiller un prélèvement et m’ausculte longuement le sein droit.
Sans hésiter, il décide de m’opérer. Je dois réserver ma chambre et me rendre dans un laboratoire pour des examens avant anesthésie.
Je veux connaître ses intentions. Cela l’agace, il est pressé, il me dit me poussant vers la porte qu’il va retirer très largement le nodule suspect. Il grattera les ganglions sous le bras.
Je lui demande s’il envisage de couper le sein. Il répond qu’il le fera si cela s’avère nécessaire.
Je réserve ma chambre pour la semaine suivante, je rentre chez moi et je m’écroule dans les bras de mon compagnon.
Je décide de ne rien dire à mon fils ni à personne d’ailleurs. Je ne veux pas que l’on s’apitoie sur moi.

Cette nuit là je dors peu mais je me réveille avec une pensée qui m’obsède : IL Y A QUELQUE CHOSE QUI NE VA PAS…
Je visionne de nombreuses fois les événements depuis la mammographie et tout à coup j’ai LA révélation.
Le chirurgien à palpé longuement le sein droit. Toutes les analyses qu’il a prescrites concernent le sein droit…hors, c’est le sein gauche qui présente une anomalie…

Je téléphone immédiatement à mon médecin traitant qui dit que ce n’est pas grave, qu’on allait bien s’apercevoir de l’erreur…. Je ne suis pas convaincue. Je n’ai plus confiance en ce chirurgien qui prenait des airs entendus en palpant le sein et les ganglions qui pourtant ne présentaient aucune anomalie….
J’annule tous les rendez-vous.

Mon médecin m’envoie chez une gynécologue qui est sensée me redonner confiance. Elle me prescrit la fameuse biopsie demandée par le laboratoire.
Je fais ce prélèvement dans un cabinet privé. Cela me coûte une fortune qui ne sera pas remboursée. Après m'avoir "charcutée", le médecin joue les apprentis sorcier, il a tout un équipement et il teste le prélèvement qu’il vient de faire.
Il prend un air catastrophé et m’annonce que je dois m’attendre au pire.
Malgré le coût exorbitant de sa prestation, je dois porter moi-même mon prélèvement au laboratoire.

Après huit jours d’angoisse, les résultats arrivent : ils sont négatifs.
Cet événement s’est déroulé en 1999. Je n’ai eu ni intervention ni soin d’aucune sorte car je n’avais RIEN.





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Lundi 31 juillet 2006
communauté : Les périodes sombres publié dans : 1999
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Mick n’a plus de service à diriger. Après une rapide formation d’une semaine il est affecté au service commercial.
Dernier arrivé, bientôt cinquantenaire, on lui attribue les affaires dont personne ne veut, celles qui ne rapportent rien ou invendables.
D’autant plus invendables que l’entreprise va mal et que les clients craignent de ne pas avoir de service après vente.

Etre commercial, ce n’est pas " son truc ". Il est " technique " dans l’âme. Il s’ennuie. Il doit se battre avec le nouveau système informatique, ses commandes sont perdues, bloquées pour erreur de procédure.
Venant du département production il est l’intrus dans le monde administratif et chacun fait du mieux qu’il peut pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Il se décourage, se réfugie dans le sommeil, ne veut plus sortir et ne veut voir personne. Il dort et plus il dort, plus il a envie de dormir…
Il n’est plus l’homme que j’ai connu, toujours de bonne humeur et riant de tout.

Il craint un nouveau dépôt de bilan. Nous vivons avec cette menace qui pèse continuellement sur nos têtes. Nous n’engageons aucun frais, ne faisons pas de projets.

Nous profitons d’une opportunité de logement d’entreprise pour déménager. Le loyer est nettement moins cher, l’appartement beaucoup plus agréable et surtout … silencieux.

Ce changement nous est bénéfique. Mon compagnon s’occupe de l’aménagement de l’appartement. Je retrouve du plaisir à rentrer chez nous maintenant que tout est calme.

Mick prend son mal en patience et fait son possible pour s'adapter au nouveau poste.




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Vendredi 28 juillet 2006
communauté : De la Vie publié dans : 1999
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Notre appartement est dans un immeuble ancien. Il est bien situé à proximité de la gare RER et des commerçants. Le gros problème, c’est LE BRUIT.

A L’EXTERIEUR :

Côté séjour : Impossible d’ouvrir la fenêtre qui donne sur la nationale 20 à une trentaine de mètres d’un feu rouge (freinages, coups d’accélérateur et klaxons).
De l’autre côté de la nationale : la gare RER avec son activité : conversations bruyantes, cris, portières qui claquent.

Côté chambre et cuisine :
Sur le droite, à 100 mètres, la voie du RER. On s’habitue aux passages incessants le jour mais on ne s’habitue pas au bruit des travaux de maintenance la nuit. En plus des gling, glang et glong, de longs coups de trompe signalent aux ouvriers le passage imminent d’un engin.

Sur la gauche, une entreprise de nettoyage urbain s’est installée. C’est un ballet de camions poubelles qui entrent et sortent jour et nuit.
Les chauffeurs s’interpellent joyeusement, se klaxonnent avec comme musique de fond les bips de recul.
Le pire est que les camions sentent mauvais.
L’odeur est écœurante, j’ai la nausée et mal à la tête en permanence. Je fais une véritable allergie. Notre gardienne qui elle est exposée toute la journée à cette odeur est hospitalisée. Le contrôle sanitaire alerté ne détecte rien d’anormal.

A L’INTERIEUR :

La voisine du dessus
garde des enfants qui courent sur le parquet pendant des heures, font tomber et rouler des jouets…
Elle tire et pousse des meubles, passe l’aspirateur en pleine nuit et comme elle est grosse sa démarche lourde fait trembler le plafond.
Dans la cuisine, les crissements du mobilier de cuisine que l’on traîne ou que l’on pousse sur le carrelage et les gamelles qui tombent continuellement couvrent nos paroles et la radio mise en sourdine pour faire diversion.

La voisine du dessous fume des "pétards" tous les vendredis, se met sur sa terrasse et insulte une foule imaginaire.

Face à tout cela : je vis avec des boules Quiès, même dans la journée !




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Jeudi 27 juillet 2006
communauté : De la Vie publié dans : 1999
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Comme je ne réponds plus aux provocations de mon chef et de mes collègues, ils m’oublient un peu. Bien entendu dès que j’ose une parole, les quolibets reprennent.
Pour se distraire, ils échangent des grivoiseries qui semblent énormément les amuser. Je suis dégoûtée d’entendre parler c**  toute la journée mais je ne dis rien.

Du fait que je ne ris pas, ils pensent d’abord que je ne comprends pas, puis jugeant mon attitude méprisante, le harcèlement reprend mais sous une autre forme.

Mon " Chef " me donne à faire, toujours en urgence, des travaux complètement inutiles comme recopier les tableaux d’agios journaliers fournis par les banques, juste pour vérifier si la banque ne s’est pas trompée…
Quand je porte le travail (je prends sur les heures de repas pour ne pas perdre de temps sur les relances), il y jette un rapide coup d’œil et le met directement à la poubelle en souriant.

Il m'ajoute des tâches de plus en plus fastidieuses et inutiles je n’ai plus assez de temps pour relancer les clients. L’argent ne rentre pas et la PDG me fait des remontrances publiques, à la grande joie de mes collègues.

Je ne reste pas passive. J’ai décidé de partir travailler ailleurs mais malgré ma dizaine de CV quotidienne, je ne trouve pas d’autre emploi. Je ne décroche même pas un entretien.
Sûrement affaiblie par le harcèlement, je ne remets en question ni ma lettre de motivation ni la présentation de mon CV.
Je suis persuadée que si je ne trouve pas d’emploi, c’est parce que je suis trop vieille.

Beaucoup plus tard, en lisant mes lettres de motivation, il m'a paru évident qu’aucun recruteur ne pouvait avoir envie de me rencontrer tant elles manquaient justement de " motivation".




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Mercredi 26 juillet 2006
communauté : Les périodes sombres publié dans : 1996 / 1998
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Je ne suis pas la seule à avoir des ennuis professionnels.
Depuis que nous sommes ensemble, mon compagnon il a déjà échappé à deux licenciements.

Après avoir fait une compression de personnel, son entreprise dépose le bilan. Elle est rachetée mais doit être " dégraissée ".

Le département hautes technologies dont Mick est chef de service, est supprimé. Il doit participer au licenciement ou reclassement de ses collègues.
C’est une épreuve difficile pour toute personne qui a un cœur. Il y a le collègue qu’on apprécie, celui qui ne retrouvera pas de travail, celui qui a trois enfants, celui qui vient d’acheter une maison, celui dont la femme a un cancer… on ne peut pas non plus licencier les jeunes sous prétexte qu’ils n’ont pas de charges et qu’ils retrouveront facilement du travail. Il faut privilégier la vie de l’entreprise et son bon fonctionnement .
Il est loin d'être évident de justifier la décision de licencier celui-ci plutôt que celui-là…

Mick fait un choix au prix de longues nuits sans sommeil. Il ne cesse de modifier la liste. A l’instant où il la remet, il a déjà des remords.

Il reste encore à annoncer l’horrible nouvelle, répondre aux " pourquoi moi ? ", supporter les insultes, les menaces et les regards haineux.

Tout ne se résout pas après le départ des licenciés car au yeux de ceux qui restent, il est le salaud qui a inscrit le nom du copain sur la liste.

Son local est recouvert de croix nazis. 




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Mardi 25 juillet 2006
communauté : Les périodes sombres publié dans : 1996 / 1998
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