Elle a préparé un repas raffiné. Il porte un tee shirt publicitaire déchiré dans le dos…. Y a t-il un message dans cet accoutrement qui accompagne si mal le
champagne et les mets recherchés ?
C’est ce jour là que nous avons donné le cadeau de Noël à Peste2, une cocotte minute. Voyant qu’il n’y a pas de cadeau pour lui, il se campe face à nous et
dit : " je vous remercie pour ce cadeau, car bien qu’il ne me soit pas destiné, j’en profiterai quand même ! ".
Ensuite, il parle, parle sans arrêt, sans laisser la moindre chance de lancer un autre sujet que le bar-restaurant dans lequel il travaille.
A l’heure du café, il s’assoit sur le sol, face à nous qui trônons sur le canapé et enfin se tait.
Je rappelle le motif de notre visite. C’est comme si une aiguille l’avait piquée. Il se redresse d’un bond et narquois dit qu’il s’attendait bien à cette
attaque ! Il joue l’offensé mais ça ne prend pas. Nous attendons la suite en silence.
Il parle fort, dit qu’il ne comprend pas la cause de notre mécontentement. " On " lui a dit que notre mariage n’était qu’une " formalité " et que
cet événement était " sans importance "… il n’a donc pas cru utile de venir, c’est tout, il n’y a pas de quoi en faire une histoire.
Je lui demande comment il a pu croire que nous pouvions nous marier sans que cela ait d’importance. Etant jeune marié, il sait bien que ce n’est pas un acte
banal !
Il dit alors qu’il n’est pas responsable, qu’il a pris conseil auprès de " certaines personnes " et " qu’on " lui a dit de ne pas venir.
Je demande qui est ce " on " derrière lequel il se cache. Il est bien embarrassé, sa femme se met à pleurer ( ?) il dit que ce sont des personnes très
proches et directement concernées.
C’est exactement ce que je voulais entendre. Il y a bien eu machination.
Il cherche du secours auprès de sa femme qui garde la tête baissée… mais il est seul ! Alors il dit que puisque cela nous fait plaisir, " il
s’excuse ".
Mick, peut-être touché par les larmes de sa fille ou craignant un plus grand déballage impliquant Peste1 et son mari, s’empresse d’accepter les excuses en riant.
C’est fini, on n’en parlera plus !
Alors que le calme est revenu, l’autre reprend la parole. Il s’est excusé mais il n’en pense pas un mot. Il n’est pas responsable de ce qui s’est passé, il n’a fait
que suivre les conseils " qu’on " lui a donnés.
Assez stupide pour être l’instrument des Pestes, il n’hésite pas à les balancer. Je lui souris en disant que les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Il ne saisit pas la menace. Avec un sourire satisfait, il prend un coussin, s’allonge sur la moquette et s’endort en ronflant, à nos pieds.
Nous prenons congé de Peste 2.
Mercredi 29 novembre 2006
publié dans :
2003
par Camomille
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