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Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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 bonne année,meilleurs voeux,2007

 

 

 

 Bonne année 2007 !

 

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Dimanche 31 décembre 2006
publié dans : AUTRES
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Noël c’était bien entendu le fameux cadeau mais c’était aussi la fête. Je suis bien incapable de dire ce que je préférais des deux…
Dès les premiers jours de décembre, nous faisions le grand ménage dans la maison. Les vitres et les rideaux étaient lavés, les parquets et les meubles cirés.

Huit jours avant le grand jour, ma mère faisaient les terrines. Elle achetait de la viande et du lard au marché. Je l’aidais à hacher la viande au hachoir mécanique que l’on vissait à la table de la cuisine. C’était très dur, les mains et les épaules faisaient mal mais j’étais très fière. Les terrines cuisaient ensuite dans le four de la cuisinière à charbon répandant une odeur délicieuse dans toute la maison. Les terrines étaient gardées au frais dans la cave.

Venait ensuite la préparation de la bûche aux marrons. Il fallait fendre, éplucher, cuire et écraser les marrons, et râper une montagne de chocolat. J’avais les mains pleines d’ampoules mais je n’aurai abandonné pour rien au monde.
J’ai appris beaucoup trop tard que tout le monde détestait cette bûche mais que ma mère s’obstinait à la préparer chaque année, parce qu’à Noël, on doit manger de la bûche !

 

 

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L’odeur de la cire remplaçait celle du sapin. Les nombreux objets en cristal (cadeau de mariage de mes parents, notre bien le plus précieux), avaient été nettoyés à l’eau vinaigrée et brillaient de mille feux en guise de guirlandes.
La veille de Noël nous entamions les derniers préparatifs. Je hachais encore de la viande pour farcir la dinde. Ma mère faisait un Moka au café (sans doute pour se faire pardonner la bûche).

Le soir de Noël, il ne restait plus qu’à dresser la table en écoutant les chants de Noël à la TSF. Le service de fine porcelaine et les couverts en argent brillaient sur la nappe et les serviettes blanches amidonnées.
Nous mangions très tard en revenant de la messe de minuit. C’était une soirée magique.
Le lendemain, après avoir pris possession de mon jouet, je le rangeais précieusement.
Je préférais profiter de la fête qui se prolongeait tout au long des repas au cours desquels nous mangions " les restes ". Le temps de jouer venait après.
 
 
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Mardi 26 décembre 2006
communauté : Etre pour les autres. publié dans : AUTRES
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Je n’ai pas connu l’époque de la fameuse orange offerte en cadeau mais les circonstances de la vie m’ont faite pauvre dans ma jeunesse.
 
Il n’y avait qu’à l’occasion de Noël que je recevais un jouet. 
Je ne me rappelle pas d’avoir vu d’autres cadeaux que les miens au pied de la cheminée. Je ne me souviens pas si mes sœurs en avaient ou non… égoïste, comme tous les enfants, cela m’importait peu sans doute.
 
Comme il était interdit de réclamer, j’attendais avec impatience que ma famille me demande ce que je désirais. Je n’avais droit qu’à UN cadeau. Tout au long de l’année je cherchais ce que je pourrais bien demander sans perdre de vue que les moyens étaient très limités. Pas question d’avoir un baigneur ET ses habits. Si un Noël apportait le baigneur, il fallait attendre le prochain pour avoir des vêtements… Chaque Noël je recevais un filet rempli de pièces en chocolat et un sachet de mini fruits en pâte d’amande.
 
Cela peut sembler terrible à notre époque. Moi, je remercie cette pauvreté qui me permettait de rêver pendant toute une année et grâce à laquelle j’ai appris que tout n’arrive pas à l’instant où on le désire. Je sais me passer des choses, trouver des solutions de rechange et surtout ne pas considérer que le bonheur est un dû.
 
Je suis triste de voir les enfants d’aujourd’hui, désabusés, sans rêve, sans attente à qui il suffit de cocher des jouets sur des catalogues pour les avoir.
 
Il n’y a même plus de surprise pour eux. Ils se contentent de chercher ce qui manque à leur liste, manifestant leur déception et leur mécontentement. Déception et mécontentement qui ne durent pas d’ailleurs car la famille « fautive » se précipite pour acheter les « manquants ».


 
 
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Lundi 25 décembre 2006
communauté : Etre pour les autres. publié dans : AUTRES
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Pour en finir avec le mariage, le tableau ne serait pas complet sans " la cerise sur le gâteau ". En fin de mois, je reçois le relevé de mon compte bancaire, où je découvre une mauvaise surprise.
Trois chèques ont été débités le même jour pour une valeur d’un peu plus de 700 €. Ces débits correspondent aux trois derniers chèques de mon chéquier qui ont été arrachés très proprement, souche comprise.
La banque m’indique une procédure. Je dois faire opposition au paiement puisque je n’ai pas signé ces chèques.
Pendant quelques jours je soupçonne tout le monde. Le salon de coiffure où j’ai laissé mon sac dans un meuble, nos employés qui ont accès à mon bureau quand je m’absente et même mon fils.
Oui, mon propre fils qui a peut être eu un soucis dont il n’a pas osé me parler.
Avant de porter plainte je dois m’assurer que ni lui ni mes employés ne sont pour quelque chose dans ce vol.
Les employés ne réagissent pas à l’annonce de mon intention de porter plainte. Mon fils est très vexé par ma question. Il a raison, ce n’est plus un gamin. Il est marié, père de famille et mène une vie aisée. Je lui présente des excuses.

Je fais une déclaration au commissariat. Deux heures d’attente pour déclarer que les trois chèques débités ont été volés par je ne sais qui et je ne sais quand
Cela convient à la banque. Elle demande une copie des chèques, déclare que la signature n’est pas conforme et débite les bénéficiaires. Les chèques me sont recrédités.
Quand je reçois la copie des chèques, je ressens un immense soulagement : le voleur n’est ni un employé, ni un proche. Les trois chèques ont été utilisés dès l’ouverture des magasins à proximité de l’hôtel où nous séjournions avant la cérémonie de mariage.
Le vol a été commis dans la chambre pendant que nous prenions le petit déjeuner.
Je signale le fait au dirigeant qui déclare " j’ai une entière confiance en mon personnel ". Je lui envoie un courrier expliquant comment les choses se sont passées. Un de ses employés ou un client de l’hôtel s’est introduit dans notre chambre avec un passe pour accomplir son forfait. Ce Monsieur n’a même pas pris la peine de me répondre.
Les magasins m’ont envoyé des menaces par lettres recommandées. J’ai répondu en joignant une copie de ma déclaration au commissariat et en expliquant les circonstances du vol.
Afin de calmer la virulence des services contentieux je finissais ma lettre en posant la question suivante :
" Comment se peut-il qu’un caissier accepte un chèque d’un montant de plus de 250 € déjà détaché de sa souche, domicilié sur l’Ile de FRANCE sans même vérifier l’identité de la personne ? "
Mis face à la complicité évidente d’un de leurs employés, les magasins ne m’ont plus ennuyée.

Six mois plus tard ma plainte est classée sans suite pour le motif : Préjudice de peu de gravité.
Une personne s’est introduite dans une chambre d’hôtel avec un passe, a dépouillé des clients en toute impunité.



 
chèques volés
 
 
 
Vendredi 22 décembre 2006
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 2003
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Les jeunes mariés partent en voyage de noce. Frane envoie des courriels à son père pour le tenir au courant du voyage. Elle adresse des bisous au chien, pas a moi.
Quelques mois plus tard nous recevons une photo avec des remerciements.
C’est la seule photo prise par les photographes que nous ayons puisque Mick vexé, n’en a pas commandé.
Depuis le mariage, Clarence me bat froid. Elle aussi téléphone à son père sur son portable. Cela ne me dérange plus, j’ai abandonné tout espoir de relations familiales. Les filles m’indiffèrent.
Mick qui n’a pas vu son petit-fils depuis plusieurs mois, invite Clarence à dîner. Elle semble ennuyée, hésite longtemps puis dit préférer nous inviter.
Deux jours avant la date, son mari annule l’invitation. Elle aurait " une gastro ".
Je sais que c’est un prétexte. Mick téléphone pour prendre des nouvelles, le ton embarrassé de son gendre lui fait comprendre que j’ai raison.
Quelques jours après Clarence demande à son père de la rappeler mais uniquement " quand Elle ne sera pas là ". Il ne donne pas suite. Elle lui laisse plusieurs messages mais il ne répond pas. Dans le dernier, elle annonce qu’elle est enceinte, qu’il doit rappeler mais uniquement hors de ma présence. Il ne le fait pas.
Frane a téléphoné quelques jours encore à son père (sur son portable bien entendu). Un après-midi, elle appelle alors qu’il est très occupé avec des clients, il la laisse parler, le téléphone posé sur la table. Ils ne se sont jamais plus parlé. Il y a de cela trois ans…
Pendant des années j’ai organisé des repas pour favoriser les rencontres entre Mick et ses filles. J’ai même réconcilié les ex époux qui ne pouvaient se dire bonjour sans s’insulter. Je n’ai pas obtenu plus de gratitude de cette femme que de ses filles. Rien que de la haine.
Je ne me mêlerai pas de cette affaire. On peut espérer qu’un jour, mûries par les années et les difficultés de la vie, les 2 Pestes seront enfin prêtes à entretenir des relations normales.
En attendant je constate que cette rupture a consolidé notre couple. Nos préoccupations professionnelles occupent tellement nos esprits qu’il reste bien peu de place pour les gamineries.



Mardi 19 décembre 2006
communauté : Les périodes sombres publié dans : 2003
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