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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 16:59

 

Une amie m’a fait remarquer que mon rapport à la médecine n’est pas particulièrement serein et qu’il serait peut-être apaisant d’en parler avec d’autres personnes. J’ouvre donc une rubrique que j’intitule « La médecine et moi ».  

Il est vrai que les choses ont plutôt mal commencé pour moi : 

A un an, j’ai fait des convulsions. Ce n’est que très longtemps après que j’ai su qu’elles étaient la conséquence d’une vaccination antivariolique sur-dosée. 

Quelques mois après le début de ces convulsions, mon père est décédé après une agonie qui a duré plus de 3 heures. Bien que mes sœurs soient allées sonner et supplier à plusieurs reprises le médecin pour qu’il vienne d’urgence, celui-ci n’a pas cru utile de se déranger avant 7 heures du matin. Mon père venait de mourir. 

A cette époque (1950) on ne portait pas plainte contre son médecin et d’ailleurs ma mère n’en avait pas les moyens. Le comble est de l’avoir gardé comme médecin traitant. 

Sur les instances de ma mère, ce médecin finit par donner un nom à mes convulsions : je faisais des crises de tétanie.  

Il me prescrit pendant des années du Largactyl, médicament destiné aux schizophrènes. Ce médicament inadapté n’apportait aucune amélioration à mon état, bien au contraire, il l’aggravait. Ne sachant comment se débarrasser de mon cas, devant les crises de plus en plus fréquentes, les contractions de muscle (provoquées par le médicament) qui me rendaient difforme et pleine de tics, le médecin tenta de persuader ma famille de me placer à l’asile… 

Un des effets secondaires du Largactyl est le glaucome détecté depuis quelques années, qui me rendra aveugle un jour.  

Alors que ma mère refusait de me faire enfermer, la chance voulut qu’un médecin s’installe dans notre rue et qu’il soit spécialisé dans les maladies mentales. 

Son premier soin fut donc d’arrêter le fameux médicament pour le remplacer par des décontractants légers et du calcium. 

A ce médecin, qui m’a sauvée de l’enfermement, et qui plus tard m’a prescrit le fameux Valium qui m’a enfin permis de vivre normalement, je ne reproche que le fait d’avoir cru que ma mère, qui avait élevé 4 enfants avant moi, me faisait boire des boissons tellement chaudes que j’en avais des aphtes plein la bouche et même dans l’estomac !!! En fait je faisais des allergies à un antibiotique. Il aurait dû stopper immédiatement la prise du médicament mais non, il disait de continuer à le prendre en me badigeonnant la bouche avec du bleu de méthylène. Je ne sais par quel miracle j’ai échappé au choc allergique ! 

Jusqu’au jour où j’ai décidé que c’était fini, toute mon enfance a été rythmée par les heures passées dans une salle d’attente. 

Du plus loin que je me souvienne, je ne passais JAMAIS une semaine sans voir le médecin, sauf, et cela n’a jamais étonné personne, quand j’étais en vacances chez ma grand-mère… 

Pourquoi ma mère faisait-elle si souvent appel au médecin ? Avait-elle peur que je meurt comme ma petite sœur qui n’avait vécu que quelques jours ou comme mon père ? 

Je fuis les médecins comme la peste. 

Si j’ai développé une très grande méfiance envers le monde médical, il s’avère que cela m’a sauvé la vie et celle des miens à plusieurs reprises.

 

 

 

 

valium,largactyl,tetanie,

 

 

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Published by Camomille - dans La médecine et moi
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  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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