Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens
articles. Je peux donc continuer mon blog...
J'ai créé une catégorie supplémentaire :
La médecine et
moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.
Aujourd’hui, 6 février 2008, s’ouvre le procès dit de l’hormone de croissance.
De 1960 à 1988, des hormones de croissance ont été prélevées sur des cadavres humains pour traiter des retards de croissance chez des adolescents.

En quoi ce procès peut-il me concerner ?
Et bien parce qu’il a bien failli me concerner directement. En 1984, mon fils alors âgé de 14 ans me demande instamment de faire quelque chose pour qu’il grandisse. Avec ses 1m 56, il est un des plus petits de sa classe et en souffre beaucoup.
Ayant lu qu’il est possible de l’aider, je l’ai emmené consulter notre médecin. Après avoir parlé longuement seul à seul avec Miguel, le médecin propose la fameuse hormone de croissance.
Je ne sais pourquoi, j’ai immédiatement ressenti un blocage. Je m’attendais à ce qu’il prescrive des médicaments ou des vitamines spéciales mais pas des hormones.
Je crains bêtement que des hormones féminisent mon fils ou le couvrent de poils (alors que cela n’a rien à voir).
Je demande à réfléchir. Le médecin dit qu’attendre peut nuire à la réussite de l’entreprise. Mon fils est catastrophé. Pendant quelques instants il avait eu un immense espoir et mon refus de commencer immédiatement fait tout échouer.
Je prétexte devoir en parler au père de Miguel et impose une semaine de réflexion.
Le médecin met l’accent sur le fait que nous nous trouvons en Afrique, qu’il faudra un certain délai pour que les hormones lui soient envoyées et que je perds un temps précieux pour l’enfant.
Il prescrivit un âge osseux (une radio montrant où en est la calcification des cartilages) pour savoir s’il est encore temps de faire le traitement.
Pour le première fois, mon fils m’en veut. Il ne comprend pas mon appréhension (moi non plus d’ailleurs).
L’âge osseux confirme que Miguel peut grandir.
Le hasard a voulu que j’ai rendez-vous chez un acuponcteur qui pratique son art épisodiquement en Afrique. Alors qu’il me plante des aiguilles partout, je parle de mon fils. Il se montre intéressé et insiste pour que je vienne avec Miguel et les radios, me conseillant d’attendre pour commencer le traitement aux hormones…
Il nous reçoit un soir très tard, après ses rendez-vous. Il fait un examen très approfondi et prescrivit des oligo-éléments. Miguel reste sur la défensive : il veut l’hormone miraculeuse.
L’acuponcteur négocie. Si dans un mois Miguel n’a pas grandit d’un cm au moins, il pourra faire son traitement aux hormones de croissance.
C’est une course contre la montre. Les oligo-éléments sont rares, on ne peut s’en procurer que dans de grands laboratoires. La pharmacie demande plus de 15 jours pour s’approvisionner. Par l’intermédiaire d’une amie hôtesse de l’air, je réussis à me faire rapporter les précieux remèdes en cinq jours.
Miguel commence immédiatement. Malgré notre impatience, nous attendons un mois pour contrôler les mensurations. Il a pris 4 cm !
Bien que le traitement n’ait duré qu’un peu plus d’un mois, il a continué à grandir régulièrement (il mesure 1m 82) confirmant les prévisions de l’acuponcteur.
Celui-ci avait expliqué que pour une raison inconnue, le corps de l’adolescent ne comprenait pas qu’il devait grandir, que les oligo-éléments donneraient le coup de pouce nécessaire au déclenchement du processus. C’est bien ce qui s’est passé.
Voilà mon histoire concernant l’hormone de croissance. Mon fils est passé tout près… Il est vrai que tous les enfants traités n’ont pas été contaminés
mais on ne sait pas encore si d’autres conséquences ne verront pas le jour dans les temps à venir, sur leur descendance, peut-être ?
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