Le mari de sœur n°1 : j’ai le souvenir d’un homme calme, discret qui m’aimait bien je crois. Curieusement, les seuls souvenirs que
j’ai de lui sont associés à la peur.
Je nous revois sur un bateau de pêche avec ma mère et mes sœurs. Nous étions partis faire une promenade en mer et il y a eu une tempête .Tout le monde était
malade, il m’a emmené à l’avant du bateau, nous nous sommes attachés et nous sommes restés face à la mer. Le bateau minuscule se précipitait dans le creux des vagues, je croyais que nous allions
être ensevelis, mais il remontait, arrivé au sommet il retombait lourdement dans le creux…. C’est un magnifique souvenir plein de peur et de beauté.
J'ai aussi le souvenir d'un jour où je jouais à faire le Loup pour mes neveux. Sa chienne, un animal effrayant, croyant les enfants en danger, a franchi l’enclos où
elle se trouvait et s’est précipitée sur moi. Mon beau-frère avait entendu la barrière bouger et il a hurlé son nom alors qu’elle était à 2 mètres de moi. Je n’ai jamais oublié la terrible
gueule, les dents apparentes et le regard féroce de l’animal.
Le mari de sœur n°2 : c’est l’amuseur, le roi de la farce et du gag. Il vient toujours avec ses accessoires : coussin péteur, pétards qu’on accroche aux chaises,
camembert qui couine, etc.
On s’amuse beaucoup, on chahute, on se chatouille… les chatouilles deviennent moins innocentes jusqu’au jour où ses doigts s’égarent sur mon intimité en une caresse
très appuyée. Je comprend qu’il vient de franchir l’interdit.
C’est de ma faute, je l’ai bien cherché, cela ne se reproduira plus. Je ne chahute plus, je l’évite, et fais en sorte de ne jamais être seule avec lui. Je ne parle à
personne de cet incident, il n’y a ni drame ni disputes et c’est bien ainsi. Pour la famille, ce changement est un comportement typique de l’adolescence.
Le mari de sœur n°4 : il se dit " titi parisien ", je ne vois qu’un gros balourd prétentieux. Il est tellement répugnant qu’à table personne ne veut être son
vis à vis. Il a un collier de barbe et comme il mange comme un animal, la barbe est maculée de sauces. Il prend un morceau de pain, essuie cette sauce et le mange…. Il s‘empiffre à se rendre
malade.
Il a aussi une " fâcheuse " habitude : il empoche la monnaie qui traîne sur le buffet de la cuisine. En fait il empoche tout ce qu’il
trouve, il appelle cela " se débrouiller "…
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