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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 09:56

 




Le mari de sœur n°1 : j’ai le souvenir d’un homme calme, discret qui m’aimait bien je crois. Curieusement, les seuls souvenirs que j’ai de lui sont associés à la peur.

Je nous revois sur un bateau de pêche avec ma mère et mes sœurs. Nous étions partis faire une promenade en mer et il y a eu une tempête .Tout le monde était malade, il m’a emmené à l’avant du bateau, nous nous sommes attachés et nous sommes restés face à la mer. Le bateau minuscule se précipitait dans le creux des vagues, je croyais que nous allions être ensevelis, mais il remontait, arrivé au sommet il retombait lourdement dans le creux…. C’est un magnifique souvenir plein de peur et de beauté.

J'ai aussi le souvenir d'un jour où je jouais à faire le Loup pour mes neveux. Sa chienne, un animal effrayant, croyant les enfants en danger, a franchi l’enclos où elle se trouvait et s’est précipitée sur moi. Mon beau-frère avait entendu la barrière bouger et il a hurlé son nom alors qu’elle était à 2 mètres de moi. Je n’ai jamais oublié la terrible gueule, les dents apparentes et le regard féroce de l’animal.

Le mari de sœur n°2 : c’est l’amuseur, le roi de la farce et du gag. Il vient toujours avec ses accessoires : coussin péteur, pétards qu’on accroche aux chaises, camembert qui couine, etc.
 
On s’amuse beaucoup, on chahute, on se chatouille… les chatouilles deviennent moins innocentes jusqu’au jour où ses doigts s’égarent sur mon intimité en une caresse très appuyée. Je comprend qu’il vient de franchir l’interdit.
C’est de ma faute, je l’ai bien cherché, cela ne se reproduira plus. Je ne chahute plus, je l’évite, et fais en sorte de ne jamais être seule avec lui. Je ne parle à personne de cet incident, il n’y a ni drame ni disputes et c’est bien ainsi. Pour la famille, ce changement est un comportement typique de l’adolescence.

Le mari de sœur n°4 : il se dit " titi parisien ", je ne vois qu’un gros balourd prétentieux. Il est tellement répugnant qu’à table personne ne veut être son vis à vis. Il a un collier de barbe et comme il mange comme un animal, la barbe est maculée de sauces. Il prend un morceau de pain, essuie cette sauce et le mange…. Il s‘empiffre à se rendre malade.
  
Il a aussi une " fâcheuse " habitude : il empoche la monnaie qui traîne sur le buffet de la cuisine. En fait il empoche tout ce qu’il trouve, il appelle cela " se débrouiller "…


 

beaux-frères

 

 

 

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Published by Camomille - dans LA FAMILLE
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Sylvie 06/05/2008 12:28

Bonjour,Je sais que c'est un article que vous avez écrit depuis longtemps, mais j'ai tout repris votre prose depuis le début. Le mari de votre soeur n°1, vous dites que vos souvenirs sont associés à la peur. Quand je vous lis, moi je le vois comme un protecteur. Revoyez les moments passés avec lui, n'était-il pas comme un grand frère ? Le mari de votre soeur n°2 : rien n'était de votre faute, il ne faut jamais culpabiliser et encore moins l'écrire après si longtemps, il savait ce qu'il faisait et profita de votre innoncence non ? Quant au "titi parisien", je l'imagine très bien s'empiffrer, on s'y croirait.J'adore votre façon de raconter votre vie ! Je suis persuadée que cette écriture vous fait du bien et vous le méritez bien : toute cette vie tellement bousculée. Vous savez que vous êtes quelqu'un de fort, de courageux ? Vous avez un passé qui est tellement chargé de moments forts ! Chapeau... je continue de lire votre histoire chaque jour. L'écriture est un très bon exutoire et aide à panser nos plaies surgies du passé. Bonne continuation. Je suis sûre que vous irez mieux quand vous en serez arrivée au présent. On dit "Présent" comme un "cadeau" non ? Une fois votre passé revu et écrit vous vivrez je crois votre vie "présente" comme un "cadeau". Bonne continuation et à très bientôtSylvie

Camomille 06/05/2008 22:53


Même écrit depuis longtemps, cet article est une partie de ma vie. C'est vrai, avec le recul, le mari de ma soeur n°1 se conduisait bien comme un grand frère. Concernant le 2ème beau-frère cela m'a
fait beaucoup de bien d'écrire ce qui est arrivé. Avant comme je refusais de mettre "les choses à plat" quand un souvenir revenait je m'empressais de le chasser faisant  sagement ce qui
m'était conseillé par tout le monde : "oublier, ne plus y penser"
Maintenant j'ai reconstitué les choses dans l'ordre où elles se sont passées et curieusement ces événements sont devenus quelconques. Il n'y a plus de mystère ni d'ambiguité. J'ai eu affaire à un
pédophile et je m'en suis bien tirée. 
Vous avez tout à fait raison, l'écriture m'a libérée de tous ces démons qui me pourrissaient la vie.
Merci pour ce long commentaire.
A bientôt.


Coco 31/01/2006 14:40

Eva a raison quand on te lit on croirait lire un roman. Je sais que ça reprèsente des moments difficiles de ta vie et que beaucoup de souvenirs sont difficiles à surmonter quand ils remontent ou restent à la surface.
Il te fallait extérioriser et c'est ce que tu fais et je crois que tu fais bien de le faire.
On en avait parlé, tu l'as fait et je suis vraiment émue de te découvrir en dépit de ce que je sais déjà.
Gros bisous

Camomille 31/01/2006 23:44

C'est quand même douloureux de repenser à ces choses enfouies, il faut y repenser, les analyser de nouveau, ça fait mal de nouveau mais après c'est un oulagement...

clo 26/01/2006 10:07

Pas très sympas les beaufs ! Merci de ta visite.
Gros bisous. Clo.

clo 26/01/2006 10:05

Pas très sympas les beaufs ! Merci de ton com. Bisous Clo

framboise 26/01/2006 07:51

petit coucou et merci pour ton passage chez moi

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  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


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Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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