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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 00:00
 
 


Nous habitons chez ma mère. Mon ancienne chambre est grande et confortable, elle se trouve au bout d’un couloir avec un accès direct pour sortir. Pourtant, dès le deuxième jour James décide que la proximité avec ma mère est trop pesante et me persuade de nous installer au grenier dans une petite chambre mansardée.  
C’est exiguë, glacial l’hiver et irrespirable l’été mais nous sommes en automne, la température y est encore agréable. J’ai une mauvaise grossesse, beaucoup de nausées, ce n’est pas commode de descendre quatre à quatre à chaque fois. Il persiste à vouloir rester au grenier, il prétend que ma mère nous épie.
 
Il n’est plus question de gentillesse ou de prévenance. Elle est devenue l’ennemie. Je ne me rends pas bien compte de la situation car égoïstement je focalise sur mes malaises.
Ma mère fait tout son possible pour nous être agréable car elle a très peur de rester seule. Elle prépare les repas, s'occupe de tout, du linge, de la vaisselle, du ménage... il laisse ses vêtements et ses affaires traîner partout, ne range rien, il agit comme si elle était à son service…
Il ne lui adresse plus la parole et répond par des grognements, quand il daigne lui répondre. Un soir qu’elle lui demande gentiment si sa journée s’est bien passée (il est instituteur remplaçant) il lui dit " occupez-vous de votre c** "… Personne ne lui a jamais parlé comme ça, elle ne supporte pas un tel manque de respect. Elle pleure, à ma demande, il s’excuse.
Il n’a plus besoin de lui dire des grossièretés, son regard suffit. Il va jusqu’à la bousculer sournoisement dès qu’elle s’approche de lui.
Quand il rentre à la maison, ma mère part dans sa chambre et n’en sort qu’après que nous soyons couchés.
En allant l’embrasser pour lui dire bonsoir je la trouve souvent en pleurs mais elle dit de ne pas m’inquiéter…

 
Je préviens mes sœurs : cette situation ne peut pas durer, il faut trouver rapidement une solution.
Soeur n°2  nous obtient des emploi dans un Ministère à Paris, sœur n°4  nous cède le studio en banlieue parisienne qu’elle s’apprêtait à quitter. Nous partons pour Paris.

Ma mère pleure beaucoup, elle est seule et surtout elle est très inquiète pour moi. Elle entrevoit maintenant qui est vraiment James. 




habiter chez ses parents

 

 

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Published by Camomille - dans 1948 - 1969
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commentaires

Armide 08/11/2008 10:13

Temps bénis où les difficultés d'emploi n'existaient pas

Camomille 24/11/2008 11:50


Il n'y avait pas de difficultés d'emploi en effet mais il y avait d'autres difficultés... comme l'absence de contraceptif :D


Corinne 26/04/2007 17:45

Un homme pareil instituteur ??????? ....................................

Camomille 28/04/2007 23:08

Il a fait instituteur comme il aurait fait employé de banque. Simplement parceque sa mère pouvait le pistonner dans cette branche... Bien entendu, il était très intéressé par les longues vacances.

Martine 05/12/2006 08:23

Bonjour Camomille,Je suis tomber par hasard sur votre blog que j'ai parcouru hier soir.Quel courage il vous a fallu pour affronter toutes ces épreuves.Où en êtes-vous aujourd'hui ? Avez-vous enfin trouvé la sérénité.J'ai créé mon blog il y a un mois mais pour l'instant je n'ai pas votre courage. Ma vie a été un fleuve très très chahuté. Mon enfance a été heureuse et mon premier mariage c'est terminé banalement, il est parti avec ma meilleure amie. Pas de quoi fouetter un chat !Mais de 1982 à 2004 ma vie fut un enfer. Peut être qu'un jour j'aurai le courage de l'écrire ? Mais je me fais tellement de reproches sur ma lâcheté que je ne sais pas si je pourrais tout dire, tout écrire. Je sais que si je le faisais ce serait une vraie thérapie.Mais depuis un an et demi ma vie est un long fleur très tranquille et pleine de l'amour de Philippe mon compagnon. Je vous embrasse Camomille et peut être à vous lire.AmicalementMartine

Camomille 05/12/2006 17:23

Il faut écrire, Martine, cela fait un bien fou. Je le disais encore à une glogueuse qui m'a aidée à me libérée de ce poids qui me faisait tant de mal. Depuis je suis soulagée. Ce qui m'obsédait jour et nuit est devenu comme une chose banale, un événemant de la vie sans plus.
Je n'y pense plus que rarement et avec légèreté. JE SUIS GUERIE !!!
Il y a ici des gens formidables qui vous aiderons. J'ai cru longtemps que ceux qui disaient "il faut oublier, penser à autre chose" avaient raison... Ils se trompaient, on n'oublie pas, tout reste là en nous et nous ronge, nous bouffe la vie...
Il faut seulement attendre que le moment soit venu. Un jour on a "envie" d'écrire, c'est tout... on ne peut pas se forcer, ça vient tout seul ! Les phrases, les mots qui se bousculent dans tous les sens dans la tête, d'un seul coup tout devient clair et les mots s'enchainent sur l'écran du clavier. Des gens répondent par des mots tendres et ça fait VRAIMENT du bien...
Pensez-y, un jour vous serez prête
Amitiés

eva 08/02/2006 02:14

ah, ok ;)

hihi, je te comprends, moi aussi...c'est pour cela que je me réduis à passer à deux heures du mat...(je ne te raconte pas mon reveil demain à 7h!!)

ciao ciao et bon courage pour ton boulot!!

;)

Camomille 08/02/2006 23:30

Merci, les journées sont difficiles en ce moment et mes articles coulent moins bien car ils me font mal. Je dois souvent arrêter car ça me rappelle trop de mauvais souvenirs. J'arrive dans des moments particulièrement douloureux pour moi...

eva 07/02/2006 00:09

coucou Camomille...je viens de lire ton comm suite à l'article "un message" et ...ça me fait sourir de savoir que je t'ai fait sourire ;) !! c'est une vraie chaine de sourires, dis donc! :)

bis bis et bonne nuit...

Camomille 07/02/2006 23:05

Bises, j'ai beaucoup de travail en ce moment et le soir je suis HS ... bises

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  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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