Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens
articles. Je peux donc continuer mon blog...
J'ai créé une catégorie supplémentaire :
La médecine et
moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.
Ils sont partis. Je fais le dos rond. Ne pas en parler, surtout ne pas y penser. Ils doivent être très occupés par leur emménagement. J'ai
pris des nouvelles. Ils sont heureux.
Quand Miguel m'appelle, c'est pour demander : Quand venez-vous chez nous ?
Je comprends bien qu'il est impatient de me montrer sa nouvelle maison mais je n'ai pas envie de lui rendre visite.
J'aspire tellement au calme en fin de semaine que le trajet, le bruit qu'il faudra supporter pendant deux jours me font peur. J'ai peur de
craquer !
Je suis tellement lasse...
Douze heures par jour, je suis au service de l'entreprise, les seuls moments dont j'ai envie c'est quand je suis seule sur le canapé avec mon chien et de mon chat endormis à mes côtés.
Une évidence s'impose à moi : parler à mon fils me suffit pleinement. Je n'ai pas envie de le voir ni de voir sa famille. Kate est
devenue sèche et distante. Nos rapports sont polis, sans aucune complicité. Surtout depuis que j'ai essayé de la mettre en garde contre le risque que mon fils aille chercher ailleurs ce qu'il ne
trouve pas chez lui.
J'ai cru qu'il était de mon devoir de lui dire qu'en refusant systématiquement les rapports sexuels, elle allait perdre son mari. Elle ne m'a pas comprise, elle a toujours pensé que j'étais
contre elle. Au lieu de saisi ma main tendue pour éventuellement trouver une solution ou une aide, elle s'est bornée à croire que je soutenais mon fils et peut-être même que je l'encourageais à
aller voir ailleurs.
Je n'ai pas d'avantage envie de voir mon petit-fils qui ne manifeste qu'indifférence à mon égard. Petit-à petit je le chasse de mes pensées ce
qui m'en éloigne progressivement. Ce n'est pas pour lui déplaire. Les seuls gestes qu'il me réserve sont pour me repousser. Repousser la main qui le caresse gentiment, se débattre quand je
le serre contre moi ou frapper violemment l'objet que je lui tend. Je connais bien ses regards haineux, j'ignore tout de sa tendresse.
Miguel nous accueille toujours royalement. Il ne sait quoi faire pour nous combler. Malheureusement la mauvaise entente qui règne dans son
couple met mal à l'aise.
Kate profite de notre présence pour régler ses comptes avec son mari. Elle ne cesse de bougonner et de commenter avec aigreur tout ce qu'il dit et tout ce qu'il fait.
Elle bougonne sur la vaisselle salie, sur les tâches de sauce qu'il n'a pas essuyées, sur l'emballage qu'il aurait quand même bien pu jeter, etc.
Dans ce climat tendu, le gamin ne manque jamais d'être infernal quand nous sommes là.
Son père le gronde, il pleure,
Son père le punit, il hurle,
Son père hurle, sa mère hurle en prenant sa défense et pour finir,
Ses parents se disputent. Les portes claquent,
Sa petite sœur se réveille et pleure,
Sa mère s'enferme dans sa chambre.
Et nous alors dans tout cela ? Nous n'avons qu'une envie : être ailleurs !
Si nous arrivions à supporter cette épreuve quelques quatre ou cinq heures, je ne suis pas certaine que nous réussissions à tenir pendant deux longs jours.
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