Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens
articles. Je peux donc continuer mon blog...
J'ai créé une catégorie supplémentaire :
La médecine et
moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.
Quand je me présente, Françoise ne paraît pas surprise. Oui, elle se souvient de moi. Elle me demande pourquoi je l'appelle et « pourquoi maintenant ».
Je m'étais préparée à deux situations :
1) c'était elle qui avait pris l'initiative de la rupture et dans ce cas elle allait s'en expliquer.
2) j'avais fait une chose qui l'avait profondément fâchée et je devrais m'en expliquer.
Dans les deux cas, nous avions toutes deux pris de la maturité et ce qui paraissait grave à l'époque l'était beaucoup moins aujourd'hui.
J'avais décidé de repousser le plus possible le moment où il faudrait parler du motif de rupture. Je commençais donc ainsi :
Je ne me souviens pas de la raison de notre rupture mais je suis persuadée que j'ai fait une grosse erreur...
- oui, en effet... Tu ne te souviens pas ?
- non, vraiment pas. J'ai beaucoup cherché et fini par penser que je tu en avais eu assez de mes histoires sentimentales et d'être délaissée au profit de mes petits amis successifs.
Elle répond que ce n'est pas ça, mais que c'est « du passé » maintenant.
Comme je ne la sens pas prête à s'expliquer, je demande ce qu'elle est devenue. Je pose de multiples questions mais elle parle succinctement d'elle en me renvoyant les questions.
J'en déduis qu'elle veut tout savoir de moi.
Moi aussi je veux tout savoir d'elle. Je n'ai pas envie de m'étendre sur ma vie, d'ailleurs il y a mon blog vers lequel je l'enverrais si cela l'intéresse.
Quand il faut raccrocher, nous échangeons nos adresses e-mail. C'est à ce moment qu'elle me redemande si je ne me souviens vraiment pas de la raison de notre rupture.
Je l'assure que non.
Elle dit qu'un jour elle est venue chez moi et que ma mère lui a dit de ne plus jamais revenir.
Je reste sans voix. Ce n'est pas croyable !
Pourquoi ma mère aurait-elle fait cela ? J'assure Françoise que je n'étais pour rien dans cette initiative et qu'en plus je n'en ai jamais rien su.
Cette révélation gâche toute ma joie.
Se souvient-elle du moment où cela s'est passé ? Elle dit que c'était peu de temps avant mon mariage. Je crois comprendre ;
Quand je suis tombée enceinte, ma mère a certainement pensé que je risquais de confier mon état à mon amie qui aurait pu, par indiscrétion, en parler dans le village.
Il fallait que ma grossesse reste secrète car en 1969, une « Fille mère » comme on disait, était le déshonneur de sa famille.
Françoise ne se montre pas convaincue. Elle s'est refermée. Elle est redevenue froide et distante. La blessure de son cœur vient de se rouvrir.
Son adieu est si distant que je doute même que ces retrouvailles aient une suite.
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