Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens
articles. Je peux donc continuer mon blog...
J'ai créé une catégorie supplémentaire :
La médecine et
moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.
Françoise m'emmène chez sa mère qui habite toujours le village de mon enfance.
Je suis submergée par les images de jeunesse. La tête me tourne, les larmes coulent sans que je puisse les retenir.
La sœur de Françoise, Michelle, est là pour quelques jours. Nous avons été amies avant l'adolescence. Les rivalités pour des garçons nous ont
séparées. Elle affiche une nette indifférence à mon égard.
Les deux sœurs parlent entre elles sans se préoccuper de moi. La vieille Maman se lève de la sieste. Elle est ravie de me voir. Comme elle est sourde, la conversation est difficile.
L'époux de Michelle et leur plus jeune fille rentrent d'une promenade à bicyclette. Tout le monde m'oublie. La nièce de Françoise qui veut rentrer à Paris demande à sa tante de l'accompagner.
Elles semblent très complices.
Après avoir laissé la jeune fille dans le train, nous nous promenons dans un parc. Françoise parle longuement de ses ennuis de santé. Nous prenons une boisson fraîche sur une terrasse. De retour chez elle, nous dînons, Françoise parle de sa fille qui vient d'avoir le bac et qui part à l'université. Elle a trouvé une chambre pour elle et s'occupe de son aménagement dans les plus petits détails. Je trouve étonnant la façon dont elle assume cette installation dans son intégralité comme si sa fille avait douze ans. Je me garde bien de faire la moindre réflexion.
Je dors très bien. Françoise m'a laissé sa chambre. Je me refuse d'avoir la moindre pensée négative. Je ferai le point plus tard. Au matin nous allons chercher le pain à pied, cela me permet de visiter le village. Je constate que Françoise est très appréciée. Elle est sans cesse arrêtée par les voisins qui prennent de ses nouvelles..
Sa fille et son fiancé font une apparition. Je ne suis pas étonnée de voir que la jeune fille traite très mal sa mère. Elle jette ses affaires
de droite et de gauche, exige de l'argent, parle d'un ton très méprisant, bref, se conduit comme une enfant gâtée et mal élevée. Elle repart après avoir mis un désordre sans nom. Françoise range
sans se plaindre.
Elle a préparé un bon repas. Nous retournons chez sa mère. Il fait très chaud. Je fais des photos de mon ancienne rue, de la maison où vivait ma grand-mère.
Par politesse, Michelle me pose quelques questions mais il est clair que je ne l'intéresse pas. J'ai hâte de partir. Françoise me raccompagne à la gare et me laisse attendre mon train seule dans
le hall. Elle ne vient pas sur le quai comme elle l'a fait hier pour sa nièce.
Je la regarde s'éloigner d'un pas rapide. Elle ne se retourne pas. Je me demande si je la reverrai un jour.
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