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Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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J'arrive en vacances très déprimée. Je suis épuisée. Depuis plus d'un mois nous avons eu énormément de travail.

Le week-end  Mick et moi exécutons des travaux simples mais fastidieux qui nécessitent beaucoup de temps et d'espace. L'atelier étant vide, nous pouvons occuper les tables qui habituellement sont prises et disposer de l'étuve qui est toujours pleine dans la journée.
A cause de cette étuve, nous partons tard le soir pour attendre que les pièces soient « cuites ».
Comme ce travail ne suffit pas pour répondre à la demande, je rejoins l'équipe dans l'atelier et sérigraphie des capots. Mick aussi fait sa part dès qu'il le peut. C'est difficile, il faut travailler vite avant que l'encre ne sèche sur les écrans et bouche les trous.

Ce qui m'est le plus pénible c'est la manutention : dépelliculer et empiler les 200 capots, les nettoyer et les placer soigneusement un à un sur la table de sérigraphie, appliquer l'écran, passer la racle, ranger le capot sur une claie et quand ils sont secs, les empiler et appliquer la deuxième couleur. Le dépelliculage et le nettoyage en moins, il faut répéter ces opérations pour la troisième et la quatrième couleur... J'ai mal partout ! je souffre du dos jour et nuit. Je ne dis rien, je tiens grâce à des analgésiques. Il faut que le travail soit fait.

Nous pourrions embaucher des intérimaires. Nous avons essayé les années précédentes. Le coût a absorbé en totalité le gain engendré par le travail supplémentaire! De plus, le client commande au jour le jour. Il peut décider de stopper du jour au lendemain et reprendre trois jours plus tard. Nous nous trouvons alors avec un intérimaire qui coûte cher et à qui n'a rien à faire.


Miguel ne me téléphone plus. Quand j'appelle il met rapidement fin à l'entretien. Il est fâché contre moi. Je lui ai dit des choses ignobles alors que pour lui aussi cet éloignement est une épreuve.

Ma rencontre avec Françoise a encore fait baisser mon moral. Même si je ne sais pas encore que cet événement restera sans suite, je n'ai trouvé auprès d'elle ni l'enthousiasme ni la chaleur que j'escomptais.


Je suis en vacances mais rien ne m'intéresse.


Mick propose de prendre des renseignements concernant l'achat d'une maison. Nous avons reconstitué peu à peu les économies que nous avions avant d'acheter l'entreprise. Depuis plusieurs mois nous prospections pour un appartement en région parisienne.
Les prix étaient hors budget. Impossible d'acheter sans faire un emprunt et pour un diabétique et une hypertendue de soixante ans... ce n'était pas gagné !

Les prix dans ce port de pêche de Bretagne sont beaucoup plus abordables. Nous aimons cette petite ville où nous passons nos vacances depuis de nombreuses années.
Nous ne visitons que deux maisons. Nous nous décidons en quelques heures. Il y a de nombreux travaux à faire mais nous n'avons pas les moyens d'acheter une maison neuve.
Il y a un petit jardin. C'est une merveilleuse surprise pour moi. Mick avait toujours dit que jamais il n'aurait de jardin et je m'étais résignée.

Les visites, les formalités, les rêves, la peur d'oublier quelque chose occupent nos deux petites semaines sans nous laisser un instant de repos. Impossible de dormir avec toutes ces pensées qui s'agitent.

 

 


Vers la fin des vacances, n'y tenant plus,  j'appelle Miguel. Je ne lui parle pas de la maison que nous sommes en train d'acheter. D ‘ailleurs je ne parle pas beaucoup, je ne fais que pleurer. Je ne peux supporter qu'il me boude ainsi.
Il comprend que c'est mon grand désarroi qui m'a fait dire des paroles si blessantes. Je lui dit que je l'aime, que j'ai mal de le savoir loin. Comme d'habitude, il proteste : il n'est qu'à trois heures de route !
Il me sert toujours le même discours. Une nouvelle fois j'insiste. Avant en moins d'une heure nous pouvions nous rencontrer, maintenant il faudra quatre heures et autant pour le retour. Ce n'est quand même pas la même chose !
Cette conversation m'a apaisée. Miguel n'est plus fâché. Il a fini par comprendre.

Nous rentrons de vacances sans être reposés mais avec au fond du cœur un sentiment de bonheur. Si tout va bien, nous allons devenir propriétaires.


 

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Mercredi 14 mai 2008
communauté : De la Vie publié dans : 2007
ajouter un commentaire par Camomille
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