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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 16:19
 

 
 
Boris retourne en Afrique, où il nous attendra. Quelques jours après je vais chercher nos billets d’avion qui sont payés par l’associé de Boris. Je reçois aussi une grosse somme d’argent pour acheter des vêtements.

Je connais maintenant la date de départ.
Mauvaise nouvelle, en fonction de la dernière date de visite,  James devrait me ramener le petit la veille de notre départ. C’est impossible! A cette date je n’aurai plus d’appartement. Je vais devoir ruser.

Quand James vient pour la dernière fois je tremble tellement que je finis par pleurer, je lui dit que c’est parce que mon copain m’a laissée tomber, il me croit. Comme d’habitude Miguel hurle et supplie mais au fond de moi je pense que c’est la dernière fois.

Dès son retour de droit de visite, ma soeur conduit l'enfant chez ma mère. Je ne prends pas le risque qu’il raconte ce qu'il voit  à son institutrice.
Je vend mes meubles, rend l’appartement mais laisse les rideaux aux fenêtres. 
Le vendredi précédant mon départ, je téléphone à James que l’enfant est malade, qu’il ne peut pas le prendre ce week-end. Il accepte, je dois le rappeler au milieu de la semaine prochaine pour lui dire s’il peut prendre le petit pour le week-end suivant.

Avec ma mère et ma sœur, nous passons les deux derniers jours à chercher si je n’ai pas commis d’erreur. Nous pleurons beaucoup, nous savons que nous ne nous reverrons pas avant de nombreuses années.
Ma mère me fait promettre de ne pas revenir, même si elle meurt.

Nous restons éveillées toute la nuit. Miguel qui ne sait rien dort dans la chambre à côté. Au matin nous allons à l’aéroport. J’annonce à M. que nous partons en vacances en avion, que c’est une surprise que je lui ai préparée. Je déteste lui mentir mais il le faut. Il peut nous trahir à tout moment.

Justement, je suis fouillée, pendant que je suis dans la cabine, Miguel reste avec un policier qui lui pose quelques questions sur ce que nous allons faire en Afrique.  Heureusement que je lui ai fait croire que nous partions en vacances…

Je pleure tellement dans l’avion que l’hôtesse vient me demander si j’ai un problème. Je me ressaisis, c’est exactement le genre de détail dont les gens se souviennent. Il ne faut surtout pas nous faire remarquer.

Avant l’atterrissage nous subissons un violent orage. Nous avons très peur et les cris des passagers ne sont pas faits pour nous rassurer. Enfin l’avion se pose. 6 000 kilomètres nous séparent de James. Il est trop tôt pour me réjouir, il me reste à obtenir le visa d’entrée dans le pays…





la fuite a l'etranger


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Published by Camomille - dans 1973 - 1977
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commentaires

eva 03/04/2006 18:00

hihi..je vois que tu réponds ici à ce que je vais de t'écrire dans mon dernier comm... ;)

Camomille 04/04/2006 00:09

C'est simple à deviner, dès qu'il y a un loup, il est pour moi...Ces oir j'ai regardé un film sur France2 : Le procès de Bobigny - en 1971 une femme est poursuivie en justice pour avoir aidé sa fille à avorter - et bien que l'histoire n'ait rien à voir avec la mienne je me suis revue dans de nombreuses situations, ça m'a donné le cafard.

cursichella 03/04/2006 12:49

bonjour
je ne connait pas tout de ton histoire à savoir pourquoi tu es partie pour celà il faudra que je puisse lire tous tes articles un par un, mais il est vrai que ce doit être sacrément difficile de tout quitter du jour au lendemain, je l'ai fais moi aussi je ne sais pas si tu as jeter un oeil à mon blog entièrement mais de Toulon, je suis partie en Corse, donc je veux dire ça n'est pas l'afrique là il est vrai que c'est une séparation total avec la famille......y faut être super forte pour prendre une décision pareil bon courage à toi
bises virginie

Camomille 03/04/2006 17:46

Non je n'ai pas tout lu encore, je pense que partir est toujours difficile de toute façon.
Je pense que nous avons des points communs.

cocole 03/04/2006 08:49

je retiens mon soufle...

Camomille 03/04/2006 17:43

Je t'en prie, respire car nous ne sommes qu'en 1977...  Amitiés

:0007: framboise 03/04/2006 05:12

... c'est drôle ... si l'on peut dire mais autour d'un pseudo on se fait souvent une idée fausse de qui se cache derrière un blog. Je découvre aujourd'hui une personne qui a vécu, qui a des choses à raconter, qui les dit bien, dans un style très pur et avec un réel talent de narratrice.bravo et j'attend la suite de la lecture de ta viebises

Camomille 03/04/2006 06:18

.

line 02/04/2006 21:39

bonsoir Camomille,
Ton histoire bouleversante est tellement haletante et bien racontée que j attends toujours quelques jours avant de lire la suite pour en savoir davantage, j espère vivement que l'Afrique va t'apporter enfin la sérénité et la sécurité auquel tu as droit ainsi que ton fils
bises

Camomille 02/04/2006 23:06

Merci Lyne, je parlerai de l'Afrique, très prochainement.

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« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


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Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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