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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :





J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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Alors que je venais de mettre en ligne mon précédent article, une lettre recommandée arrive : J'ai un contrôle fiscal sur l'entreprise !!!

C'est la panique !

Même si je suis parfaitement en règle, que je n'ai commis aucune faute intentionnelle : j'ai peur.

Je rêve du contrôle (plus exactement j'en cauchemarde) pendant vingt jours, j'y pense vingt heures sur vingt quatre, je n'entends plus ce qu'on me dit, plus rien ne me fait rire... je n'imprime plus !


Les questions se bousculent dans ma tête : pourquoi nous ? et si nous avons un redressement ? pourrons-nous payer ? sur quoi porte exactement le contrôle ? les contrôleurs ont-ils déjà trouvé quelque chose ?

Et c'est ainsi que chaque soir, j'avale, sans même m'en rendre compte, une tablette entière de chocolat. J'enfourne carré sur carré, n'attendant même pas que le dernier soit fondu pour en engloutir un autre. J'ai beau mettre la tablette entamée dans une boîte, dans le placard, j'y reviens tant qu'elle n'est pas finie

Et les revoilà, les 84 kilos ! En plus, tout ce chocolat me donne mal à la tête.

Je suis exécrable. Des cernes me bouffent le visage. Je ne supporte plus rien ni personne. Le contrôle fiscal est une idée fixe, je ne pense qu'à ça !

Mick n'arrive pas à m'apaiser. A bout d'arguments, il décide de m'emmener en week-end. Je refuse, ce n'est pas le moment ! Je fini par céder en disant « puisque tu t'en moques, j'aurai bien tort de m'en faire ».

Il m'interdit de parler du contrôle pendant trois jours.

Dès mon arrivée en Bretagne, je jardine. Je ne fais que ça. Je ne pense qu'à mes fleurs. Le miracle se produit : je dors. Enfin une vraie nuit de 7 heures, d'un trait, sans rêve ni cauchemar.

Je jardine encore samedi toute la journée et dimanche matin. J'ai encore passé une bonne nuit, identique à la première. Depuis, les nuits sont redevenues normales, mon esprit s'est apaisé.

 


Une rupture dans le mode de vie et le retour du sommeil m'ont permis de relativiser.

Nous avons un contrôle fiscal, et alors ? Si nous avons un redressement parce que j'ai mal fait les choses, me rendre malade n'y changera rien. Si erreur il y a, il n'est plus possible de la réparer si ce n'est qu'en payant au fisc ce qui n'a pas été payé en son temps.

Par contre, ce que je peux faire dès à présent, c'est perdre les quatre kilos que j'ai pris en un mois. Heureusement, je n'ai pas repris l'habitude de manger beaucoup. Il suffit de supprimer le chocolat. Comme je manque de confiance en moi (le temps du contrôle) j'ai trouvé plus prudent de ne pas en acheter cette semaine.


 

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Lundi 6 octobre 2008
- Communauté : Réquilibrage alimentaire - Publié dans : La médecine et moi
Ecrire un commentaire - Par Camomille
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