Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 16:07


 

Les mois passent sans événement exceptionnel. Mick et moi sommes partagés entre l'entreprise et notre maison bretonne. En mai nous y passons onze jours.

Onze jours à travailler dur. Mick m'aide pour les travaux de jardinage. Normalement, c'est mon job mais je ne n'ai la force de tailler les haies et  d'arracher les arbres qui ont envahi notre petit jardin.

Il commence à réparer les « urgences » et  fait la liste de tout ce qu'il fera en août.

Nous travaillons tellement que le soir nous avons toutes les peines du monde à monter l'escalier pour gagner la chambre tant les muscles des jambes nous font mal. Durant ces onze jours, c'est à peine si nous avons le temps d'aller voir la mer. Quand il fait du vent et que la mer est « mauvaise » nous l'entendons de chez nous. C'est merveilleux !

Quand il faut rentrer à Paris, c'est un déchirement. Sur le chemin du retour nous pensons aux travaux qui nous attendent pour « la prochaine fois ».

Le tourbillon du travail ne nous permet pas d'escapade en Bretagne avant les vacances d'août.






Bien que le programme des travaux à réaliser soit très chargé, nous avons accepté de garder notre petite-fille une semaine. Ce qui aurait dû être une joie devient rapidement un problème.

La première difficulté est de trouver une date compatible pour récupérer la petite. Miguel veut tout contrôler, l'heure, le jour, notre disponibilité...

Après maintes discussions allant jusqu'aux pleurs, nous imposons nos conditions. Nous irons chercher la petite le lundi et ils viendront la reprendre le samedi suivant.

Les cinq jours de garde se passent bien. Nous regrettons seulement de ne pas pouvoir nous reposer après deux mois de travail intensifs à l'entreprise.

Nous avons hâte de nous retrouver seuls, au calme. Le samedi matin, nous avons acheté une grande quantité de produits locaux et  attendons sereinement que Miguel,  Kate et notre petit-fils arrivent. J'ai préparé les chambres.


Miguel arrive de mauvaise humeur. C'est encore pire quand j'annonce que nous n'allons pas au restaurant comme cela avait été évoqué avant que Miguel dise qu'ils mangeaient déjà au restaurant à midi. Pensant que cela ferait trop, j'avais préféré faire un repas tranquille à la maison.

Il insiste, Kate insiste. Il est clair qu'ils se moquent bien que nous ayons acheté plein de nourriture.


Tout-à-coup, Miguel décide que la petite doit manger sans plus attendre.

Comment ? il n'y a pas de menu pour elle ? Je comptais lui faire manger quoi ?

Mais tout simplement la même chose que nous...

Miguel et Kate se lancent un regard entendu.

Je prépare vite fait un menu pour l'enfant. Pendant ce temps Miguel fait cuire (en vidant la moitié de mes boîtes de condiments) la trentaine de Bigorneaux que sa fille a rapportés de la plage.

Le repas est un véritable fiasco. Miguel ne mange que les bigorneaux qu'il s'est préparés. Kate refuse les charcuteries car elle en a trop mangé chez « Môman » ce midi.

Miguel dit :  Quoi ? tu n'as rien prévu d'autre que des chips en légumes ? Tu nous reçois avec des chips ?

Il devient tout-à-coup urgent que notre petit-fils mange des crudités. Miguel prépare une demi-tomate qu'il assaisonne de thym et de laurier... le pauvre môme a bien du mal à avaler cette curieuse préparation.

Le Far n 'est pas bon (Môman en fait un délicieux) , le Kuing-aman non plus bien entendu (chez Môman, il est meilleur).

Nous remettons la quasi totalité des denrées au réfrigérateur. Au moins cela va nous éviter de faire des courses pendant une semaine !

Mike et moi avons compris qu'en fait, quand ils sont arrivés, ils n'avaient pas faim. Ils sortaient de table !

Fin juin, ils étaient venus à Paris et avaient fait le même coup. Ils étaient arrivés moins d'une heure après avoir pris un copieux petit-déjeuner dé-li-cieux à l'hôtel où ils dormaient et n'avaient pratiquement pas touché au repas..

Mike et moi allons nous coucher tristement mais non sans avoir subi divers reproches : les escaliers craques, il n'y a pas de penderie, enfin rien ne va...

Nous sommes vraiment désolés si nous ne sommes pas à la hauteur ! Nous nous installons petit à petit avec nos petits moyens,


Le lendemain matin alors que Mick et moi prenons le petit déjeuner, Miguel passe en tenue de jogging avec un « salut » en guise de bonjour.

Les enfants et Kate descendent prendre un petit déjeuner qui n'en finit pas. Alors que tout est débarrassé, Miguel rentre enfin et s'étonne que la table soit desservie. Nous ne savions pas que nous faisions « pension de famille » !

Il ne comprend pas non plus que nous n'ayons pas un assortiment de yaourts et de boissons lactées aux fruits...

Découvrant un pansement sur sa fille, il m'interroge sur son origine.

Je ne sais pas.

Comment ? Tu gardes ma fille et tu ne sais pas comment elle s'est blessée ? Il est atterré.

Kate qui a entendu intervient, c'est normal, cela s'est produit hier en mon absence. C'est elle qui a soigné sa fille.


Enfin, Miguel charge sa voiture. Il est infecte. Nous voulons l'aider, il nous envoie promener.  

Après leur départ j'ai le « bonheur » de trouver 2 kg de crottes de chien bien molles dans le jardin (Miguel est pourtant très stricte :  chez lui, notre chien ne doit pas crotter dans le jardin).

Ce n'est pas tout : tous les jolis coquillages (des spécimens énormes laissés nos prédécesseurs) ont été réduits en bouillie et les galets qui garnissaient l'entrée des dépendances ont servi de projectiles pour faire tomber un ballon perché dans la haie. Je retrouve des galets partout : dans les haies, dans les fleurs, sur le trottoir, il y en a même un sur le toit de notre voiture. Nous avons eu de la chance qu'aucune vitre ne soit cassée.


C'est le genre de visite qui laisse un goût amer et qui vous conforte dans l'idée que vous êtes mieux seuls.




Page suivante  -  Page précédente

 

 

 



Partager cet article

Repost 0
Published by Camomille - dans 2008
commenter cet article

commentaires

luna 06/01/2010 13:27



je tennais a vous dire que je suis tombe par hasard sur votre blog et que cela fais troıs jours de suite que je lis votre histoire.
je ne comprend pas pourquoi votre fils vous traite de cet facon pourtan vous vous etes faite tand de mal pour lui sauve la vie et avoir une vie normal comme c'elle qu'ıl a mnt.
moi je ne pourrai jamais faire une tel chose a mes parents, et si j amais quelqu'un ose un jour leur faire du mal j imagine pas ce que je pourrrai lui faire.
j ai 22 ans je suis encore etudiente et surement je n'ai pas autant d'experience que vous.
mais a mon avis vous devez remettre votre fils a ca place et lui rappeler ce que vous avai faite pour lui. peut etre il la oublier.



Martine 02/01/2009 18:13

Petit passage sur ton blog. J'ai aussi quelques soucis pour voir l'une de mes petites filles. Je comprends ta colère et ta tristesse.Je te souhaite mille et une bonnes choses pour 2009. Je t'embrasseUne morbihannaise exilée en région parisienne

Camomille 19/01/2009 15:33


Oui, sauf que moi, je ne désire même plus les voir puisqu'à chaque fois je me prends "un rateau".

Je t'embrasse


KERFON 22/12/2008 13:32

Alors, il ne faut pas oublier d'y revenir...KenavoKERFON LE CELTEun homme à fables

Camomille 25/12/2008 14:27


Je n'y manquerai pas
D'ailleurs je t'ai mis en lien pour te retrouver facilement


Miss Clochette 21/12/2008 18:22

Je comprends que les écarts de génération créent parfois des conflits. Mais dans ce cas, pourquoi se voir? On peut prendre un peu de distance pour calmer les esprits, non?Enfin, c'est ce que je pense.Bonne continuation

Camomille 22/12/2008 12:00


100% d'accord avec toi ! Ce sont eux qui insistent autant pour nous rencontrer. Si nous ne supportons plus autant prendre de la distance. Le téléphone est suffisant...


bunny le chti 16/12/2008 18:44

salut
Je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année
Le webmaster de l'annuaire du mineur en balade

Camomille 22/12/2008 11:58


Salut Bunny, bonnes fêtes pour toi aussi...


Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
  • Contact

Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

Recherche

Référencements

Articles Récents

Catégories