Je viens juste de me rappeler pourquoi nous avions changé de médecin, abandonnant non sans état d’âme le « bon
docteur » - celui-là même dont les actions les plus marquantes ont été de ne pas juger utile de se déplacer en pleine nuit alors que mon père avait une crise cardiaque et qui m’a fait
prendre des gouttes de Largactil dont je n’ai « profité » que des inconvénients et d’aucun avantage puisque ce médicament n’était nullement adapté à mon état de santé…
C’était dans les années 60 et pour la énième fois, j’étais malade. Bronchite, angine ? peu importe, j’étais tout le
temps malade à tel point que j’ai plus de souvenirs d’enfance vus du lit que de l’extérieur…
A cette époque, les médecins prescrivaient les antibiotiques sans compter… Le « bon docteur » n’était pas en
reste, bien entendu.
Voyant ma bouche se tapisser d’aphtes, ma mère fit appel au « bon docteur ». Celui-ci, nullement inquiet accusa
ma mère de m’avoir forcée à boire mon café au lait brûlant !!!
Ma mère ne pouvait recevoir pire insulte ! On mettait en cause son rôle de mère !
Elle me badigeonna la bouche avec du bleu de Méthylène. C’était très douloureux et j’avais l’impression d’être traitée
comme nos poules quand elles avaient la pépie car, comme pour les poules, ma mère utilisait un coton au bout d’une pince et badigeonnait les aphtes.
Trois jours plus tard, je ne pouvais même plus avaler ma salive. Ma bouche était blanche, gencives et lèvres comprises.
Je sentais la moindre goutte d’eau descendre dans l’œsophage et atteindre l’estomac comme s’il s’agissait d’un acide…
Devant l’incapacité à me soigner du « bon docteur » qui persistait à dire que ma mère m’avait brûlée, nous
sommes allées consulter un nouveau médecin qui venait de s’installer au coin de la rue…
C’est alors que pour la première fois j’ai entendu prononcer le mot « allergie ». Il a fait stopper la prise de
l’antibiotique (il fallait commencer par ça !!!) et… du Largactil (mais c’est une autre histoire).
Il a expliqué ce qu’était une allergie (enfin ce qu’il en savait à l’époque mais au moins, il savait en reconnaître les
symptômes).
En quelques jours les aphtes ont disparu en même temps que la famille adoptait le nouveau médecin qui faisait office de
sauveur.
Hélas, si l’antibiotique incriminé avait bien été identifié, je n’étais qu’aux début de mes problèmes
allergiques.
Pendant les années qui ont suivi, j’étais sujette a de très vives démangeaisons dont nous cherchions en vain la cause.
Nous avons exclu les vêtements en laine qui par irritation donnaient le point de départ à des grattages frénétiques. Je me vis interdire la consommation de sauce tomate que j’adorais, le
médecin pensant que le fait d’en abuser pouvait être une source d’allergie.
Sans rien connaître des pollens nous avions remarqué que les allergies se manifestaient plus à certains moments de
l’année mais sans en tirer de conséquence.
Je fis deux ou trois autres allergies aux médicaments, heureusement, détectées dès les premiers signes.
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Mercredi 29 juillet 2009
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16:29
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Publié dans : La médecine et moi
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Par Camomille
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