A l’approche des trente ans, je remarque que régulièrement, en fait une semaine avant les règles, un furoncle fait son
apparition sur mon intimité. La honte m’empêche de signaler ce problème à mon médecin et puisque cela s’arrange tout seul, je trouve inutile d’en parler.
Régulièrement aussi, je fais des cystites. La prise de médicaments antibactériens ne semble pas très efficace et comme ma
sœur est secrétaire médicale, elle me prend rendez-vous dans son Centre où je subis une batterie incroyable d’examens de plus en plus douloureux et humiliants pour arriver à la conclusion que je
n’ai RIEN !
Personne ne me pose de questions relatives à d’autres manifestations répétitives de mon organisme comme par exemple,
l’apparition de ces fameux furoncles… Chaque médecin reste persuadé que mon problème se situe dans les reins ou dans la vessie.
Début 1977, quand je fais connaissance de celui qui sera mon compagnon en Afrique, après une quinzaine de jours de vie
commune, une réaction très gênante se produit.
D’abord, j’ai des démangeaisons épouvantables, puis mes parties intimes triplentde volume et commencent à se desquamer
pendant que les ganglions des aisselles et de l’aine deviennent tellement gros qu’on les voit à l’œil nu.
Prise de panique, mon nouveau compagnon vient d’Afrique où il réside depuis 10 ans, je pense immédiatement à une MST.
D’ailleurs, pour mon médecin traitant, la cause ne fait aucun doute.
Mon nouveau compagnon et moi faisons des examens de sang qui ne donnent aucun résultat. Le médecin prescrit d’autres
examens (sang + prélèvements) qui eux aussi s’avérent négatifs. Le médecin perplexe me dirige vers un spécialiste des maladies sexuelles. Ce spécialiste décide immédiatement - alors que je ne
présente plus aucun signe clinique puisque le temps de prendre les rendez-vous et de faire les examens de labos, une dizaine de jours se sont écoulés - de faire tout simplement l’ablation des
ganglions de l’aine ! Ahurissant non ? Les ganglions gonflent signalant un problème, alors, ce Monsieur les retire, tout simplement ! Je suppose que quand une alarme retentit,
ce Monsieur se contente de couper l’alarme sans chercher à connaître la cause de son activation !
Il me fixe immédiatement un rendez-vous pour l’opération mais fort heureusement, alors que je suis déjà devant la porte,
prête à partir, il m’informe que l’opération est rès délicate et que non seulement il ne garantit pas que cette ablation résoudra le problème mais qu’en plus il y a de très fortes probabilités
pour que je reste estropiée !
Je demande un délai de réflexion. Il insiste, disant que je dois me décider rapidement - avant mon départ pour l’Afrique
– car l’opération ne pourra être réalisée là-bas.
Je décide de tenter ma chance, espérant que l’incident n’aura pas de suite et qu’il ne se reproduira plus. La peur de
rester estropiée et la faible chance de réussite de l’opération m’ont amenées à prendre cette décision contre l’avis de ma famille, de mes amies et de mon médecin traitant qui unanimement
m'accusèrent de refuser l’inévitable.
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Vendredi 4 septembre 2009
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Publié dans : La médecine et moi
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Par Camomille
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