Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me
conseille de taire.
« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… »
s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si
vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :
Bien entendu, les choses ne s’arrangèrent pas seules ! Trois mois à peine après mon arrivée en Afrique, les
symptômes font de nouveau leur apparition.
Je suis assez confiante car je pense que j’ai attrapé une MST d’origine africaine et que peut-être, en France, les
médecins que j’avais consultés, ne la connaissaient pas sous l’aspect sous lequel elle se manifeste en moi.
Je vais dans une clinique consulter un médecin qui a longtemps exercé en France avant de s’installer dans son pays.
Il présente pour moi l’avantage de la compétence alliée à l'expérience du terrain.
Après m’avoir examinée et étudié les résultats de laboratoires que j’avais apportés, il s’avoue bien perplexe. Il n’a
jamais eu connaissance d’une chose semblable. Il fait refaire les examens de laboratoire, pensant que peut-être, l’affection ayant évoluée, les résultats peuvent se révéler
positifs.
Malheureusement, comme précédemment, aucune maladie n'est détectée.
Ne sachant que faire et conscient de ma détresse, j’espérais qu’il donne un nom à ma souffrance, qu’il me dise « Je
sais de quoi vous souffrez, nous allons vous guérir », il propose de se mettre en rapport avec le médecin qui voulait m’opérer. Il n’en est pas question ! Je suis en fuite, la police
peut éventuellement me retrouver en suivant mon parcours médical et en plus, il me semble bien inutile de prendre un tel risque pour contacter une personne qui ne m’a pas convaincue de sa
compétence.
Je ne peux pas dire cela au médecin, bien entendu. Je dis que je vais lui communiquer les coordonnées du spécialiste.
Quelques temps après, je rencontre par hasard le médecin et comme il s’étonne de ne pas avoir eu les coordonnées, je ments allègrement, prétendant être guérie.
Quelques jours plus tard, nous quittons la Brousse pour vivre dans la capitale du pays. Je pensais trouver un choix plus
important de médecins susceptibles de me soigner.
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C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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