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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 09:40




 
L’ambiance dans l’atelier reste pesante. Les rapports sont tendus. Je m’isole dans mon bureau.
Claude est moins agressif mais il n’a toujours pas abandonné l’espoir de faire front contre le « patronat » même si c’est complètement ridicule dans une petite entreprise de cinq personnes, il reste persuadé de l’importance de son rôle.
 
J’ai le sentiment d’être devenue ce que je détestais tant chez mes ex-employeurs et chez nos prédécesseurs. Il n’y a plus aucune communication autre que professionnelle.
Nous affichons notre indifférence : quand Claude s’absente pour accompagner sa femme à l’hôpital, nous n’avons pas un mot de compassion, n’exprimons aucun intérêt.
Je suis en opposition totale avec ma vraie nature.
 
Je veux faire cesser ce mauvais esprit même si cela doit passer par des moments très pénibles. La question reste de savoir si le lien brisé pourra un jour se reconstituer.
 
Nous nous déshumanisons : plus de cadeaux ! Vous arrivez en retard ? il faut récupérer sinon le temps sera décompté.
Vous avez besoin d’une étiquette ? il faut la payer.
C’est nul, vraiment nul !
 
Comme Claude essuie systématiquement un refus en réponse à ses demandes, croyant rallier ses collègues à sa cause, il leur annonce qu’ils devront se passer de lui comme médiateur.
En réalité les collègues avaient compris depuis longtemps et faisaient leurs demandes directement (en cachette). Claude s’attendait à ce que ses collègues le supplient de continuer de plaider en leur faveur, il n’en est rien. Ils acceptent tranquillement la décision.
Comment je sais cela ? mais parce qu’un des employés me l’a dit, évidemment.
 
Il faut savoir que lorsque Claude est absent, l’ambiance dans l’atelier redevient normale. On chante, on rit, on plaisante… et on travaille intelligemment. On ne reste pas bêtement à attendre si on n’a pas le temps d’entamer une nouvelle tâche : on part déjeuner ou on rentre chez soi. Si le lendemain on n’a pas fini un travail, on le finit même si c’est l’heure de partir.
 
Je ne sais quel est son moyen de pression mais il est efficace. Dès qu’il revient, l’attitude « pendule » se remet immédiatement en place.
Je ne sais pas pourquoi ses collègues semblent le craindre. Ils lui parlent avec un respect qu’ils n’ont pas pour nous.
 
C’est frustrant.






mauvaise ambiance, patronat

 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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Published by Camomille - dans 2006
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commentaires

Brigitte 25/03/2007 16:42

Il faut croire qu'il y a toujours un empêcheur de bosser en paix dans une boîte...
PS : Tu as retrouvé l'envie d'écrire ?

Camomille 27/03/2007 08:04

Bonjour Brigitte.
Ce blog est en sommeil, Il faut que je lui trouve une autre orientation.
Reprendre ce qui est déjà écrit ou le transformer en journal ? J'hésite.
Et pourquoi pas les deux selon l'envie ?

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  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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