Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me
conseille de taire.
« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… »
s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si
vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :
Après un long silence, je suis de nouveau disponible. Enfin, pas complètement mais presque…
Il s’est passé beaucoup de choses ayant pour origine l’achat de notre maison en Bretagne fin 2007. Ce fut et c’est
toujours d’ailleurs, une chose merveilleuse mais...
Pour moi cet achat a eu un effet stimulant. J’avais enfin une motivation autre que de gagner le pain quotidien pour
travailler douze heures par jours, cinq jours sur sept et souvent même le week-end.
Il me semblait évident qu’il faudrait travailler encore d’avantage pour financer les travaux de remise en état de la
maison.
Bien que Mick semble d’accord sur le principe, il affiche rapidement un comportement incompatible avec une activité plus
soutenue, bien au contraire.
Il ne pense plus qu’à une chose : partir en week-end en Bretagne. Au lieu de répondre aux demandes de prix, de
commander des matières premières ou tout simplement de rappeler les clients, il fait des plans d’aménagements, prend conseil auprès de notre entourage, achète des outils… bref, il est déjà
là-bas !
Le résultat de ce « laisser-aller » ne tarde pas à se faire sentir. Les anciens clients se plaignent, les
nouveaux, ne recevant aucune écoute de la part de mon époux, s’adressent à la concurrence.
Le chiffre d’affaire s’écroule, le travail commence à manquer dans l’atelier. Je suis obligée d’entrer en guerre :
je relance, je me fâche, je boude, je pique des colères… et ça repart !
La première moitié de l’année 2008 est bonne. Les affaires marchent bien malgré un Mick qui laisse son esprit vagabonder
ailleurs. Mick n’a qu’une idée : partir en week-end en Bretagne (600 km) sans tenir compte ni des commandes, ni des clients et encore moins du personnel livré à lui-même…
Nous passons les vacances 2008 à jardiner, à réparer, à mettre en état… c’est un vrai bonheur.
Dès septembre, ce qui sera « la crise » commence à se faire sentir. Les commandes sont timides, retardées, les
clients renégocient les prix et diminuent les quantités.
Tout le monde est énervé, les anciens clients se font agressifs, les nouveaux que j’arrive à contacter nous font
comprendre qu’ils sont les rois, qu’en ces temps difficiles, il faut en passer par leurs exigences…
C’est un carnage ! Mick, qui n’a déjà plus envie de travailler, se lâche ! Il répond mal, raccroche au nez de
celui qui veut négocier un prix, met l’accent sur l’incompétence de l’acheteur… et en plus il réclame mon approbation !
Je pose un ultimatum : c’est simple : s’il continue ainsi, je ne viens plus à l’atelier. Je ne veux pas
assister à la destruction de notre entreprise !
Mick tente de se justifier. S’il parle ainsi à tel client c’est parce qu’il sait qu’il ne passera pas
commande…
Ah, oui ? et il sait ça comment ?
Mais enfin, je devrais me souvenir : il y a deux ans, un client a fait une demande similaire, nous avons fait un
devis et il n’a jamais donné suite…
Je n’y crois pas ! Il pourrait au moins trouver de vrais
arguments !
:
C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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