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Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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Nous voilà avec deux petits salaires, un loyer, des charges et un budget à gérer… c’est dur, nous avons froid, pas grand chose à manger, pas d’argent pour sortir.

Rapidement mes sœurs espacent les invitations car sans être aussi odieux qu’avec ma mère, il leur fait comprendre qu’elles doivent s’occuper de leurs affaires… Il ne comprend pas que je respecte mes sœurs simplement parce qu’elles sont mes aînées.

En sortant d’une boutique d’alimentation je vois qu’il a mis un saucisson dans sa poche… Je suis furieuse, je préfère manquer de tout mais il n’est pas question de voler…

Les conditions de transport en métro sont difficiles. Je suis bousculée, malgré ma carte prioritaire, un usager refuse de me laisser sa place James l’insulte, le menace et va chercher le chef de train qui oblige le Monsieur à se lever… j’ai tellement honte…cet homme semble si fatigué, il suffisait de demander à une autre personne…

L’agressivité de James est grandissante. Mon état est un prétexte pour jouer au redresseur de torts : on m’a bousculée, on me refuse la priorité, on m’a manqué de respect, etc. Au début je suis flattée d’être ainsi protégée puis j’ai honte d’attirer l’attention sur moi surtout parce que cela finit généralement en drame.

Je dois rester alitée trois semaines. Notre situation financière semble s’améliorer, c’est certainement parce que nous arrivons à mieux gérer. Je m’étonne un peu qu’il n’ait plus besoin d’argent pour acheter son titre de transport ni pour payer son repas de midi. Il dit que ses parents lui envoie parfois des chèques directement au travail et que ses collègues l’invitent à déjeuner.

Il ne veut pas rendre visite à ses parents, par conséquent je ne vois plus ma mère.

Nous ne fêterons pas Noël, il dit que c'est un jour comme les autres, d’ailleurs à l’avenir nous ne fêterons plus rien : ni fêtes, ni anniversaires il dit que c’est stupide! Je pleure tant qu’il accepte d’aller chez une de mes sœurs pour le réveillon du Jour de l’An. Il gâche la soirée par une attitude méprisante et négative. 




nous ne fetons pas noel


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Mercredi 8 février 2006
publié dans : 1948 / 1969
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Peu de temps avant de quitter le village il m’est arrivé une mésaventure. 

 

 
Un soir en rentrant du travail, je descends du car et je marche dans une petite ruelle mal éclairée. Il n’y a aucune habitations, rien qu’une école, déserte à cette heure. Mes beaux-parents habitent à 200 mètres. J’ai un peu faim et pour lutter contre la nausée je mange une orange.

En face de moi je distingue une silhouette hésitante sur un vélo qui avance doucement dans ma direction. Lorsqu’il me croise je vois que c’est un des ouvriers agricoles qui travaille pour le maraîcher. Ces ouvriers sont d’ex délinquants en réinsertion sociale.
Je suis sur mes gardes. J’entends le bruit du vélo qui tombe, je me retourne et vois le gars se précipiter sur moi. Il me jette dans le fossé et se couche sur moi. Avant de tomber j’ai commencé à hurler et je continue et me débattant de toutes mes forces. J’ai toujours mon orange à la main et je m’en sert comme d’une pierre. Par chance je le frappe sur l’œil, l’acidité le pique tellement qu’il me lâche. Pendant qu’il se frotte l’œil je me relève et prend la fuite.

Je croise mes beaux-parents qui ont entendu des cris et arrivent en courant. Ils me réconfortent et m’amènent directement à la gendarmerie pour porter plainte.

Je suis pleine de terre et je tremble. Dès les premiers mots je comprends que ma démarche est inutile. Le gendarme dit que ma tenue vestimentaire (mini-jupe et talons hauts) sont la cause de cette agression. Il est clair que j’ai provoqué ce pauvre garçon… d’autre part, ma réputation de fille facile lui a certainement laissé penser qu’il pouvait " tenter sa chance ".
Je suis abasourdie : tenue provoquante, fille facile, tenter sa chance ! mais alors c’est lui la victime!
Le gendarme insiste : si je porte plainte, je vais causer un préjudice à ce garçon qui concrètement n’a rien fait d’autre que de me faire tomber dans l’herbe. Il suffit de laver mes vêtements et il n’en restera rien…
Comme je persiste à vouloir porter plainte il me dit de revenir la signer le lendemain, après avoir bien réfléchi…
Le lendemain quand je me présente pour signer, le gendarme que j’ai rencontré est absent.
Je dois revenir une autre fois.


Pendant les mois qui suivent, je relance pour savoir où en est cette affaire, on me répond que c’est " en cours ". Un jour on me dit que l’affaire a été classée sans suite… 


N’ayant jamais reçu la moindre preuve écrite ni de la transmission de l’affaire, ni de son classement je crois être en droit de penser qu’elle n’a jamais été transmise à qui que ce soit.




agression sexuelle

 



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Lundi 6 février 2006
publié dans : 1948 / 1969
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Nous habitons chez ma mère. Mon ancienne chambre est grande et confortable, elle se trouve au bout d’un couloir avec un accès direct pour sortir. Pourtant, dès le deuxième jour James décide que la proximité avec ma mère est trop pesante et me persuade de nous installer au grenier dans une petite chambre mansardée.  
C’est exiguë, glacial l’hiver et irrespirable l’été mais nous sommes en automne, la température y est encore agréable. J’ai une mauvaise grossesse, beaucoup de nausées, ce n’est pas commode de descendre quatre à quatre à chaque fois. Il persiste à vouloir rester au grenier, il prétend que ma mère nous épie.
 
Il n’est plus question de gentillesse ou de prévenance. Elle est devenue l’ennemie. Je ne me rends pas bien compte de la situation car égoïstement je focalise sur mes malaises.
Ma mère fait tout son possible pour nous être agréable car elle a très peur de rester seule. Elle prépare les repas, s'occupe de tout, du linge, de la vaisselle, du ménage... il laisse ses vêtements et ses affaires traîner partout, ne range rien, il agit comme si elle était à son service…
Il ne lui adresse plus la parole et répond par des grognements, quand il daigne lui répondre. Un soir qu’elle lui demande gentiment si sa journée s’est bien passée (il est instituteur remplaçant) il lui dit " occupez-vous de votre c** "… Personne ne lui a jamais parlé comme ça, elle ne supporte pas un tel manque de respect. Elle pleure, à ma demande, il s’excuse.
Il n’a plus besoin de lui dire des grossièretés, son regard suffit. Il va jusqu’à la bousculer sournoisement dès qu’elle s’approche de lui.
Quand il rentre à la maison, ma mère part dans sa chambre et n’en sort qu’après que nous soyons couchés.
En allant l’embrasser pour lui dire bonsoir je la trouve souvent en pleurs mais elle dit de ne pas m’inquiéter…

 
Je préviens mes sœurs : cette situation ne peut pas durer, il faut trouver rapidement une solution.
Soeur n°2  nous obtient des emploi dans un Ministère à Paris, sœur n°4  nous cède le studio en banlieue parisienne qu’elle s’apprêtait à quitter. Nous partons pour Paris.

Ma mère pleure beaucoup, elle est seule et surtout elle est très inquiète pour moi. Elle entrevoit maintenant qui est vraiment James. 




habiter chez ses parents

 

 
Samedi 4 février 2006
publié dans : 1948 / 1969
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Je ne veux pas avoir un enfant de James ! Il n'en est pas question! 

Sauter à la corde pendant des heures n’est pas plus efficace que les comprimés que j’avale toutes les deux heures et qui me font uriner bleu…
Je parle de mon état à James. Nous allons chez le médecin qui me fait une piqûre, il y en a deux autres à faire. James m’en fait une : j’ai la fesse transformée en passoire sanguinolente… La 3ème est faite par une copine. Les piqûres sont sans effet.
La copine accepterait de me fournir un médicament pour " faire passer " mais si ça ne marche pas, le fœtus peut être endommagé. Je refuse.


Je dois avouer mon état à ma mère. Je demande à mes sœurs de venir. J’ai bien fait car en apprenant la nouvelle, elle fait une syncope.
Il y a trois solutions : l’avortement en Angleterre (en France c’est interdit), rester " fille-mère " comme on dit à l’époque ou me marier.
J’ai pris conscience que le fœtus n’est pas un furoncle dont il faut se débarrasser mais un enfant, un petit être vivant… Je ne veux plus avorter. 
Rester fille-mère serait une honte pour moi et pour ma famille.
Il ne reste que la dernière solution : le mariage.

Ma famille est persuadée que je vais être heureuse avec James car il a su se faire apprécier. Il est serviable, attentionné, prévenant et il m’aime tant … Il est bien un peu excité mais c’est parce qu’il est jeune et tellement malheureux avec des parents qui le battent… 
James se joint au conseil de famille. Il a tout avoué à ses parents et leur a annoncé qu’il voulait m’épouser. Les parents débarquent à grand fracas, m’insultent, insultent ma famille, disent que l’enfant n’est pas de leur fils, je me suis faite engrosser par un espagnol et si j’avorte ils nous dénonceront… ma mère les met dehors.
Quelques jours après, ils reviennent sur leur position et acceptent le mariage. Les formalités sont accélérées il est important de cacher " aux gens " que je suis enceinte.


Le frère de ma future belle-mère est prêtre. Il me fait passer un " examen " afin d’évaluer si je suis suffisamment croyante. Bien que je sois croyante, il déclare que je ne peux me marier à l’église. Ma mère m’a déjà acheté une robe, elle tente de s’expliquer avec le curé du village : je viens régulièrement à la messe, je fais même partie de la chorale, comment peut-il refuser de me marier? Le curé est gêné mais son collègue a pris contact avec lui et il ne peut aller contre son avis… il est évident que c’est surtout qu’il ne peut risquer de perdre les enveloppes que ma future belle-mère lui remet . La machination a fonctionné.


Le mariage civil est triste et vite expédié, nous n’avons même pas d’alliances. Le repas très ordinaire organisé chez mes beaux-parents est morne, l’ambiance tendue, les deux familles ne se parlent pas.
Nous allons passer notre nuit de noce dans un Hôtel de la ville proche. Je pleure beaucoup sur cette journée ratée, sur mes rêves perdus de mariage joyeux et sur la tristesse de ma famille.


Je suis mariée à un type que je n’aime pas, j’attends un enfant de lui, il n’a pas de travail et pour couronner le tout depuis quelques jours je travaille dans une Perception où règne un climat détestable.

 



mariage par dépit

 
Vendredi 3 février 2006
publié dans : 1948 / 1969
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Parmi les quelques personnes qui m’ont soutenues, il est un garçon intelligent mais dont l’attitude excessive provoque le rejet du groupe de jeunes. Dans sa famille les choses les plus banales prennent rapidement les dimensions d’un scandale, mêlant la police aux faits les plus anodins.

Je trouve en James une épaule compatissante. Rapidement sa présence devient envahissante. Il dit qu’il m’aime, je ne suis pas prête à entendre cela et je ne l’aime pas. Il me fait une cour pressante qui tient du harcèlement. 
Greg continueà venir me chercher quand il a envie de moi. Je suis incapable de refuser de le suivre. Je sais que je dois mettre fin à cette relation qui ne fait qu’entretenir ma souffrance. 

Je m’efforce de le voir tel qu’il est réellement : froid, calculateur et égoïste.
Un matin qu’il a beaucoup bu et qu’il conduit très vite à la sortie d’une ville, probablement accompagné d’une de ses conquêtes, il tue le père de cinq enfants qui se rendait au travail en vélo. Quand il me raconte, je suis effarée car il ne montre de l’émotion qu’en mentionnant le montant qu’il a donné à la veuve pour étouffer l’affaire… 
C’en est trop pour moi. Je le laisse à sa vie, nous n’avons rien à faire ensemble.
 
James n’a pas cessé de me poursuivre de son amour, je le chasse et il revient sans arrêt. Le hasard d’une soirée bien arrosée fait que nous devenons amants. Je n’ai aucun sentiment pour lui si ce n’est de la pitié. 

Je ne veux plus continuer le lycée, j’ai 20 ans, j’ai raté le BEP, je veux travailler. Je vais en vacances avec ma sœur en Espagne.

Au retour, j’ai décidé de rompre avec James. Il pleure, supplie, menace de se tuer, de me tuer, se cogne la tête et les poings sur un mur, il saigne, j’ai peur…Pour le calmer, et échapper à son hystérie, nous faisons l’amour.
J’évite ensuite de me trouver seule avec lui. Je veux bien rester amie mais maintenant il me fait un peu peur…
 
Quelques semaines après je constate que je suis enceinte.
 





enceinte

 

 

 

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Mercredi 1 février 2006
publié dans : 1948 / 1969
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