Le chien est resté avec moi. Il me suit partout, nous allons nous promener, et je fais ce qui est interdit : je joue avec lui.
Il semble s’intéresser à sa gamelle, il la sent, la pousse du nez puis s’éloigne. C’est étonnant, d’habitude dès qu’il la voit, il va se cacher dans une autre pièce.
Je vais essayer de le faire manger.
Au lieu de le " gaver " je plonge la main dans la pâtée et lui fait lécher ce qui reste collé. Petit à petit, je rapproche la main de la gamelle, je plonge
le bout des doigts dans la nourriture et il mange, la truffe en contact avec ma main.
C’est la première fois qu’il mange… par petites quantités mais je pense qu’il profite plus d’une petite ration prise de plein gré, que d’une ration par gavage.
Quand James vient pour le week-end, le chien refuse de s’alimenter. Dès le vendredi soir le dressage reprend : les cris, les punitions, les ordres et les
menaces remplacent les jeux et la douceur. Malgré mes protestations, le chien est gavé, il vomit, il est gavé de nouveau… j’ai peur que tout soit à recommencer…
Heureusement, dès que James part, avec beaucoup d’encouragements, il mange, je tiens la gamelle sur mes genoux, les mains de chaque côté.
Au retour de promenade, il réclame même de la nourriture. Il mange peu, c’est insuffisant pour sa taille, il maigrit mais j’ai bon espoir. Bien que James
l'interdise, je lui propose la gamelle plusieurs fois par jour. Il sera bien temps d’espacer les repas quand les choses seront rentrées dans l’ordre.
James est jaloux de voir que le chien est très attaché à moi. Il dit que je vais en faire un " toutou à sa mémère ", que je vais le rendre
stupide, etc.
Il existe des cours de dressage en ville. Nous nous inscrivons, ce sont les maîtres qui dressent leur chien conseillés par un Maître chien.
Le chien prend beaucoup de plaisir aux séances. Il est doué et le dressage est maintenant structuré, il n’apprend plus sous la menace mais pour faire
plaisir.
En bref, il est heureux et oublie ses problèmes relationnels avec la nourriture. Ce chien est un vrai bonheur.
C’est bizarre d’écrire qu’il est heureux mais c’est la réalité, les chiens à la différence des humains savent se contenter de ce qu’ils
ont.
Page suivante Page précédente
Commentaires