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Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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Il n’est pas facile de recueillir des témoignages. Les gens ont peur de mon mari.
Je ne suis pas trop inquiète car je crois détenir une pièce maîtresse. Mon avocat a envoyé un huissier demander à James de revenir au domicile conjugal et de reprendre la vie commune. Il a répondu et signé qu’il refusait et qu’il souhaitait vivre avec L.
En toute logique cet abandon de domicile conjugal devrait faire prononcer le divorce en ma faveur.
J’ai les témoignages de ma mère et de ma sœur, mais sans véritable valeur car c’est la famille…
Deux couples de voisins acceptent. Ils racontent les cris et les brutalités de James envers le petit.
Ma meilleure amie refuse. C’est un coup terrible pour moi, que je ne m’explique toujours pas. Un an auparavant elle était enceinte, dans une situation très difficile vis à vis de sa famille et de son nouvel employeur.
Avec l’aide de ma sœur, j’ai pris le risque de m’occuper de la faire avorter. Nous avons pris les rendez-vous, les réservations de train, lui avons avancé l’argent pour qu’elle se rende en Angleterre.
Ma sœur l’a accueillie à Paris et hébergée à son retour.
A l’époque l’avortement ou la complicité d’avortement était passible de prison et d’une amende,
Quand je lui demande de témoigner, uniquement de ce qu’elle a vu, elle me dit non sans motif, seulement non…
Ce coup me fait si mal qu’il me décourage de poursuivre la chasse aux témoins.

Les témoignages recueillis par mon mari sont beaucoup plus concrets. Un ancien chef de l’armée qui l’a vu pleurer tellement j’étais méchante et il m’a vue de nombreuses fois avec d’autres hommes quand mon mari était absent.
C’est complètement faux, je n’ai jamais été infidèle et concernant les larmes de James on sait qu’il est très fort pour jouer la comédie.
Concernant mon infidélité, les tantes, religieuses témoignent être venues à la maison, avoir sonné et comme je n’ouvrais pas elles ont entendu des gémissements et des grognements derrière la porte…
Elles avaient sans doute oublié que nous avions un chien...
Mes beaux-parents et leur femme de ménage décrivent ma méchanceté et me reprochent surtout de ne jamais laver mon enfant. La femme de ménage l’a vu souvent très sale.
Quand il vient à la campagne, il joue, il se salit, c’est bien normal, non ?
Je ne sais pas si on demande encore de fournir ce genre de témoignages ridicules en cas de divorce, j'espère que non.



temoignages et faux temoignages





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Samedi 11 mars 2006
publié dans : 1971 / 1972
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Je prends une chambre dans une pension de famille. C’est loin de la ville mais c’est moins cher…  
Je vois souvent James dans sa voiture qui semble me surveiller. Il est stationné dans des ruelles. Il me regarde passer puis démarre et me dépasse en roulant très vite. Je pense qu’il cherche à me faire peur.

Un soir je m’engage sur la route et il lance la voiture sur moi… j’ai le bon réflexe, j’avais deux possibilités : avancer ou reculer. Il croyait que j’allais reculer, il monte un peu sur le trottoir et prend la fuite. Heureusement j’ai fait un saut en avant, la voiture est passée à quelques centimètres de moi.
J’avais été renversée par une voiture un an auparavant. Très longtemps j’ai eu peur de traverser une rue. Il a été témoin de mes nombreux cauchemars. Il sait que même s’il a raté son coup, je vais être déstabilisée.
Je passerais pour parano si un collègue, n’avait vu la scène du trottoir en face. Il m’a vu bondir, il a bien vu la manœuvre intentionnelle de mon mari.

Dès le lendemain soir, alors que je n’ai même pas parlé de l’incident, les collègues me disent qu’ils vont se relayer pour venir me chercher et me raccompagner chaque jour. Ils pensent que mon mari n’osera rien faire en présence de témoins.
C’est là que l’on pense à la famille qui ne fait rien alors que des étrangers font tant…
Je ne veux pas trop profiter de gens qui ont eux aussi leurs péoccupations. Je prends une chambre à proximité de la Sécu.
Ma mutation est en bonne voie. C’est mortel de vivre à l’hôtel. Je ne peux pas sortir et je n’en ai aucune envie. Je passe mes soirées à tourner et retourner mes problèmes et ce n’est pas fait pour me donner le moral.




 
Vendredi 10 mars 2006
publié dans : 1971 / 1972
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Je vais chez ma mère tous les quinze jours pour voir mon petit bout. Il est en pleine forme, il s’amuse beaucoup avec les deux petites filles que ma mère garde. Elles sont un peu plus âgées que lui et le traite comme un petit frère.
Bien entendu quand je parts, il pleure et reste longtemps à la fenêtre en espérant mon retour.
Je ne peux continuer à cohabiter avec James, c’est trop risqué. Je vais prendre une chambre en attendant ma mutation.
Je prépare mes cartons, ma sœur va venir me chercher. C’est mon beau-père qui arrive accompagné d’un huissier, pour faire un état des lieux.
Je laisse entrer l’huissier, pas le beau-père qui veut forcer la porte. L’huissier l’avertit que s’il continue, la violation de domicile sera consignée dans l’acte qu’il va rédiger…
C’est un homme charmant qui avoue ne pas comprendre la raison de son déplacement. Il inscrit ce qu’il voit sans vouloir entrer dans le détail. Il dit qu’il n’y a pas de vol entre époux. Je peux tout enlever mais il me conseille de laisser un minimum de choses (une table, un lit, une chaise, etc).
Ma sœur loue une camionnette, nous enlevons tout ce que nous pouvons. Ce n’était pas mon intention mais puisque le beau-père a fait venir un huissier, je vais lui montrer que je ne me laisse pas impressionner.
Je laisse les gros meubles – la chambre et le séjour sont encore sous crédit, j’enlève la vaisselle et tout ce qui m’appartient en propre.
Nous allons décharger tout cela dans la cave d’une voisine. Cette précaution était utile car la semaine suivante, la police vient chez ma mère : elle est accusée de vol et de recel.
Ma mère ouvre la porte, laisse visiter son appartement et sa cave où il n’y a rien. Elle dit que c’est moi qui a enlevé les affaires et pas elle. Les policiers s’excusent.



je quitte le domicile conjugal

 
Mercredi 8 mars 2006
publié dans : 1971 / 1972
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Il ne s’aperçoit pas que j’ai rayé ses disques. Je lui fais d’autres " crasses ".

A l’aide d’une lame de rasoir je coupe les coutures de ses pantalons. Il trouve étrange que ses pantalons craquent tous aux fesses quand il s’assoie, je m’étonne aussi.
Il a transformé la baignoire en lessiveuse. Il laisse ses vêtements tremper. Je ne peux pas prendre de bains. Je me douche, les pieds dans les vêtements qui pourrissent.
Pour le dissuader je fais couler de l’eau très chaude sur les pulls en laine – j’ajoute du sucre à son eau de rinçage… comme il fait plein d’erreurs (mélange de couleurs, vêtements non lavables, etc) mes crasses passent inaperçues. Elles m’amusent quand même beaucoup.
 
Un soir, je rentre du travail, il est en train de fouiller dans le coffre de la voiture. En passant à côté je vois 2 boîtes vertes avec des encarts rouges : c’est du poison pour les rats. Que peut-il bien faire avec ça ? nous vivons en appartement et nous n’avons pas de cave… aurait-il l’intention de m’empoisonner ?
Il a déjà tenté de m’étrangler, de me rendre folle, de me faire attaquer par le chien… pourquoi pas la "mort aux rats"?
Ce soir il est d’humeur joyeuse. Il me propose de discuter, c’est tellement bête de nous déchirer ainsi. Il m’a même acheté un gâteau…Je veux bien discuter mais pour le gâteau, je suis désolée, j’ai déjà mangé et je fais le régime…
Il a une proposition à me faire de la part de son amie. Elle est d’accord pour faire ménage à trois. Cela aurait beaucoup d’avantages. je profiterais de l’appartement avec Miguel,  je ferais le ménage, la cuisine et eux sortiraient. Ils ont beaucoup d’amis contrairement à moi... Je refuse, bien entendu.
Il me propose le gâteau à nouveau, insiste puis se met en colère. Je suis décidément trop c**, il m’insulte et jette le fameux gâteau au vide ordure.
Il m’a été impossible de le récupérer pour le faire analyser.
La situation est trop dangereuse. Je ne mange rien qui soit resté à la maison. Je ne bois que l’eau que je fais couler du robinet. S’il a réellement essayé de m’empoisonner, je sais qu’il va recommencer.
Je fais une demande de résidence séparée par l’intermédiaire de mon avocat et l’obtient en 48 heures. Le Tribunal ordonne que je reste dans l’appartement, James doit partir…
Il a reçu la notification au travail. Il arrive en hurlant. C’est son appartement de fonction, il ne partira pas, si je change la serrure, il défoncera la porte et me tuera.
 

il veut me tuer



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Mardi 7 mars 2006
publié dans : 1971 / 1972
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Je vais mieux. Physiquement : je suis reposée. Moralement : je suis allée plusieurs fois à Paris, j’ai changé de coiffure, je me suis acheté une robe, je me suis faite draguer… je suis prête à me battre.
Je laisse mon petit à ma mère. J’hésite, je ne sais si je dois retourner chez moi pour demander ma mutation et recueillir des témoignages ou tout abandonner, rester là, chercher un autre travail… J’ai peur mais je décide de repartir.

L’appartement semble inhabité. La demande de divorce a été signifiée mais James n’a pas encore saisi d’avocat.
J’ouvre un compte bancaire à mon nom et demande au service de la paye de faire le prochain virement sur ce compte.
Je fais une demande de mutation.
Nous vivons comme des colocataires. Il ne rentre à l’appartement que trois soirs par semaine. Je dors dans la chambre d’enfant, porte verrouillée.
Il mange les provisions que je laisse au réfrigérateur. Je ne dis rien. J’achète mes repas au jour le jour.

Le service de la paye se trompe, ma paye est virée sur le compte commun… Quand je vais à la banque, James est déjà passé et a vidé le compte ainsi que le compte épargne. Il ne reste rien .
Je suis furieuse, il ricane, je l’insulte, il lance le chien contre moi en disant " Attaque ! ". C’est un chien dressé, il s’élance gueule ouverte, crocs apparents et regard féroce… Je crie " Halte ! " le chien s’immobilise, me reconnaît, gémit et se couche à mes pieds… je le flatte… pauvre gros, il est tout malheureux.
James, déçu sort en claquant la porte.
De rage, je raye ses disques vinyle qu’il aime tant. C’est stupide mais ça fait du bien !


 
Lundi 6 mars 2006
publié dans : 1971 / 1972
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