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Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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Je prends l’initiative de passer une annonce dans la fameuse revue, au lieu de me contenter de répondre. Je peux ainsi mieux définir mes critères de recherche.

J’ai quelques rendez-vous sans suite et le 13 décembre 1992 je trouve un message sur mon répondeur, je rappelle et nous discutons pendant plus de deux heures.
Le lendemain nous nous rencontrons, trois jours après il vient s’installer chez moi… Pendant un an il garde son appartement en location. Il reste ainsi libre de partir et je peux lui demander de retourner chez lui.

J’aurai souhaité rester seule plus longtemps mais le hasard en a décidé autrement. Il est divorcé et a deux grandes filles. Je rêve de recomposer une famille.

Rosalie a quitté sa mère. Elle ne lui pardonne pas de m’avoir mise à la porte, elle s’en trouve humiliée.

Que la mère de Rosalie ait souhaité que je parte, je trouve cela normal mais qu'elle me chasse ainsi, dix jours avant  que je m'installe dans mon appartement, alors que j’ai élevé sa fille pendant 13 ans, je ne trouve pas cela correct.
Nous sommes définitivement fâchées alors qu’avec un minimum de diplomatie nous serions restées amies.

Rosalie travaille comme assistante de vie pour personnes âgées. Elle a trouvé une chambre de bonne. Je l’aide à s’installer, j’ai des choses en double et je lui achète quelques objets indispensables.

Elle n’est plus fâchée.

 

petites annonces, rencontres,assistante de vie,pardon

 

 
Lundi 26 juin 2006
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 1992
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Je fais des rencontres par l’intermédiaire de petites annonces publiées dans une revue destinée aux chasseurs…
Beaucoup de ces rencontres ne durent que le temps de prendre un café. Je n’ai pas de temps à perdre avec des hommes qui ont menti sur leur aspect physique, sur leur âge ou qui me sont antipathiques.

J’ai une aventure avec un divorcé qui parle sans arrêt de son ex et me demande comment faire pour la reconquérir…
Il a rencontré une autre femme qui a trouvé un travail sur la Côte d’Azur et avec qui il continue à entretenir des relations prétendument amicales.
Je suis quand même intriguée qu’il me demande de ne pas faire de bruit quand elle appelle et qu’il chuchote pour répondre. Il m’assure qu’il n’y a plus rien entre eux mais qu’elle a besoin de son soutien car elle est déprimée.

A quelques jours de mon anniversaire il me montre un magnifique bracelet dans un coffret et me demande s’il me plaît.
Je reste muette. Nous ne nous connaissons que depuis quelques semaines, ce cadeau est trop important pour une relation qui débute à peine…
Je ne trouve aucun mot pour exprimer mon émerveillement, et je fais bien de ne rien dire car il referme le coffret en disant : j’espère qu’il va plaire à ma fille pour ses vingt ans…
J’ai failli me couvrir de ridicule…
Je suis quand même étonnée car ce bijou ne convient pas à une jeune fille de vingt ans mais conviendrait mieux à la femme qui vit sur la Côte d'Azur…

Le jour de mon anniversaire, (il a insisté pour que nous le fêtions ensemble) je suis venue le rejoindre dans son entrepôt. Il fait un signe du pouce en montrant un tas derrière lui. Ce sont des échantillons de linge de table, linge de toilette et parures de lits, jetés en vrac dans un coin, pleins de poussière.
Il dit : pour ton anniversaire, tu peux choisir une parure…
Je dis "merci, je le prendrai plus tard".
Quelques jours après il s’est étonné que je n’ai toujours pas pris la parure, alors il insiste : tu peux en prendre une, j’ai un ami qui en prend trois par mois, il ne faut pas te gêner…

Il m’énerve sérieusement, je suis déjà à la recherche d’un autre compagnon. Un soir que je suis chez lui, " l’autre " appelle. Il bredouille quelques mots et dit qu’il la rappellera demain.
Le lendemain matin il est tellement pressé d’appeler qu’il propose que nous allions boire un café et se précipite dans la cabine téléphonique.
Je profite qu’il est au sous-sol pour partir.

Il m’appelle au bureau, il ne comprend pas la raison de mon départ, il devait joindre un client de toute urgence… il s’est souvenu ce matin que je n’ai toujours pas pris mon cadeau, je viens le chercher quand ?
Je réponds : "Mais dès que je " ferai" les poubelles, promis, je commencerai par chez toi…"

Il m’a rappelé quelques semaines plus tard pour me proposer un week-end. Je lui ai simplement dit d’oublier mon nom et mes coordonnées.



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Samedi 24 juin 2006
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 1992
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J’ai laissé Boris en Afrique.
Après la fin du procès, je lui ai annoncé que je ne reviendrai pas. Il n’a pas vraiment été surpris mais il s’est surtout montré très préoccupé par sa situation matérielle. Il était toujours sans travail, à faire des petits boulots.

La mère de Rosalie l’a rencontré quelques mois plus tard, quand elle est allée en vacances dans sa famille. Il vivait avec une Africaine de vingt ans dont il était très amoureux (ça se comprend, à cinquante trois ans).

Comme il ne payait pas le loyer depuis plus d’un an, il a été expulsé de la jolie maison où nous vivions et toutes nos affaires ont été saisies.
Il est allé vivre en brousse. Couvert de dettes, menacé par ses créanciers, il a abandonné la bonne, les chiens et la maison. Il est parti une nuit avec sa dulcinée sans même prendre de vêtements de rechange.

Il m’a envoyé une personne quand je vivais chez la mère de Rosalie pour que je donne de l’argent, cette personne m’a menacée et insultée, mais en vain…

Quelques temps après, Boris a été rapatrié sanitaire. Mes enfants sont allé le voir à l’hôpital. Je n’y suis pas allée, sachant que la seule chose qui l'intéressait, était d'obtenir de l'argent.

Il demande à tout le monde : aux enfants, à sa famille et même à mon beau-frère prétextant vouloir "monter" une affaire extraordinaire.

C'est alors que j’apprends qu’il avait emprunté une belle somme à ma mère et à ma sœur quand il était venu se faire soigner. Bien entendu il n’a jamais remboursé…

Je ne sais pas ce qu’il est devenu. Il a vécu quelques temps chez ma fille puis il est reparti en Afrique.





besoin d'argent, decheance,maladie
 

 

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Vendredi 23 juin 2006
communauté : De la Vie publié dans : 1992
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Je m’installe. Je suis si heureuse d’avoir de nouveau un " chez moi "!
Dès que mon fils a sa première permission, nous peignons les murs, posons la moquette, mon petit appartement devient confortable.

Toute à la joie de mon installation je ne prête pas vraiment attention au changement d’attitude de la PDG de l’entreprise. C’est une femme âgée qui a continué l’activité de la société après le décès de son époux.
Je ne m’explique pas sa froideur soudaine envers moi. Pensant que j’ai peut-être dit ou fait une chose qui lui a déplu, je redouble d’efficacité, dispensant mon temps sans compter, persuadée que mon mérite sera forcément reconnu. L’argent rentre bien, je suis fière du résultat.

L’assistante de direction joue à la bonne copine. Je regrette de lui avoir fait des confidences, elle se permet maintenant des allusions très indiscrètes.

 

Je m’absente deux jours. Quand je rentre mon armoire " clients " est vide.
Je suis convoquée chez la PDG. Mes dossiers sont étalés à même le sol dans son bureau. Avec son assistante elles ont tout fouillé, mes notes ont été mélangées, certaines ont tout simplement disparu.
Je suppose qu’elles n’ont pas trouvé ce qu’elles cherchaient car la seule chose que la PDG dit c’est que je fais mal mon travail car il a suffit que Chris téléphone à quelques clients pour qu’ils promettent de régler.
Je suis écœurée. En quelques mois j’ai réduit la dette des ¾ et elle me reproche de ne pas faire mon travail…je ne peux pas téléphoner à 1500 clients à la fois.

Hypocrite, l’assistante vient me dire qu’elle n’a rien pu faire pour empêcher ça mais les collègues disent qu’en réalité elle se trémoussait de joie en venant chercher les dossiers…
C’est quand la chef comptable vient me parler de ma vie, que je comprends la raison du mépris que j’inspire. Chris s’est servie de mes confidences et elle les a " enjolivées " à sa manière me faisant passer pour un monstre.

Il m’est impossible de m’expliquer auprès de la PDG, elle ne veut rien entendre.
Je comprends les motivations de Chris. Sans compétence avec de gros points obscures dans sa carrière et dans sa vie privée, elle détourne l’attention en accablant les autres. Elle est en quelque sorte, la dame de compagnie de la PDG qui se repaît des ragots et des médisances.

Je n’ai pas été la seule victime de Chris. Elle a anéanti ma carrière en contrecarrant toutes tentatives d’avancement, beaucoup d’autres ont été licenciés ou contraints à démissionner.




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Jeudi 22 juin 2006
communauté : Les périodes sombres publié dans : 1992
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Malgré la fatigue de la journée, je ne parviens pas à trouver le sommeil. Comment dire à ma fille qu’elle ne peut pas vivre avec moi?

J’aspire tellement à être seule. Toutes les bonnes intentions de chacun finissent par m’étouffer. Cela fait presque un an que je ne suis jamais libre de faire ce qui me plaît. Je rêve de peindre les murs en vert, de regarder la télé toute la nuit, de me promener nue dans mon appartement, de faire ce que je veux, quand je le veux…

Rosalie ne peux pas vivre avec moi. Notre entente est forcée, je fais de gros d’efforts pour ne pas dire que je ne suis pas d’accord avec ce qu’elle fait avec sa mère et ce qu’elle ne fait pas pour son avenir.
De son côté c’est pareil, elle se retient pour ne pas dire de choses désagréables surtout avec mon fils.

De plus je ne peux pas payer l’université, surtout que pour la deuxième année consécutive elle est en échec. Elle sèche les cours pour tricoter devant la télé.
Elle dit que sa mère à fait payer ses études par d’autres jusqu’au bac, maintenant il est normal qu’elle paye des études même si elles ne doivent déboucher sur rien….

En cherchant un emploi je lui ai trouvé un travail. Une entreprise internationale recherchait de jeunes français parlant anglais et allemand pour les former à ses méthodes. Le poste prévoyait de nombreux déplacements et offrait des conditions très avantageuses.
Une offre parfaite pour une jeune fille qui s’ennuie et qui aurait ainsi la possibilité de mettre en pratique ses connaissances. Mais elle a refusé, au troisième entretien elle a déclaré qu’elle ne donnait pas suite…
J’en ai assez de me battre pour les autres, elle ne veut pas travailler, il n’est pas question que je l’entretienne.

Au matin je lui dit que je regrette qu’elle ne m’ait pas dit ses intentions avant car j’aurais demandé un appartement plus grand, celui-ci est bien trop petit pour trois car même si Miguel s’est engagé dans l’Armée, il reviendra souvent. Je suis désolée mais il est impossible qu’elle s’installe avec moi pour le moment…

Elle est déçue et boude comme à son habitude lorsque les choses ne vont pas comme elle le souhaite.
Je lui demande d’arrêter de déballer les cartons car comme elle ne sait pas où ranger les choses, elle les laisse partout sur le sol, les listes ne servent plus à rien, tout est mélangé.

Elle me quitte fâchée.

 




refuser sa fille,vouiloir etre seule,prevoir les disputes,ne pas vouloir payer


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Mercredi 21 juin 2006
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 1992
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