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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :





J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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Comme je ne réponds plus aux provocations de mon chef et de mes collègues, ils m’oublient un peu. Bien entendu dès que j’ose une parole, les quolibets reprennent.
Pour se distraire, ils échangent des grivoiseries qui semblent énormément les amuser. Je suis dégoûtée d’entendre parler c**  toute la journée mais je ne dis rien.

Du fait que je ne ris pas, ils pensent d’abord que je ne comprends pas, puis jugeant mon attitude méprisante, le harcèlement reprend mais sous une autre forme.

Mon " Chef " me donne à faire, toujours en urgence, des travaux complètement inutiles comme recopier les tableaux d’agios journaliers fournis par les banques, juste pour vérifier si la banque ne s’est pas trompée…
Quand je porte le travail (je prends sur les heures de repas pour ne pas perdre de temps sur les relances), il y jette un rapide coup d’œil et le met directement à la poubelle en souriant.

Il m'ajoute des tâches de plus en plus fastidieuses et inutiles je n’ai plus assez de temps pour relancer les clients. L’argent ne rentre pas et la PDG me fait des remontrances publiques, à la grande joie de mes collègues.

Je ne reste pas passive. J’ai décidé de partir travailler ailleurs mais malgré ma dizaine de CV quotidienne, je ne trouve pas d’autre emploi. Je ne décroche même pas un entretien.
Sûrement affaiblie par le harcèlement, je ne remets en question ni ma lettre de motivation ni la présentation de mon CV.
Je suis persuadée que si je ne trouve pas d’emploi, c’est parce que je suis trop vieille.

Beaucoup plus tard, en lisant mes lettres de motivation, il m'a paru évident qu’aucun recruteur ne pouvait avoir envie de me rencontrer tant elles manquaient justement de " motivation".




grivoiseries,hercelement,recruteur,harceleur



 

Mercredi 26 juillet 2006
- Communauté : Les périodes sombres - Publié dans : 1996 / 1998
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Je ne suis pas la seule à avoir des ennuis professionnels.
Depuis que nous sommes ensemble, mon compagnon il a déjà échappé à deux licenciements.

Après avoir fait une compression de personnel, son entreprise dépose le bilan. Elle est rachetée mais doit être " dégraissée ".

Le département hautes technologies dont Mick est chef de service, est supprimé. Il doit participer au licenciement ou reclassement de ses collègues.
C’est une épreuve difficile pour toute personne qui a un cœur. Il y a le collègue qu’on apprécie, celui qui ne retrouvera pas de travail, celui qui a trois enfants, celui qui vient d’acheter une maison, celui dont la femme a un cancer… on ne peut pas non plus licencier les jeunes sous prétexte qu’ils n’ont pas de charges et qu’ils retrouveront facilement du travail. Il faut privilégier la vie de l’entreprise et son bon fonctionnement .
Il est loin d'être évident de justifier la décision de licencier celui-ci plutôt que celui-là…

Mick fait un choix au prix de longues nuits sans sommeil. Il ne cesse de modifier la liste. A l’instant où il la remet, il a déjà des remords.

Il reste encore à annoncer l’horrible nouvelle, répondre aux " pourquoi moi ? ", supporter les insultes, les menaces et les regards haineux.

Tout ne se résout pas après le départ des licenciés car au yeux de ceux qui restent, il est le salaud qui a inscrit le nom du copain sur la liste.

Son local est recouvert de croix nazis. 




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Mardi 25 juillet 2006
- Communauté : Les périodes sombres - Publié dans : 1996 / 1998
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Mon entreprise a déménagé. Une autre organisation a été mise en place. J’ai maintenant un Directeur financier. Il est jeune et c’est son premier poste.
Au début il profite de mon expérience pour organiser son service et pour se faire expliquer le travail.
Quand il se sent enfin capable de prendre en main la comptabilité, je deviens gênante.

Il met tout en œuvre pour me faire partir (il me le dit ouvertement). Il cherche la faute mais sans succès. Alors il met en place un harcèlement en règle.

Il opère un rapprochement avec mes deux collèges, trentenaires comme lui. Il les invite au restaurant, les prend à part dans son bureau leur explique que je suis trop vieille pour comprendre et qu’on ne peut pas s’amuser avec moi. Ils deviennent tous trois très complices.

Il lance des boutades sur mon âge et sur mes facultés amoindries. Très rapidement, mes collègues suivent et chacun est à l’affût du moindre oubli, de la moindre faute .
Tout ce que je dis, tout ce que je fais est tourné en dérision.

Je me replie dans le travail mais les trois restent à l’écoute du moindre mot (je fais de la relance téléphonique) et ils cherchent la faille, le lapsus, le moindre bégaiement pour rire de moi.
Toute la journée, il n’est question que de mon âge et de ma sénilité . Cela fait très mal, pourtant, à quarante ans, je ne me sents vraiment pas vieille !

J’essaie de parler à mes collègues. Ils prétendent que ce que je prends pour du harcèlement n’est que de la plaisanterie. En fait, ils sont trop contents que je sois la cible des railleries. Cela assure leur propre tranquillité.
Il est plus agréable d’être persécuteur que persécuté.


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Mardi 11 juillet 2006
- Communauté : Les périodes sombres - Publié dans : 1996 / 1998
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Après quelques mois de tristesse, Miguel rencontre une autre jeune fille. Elle est apprentie dans l’alimentaire. Cette jeune fille me plaît, nous nous entendons très bien. Elle a un caractère fort, elle est courageuse et volontaire. Elle pousse Miguel a travailler et à progresser dans sa carrière.

C’est sans appréhension qu’il présente cette personne à ses grands-parents qui sont de passage à Paris. Ils sont catholiques pratiquants et militent pour l’intégration, il n’a donc pas jugé nécessaire de leur dire qu’elle est d’origine Kabyle.

Le grand-père ignore la main tendue pour le saluer et la grand-mère, après une poignée de main rapide lui tourne le dos sans jamais lui dire une parole. Alors qu'ils devaient déjeuner ensemble, les grands-parents trouvent un prétexte pour abandonner le couple au beau milieu de la gare, sans même un adieu à la jeune-fille.

Ils prétendront plus tard qu’ils ont réagi ainsi car ils refusent que Miguel leur présente plusieurs filles d’affilé. Il leur avait présenté sa fiancée, ils ne veulent plus en voir d’autres… 
Bien mauvaises explications venant de gens qui ont reçu et hébergé leur fils et sa maîtresse alors que nous n'étions pas encore divorcés…

La jeune fille, pas dupe, est profondément choquée. Cette attitude remet en question l’avenir du couple. Elle ne peut s’empêcher de craindre d’autres rejets.
S’il est unanimement bien accueilli par toute la famille de son amie, Miguel supporte mal que l’on parle en sa présence une langue qu’il ne comprend pas.
Ils se posent tous deux de nombreuses questions sur le sort de leurs futurs enfants, sur le choix d’une religion, sur le respect des coutumes et traditions.

Il fait quelques missions à l’étranger, elle réussi brillamment ses examens et s’apprête à partir se perfectionner aux Etats-Unis.

Leurs chemins se séparent tout naturellement sans éclats, avec un certain regret mais avec la certitude qu’ils n’ont pas d’avenir commun.

 
Lundi 10 juillet 2006
- Communauté : De la Vie - Publié dans : 1996 / 1998
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Après deux années de silence, l'aînée des filles de Mick nous envoie une carte postale de vacances.
Rapidement, les relations sont rétablies.

Elle dit qu’elle a mis du temps à me pardonner les paroles contre sa mère (mon fameux : "dans un divorce, on est toujours deux"), son psy lui ayant fait comprendre que ce n’était pas si faux que ça…

Tout pourrait être pour le mieux mais je constate très vite que les deux pestes ont décidé de me pourrir la vie. Perfides elles m’inondent de petites phrases assassines.

Au début, elles attendent que leur père soit dans une autre pièce ou en conversation avec une autre personne. Par la suite elles s’enhardissent et me provoquent tranquillement puisque leur père est résolument ‘sourd’.

Puisqu’elles ont carte blanche, il ne leur reste plus qu’à me pousser à bout jusqu’à ce que je craque. Alors, avec leur ‘franchise’ habituelle, elles attendent d’être chez elles et téléphonent à leur père pour se plaindre de moi en pleurant.

Bien qu'ayant compris leur jeu, je ne parviens pas à me maîtriser. C'est plus fort que moi, je craque.
Chaque fois Mick prend leur parti. Il prétend toujours ne pas avoir entendu ce qu'elles m'ont dit et c'est moi qui ferais "une fixette".


 


provication,perfidie,divorce

 

 
Dimanche 9 juillet 2006
- Communauté : De la Vie - Publié dans : 1996 / 1998
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