Depuis que j’ai quitté l’entreprise pour laquelle j’ai travaillé pendant 7 ans, la secrétaire de direction ne cesse de m’inviter dans sa maison de campagne. Mick n’a
pas le moral à cause de son travail, je pense qu’un changement d’air nous fera le plus grand bien.
Nous avons apporté :
- Des fleurs : elle en a plein le jardin,
- Une bouteille de champagne : elle se sert dans la réserve de l’entreprise
- Deux bouteilles de vin : Ah! du Bordeaux ? elle est Bourgogne…
ça commence bien !
A peine installés, elle énonce les règles : ici, tout le monde met la main à la pâte !
Nous sommes menés comme des gamins :
" Mettez la table, allez chercher ceci, allez chercher cela, plus vite que ça, débarrassez cette table ! Aller, hop ! tout le monde couché ! Elle
dit à Mick qui ne sait pas où sont les allumettes " mais quel empoté celui-là ! "
Le dimanche matin, après le petit déjeuner, elle me dit : " Vous allez faire le ménage dans votre chambre, plier les draps, et tout remettre en place.
L’aspirateur et le chiffon à poussières se trouve à tel endroit…
Non mais je rêve, elle me prend pour qui ? la chambre est déjà rangée, les draps pliés, mes bagages fermés… j’avoue toutefois que je ne pensais pas devoir passer l’aspirateur et faire les
poussières…
Elle m’emmène chez des producteurs de volailles et de légumes. Elle voudrait que j’achète des pâtés, des légumes pour 12 personnes, plusieurs poulets, du beurre, des
œufs… je ne veux rien de tout cela. J’ai bien compris que je dois payer le repas du midi, ses légumes et autres provisions pour la semaine, mais il n’est pas question que je remporte des
victuailles dont je n’ai pas besoin.
Elle passe inviter des voisins et pendant que nous préparons le repas, ils sirotent quelques apéritifs en évoquant leurs souvenirs.
Nous nous ennuyons à mourir. Les divagations de gens éméchés ne nous intéressent pas. Ils ne cessent de dire à Mick qu’il n’est pas un homme car il refuse de boire
plus que de raison. Nous ne faisons vraiment pas partie du Club.
C’est à peine si notre départ est remarqué. Nous faisions figure de rabat-joie, ils vont pouvoir continuer à boire et rouler sous la table s’ils le désirent.
Elle nous a encore invités de nombreuses fois mais j’ai dit NON !
Elle a cessé de me contacter. La fréquentation de telles personnes est dévalorisante et stérile.
Vendredi 13 octobre 2006
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10:07
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Par Camomille
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