Pour en finir avec le mariage, le tableau ne serait pas complet sans " la cerise sur le gâteau ". En fin de mois, je reçois le relevé de mon compte
bancaire, où je découvre une mauvaise surprise.
Trois chèques ont été débités le même jour pour une valeur d’un peu plus de 700 €. Ces débits correspondent aux trois derniers chèques de mon chéquier qui ont été
arrachés très proprement, souche comprise.
La banque m’indique une procédure. Je dois faire opposition au paiement puisque je n’ai pas signé ces chèques.
Pendant quelques jours je soupçonne tout le monde. Le salon de coiffure où j’ai laissé mon sac dans un meuble, nos employés qui ont accès à mon bureau quand je
m’absente et même mon fils.
Oui, mon propre fils qui a peut être eu un soucis dont il n’a pas osé me parler.
Avant de porter plainte je dois m’assurer que ni lui ni mes employés ne sont pour quelque chose dans ce vol.
Les employés ne réagissent pas à l’annonce de mon intention de porter plainte. Mon fils est très vexé par ma question. Il a raison, ce n’est plus un gamin. Il est
marié, père de famille et mène une vie aisée. Je lui présente des excuses.
Je fais une déclaration au commissariat. Deux heures d’attente pour déclarer que les trois chèques débités ont été volés par je ne sais qui et je ne
sais quand…
Cela convient à la banque. Elle demande une copie des chèques, déclare que la signature n’est pas conforme et débite les bénéficiaires. Les chèques me sont
recrédités.
Quand je reçois la copie des chèques, je ressens un immense soulagement : le voleur n’est ni un employé, ni un proche. Les trois chèques ont été utilisés dès
l’ouverture des magasins à proximité de l’hôtel où nous séjournions avant la cérémonie de mariage.
Le vol a été commis dans la chambre pendant que nous prenions le petit déjeuner.
Je signale le fait au dirigeant qui déclare " j’ai une entière confiance en mon personnel ". Je lui envoie un courrier expliquant comment les choses se
sont passées. Un de ses employés ou un client de l’hôtel s’est introduit dans notre chambre avec un passe pour accomplir son forfait. Ce Monsieur n’a même pas pris la peine de me répondre.
Les magasins m’ont envoyé des menaces par lettres recommandées. J’ai répondu en joignant une copie de ma déclaration au commissariat et en expliquant les
circonstances du vol.
Afin de calmer la virulence des services contentieux je finissais ma lettre en posant la question suivante :
" Comment se peut-il qu’un caissier accepte un chèque d’un montant de plus de 250 € déjà détaché de sa souche, domicilié sur l’Ile de FRANCE sans même vérifier
l’identité de la personne ? "
Mis face à la complicité évidente d’un de leurs employés, les magasins ne m’ont plus ennuyée.
Six mois plus tard ma plainte est classée sans suite pour le motif : Préjudice de peu de gravité.
Une personne s’est introduite dans une chambre d’hôtel avec un passe, a dépouillé des clients en toute impunité.
Vendredi 22 décembre 2006
publié dans :
2003
par Camomille
Commentaires