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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 

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Les péripéties du mariage n’ont pas affecté la marche de l’entreprise. Nous honorons une belle commande avant la fermeture annuelle du mois d’août.
Tout se passe bien, malgré notre manque d’expérience, nous assumons. Nous exprimons notre satisfaction au personnel par une prime et une invitation au restaurant.
Nous ne voulons pas prendre de vacances. Mick n’a pas fini l’installation de l’atelier et d’ailleurs nous n’avons pas les moyens de partir.
Kate, l’épouse de mon fils insiste tellement que nous les rejoignons une semaine dans la maison de ses parents en Bretagne.
Cela nous fait du bien. Nous n’arrivons pas à oublier l’entreprise mais nous prenons un peu de recul.

Comme j’ai de gros problèmes avec le comptable que Mick a choisi, Kate accepte de regarder si je n’ai pas fait trop d’erreurs. Elle ne me cache pas que c’est une catastrophe et que tout est à refaire.
Fin septembre, je reçois une note d’honoraires très salée du cabinet comptable. Comme nous n’avons jamais eu de lettre de mission, je ne connais ni ses tarifs ni ce qu’il est censé faire.
Je lui demande de justifier le montant exorbitant de ce qu’il considère comme une avance. La réponse tarde à venir, je relance plusieurs fois.
Il me facture ses déplacements, le temps passé dans les embouteillages et même le temps d’appel pour prendre rendez-vous avec moi. Ces pratiques sont peut-être courantes dans les grands cabinets mais nous n’avons pas fait appel à un grand cabinet !
Ce type est un escroc. Une petite entreprise artisanale ne peut pas payer de telles notes.
Je sais que notre comptabilité est un vrai capharnaüm, j’ai fait ce que j’ai pu en n’étant pas comptable. Je n’ose imaginer ce qu’il va facturer pour les nombreuses heures qui seront nécessaire à l’établissement du bilan.
Pour arrêter les dégâts, je paye la note d’honoraires et cherche un autre comptable. Ce n’est pas facile, nous sommes début décembre, à quelques jours de la fin d’exercice.

Depuis la rentrée nous avons beaucoup de travail concentré principalement sur trois clients. Une très grosse commande est tombée qu’il faut honorer très rapidement. Mick me laisse gérer l’administratif.
Je cherche une personne située à proximité. Certains comptables sont en congés, d’autres en déplacement, d’autres enfin répondent à mon appel par des grognements qui traduisent très bien leur convivialité.
Je trouve enfin un comptable motivé (il correspond aux critères définis par ma belle-fille) qui accepte de prendre la comptabilité. Le courant passe bien.

Nous finissons 2003 dans la joie. Le chiffre d’affaire dépasse toute espérance, nous sommes ravis et pas loin de penser que ce n’est pas si difficile que ça d’être à son compte !



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Vendredi 5 janvier 2007
communauté : De la Vie publié dans : 2003
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Pour en finir avec le mariage, le tableau ne serait pas complet sans " la cerise sur le gâteau ". En fin de mois, je reçois le relevé de mon compte bancaire, où je découvre une mauvaise surprise.
Trois chèques ont été débités le même jour pour une valeur d’un peu plus de 700 €. Ces débits correspondent aux trois derniers chèques de mon chéquier qui ont été arrachés très proprement, souche comprise.
La banque m’indique une procédure. Je dois faire opposition au paiement puisque je n’ai pas signé ces chèques.
Pendant quelques jours je soupçonne tout le monde. Le salon de coiffure où j’ai laissé mon sac dans un meuble, nos employés qui ont accès à mon bureau quand je m’absente et même mon fils.
Oui, mon propre fils qui a peut être eu un soucis dont il n’a pas osé me parler.
Avant de porter plainte je dois m’assurer que ni lui ni mes employés ne sont pour quelque chose dans ce vol.
Les employés ne réagissent pas à l’annonce de mon intention de porter plainte. Mon fils est très vexé par ma question. Il a raison, ce n’est plus un gamin. Il est marié, père de famille et mène une vie aisée. Je lui présente des excuses.

Je fais une déclaration au commissariat. Deux heures d’attente pour déclarer que les trois chèques débités ont été volés par je ne sais qui et je ne sais quand
Cela convient à la banque. Elle demande une copie des chèques, déclare que la signature n’est pas conforme et débite les bénéficiaires. Les chèques me sont recrédités.
Quand je reçois la copie des chèques, je ressens un immense soulagement : le voleur n’est ni un employé, ni un proche. Les trois chèques ont été utilisés dès l’ouverture des magasins à proximité de l’hôtel où nous séjournions avant la cérémonie de mariage.
Le vol a été commis dans la chambre pendant que nous prenions le petit déjeuner.
Je signale le fait au dirigeant qui déclare " j’ai une entière confiance en mon personnel ". Je lui envoie un courrier expliquant comment les choses se sont passées. Un de ses employés ou un client de l’hôtel s’est introduit dans notre chambre avec un passe pour accomplir son forfait. Ce Monsieur n’a même pas pris la peine de me répondre.
Les magasins m’ont envoyé des menaces par lettres recommandées. J’ai répondu en joignant une copie de ma déclaration au commissariat et en expliquant les circonstances du vol.
Afin de calmer la virulence des services contentieux je finissais ma lettre en posant la question suivante :
" Comment se peut-il qu’un caissier accepte un chèque d’un montant de plus de 250 € déjà détaché de sa souche, domicilié sur l’Ile de FRANCE sans même vérifier l’identité de la personne ? "
Mis face à la complicité évidente d’un de leurs employés, les magasins ne m’ont plus ennuyée.

Six mois plus tard ma plainte est classée sans suite pour le motif : Préjudice de peu de gravité.
Une personne s’est introduite dans une chambre d’hôtel avec un passe, a dépouillé des clients en toute impunité.



 
chèques volés
 
 
 
Vendredi 22 décembre 2006
communauté : Etre pour les autres. publié dans : 2003
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Les jeunes mariés partent en voyage de noce. Frane envoie des courriels à son père pour le tenir au courant du voyage. Elle adresse des bisous au chien, pas a moi.
Quelques mois plus tard nous recevons une photo avec des remerciements.
C’est la seule photo prise par les photographes que nous ayons puisque Mick vexé, n’en a pas commandé.
Depuis le mariage, Clarence me bat froid. Elle aussi téléphone à son père sur son portable. Cela ne me dérange plus, j’ai abandonné tout espoir de relations familiales. Les filles m’indiffèrent.
Mick qui n’a pas vu son petit-fils depuis plusieurs mois, invite Clarence à dîner. Elle semble ennuyée, hésite longtemps puis dit préférer nous inviter.
Deux jours avant la date, son mari annule l’invitation. Elle aurait " une gastro ".
Je sais que c’est un prétexte. Mick téléphone pour prendre des nouvelles, le ton embarrassé de son gendre lui fait comprendre que j’ai raison.
Quelques jours après Clarence demande à son père de la rappeler mais uniquement " quand Elle ne sera pas là ". Il ne donne pas suite. Elle lui laisse plusieurs messages mais il ne répond pas. Dans le dernier, elle annonce qu’elle est enceinte, qu’il doit rappeler mais uniquement hors de ma présence. Il ne le fait pas.
Frane a téléphoné quelques jours encore à son père (sur son portable bien entendu). Un après-midi, elle appelle alors qu’il est très occupé avec des clients, il la laisse parler, le téléphone posé sur la table. Ils ne se sont jamais plus parlé. Il y a de cela trois ans…
Pendant des années j’ai organisé des repas pour favoriser les rencontres entre Mick et ses filles. J’ai même réconcilié les ex époux qui ne pouvaient se dire bonjour sans s’insulter. Je n’ai pas obtenu plus de gratitude de cette femme que de ses filles. Rien que de la haine.
Je ne me mêlerai pas de cette affaire. On peut espérer qu’un jour, mûries par les années et les difficultés de la vie, les 2 Pestes seront enfin prêtes à entretenir des relations normales.
En attendant je constate que cette rupture a consolidé notre couple. Nos préoccupations professionnelles occupent tellement nos esprits qu’il reste bien peu de place pour les gamineries.



Mardi 19 décembre 2006
communauté : Les périodes sombres publié dans : 2003
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Une nouvelle période d’attente commence. J’attends déjà depuis plus de 24 heures. Le pire est que je n’attends RIEN ! Il ne se passe RIEN ! On se croirait à un enterrement. Les gens parlent à voix basse et ne communiquent qu’en comité restreint. Je n’imaginais pas qu’un mariage pouvait être aussi ennuyeux…
Impossible d’entrer dans la salle. Elle est surchauffée et on vient seulement d’ouvrir les portes pour l’aérer, comme il n’y a pas un souffle de vent, ce n’est pas gagné.
Nous restons plantés là, tous les deux, avec notre chien.

Nous sommes placés à la table de la mère du marié. La conversation s’oriente immédiatement sur le rugby et malgré quelques tentatives pour changer de sujet, elle le restera pendant une heure et demie.
Les photos du mariage arrivent et circulent à la table d’honneur. Mick va regarder par dessus l’épaule de sa fille aînée. Il se fait renvoyer sans ménagement : seule la table d’honneur a le droit de voir les photos, les autres attendront leur tour et réserveront auprès du témoin du marié qui prendra les commandes … quand il aura fini son repas !
Mick demande s’il peut voir les photos prises en sa présence dans le parc mais là le refus est encore plus catégorique : Personne ne verra ces photos ! pas même lui !
Mick ne dit plus un mot. J’ai chaud, je m’ennuie, je suis fatiguée. Il sort de la salle pour se calmer. Les amateurs de rugby qui n’ont toujours pas lâché le sujet allument de gros cigares (sans demander si cela dérange, bien évidemment). L’odeur est épouvantable, je sens que je vais être malade…
Et puis j’en ai assez ! Je ressens une envie irrésistible de partir. Après tout, puisque les mariés se sont permis de partir au milieu du repas de mariage de mon fils, je peux bien m’autoriser à faire de même.
Je ramasse les sacs et prenant le chien dans les bras, je vais à la chambre.
Je prends une douche et je m’endors. Mick est venu me chercher, pour le dessert je crois mais il n’a pas vraiment insisté.

Nous partons le lendemain matin. Mick n’a sans doute pas dit que nous n’assisterions pas au repas prévu à 13 heures car ses filles l’appellent. Il annonce que nous sommes sur la route du retour.
Pendant un arrêt sur une aire de repos, je le vois téléphoner. Il dit qu’il voulait savoir si Clarence n’avait pas de problème sur le voyage de retour. En fait, à 14 heures 30, ils n’en sont encore qu’aux apéritifs, elle ne partira que le lendemain.

S’inquiétait-il vraiment du voyage ou souhaitait-il quelques explications sur les événements qui venaient de se dérouler ? Je ne saurais jamais. Le sujet des filles est classé tabou.
Il suffit d’évoquer le sujet pour qu’il se sente agressé… Ainsi, en refusant toute explication, les choses s’enveniment et pourrissent à jamais.



 
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Vendredi 15 décembre 2006
communauté : De la Vie publié dans : 2003
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La réception a lieu dans un jardin ombragé situé sur une hauteur, on a l’impression de mieux respirer.
Les invités se regroupent par affinités. Clarence reste un moment près de nous puis va rejoindre ses beaux-parents.
Mon fils n’est pas invité, on lui a préféré, les beaux-parents de Clarence, les employées du salon de coiffure (c’est le salon de Maman que la fille reprend) et même les apprenties.
On nous sert des boissons alcoolisées. Nous avons toutes les peines du monde à obtenir de l’eau fraîche.
On nous passe aussi des amuse-gueule. J’admire la recherche, la diversité et la cherté des produits mais je déplore qu’on n’ait pas su adapter le menu aux conditions climatiques. Des brochettes de crudités et de fruits auraient été appréciées alors qu’on nous sert un concentré de graisse. Tout baigne dans le beurre.
Les mini-coupelles d’escargots, les fricassées de cèpes, les friands à la viande… tout dégouline de matière grasse… avec cette chaleur, c’est écœurant.
Je suis ravie de voir arriver un plateau de gobelets transparents qui semblent contenir un fond de chocolat recouvert de compote de pomme. Enfin, quelque chose de frais !
Surprise ! comme le reste, c’est chaud. Du boudin noir recouvert de compote de pomme ! J’oublie les amuse-gueule.


Nous sommes seuls depuis un long moment. Dans d’autres circonstances, j’irai vers les autres, mais là vraiment je n’en ai aucune envie.
Mick propose que nous allions à l’hôtel prendre une douche et nous changer… j’accepte avec soulagement.
En partant je suis interpellée par l’ex de mon époux qui anime un groupe de personnes. Sa fille lui a dit que nous étions très mal dans notre hôtel… Elle s’étonne que nous soyons descendus dans cet l’hôtel ! Tout le monde sait que c’est un mauvais hôtel ! Il fallait aller dans celui qui se trouve juste à côté où tous les autres invités sont descendus. On leur a fait des prix, ils ont pu quitter la chambre à midi et ils ont très bien dormi…
Je comprends qu’elle se réjouit du fait que nous soyons tombés dans le piège tendu par Frane et m’éloigne rapidement.




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Nous avons réservé la nuit dans un pavillon à quelques mètres du restaurant. Sous les arbres, il a gardé un peu de fraîcheur. Nous prenons une longue, très longue douche, un vrai bonheur.
Je propose que Clarence fasse profiter son enfant de la baignoire pour le rafraîchir. Mick lui téléphone, elle accepte mais exige que ses beaux-parents qui l’accompagnent, n'entrent pas dans le pavillon. Ils doivent attendre dehors.
Quand ils arrivent et que je vois ces gens plantés là sans savoir où aller, je les fais entrer. Clarence me fusille du regard. Elle donne un bain au petit. Nous bavardons gentiment dans le calme et la fraîcheur.
Quand nous voyons par la fenêtre que les invités arrivent au restaurant, nous allons les rejoindre.

 
 
Jeudi 14 décembre 2006
communauté : De la Vie publié dans : 2003
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