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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 16:07


En début d’année 2006 je ressens un très vif besoin de communiquer. Je fais un tour d’horizon pour trouver qui je pourrais contacter.
 
Mon premier mariage raté a chassé la majorité de mes amis. Personne n’aime la compagnie d’un couple qui se dispute, surtout quand la violence verbale s’accompagne de violence physique.
Mes demandes de témoignage en faveur de mon fils maltraité ont achevé de convaincre le peu qui restait qu’il était urgent de couper toute relation avec moi. La peur des représailles de la part de mon conjoint et de sa famille (très influente dans la région) étant un motif tout à fait recevable.
 
De retour à Paris, submergée par les tourments du divorce et l’horreur des droits de visite, je n’étais pas motivée pour me faire des amis. Le peu que mes collègues connaissaient de ma vie privée ne les incitait pas à me fréquenter en dehors des heures de travail
Je ne pouvais avoir confiance en personne, sachant que mon ex cherchait à me faire perdre la garde de notre fils. Une confidence malheureuse pouvait remettre en jeu mon droit de garde.
 
Je ne parlais pas davantage à ma famille afin de ne pas ajouter à sa tristesse. Ma mère et ma sœur qui assistaient parfois au départ ou au retour de droit de visite en souffraient énormément et je me sentais responsable.
 
Ma fuite en l’Afrique a mis un point final aux quelques relations de travail. Pour ma sécurité et pour la leur, je ne devais avoir aucun contact avec des personnes vivant en France.
En treize ans d’exil, j’ai fait de nombreuses connaissances. Les expatriés se lient et s’entraident tout naturellement. Les relations sont superficielles, assez semblables aux amitiés de vacances. De retour en Europe, n’ayant plus de préoccupations communes, les liens se défont comme ils se sont noués.
 
J’ai tenté de garder contact avec mon amie belge, celle qui m’a aidée à rentrer en France. Malheureusement, à part ressasser nos souvenirs d’Afrique, nous n’avons plus rien à partager. Elle mène une vie oisive et festive, je passe mon temps à travailler.
 
Du côté familial ce n’est pas mieux. Ma mère a quitté ce monde, ma sœur (n°3) ne m’a jamais comprise, mes autres sœurs ne m'intéressent plus.
Mon fils a sa vie, son épouse, ses enfants et il est trop impliqué par mes souffrances pour ne pas culpabiliser.
Mon mari ne m’écoute pas ; quand j’essaie de parler, croyant me réconforter, il tourne les événements en dérision.
 
Quand au hasard des rencontres, quand je crois trouver une oreille compatissante, le scénario est toujours le même. La personne m’écoute d’un air de plus en plus gêné et lance la fameuse phrase : « Bon, maintenant, c’est fini tout cela, il faut oublier… »
Ces mots me mettent en colère. J’enrage… contre moi, mon manque de discernement, il est clair que j’ennuies tout le monde avec mes histoires !
 
Je ne vois qu'une solution : écrire un blog.




 

solitude
 
 
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 09:40




 
L’ambiance dans l’atelier reste pesante. Les rapports sont tendus. Je m’isole dans mon bureau.
Claude est moins agressif mais il n’a toujours pas abandonné l’espoir de faire front contre le « patronat » même si c’est complètement ridicule dans une petite entreprise de cinq personnes, il reste persuadé de l’importance de son rôle.
 
J’ai le sentiment d’être devenue ce que je détestais tant chez mes ex-employeurs et chez nos prédécesseurs. Il n’y a plus aucune communication autre que professionnelle.
Nous affichons notre indifférence : quand Claude s’absente pour accompagner sa femme à l’hôpital, nous n’avons pas un mot de compassion, n’exprimons aucun intérêt.
Je suis en opposition totale avec ma vraie nature.
 
Je veux faire cesser ce mauvais esprit même si cela doit passer par des moments très pénibles. La question reste de savoir si le lien brisé pourra un jour se reconstituer.
 
Nous nous déshumanisons : plus de cadeaux ! Vous arrivez en retard ? il faut récupérer sinon le temps sera décompté.
Vous avez besoin d’une étiquette ? il faut la payer.
C’est nul, vraiment nul !
 
Comme Claude essuie systématiquement un refus en réponse à ses demandes, croyant rallier ses collègues à sa cause, il leur annonce qu’ils devront se passer de lui comme médiateur.
En réalité les collègues avaient compris depuis longtemps et faisaient leurs demandes directement (en cachette). Claude s’attendait à ce que ses collègues le supplient de continuer de plaider en leur faveur, il n’en est rien. Ils acceptent tranquillement la décision.
Comment je sais cela ? mais parce qu’un des employés me l’a dit, évidemment.
 
Il faut savoir que lorsque Claude est absent, l’ambiance dans l’atelier redevient normale. On chante, on rit, on plaisante… et on travaille intelligemment. On ne reste pas bêtement à attendre si on n’a pas le temps d’entamer une nouvelle tâche : on part déjeuner ou on rentre chez soi. Si le lendemain on n’a pas fini un travail, on le finit même si c’est l’heure de partir.
 
Je ne sais quel est son moyen de pression mais il est efficace. Dès qu’il revient, l’attitude « pendule » se remet immédiatement en place.
Je ne sais pas pourquoi ses collègues semblent le craindre. Ils lui parlent avec un respect qu’ils n’ont pas pour nous.
 
C’est frustrant.






mauvaise ambiance, patronat

 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 13:46
 
En début d’année 2006, notre esprit est totalement absorbé par « la » grosse affaire. Nous avançons sur une corde raide.
La première traite encaissée, redynamisés, nous livrons les produits très rapidement pour pouvoir facturer la suite et obtenir une autre traite.   
 
C’est alors que j’apprends qu’une traite, même payée peut tout-à coup devenir impayée.  Pendant combien de temps après son paiement ?
- Un certain temps…
C’est quoi « un certain temps », une semaine, quinze jours, un mois ?
- Un temps raisonnable…
 
Malgré de nombreuses recherches je n’ai rien trouvé de plus précis « qu’un temps raisonnable ».
 
Ce serait trop long de raconter les angoisses, les insomnies, l’énervement, la tension continuelle qu’est notre vie pendant les quatre premiers mois de l’année. 
 
Le « délai raisonnable » enfin écoulé, (le banquier le confirme) nous pouvons considérer que nous sommes payés en totalité.   
 
Malheureusement, le risque encouru a gâché notre joie. Nous sommes satisfaits d’avoir réussi mais nous sommes bien conscients d’avoir pris de gros risques surtout que six mois plus tard notre client est mis en liquidation judiciaire.
 

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 17:19

Quand nous avons eu besoin de personnel supplémentaire nous avons fait paraître une annonce à l’ANPE.
 
Une femme élégante âgée d’une cinquantaine d’années se présente. Elle semble bien connaître la sérigraphie et après un essai de trente minutes, nous sommes prêts à signer un contrat de travail.
 
Nous sommes d’accord sur tout : les horaires et le salaire (elle a demandé une augmentation tout à fait justifiée par ses connaissances).
 
Pour rédiger le contrat et procéder aux déclarations d’usage, je lui demande ses papiers. Sans aucune hésitation, elle présente des documents écrits en anglais.
Elle n’a aucun papier français. J’insiste pour qu’elle me montre un document susceptible de permettre son inscription aux organismes sociaux…
 
Elle s’énerve. Elle a travaillé pendant 10 ans dans une imprimerie en région parisienne et « on » ne lui a jamais fait d’histoire. Je lui demande si elle a un certificat de travail ou tout autre document émanant de cette société…
Elle se met à ricaner : "Quoi ? J’ose lui demander des papiers pour ce salaire de misère ?
Je lui fais des difficultés alors qu’elle n’accepte de travailler que pour nous rendre service et qu’elle n’a même pas besoin de cet argent !"
 
 
On est au bord du scandale. Il faut calmer le jeu.
Je la remercie chaleureusement pour cette aide charitable que nous ne méritons certainement pas. Toutefois, puisqu’elle n’a pas besoin du salaire que nous proposons, il me semble juste de le proposer à une personne qui, même s’il est très modeste, en aurait réellement besoin.
Déstabilisée, ne sachant si je plaisante ou non, elle se retrouve dehors avant d’avoir trouvé le moindre argument…
 

rendre service,contrat de travail



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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 15:34


En août, Miguel nous force à prendre des vacances. Comme nous n’avons pas d’argent pour payer une location, il nous trouve un studio en montagne pour un petit prix.
Le séjour est un fiasco. Le studio est minuscule. Il faut garder le chien attaché car le jardinet est clos par des arbustes entre lesquels il s’échappe.

Les premiers jours, nous faisons de longues ballades par le sentier qui passe derrière l’habitation. Un soir, un Saint-bernard saute la clôture de son jardin et se précipite sur notre Fox. Mick saisit son chien dans les bras (ce qu’il ne faut pas faire), mais s’il ne l’avait pas fait l’énorme bête l’aurait broyé. Les crocs énormes s’enfoncent dans le bras de mon époux heureusement protégé par la manche de son tee-shirt. Mes hurlements alertent la maîtresse du chien déchaîné qui s’apprêtait à attaquer de plus belle.
Nous n’osons plus passer par le sentier. Comme si cela ne suffisait pas, quatre gros chiens affamés rôdent autour du chalet nous obligeant à garder notre Fox enfermé toute la journée. Pour les sorties hygiéniques, nous allons en voiture dans un endroit désert.

Comme nous souffrons tous deux du vertige, chaque sortie est une épreuve. Nous ne bougeons pratiquement pas. Rien que faire les courses est une corvée. On nous conseille de faire des excursions mais souvent nous rebroussons chemin avant d’arriver sur le site à la vue des routes sinueuses à flanc de montagne. Quand exceptionnellement nous atteignons le but, nous sommes nauséeux, trop épuisés et trop tendus pour apprécier, sachant ce qui nous attend sur le chemin du retour.

Nous rentrons avant la date prévue. Il est inutile de prolonger un séjour qui nous stresse un peu plus chaque jour.


Pour les fêtes de Noël, nous sommes invités en Bretagne chez les parents de Kate. La perspective de la fameuse « affaire » dont les premières livraisons doivent se faire dès les premiers jours de janvier nous fait décliner l’invitation.

Quand le 27 décembre le retard de paiement remet l’affaire en question, nous sommes effondrés. Non seulement l’affaire semble bien compromise mais nous avons manqué l’occasion de fêter Noël en famille.

 

   
 

vacances a la montagne,vertige,attaque chien,

 
 
 
 
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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 15:37
 
 
 
 
Sur le plan privé, l’année 2005 est le miroir de la vie professionnelle. Quelques joies mais dans l’ensemble c’est une année assez grise.
 
Début février, notre petite-fille est née. Nous sommes très inquiets pour sa maman. Au cours de la grossesse, le médecin a détecté une tâche suspecte. Il préconise d’interrompre la grossesse mais Kate refuse farouchement. Elle a eu trop de mal à faire ce bébé. Après trois fausses-couches spontanées, elle ne parvenait pas à tomber enceinte. Finalement, après de nombreuses démarches et examens, alors qu’elle allait avoir recours à une FIV (fécondation in vitro), le miracle s’est produit. Quoi qu’il arrive, elle refuse l’interruption de grossesse.
 
Quelques jours après l’accouchement, Kate est opérée. Nous sommes très angoissés. L’attente pour obtenir les résultats dure une éternité… enfin ils tombent : pas de cellules cancéreuses !
 
Ceux qui n’ont pas connu cette angoisse pensent que l’annonce de la bonne nouvelle efface d’un coup les peurs ressenties dans l’attente du verdict. Il n’en est rien, je suis bien placée pour le savoir.
Kate ne sera plus jamais comme avant. La jeune femme insouciante qui voyait la vie du bon côté a réfléchi à la mort, aux enfants qu’elle laisserait, aux choses qu’elle n’aurait pas le temps de connaître, etc.
Pendant plusieurs mois elle a été très entourée car on voyait en elle une maman qui risquait sa vie pour donner naissance à son deuxième enfant. Dès que l’on apprend que tout risque de cancer est écarté, la sollicitude disparaît. Kate redevient une maman ordinaire.
Il aurait été souhaitable que son médecin lui impose une aide psychologique mais il ne l'a pas fait. Kate devient coléreuse, aigrie et désabusée.
Nous pensons que cela va passer, que c’est le fameux baby blouse.




FIV,cancer,grossesse
 
 
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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 18:43



Durant toute l’année nous acceptons tous les travaux qui se présentent. Il nous arrive de réparer des portes métalliques ou des armoires. Cela permet au moins de garder le contact et d'occuper les employés. 
Heureusement, les agences de publicité permettent à mon époux de se réaliser au niveau créatif, bien que nous ne gagnions rien sur ces travaux.
 
Nous bouclons péniblement les mois, c’est juste mais ça passe… enfin presque car si nous ne dégageons pas de bénéfices Mick ne percevra aucun salaire. Il a du mal a rester motivé pour travailler 70 heures par semaine sachant qu’il ne percevra rien !
Il ne peut rien s’acheter, pas même faire un cadeau à ses petits-enfants !
 
En juin, nous avons un surcroît de travail mais les employés traînent. Le client menace d’aller ailleurs… nous prenons un intérimaire puisque les employés prétendent ne pas pouvoir faire d’heures supplémentaires… ou si peu, une demi-heure de temps en temps ce qui ne sert à rien.
Ils travaillent lentement et s’arrêtent à tout moment pour discuter de ce qu’ils entendent à la radio.
L’intérimaire se met très vite dans l’ambiance, lui aussi s’arrête pour discuter, téléphone, sort pour fumer, arrive en retard… Après plusieurs rappels à l’ordre, je mets fin à son contrat.
 
Nous arrivons quand même à satisfaire notre client mais le coût de l’intérim a absorbé complètement le profit que nous aurions pu tirer de cette quantité de travail supplémentaire.
 
En, novembre un client nous propose une belle affaire. Malheureusement depuis quelques mois nous ne lui faisons plus aucun crédit car il est en grande difficulté financière.
 
La sagesse voudrait que nous déclinions le marché mais la tentation est trop forte. Si nous réussissons à nous faire payer nous pourrons acheter la machine laser qui nous permettra d’évoluer.
 
Nous entamons d’âpres discutions. Nous demandons un acompte, le client refuse, le marché nous échappe. Nous sommes désespérés.
Je suppose qu’il ne trouve pas d’autre fournisseur prêt à prendre des risques car il revient. Il est d’accord pour verser un acompte. Nous sommes fous de joie !
 
Pendant les vacances de Noël, l’enveloppe contenant l’acompte arrive. Notre joie tombe. Le client a remplacé le chèque demandé par une traite dont l’échéance tombe après que nous ayons tout livré !
Il n’est pas question d’accepter. Impossible de joindre le client, tout le personnel est en congrès. Nous prenons conseil autour de nous : tout le monde est unanime : il faut laisser tomber !
 
Je refuse d’abandonner. J’envoie une lettre recommandée signifiant que nous commencerons à livrer uniquement après avoir encaissé la traite…
 
 
La fin d’année est maussade ! Nous sortons un bilan positif (de peu) et si la traite est payée à son échéance, Mick pourra recevoir un petit salaire.




affaires, marchés, produire




 
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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 16:58
 
 
 
Dans tous les domaines, nous sommes débutants et nous tombons dans les pièges.
 
Si de nombreux projets n’aboutissent pas, il en est d’autres qui n’avaient d’autre vocation que de se faire créer un modèle pour l’exploiter à moindre coût.
 
Nous sommes contactés par de nouveaux clients qui demandent la réalisation d’un prototype en précisant que si nous réussissons, il nous faudra réaliser d’énormes quantités du produit pendant de nombreuses années. Impressionnés par cette perspective, ne voulant pas paraître mesquins, nous ne faisons pas payer le travail.
Pourtant, Mick consacre de nombreuses heures à leur réalisation. Il fait preuve d’imagination afin d’améliorer l’idée originale. De son côté le client demande de nombreuses modifications.
 
Comme il n’a pas le temps dans la journée, c’est la nuit, souvent très tard, qu’il travaille. Quand l’image ne suffit pas, nous envoyons les modèles, à nos frais, bien entendu.
 
Après l’accord final, le client ne manque jamais de nous faire savoir qu’il est très satisfait et qu’il va maintenant soumettre le modèle à son client…
Curieusement, en quatre années, nous n’avons jamais obtenu une seule de ces fameuses grandes séries.
 
C’est en évoquant un jour notre déception auprès d’autres chefs d’entreprises que nous avons eu confirmation de ce que nous soupçonnions déjà et compris à quel point nous avions été naïfs.
 
Pendant que nous faisions des plans pour acheter du matériel et embaucher une personne supplémentaire pour faire face aux mirifiques commandes, nos prototypes étaient déjà exploités en Asie et les pièces fabriquées en multiples exemplaires pour un prix dérisoire.
 
Bien entendu nous ne sommes pas les seuls à être tombés dans le piège, toutes les entreprises y sont tombées au moins une fois.
 
Si le proto est gratuit, c’est encore mieux mais les entreprises sont prêtes à payer, même cher, sachant que le modèle sera d’un profit considérable.
 
Nous réalisons toujours des prototypes mais nous les faisons payer. Mick se fait plaisir en utilisant son sens créatif.
 
Secrètement, nous espérons toujours un peu qu’une de ces belles commandes finira par tomber…
 
  
     
   
 Prototypes, naivete, exploitation
 
 
   
 
 
 
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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 17:03



J’ai pour habitude de tirer une leçon positive des évènements même s’ils sont très décevants.
 
Sur le plan amical je n’ai plus trop envie de retrouver les anciens amis. Il me semble préférable d’en garder définitivement un bon souvenir. Si je veux des amis, autant en trouver de nouveaux qui seront en phase avec ce que je suis devenue.
 
Sur le plan professionnel, la fameuse « méthode » m’a quand même mise sur la piste du référencement.
J’ai payé cher : 130 €, j’ai lu une tonne de documentation qui ne me concernait pas, mais j’ai maintenant une vague idée de ce qu’il faut faire pour être connu quand on n’a pas les moyens de se payer des encarts publicitaires.
 
J’ai bien compris aussi que pour avoir des clients, il faut payer. Malheureusement, avec mon petit budget (mes pauvres économies personnelles de fin de mois) je ne peux qu’acheter des inscriptions sur des annuaires à 50 € par an.
 
Ce sont surtout des annuaires orientés dans le domaine de la publicité, un monde que nous ne connaissons pas.
 
Nous avons rapidement des contacts, j’en suis ravie. Mick est bien moins ravi que moi. Les demandes sont imprécises, les interlocuteurs (trices le plus souvent) semblent évoluer dans un monde virtuel où tout est possible.
Les projets arrivent à peine ébauchés et sont remaniés en fonction de l’évolution de la maquette. Mick passe des heures à réaliser les logos et les présentations les plus invraisemblables.
 
Il est courant que le projet soit abandonné après deux ou trois semaines de travail soit de façon définitive parce qu’il ne convient pas au client final, soit parce que la réalisation est confiée à une autre entreprise que la notre.
 
Pas aguerris, nous ne faisons pas payer les prototypes croyant ainsi allécher les clients.
 
 
   
 
 

prospection,publicite,referencement,annuaire



 

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 16:09
 




Pour amener de nouveaux clients, j’essaie de localiser d’anciennes connaissances. Je retrouve un ami très cher, perdu de vue depuis mon mariage.
 
C’est avec beaucoup d’espoir que je renoue une relation avec Alan.
Il se montre très intéressé par ma vie professionnelle car justement, il peut m’aider.
Il faut que j’achète un e-book. C’est indispensable pour apprendre à référencer mon site. C’est 100 €, j’hésite. Nous arrivons tout juste à vivre avec ma paye.
Il me relance chaque jour pour que je m’abonne à un forum. Bien entendu pour s’abonner, il faut avoir acheté une méthode de vente.
 
Il m’envoie sans cesse des courriels pour demander si je me suis enfin décidée. Je finis par acheter l’e-book. C’est une méthode pour gagner de « l’argent facile ». Cette méthode est peut-être efficace pour du commerce virtuel mais ne s’applique pas à de vrais industriels.
Je reçois les messages de gens qui me proposent de m’aider en commençant par refaire mon site. Comme je tarde à me décider, le ton devient agressif. Mon site est nul, certains se moquent et ridiculisent mon mari. Je suis harcelée, je me demande si je n’ai pas affaire à une secte. 
 
Quand je fais part de ma déception à Alan, il me propose immédiatement d’acheter un autre e-book plus adapté à notre cas... et des cours aussi…
Ces cours sont réservés à l’élite. On va s’occuper particulièrement de moi. Je tente les cours et abandonne très vite. Pas question de payer 15 € par mois pour des « astuces » qui ne me concernent pas et qui sont pour la plupart en anglais. Concernant l’aide on m’envoie sèchement promener.
 
J’informe Alan de ma décision de tout arrêter. Il s’énerve. Il dit qu’en s’inscrivant sur Copains d’Avant il voulait juste retrouver ses « potes » de service militaire et non des personnes comme moi. Il dit que je n’ai pas évolué, qu’il a l’impression d’être revenu 35 ans en arrière :
 
Je tente malgré tout de garder le contact sur le plan amical. Je lui demande s’il a des relations avec d’anciens amis communs. Non, ils se sont tous fâchés avec lui.
A t-il été informé de mes ennuis et de ma fuite en Afrique ? Non, il a bien vu des coupures de presse avec la photo de mon ex cadenassé aux grilles du Palais de Justice mais il a pensé qu’il s’agissait d’une banale affaire de divorce qui se passe mal (Sic).
 
Je dis que c’est un peu plus compliqué que cela, que j’aimerais lui en parler (à l’époque je cherchais désespérément une personne à qui me confier) mais il me dit tout net que cela ne l’intéresse pas, que je ferais mieux de regarder vers l’avenir et d’oublier le passé.
 
Curieusement, en six mois nous ne nous sommes jamais parlé au téléphone et il n'a jamais été envisagé de se rencontrer.
 
Notre relation n’avait aucune raison de se poursuivre. Plusieurs mois plus tard j’ai trouvé ce message, pas sur mon adresse personnelle mais sur celle du forum : « T’es morte? » auquel je n’ai pas répondu.
 
 




 

faux amis,arnaque,cumidité,argent facile,e-book,forum



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  • : MA VIE EN PATCHWORK
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  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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