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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 16:51




C’est sans beaucoup d’enthousiasme que nous commençons l’année. Le comptable a confirmé un résultat négatif. De peu mais nous sommes vexés. 
Cette année, il n’y a pas de vœux, pas de galette des rois. Nous donnons une boîte de chocolats à chacun, c’est tout.
 
 
Nous cessons de déjeuner en même temps que les employés. Puisque les problèmes de l’entreprise ne les concernent pas, il est inutile d’essayer de communiquer.   
 
Pendant quelques semaines nous maintenons les petits déjeuners du vendredi matin. Ce moment est consacré à faire le point sur les activités de l’entreprise. Claude en profite pour poser des questions sur les ponts ou les dates de vacances. Il joue en quelque sorte le rôle de délégué.
 
Depuis quelques temps, ses questions ont pris une orientation moins anodine. Elles se transforment en accusations envers mon époux. S’il n’y a pas de travail c’est de sa faute, il doit aller en chercher, le prédécesseur, lui, savait en rapporter…
 
Nous supprimons les petits déjeuners.
 
 
 
Claude donne des instructions à ses collègues.
Ils ne doivent pas entrer dans l’atelier avant l’heure (ils restent dans leur voiture sous les fenêtres en attendant l’heure pile). Le soir ils quittent l’entreprise (Claude en tête) en dévalant l’escalier quatre à quatre comme des gamins qui sortent de l’école.
 
 
Je décide d’arrêter ça. L’un d’eux arrive en retard un matin. Quand il vient me donner la raison de son retard et proposer de récupérer le soir, je refuse, comme je l’ai toujours fait depuis deux ans…il me remercie.
Dès le lendemain, il reprend son petit jeu. Il attend l’heure pile dans sa voiture. Quelques jours passent. Il continue, ma colère monte mais je ne dis rien.
Arrive le jour où il est de nouveau en retard. Là j’explose pour la première fois en deux ans.
Alors qu’il est souvent en retard (il est le seul qui habite Paris), jamais je ne lui ai demandé de récupérer ! et, quand exceptionnellement il arrive avec quelques minutes d’avance, il reste dehors à attendre ! C’est quand même fort !
 
Depuis deux ans que cet incident a eu lieu, il ne regarde plus sa montre avant d’entrer dans l’atelier. Il entre simplement quand il arrive…
 
Claude a continué quelques jours puis, étant seul à jouer, il a arrêté.


 
 
 
 
 
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Published by Camomille - dans 2005
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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 18:38



Mon comptable a enfin entendu mes appels au secours. Il alerte Mick. Si la situation ne se redresse pas rapidement, il va falloir licencier, en commençant par moi.
 
Les employés sont désœuvrés. Ils écoutent la radio en traînant sur le peu de travail que nous leur fournissons.
Comme nous déjeunons tous ensemble, je parle des difficultés que nous rencontrons pour trouver du travail. Le sujet est accueilli dans l’indifférence générale.

 
Mick se démène pour rapporter des commandes, souvent quelques bricoles à faire d’urgence. C’est le signal de départ d’un conflit qui va nous opposer à un des employés.
Cet employé que j’appellerai Claude est le plus âgé et son salaire est de loin le plus gros. Il est aigri suite à un échec de travail à son compte. Il est désabusé, n’attendant que le moment où il partira à la retraite – et il n’a que 55 ans !.

 
Non content de travailler sans cœur à l’ouvrage, il sape le moral de ses collègues.
Il dit à Mick qu’il ne doit pas accepter des délais aussi courts car il ne veut pas travailler très vite en deux jours sachant qu’il n’aura rien à faire les trois jours suivants.
Mick explique que si nous décrochons quelques commandes ce n’est pas parce que le client nous trouve plus jolis ou plus sympathiques mais simplement parce que nous sommes plus rapides que nos concurrents. Mais Claude est bien certain que les clients doivent attendre…
Je prospecte, Mick arrache des commandes et nous réduisons le déficit financier.

 
En décembre des demandes urgentes tombent. Mick dit aux employés de s’organiser pour faire une permanence pendant la dernière semaine qui d’ordinaire est chômée.
La réponse de Claude tombe comme une gifle " que l’entreprise ait des commandes on non, ce n’est pas le problème des employés… "

 
Nous envisageons de fermer l’entreprise définitivement tellement nous sommes déçus. Nous n’avions jamais imaginé qu’il pouvait régner une telle ambiance dans une entreprise artisanale. Nous critiquions nos prédécesseurs notamment leur attitude vis-à-vis des employés mais nous commençons à comprendre comment ils en sont arrivés là.

 

Cadeau de Noel, mauvais esprit,déception,pas de commande

 
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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 14:31
 
 
 
Sur le plan privé, l’année s‘est bien terminée. Notre chien a réchappé de justesse à un empoisonnement par raticide. Après être resté entre la vie et la mort pendant plus d’un mois, il est sauvé.
Si l’année n’avait pas été exceptionnellement bonne, nous n’aurions pas pu poursuivre l’activité. Tout nous claque dans les mains !
Fin décembre le véhicule utilitaire est tombé en panne compromettant les dernières livraisons pour notre gros client. Grâce aux premiers paiements nous avons acheté un nouveau véhicule d’occasion.
Il a fallu remplacer une grande partie du matériel qui est en fin de course, mal entretenu et rafistolé. L’aspirateur, une table à sérigraphier, le fax, du petit matériel, tout est à changer.
Le stock est en grande partie inutilisable. Il est composé de restes de matières premières qui ont été achetées pour des commandes exceptionnelles. Il est très improbable qu’elles nous servent un jour.
Nous achetons du mobilier de bureau d’occasion.

Les trois premiers mois de 2004 sont extrêmement calmes. Trop calmes. Pas d’appels téléphoniques, pas de fax… Rien.
J’ai rangé, répertorié, classé mais je n’ai plus rien à faire. Je commence sérieusement à m’embêter.
La trésorerie fond à une allure fulgurante. Cotisations, impôts, taxes, je n’arrête pas de payer !
Mes prévisions de trésorerie sont alarmantes mais mon mari refuse d’entendre.
Après des années de privations, il a envie de se faire du bien. Il a envie de faire enfin des cadeaux. Cela me fait de la peine mais je dois absolument le freiner. Je vois des jours très noirs se profiler à brève échéance.

Je prospecte par courrier, par fax et par e-mail mais comme il n’est pas convaincu de la nécessité de trouver de nouveaux clients, Mick traite ceux qui nous contactent de façon très désinvolte avec le mépris de celui qui a réussi.
J’enrage ! Le retour sur ma prospection est seulement de 3 %… chaque appel est pour moi une victoire mais dès les premiers mots de mon mari, je sais qu’il n’y aura pas de suite.
Découragée, écœurée de voir mon travail bafoué, je m’écroule et menace de le laisser se débrouiller seul. Touché par mes pleurs, il fait des efforts. Malheureusement, les devis restent sans suite.
Cela conforte sa position : je suis dans une démarche inutile.

En juin, les chiffres du semestre sont désastreux. Malgré mes relances, les clients de notre prédécesseurs qui ne se sont pas manifesté en 2003, restent définitivement perdus. Nous en avons perdus aussi quelques uns en donnant priorité à notre gros client.
J’alerte le comptable. Il me trouve pessimiste, la trésorerie est bonne, il ne voit aucune raison de se mobiliser.

Nous partons en vacances et à l’inverse des autres années, c’est moi qui angoisse alors que mon époux est serein.



  
 
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 12:00
 

Les péripéties du mariage n’ont pas affecté la marche de l’entreprise. Nous honorons une belle commande avant la fermeture annuelle du mois d’août.
Tout se passe bien, malgré notre manque d’expérience, nous assumons. Nous exprimons notre satisfaction au personnel par une prime et une invitation au restaurant.
Nous ne voulons pas prendre de vacances. Mick n’a pas fini l’installation de l’atelier et d’ailleurs nous n’avons pas les moyens de partir.
Kate, l’épouse de mon fils insiste tellement que nous les rejoignons une semaine dans la maison de ses parents en Bretagne.
Cela nous fait du bien. Nous n’arrivons pas à oublier l’entreprise mais nous prenons un peu de recul.

Comme j’ai de gros problèmes avec le comptable que Mick a choisi, Kate accepte de regarder si je n’ai pas fait trop d’erreurs. Elle ne me cache pas que c’est une catastrophe et que tout est à refaire.
Fin septembre, je reçois une note d’honoraires très salée du cabinet comptable. Comme nous n’avons jamais eu de lettre de mission, je ne connais ni ses tarifs ni ce qu’il est censé faire.
Je lui demande de justifier le montant exorbitant de ce qu’il considère comme une avance. La réponse tarde à venir, je relance plusieurs fois.
Il me facture ses déplacements, le temps passé dans les embouteillages et même le temps d’appel pour prendre rendez-vous avec moi. Ces pratiques sont peut-être courantes dans les grands cabinets mais nous n’avons pas fait appel à un grand cabinet !
Ce type est un escroc. Une petite entreprise artisanale ne peut pas payer de telles notes.
Je sais que notre comptabilité est un vrai capharnaüm, j’ai fait ce que j’ai pu en n’étant pas comptable. Je n’ose imaginer ce qu’il va facturer pour les nombreuses heures qui seront nécessaire à l’établissement du bilan.
Pour arrêter les dégâts, je paye la note d’honoraires et cherche un autre comptable. Ce n’est pas facile, nous sommes début décembre, à quelques jours de la fin d’exercice.

Depuis la rentrée nous avons beaucoup de travail concentré principalement sur trois clients. Une très grosse commande est tombée qu’il faut honorer très rapidement. Mick me laisse gérer l’administratif.
Je cherche une personne située à proximité. Certains comptables sont en congés, d’autres en déplacement, d’autres enfin répondent à mon appel par des grognements qui traduisent très bien leur convivialité.
Je trouve enfin un comptable motivé (il correspond aux critères définis par ma belle-fille) qui accepte de prendre la comptabilité. Le courant passe bien.

Nous finissons 2003 dans la joie. Le chiffre d’affaire dépasse toute espérance, nous sommes ravis et pas loin de penser que ce n’est pas si difficile que ça d’être à son compte !



probleme comptable,bilan,exercice,vacances
 
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 15:36



Je ne vous raconte pas le nouvel An,

vous imaginez un délicieux repas préparé par mon fils et ...

tout est là !

 

mes petits enfants le jour du nouvel an

 

 

 

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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 23:57




 
 

 bonne année,meilleurs voeux,2007

 

 

 

 Bonne année 2007 !

 

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26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 15:52
 
 
Noël c’était bien entendu le fameux cadeau mais c’était aussi la fête. Je suis bien incapable de dire ce que je préférais des deux…
Dès les premiers jours de décembre, nous faisions le grand ménage dans la maison. Les vitres et les rideaux étaient lavés, les parquets et les meubles cirés.

Huit jours avant le grand jour, ma mère faisaient les terrines. Elle achetait de la viande et du lard au marché. Je l’aidais à hacher la viande au hachoir mécanique que l’on vissait à la table de la cuisine. C’était très dur, les mains et les épaules faisaient mal mais j’étais très fière. Les terrines cuisaient ensuite dans le four de la cuisinière à charbon répandant une odeur délicieuse dans toute la maison. Les terrines étaient gardées au frais dans la cave.

Venait ensuite la préparation de la bûche aux marrons. Il fallait fendre, éplucher, cuire et écraser les marrons, et râper une montagne de chocolat. J’avais les mains pleines d’ampoules mais je n’aurai abandonné pour rien au monde.
J’ai appris beaucoup trop tard que tout le monde détestait cette bûche mais que ma mère s’obstinait à la préparer chaque année, parce qu’à Noël, on doit manger de la bûche !

 

 

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L’odeur de la cire remplaçait celle du sapin. Les nombreux objets en cristal (cadeau de mariage de mes parents, notre bien le plus précieux), avaient été nettoyés à l’eau vinaigrée et brillaient de mille feux en guise de guirlandes.
La veille de Noël nous entamions les derniers préparatifs. Je hachais encore de la viande pour farcir la dinde. Ma mère faisait un Moka au café (sans doute pour se faire pardonner la bûche).

Le soir de Noël, il ne restait plus qu’à dresser la table en écoutant les chants de Noël à la TSF. Le service de fine porcelaine et les couverts en argent brillaient sur la nappe et les serviettes blanches amidonnées.
Nous mangions très tard en revenant de la messe de minuit. C’était une soirée magique.
Le lendemain, après avoir pris possession de mon jouet, je le rangeais précieusement.
Je préférais profiter de la fête qui se prolongeait tout au long des repas au cours desquels nous mangions " les restes ". Le temps de jouer venait après.
 
 
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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 15:30
 
 
 
Je n’ai pas connu l’époque de la fameuse orange offerte en cadeau mais les circonstances de la vie m’ont faite pauvre dans ma jeunesse.
 
Il n’y avait qu’à l’occasion de Noël que je recevais un jouet. 
Je ne me rappelle pas d’avoir vu d’autres cadeaux que les miens au pied de la cheminée. Je ne me souviens pas si mes sœurs en avaient ou non… égoïste, comme tous les enfants, cela m’importait peu sans doute.
 
Comme il était interdit de réclamer, j’attendais avec impatience que ma famille me demande ce que je désirais. Je n’avais droit qu’à UN cadeau. Tout au long de l’année je cherchais ce que je pourrais bien demander sans perdre de vue que les moyens étaient très limités. Pas question d’avoir un baigneur ET ses habits. Si un Noël apportait le baigneur, il fallait attendre le prochain pour avoir des vêtements… Chaque Noël je recevais un filet rempli de pièces en chocolat et un sachet de mini fruits en pâte d’amande.
 
Cela peut sembler terrible à notre époque. Moi, je remercie cette pauvreté qui me permettait de rêver pendant toute une année et grâce à laquelle j’ai appris que tout n’arrive pas à l’instant où on le désire. Je sais me passer des choses, trouver des solutions de rechange et surtout ne pas considérer que le bonheur est un dû.
 
Je suis triste de voir les enfants d’aujourd’hui, désabusés, sans rêve, sans attente à qui il suffit de cocher des jouets sur des catalogues pour les avoir.
 
Il n’y a même plus de surprise pour eux. Ils se contentent de chercher ce qui manque à leur liste, manifestant leur déception et leur mécontentement. Déception et mécontentement qui ne durent pas d’ailleurs car la famille « fautive » se précipite pour acheter les « manquants ».


 
 
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 16:46
 


 
Pour en finir avec le mariage, le tableau ne serait pas complet sans " la cerise sur le gâteau ". En fin de mois, je reçois le relevé de mon compte bancaire, où je découvre une mauvaise surprise.
Trois chèques ont été débités le même jour pour une valeur d’un peu plus de 700 €. Ces débits correspondent aux trois derniers chèques de mon chéquier qui ont été arrachés très proprement, souche comprise.
La banque m’indique une procédure. Je dois faire opposition au paiement puisque je n’ai pas signé ces chèques.
Pendant quelques jours je soupçonne tout le monde. Le salon de coiffure où j’ai laissé mon sac dans un meuble, nos employés qui ont accès à mon bureau quand je m’absente et même mon fils.
Oui, mon propre fils qui a peut être eu un soucis dont il n’a pas osé me parler.
Avant de porter plainte je dois m’assurer que ni lui ni mes employés ne sont pour quelque chose dans ce vol.
Les employés ne réagissent pas à l’annonce de mon intention de porter plainte. Mon fils est très vexé par ma question. Il a raison, ce n’est plus un gamin. Il est marié, père de famille et mène une vie aisée. Je lui présente des excuses.

Je fais une déclaration au commissariat. Deux heures d’attente pour déclarer que les trois chèques débités ont été volés par je ne sais qui et je ne sais quand
Cela convient à la banque. Elle demande une copie des chèques, déclare que la signature n’est pas conforme et débite les bénéficiaires. Les chèques me sont recrédités.
Quand je reçois la copie des chèques, je ressens un immense soulagement : le voleur n’est ni un employé, ni un proche. Les trois chèques ont été utilisés dès l’ouverture des magasins à proximité de l’hôtel où nous séjournions avant la cérémonie de mariage.
Le vol a été commis dans la chambre pendant que nous prenions le petit déjeuner.
Je signale le fait au dirigeant qui déclare " j’ai une entière confiance en mon personnel ". Je lui envoie un courrier expliquant comment les choses se sont passées. Un de ses employés ou un client de l’hôtel s’est introduit dans notre chambre avec un passe pour accomplir son forfait. Ce Monsieur n’a même pas pris la peine de me répondre.
Les magasins m’ont envoyé des menaces par lettres recommandées. J’ai répondu en joignant une copie de ma déclaration au commissariat et en expliquant les circonstances du vol.
Afin de calmer la virulence des services contentieux je finissais ma lettre en posant la question suivante :
" Comment se peut-il qu’un caissier accepte un chèque d’un montant de plus de 250 € déjà détaché de sa souche, domicilié sur l’Ile de FRANCE sans même vérifier l’identité de la personne ? "
Mis face à la complicité évidente d’un de leurs employés, les magasins ne m’ont plus ennuyée.

Six mois plus tard ma plainte est classée sans suite pour le motif : Préjudice de peu de gravité.
Une personne s’est introduite dans une chambre d’hôtel avec un passe, a dépouillé des clients en toute impunité.



 
chèques volés
 
 
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 17:56
 
 
 
 
Les jeunes mariés partent en voyage de noce. Frane envoie des courriels à son père pour le tenir au courant du voyage. Elle adresse des bisous au chien, pas a moi.
Quelques mois plus tard nous recevons une photo avec des remerciements.
C’est la seule photo prise par les photographes que nous ayons puisque Mick vexé, n’en a pas commandé.
Depuis le mariage, Clarence me bat froid. Elle aussi téléphone à son père sur son portable. Cela ne me dérange plus, j’ai abandonné tout espoir de relations familiales. Les filles m’indiffèrent.
Mick qui n’a pas vu son petit-fils depuis plusieurs mois, invite Clarence à dîner. Elle semble ennuyée, hésite longtemps puis dit préférer nous inviter.
Deux jours avant la date, son mari annule l’invitation. Elle aurait " une gastro ".
Je sais que c’est un prétexte. Mick téléphone pour prendre des nouvelles, le ton embarrassé de son gendre lui fait comprendre que j’ai raison.
Quelques jours après Clarence demande à son père de la rappeler mais uniquement " quand Elle ne sera pas là ". Il ne donne pas suite. Elle lui laisse plusieurs messages mais il ne répond pas. Dans le dernier, elle annonce qu’elle est enceinte, qu’il doit rappeler mais uniquement hors de ma présence. Il ne le fait pas.
Frane a téléphoné quelques jours encore à son père (sur son portable bien entendu). Un après-midi, elle appelle alors qu’il est très occupé avec des clients, il la laisse parler, le téléphone posé sur la table. Ils ne se sont jamais plus parlé. Il y a de cela trois ans…
Pendant des années j’ai organisé des repas pour favoriser les rencontres entre Mick et ses filles. J’ai même réconcilié les ex époux qui ne pouvaient se dire bonjour sans s’insulter. Je n’ai pas obtenu plus de gratitude de cette femme que de ses filles. Rien que de la haine.
Je ne me mêlerai pas de cette affaire. On peut espérer qu’un jour, mûries par les années et les difficultés de la vie, les 2 Pestes seront enfin prêtes à entretenir des relations normales.
En attendant je constate que cette rupture a consolidé notre couple. Nos préoccupations professionnelles occupent tellement nos esprits qu’il reste bien peu de place pour les gamineries.



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Published by Camomille - dans 2003
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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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