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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 19:05
 
Il n’est pas facile de recueillir des témoignages. Les gens ont peur de mon mari.
Je ne suis pas trop inquiète car je crois détenir une pièce maîtresse. Mon avocat a envoyé un huissier demander à James de revenir au domicile conjugal et de reprendre la vie commune. Il a répondu et signé qu’il refusait et qu’il souhaitait vivre avec L.
En toute logique cet abandon de domicile conjugal devrait faire prononcer le divorce en ma faveur.
J’ai les témoignages de ma mère et de ma sœur, mais sans véritable valeur car c’est la famille…
Deux couples de voisins acceptent. Ils racontent les cris et les brutalités de James envers le petit.
Ma meilleure amie refuse. C’est un coup terrible pour moi, que je ne m’explique toujours pas. Un an auparavant elle était enceinte, dans une situation très difficile vis à vis de sa famille et de son nouvel employeur.
Avec l’aide de ma sœur, j’ai pris le risque de m’occuper de la faire avorter. Nous avons pris les rendez-vous, les réservations de train, lui avons avancé l’argent pour qu’elle se rende en Angleterre.
Ma sœur l’a accueillie à Paris et hébergée à son retour.
A l’époque l’avortement ou la complicité d’avortement était passible de prison et d’une amende,
Quand je lui demande de témoigner, uniquement de ce qu’elle a vu, elle me dit non sans motif, seulement non…
Ce coup me fait si mal qu’il me décourage de poursuivre la chasse aux témoins.

Les témoignages recueillis par mon mari sont beaucoup plus concrets. Un ancien chef de l’armée qui l’a vu pleurer tellement j’étais méchante et il m’a vue de nombreuses fois avec d’autres hommes quand mon mari était absent.
C’est complètement faux, je n’ai jamais été infidèle et concernant les larmes de James on sait qu’il est très fort pour jouer la comédie.
Concernant mon infidélité, les tantes, religieuses témoignent être venues à la maison, avoir sonné et comme je n’ouvrais pas elles ont entendu des gémissements et des grognements derrière la porte…
Elles avaient sans doute oublié que nous avions un chien...
Mes beaux-parents et leur femme de ménage décrivent ma méchanceté et me reprochent surtout de ne jamais laver mon enfant. La femme de ménage l’a vu souvent très sale.
Quand il vient à la campagne, il joue, il se salit, c’est bien normal, non ?
Je ne sais pas si on demande encore de fournir ce genre de témoignages ridicules en cas de divorce, j'espère que non.



temoignages et faux temoignages





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10 mars 2006 5 10 /03 /mars /2006 13:12
 

 


Je prends une chambre dans une pension de famille. C’est loin de la ville mais c’est moins cher…  
Je vois souvent James dans sa voiture qui semble me surveiller. Il est stationné dans des ruelles. Il me regarde passer puis démarre et me dépasse en roulant très vite. Je pense qu’il cherche à me faire peur.

Un soir je m’engage sur la route et il lance la voiture sur moi… j’ai le bon réflexe, j’avais deux possibilités : avancer ou reculer. Il croyait que j’allais reculer, il monte un peu sur le trottoir et prend la fuite. Heureusement j’ai fait un saut en avant, la voiture est passée à quelques centimètres de moi.
J’avais été renversée par une voiture un an auparavant. Très longtemps j’ai eu peur de traverser une rue. Il a été témoin de mes nombreux cauchemars. Il sait que même s’il a raté son coup, je vais être déstabilisée.
Je passerais pour parano si un collègue, n’avait vu la scène du trottoir en face. Il m’a vu bondir, il a bien vu la manœuvre intentionnelle de mon mari.

Dès le lendemain soir, alors que je n’ai même pas parlé de l’incident, les collègues me disent qu’ils vont se relayer pour venir me chercher et me raccompagner chaque jour. Ils pensent que mon mari n’osera rien faire en présence de témoins.
C’est là que l’on pense à la famille qui ne fait rien alors que des étrangers font tant…
Je ne veux pas trop profiter de gens qui ont eux aussi leurs péoccupations. Je prends une chambre à proximité de la Sécu.
Ma mutation est en bonne voie. C’est mortel de vivre à l’hôtel. Je ne peux pas sortir et je n’en ai aucune envie. Je passe mes soirées à tourner et retourner mes problèmes et ce n’est pas fait pour me donner le moral.




 
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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 18:35


 

Je vais chez ma mère tous les quinze jours pour voir mon petit bout. Il est en pleine forme, il s’amuse beaucoup avec les deux petites filles que ma mère garde. Elles sont un peu plus âgées que lui et le traite comme un petit frère.
Bien entendu quand je parts, il pleure et reste longtemps à la fenêtre en espérant mon retour.
Je ne peux continuer à cohabiter avec James, c’est trop risqué. Je vais prendre une chambre en attendant ma mutation.
Je prépare mes cartons, ma sœur va venir me chercher. C’est mon beau-père qui arrive accompagné d’un huissier, pour faire un état des lieux.
Je laisse entrer l’huissier, pas le beau-père qui veut forcer la porte. L’huissier l’avertit que s’il continue, la violation de domicile sera consignée dans l’acte qu’il va rédiger…
C’est un homme charmant qui avoue ne pas comprendre la raison de son déplacement. Il inscrit ce qu’il voit sans vouloir entrer dans le détail. Il dit qu’il n’y a pas de vol entre époux. Je peux tout enlever mais il me conseille de laisser un minimum de choses (une table, un lit, une chaise, etc).
Ma sœur loue une camionnette, nous enlevons tout ce que nous pouvons. Ce n’était pas mon intention mais puisque le beau-père a fait venir un huissier, je vais lui montrer que je ne me laisse pas impressionner.
Je laisse les gros meubles – la chambre et le séjour sont encore sous crédit, j’enlève la vaisselle et tout ce qui m’appartient en propre.
Nous allons décharger tout cela dans la cave d’une voisine. Cette précaution était utile car la semaine suivante, la police vient chez ma mère : elle est accusée de vol et de recel.
Ma mère ouvre la porte, laisse visiter son appartement et sa cave où il n’y a rien. Elle dit que c’est moi qui a enlevé les affaires et pas elle. Les policiers s’excusent.



je quitte le domicile conjugal

 
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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 18:35



Il ne s’aperçoit pas que j’ai rayé ses disques. Je lui fais d’autres " crasses ".

A l’aide d’une lame de rasoir je coupe les coutures de ses pantalons. Il trouve étrange que ses pantalons craquent tous aux fesses quand il s’assoie, je m’étonne aussi.
Il a transformé la baignoire en lessiveuse. Il laisse ses vêtements tremper. Je ne peux pas prendre de bains. Je me douche, les pieds dans les vêtements qui pourrissent.
Pour le dissuader je fais couler de l’eau très chaude sur les pulls en laine – j’ajoute du sucre à son eau de rinçage… comme il fait plein d’erreurs (mélange de couleurs, vêtements non lavables, etc) mes crasses passent inaperçues. Elles m’amusent quand même beaucoup.
 
Un soir, je rentre du travail, il est en train de fouiller dans le coffre de la voiture. En passant à côté je vois 2 boîtes vertes avec des encarts rouges : c’est du poison pour les rats. Que peut-il bien faire avec ça ? nous vivons en appartement et nous n’avons pas de cave… aurait-il l’intention de m’empoisonner ?
Il a déjà tenté de m’étrangler, de me rendre folle, de me faire attaquer par le chien… pourquoi pas la "mort aux rats"?
Ce soir il est d’humeur joyeuse. Il me propose de discuter, c’est tellement bête de nous déchirer ainsi. Il m’a même acheté un gâteau…Je veux bien discuter mais pour le gâteau, je suis désolée, j’ai déjà mangé et je fais le régime…
Il a une proposition à me faire de la part de son amie. Elle est d’accord pour faire ménage à trois. Cela aurait beaucoup d’avantages. je profiterais de l’appartement avec Miguel,  je ferais le ménage, la cuisine et eux sortiraient. Ils ont beaucoup d’amis contrairement à moi... Je refuse, bien entendu.
Il me propose le gâteau à nouveau, insiste puis se met en colère. Je suis décidément trop c**, il m’insulte et jette le fameux gâteau au vide ordure.
Il m’a été impossible de le récupérer pour le faire analyser.
La situation est trop dangereuse. Je ne mange rien qui soit resté à la maison. Je ne bois que l’eau que je fais couler du robinet. S’il a réellement essayé de m’empoisonner, je sais qu’il va recommencer.
Je fais une demande de résidence séparée par l’intermédiaire de mon avocat et l’obtient en 48 heures. Le Tribunal ordonne que je reste dans l’appartement, James doit partir…
Il a reçu la notification au travail. Il arrive en hurlant. C’est son appartement de fonction, il ne partira pas, si je change la serrure, il défoncera la porte et me tuera.
 

il veut me tuer



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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 18:46

 

 

Je vais mieux. Physiquement : je suis reposée. Moralement : je suis allée plusieurs fois à Paris, j’ai changé de coiffure, je me suis acheté une robe, je me suis faite draguer… je suis prête à me battre.
Je laisse mon petit à ma mère. J’hésite, je ne sais si je dois retourner chez moi pour demander ma mutation et recueillir des témoignages ou tout abandonner, rester là, chercher un autre travail… J’ai peur mais je décide de repartir.

L’appartement semble inhabité. La demande de divorce a été signifiée mais James n’a pas encore saisi d’avocat.
J’ouvre un compte bancaire à mon nom et demande au service de la paye de faire le prochain virement sur ce compte.
Je fais une demande de mutation.
Nous vivons comme des colocataires. Il ne rentre à l’appartement que trois soirs par semaine. Je dors dans la chambre d’enfant, porte verrouillée.
Il mange les provisions que je laisse au réfrigérateur. Je ne dis rien. J’achète mes repas au jour le jour.

Le service de la paye se trompe, ma paye est virée sur le compte commun… Quand je vais à la banque, James est déjà passé et a vidé le compte ainsi que le compte épargne. Il ne reste rien .
Je suis furieuse, il ricane, je l’insulte, il lance le chien contre moi en disant " Attaque ! ". C’est un chien dressé, il s’élance gueule ouverte, crocs apparents et regard féroce… Je crie " Halte ! " le chien s’immobilise, me reconnaît, gémit et se couche à mes pieds… je le flatte… pauvre gros, il est tout malheureux.
James, déçu sort en claquant la porte.
De rage, je raye ses disques vinyle qu’il aime tant. C’est stupide mais ça fait du bien !


 
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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 17:55



Je ne rentre pas chez moi. Je vais à la Mairie, consulte la liste des avocats, choisis l’un des meilleurs qui accepte de me recevoir. Je dépose une demande de divorce.

Le médecin prescrit quinze jours de repos chez ma mère. Sur le conseil de mon avocat il atteste que le climat familial nécessite que l’enfant soit tenu éloigné du domicile de ses parents.

La Sécu m’autorise à me rendre chez ma mère. Je vais au commissariat faire inscrire sur la " main courante " que je ne quitte pas le domicile conjugal et laisse les coordonnées de l’endroit où on peut me trouver.

Ma sœur, vient me chercher, nous allons chez mes beaux-parents. Ils refusent de me donner l’enfant disant que c’est leur fils qui leur a confié le soir où j’ai été hospitalisée. Je menace d’aller chercher la police, ce langage est le leur, ils rendent le petit.

Quelques jours plus tard, la police vient chez ma mère. Je m’y attendais. Je produis le certificat médical et le n° de la main courante.

Je voulais voir mes trois autres sœurs pour trouver un peu de réconfort mais elles ont fait savoir qu’elles ne désirent pas me rencontrer. Elles s’opposent à ma décision de divorcer. " Quand on se marie et surtout quand on a un enfant, on ne divorce pas, on assume… ". Elles ne veulent pas que je sois un mauvais exemple pour leurs enfants…Cela m’a fait mal, aujourd’hui je trouve cela risible qu’une sœur divorcée fasse tâche quand l'une  a un mari pédophile qui a été accusé quelques années plus tard de viol par une amie de sa fille et l'autre un mari voleur qui s’est vanté entre autres larcins d’avoir constitué toute sa ménagère en volant les pièces une à une dans les grandes surfaces.

J’inscris Miguel à l’école maternelle. Je souhaite qu’il connaisse l’insouciance normale de ses trois ans. Personne ne doit dire de mal de son père, ni dire d’insultes en sa présence. Un enfant souffre quand on parle mal de ses parents car il se sent concerné.
Ces quinze jours me permettent de faire le point. Ma mère et ma sœur me reprochent d’avoir gardé toute cette souffrance secrète. Je pense que je devais prendre seule la décision de divorcer pour ne jamais reprocher à quiconque de m’avoir influencée.
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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 12:36

 

 
Je vais souvent chez le médecin, il sait tout et insiste pour que je parte avec mon enfant le plus tôt possible. Il dit que cela va mal finir, il craint le pire pour nous.
Une nuit, je viens de m’endormir, James me lance un verre d’eau au visage, ricane et retourne devant la télévision. Il fait ça plusieurs fois par nuit pendant plus d’une semaine. Il ne jette pas que de l’eau, il verse les cendriers pleins, du linge sale et même les poubelles. Il est en vacances, lui peut veiller toute la nuit. Il m’a dit plus tard que son idée était de me rendre folle pour me faire interner…
Je retourne chez le médecin, il faut qu’il m’aide à tenir le coup. Mon stage se termine dans quelques jours et cette fois je vais avoir mon diplôme. Je prends des médicaments qui m’aident à rester éveillée.

J’ai réussi, je suis confirmée dans mon poste! Je suis épuisée! C’est vendredi, James a emporté des vêtements, il ne rentrera pas du week-end. Je prépare mon petit bonhomme pour la nuit, le couche… et dans un état second, que je ne m’explique toujours pas, j’avale des médicaments, n’importe quoi, ceux que j’ai l’habitude de prendre, encore et encore et je vais me coucher. Je veux seulement me reposer…
Ma tête tourne, je vois des tourbillons rouges et noirs qui tournent de plus en plus vite… je me laisse bercer, je suis bien…
Un cri me parvient de très loin. Le tourbillon s’arrête : MON FILS ! dans un réflexe je me lève, je titube, tout tourne, le petit continue d’appeler, je résiste à l’envie de me laisser tomber et dormir là sur le sol…
Les murs tournent, me semblent instables. Je n’arriverai pas à atteindre la chambre. Je suis devant la porte d’entrée, je l’ouvre, sonne chez les voisins et m’écroule sur le palier.

L’ambulance, un brancard, l’hôpital, James (qu’est-ce qu’il fait là ?) il part sans même me regarder, des infirmières… On me met debout, une infirmière me pousse dans une chambre où sont d’autres malades, elle dit de passer une sorte de camisole et de ranger mes vêtements dans une armoire, elle part en disant : on a assez de vrais malades ici, pas besoin de ceux qui le font exprès…
Elle repasse, me dit que je ne dois pas dormir. Elle me secoue et va chercher deux élèves qui ont pour mission de me tenir éveillée. Le médecin entre, me regarde à peine et dit en s’éloignant " si elle veut mourir, qu’elle meurt…j’ai de vrais malades à m’occuper ".
Les 2 élèves restent, l’infirmière revient avec des appareils et un infirmier. Ils me font un lavage d’estomac. Ca fait très mal. On me parle très durement.
Pour me tenir éveillée les deux petites me questionnent sur les motifs de mon geste. Je raconte, je pleure, elles pleurent. Nous avons pratiquement le même âge. L’infirmière vient dire aux les élèves qu’elles doivent partir. Elles parlent dans le couloir. L’infirmière revient, me caresse la tête et dit " pauvre petite ". Elle m’explique : j’ai absorbé un cocktail de calmants et d’euphorisants, on ne peut rien me donner, mon état est très grave. Quand mon cœur bat à se rompre, je suis parfaitement consciente, quand il ralentit je plonge dans le néant.
Les élèves passent toute la nuit à me faire marcher et parler quand je veux dormir, à me caresser et m’apaiser quand mon cœur bat à se rompre.

Au matin, le médecin n’est plus en colère contre moi. Il félicite les élèves de m’avoir sauvée. Elles m’embrassent et nous pleurons encore.

Le médecin ne m’oblige pas à voir un psy mais pose une condition : je dois prendre un avocat aujourd’hui même pour demander le divorce. Je promets.



 

tentative de suicide



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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 11:08

 

 


Nous ne nous parlons presque plus. Je pense naïvement que pour me séduire il s’occupe du petit. Il joue, court avec le gamin sur les épaules, le fait tourner dans ses bras… la famille est ravie. En réalité il se construit une image.

Mon stage est un échec. Au bureau tout le monde sait que j’ai de gros problèmes familiaux car il m’arrive souvent de fondre en larmes sans aucun motif. A titre exceptionnel, on m’accorde une seconde chance. Il faut que j’y arrive !

On est en septembre, James est en vacances. Je dépose le petit chez la nounou le matin, il va le chercher le soir.
Un soir, chez la Nounou, l’enfant ne vient pas assez vite, il l’attrape par le dos et le jette dans sa voiture comme un sac de linge. Miguel va s’écraser contre l’arceau de sécurité et se casse le nez… malheureusement je ne sais pas que c’est aussi grave.

James me dit qu’il a failli avoir un accident et que lorsqu’il a pilé, Miguel s’est écrasé contre l’arceau. A l’époque les fauteuils enfants non seulement n’étaient pas obligatoires mais je ne sais même pas s’ils existaient… L’histoire de l’arrêt brutal me semble plausible… Pendant plusieurs jours l’enfant a le visage bleu.

Exceptionnellement James propose d’amener et rechercher le petit chez la Nounou car il doit partir tôt le matin. Ce n’est qu’une fois que les traces ont disparues qu’il me laisse rencontrer la nourrice qui me dit ce qu’il s’est réellement passé. Comme je ne sais pas que le nez est cassé, je crois qu’il n’y a plus de preuves.

James reprend les cours. Un soir en arrivant à la maison, je trouve une femme installée dans le séjour. Elle a un problème de transport et James doit l’amener à la gare. Elle est arrogante et me traite comme si j’étais l’intruse. Je sens immédiatement qu’il y a quelque chose entre elle et mon mari.
L’attitude de James confirme : il prend soin de lui tout-à-coup et s’absente de plus en plus souvent. Ce n’est pas fait pour me déplaire, après tout, s’il part, ça m’évitera de le faire…

Mon indifférence le déçoit certainement car il multiplie les provocations. Il empeste le parfum, exhibes des suçons, " oublie " des lettres sur les meubles et enfin une note d’hôtel (l’hôtel où nous avons passé notre nuit de noce)… C’est cette note qui me fait réagir, il est allé trop loin, il ne respecte rien, c’est méprisable… nous avons une violente dispute, il tente de m’étrangler. Le petit hurle tellement que les voisins sonnent et menacent d’appeler la police. Je crois que sans leur intervention, il m’aurait tuée.



il a une maitresse


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28 février 2006 2 28 /02 /février /2006 10:57

 

 
 


C’est une routine particulière qui s’établit chez nous : violence, nouvelles positions amoureuses et médicaments calmants pour supporter l’insupportable.

Le petit mange sur sa chaise de bébé, pas assez vite selon son père qui prend l’assiette et lui verse le contenu sur la tête.
Au lit, je subis "le devoir conjugal".
J’avale des comprimés de Valium pour supporter ça..

Le petit mange sur sa chaise de bébé, tape sa cuiller dans l’assiette : son père prend l’assiette et lui écrase avec violence le contenu sur le visage.
Au lit, je subis toujours avec une envie folle de le frapper, de hurler ma haine.
J’avale encore des comprimés.

Le petit mange sur sa chaise de bébé, fait tomber son assiette : son père donne un coup de pied, shoote dans la chaise renversée et dans l’enfant.
Au lit, je pense aux vers de Villon :
…Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis…

Et moi, quand,  Dieu va-t-il avoir pitié de moi? Et ce monstre qui croit que mes larmes sont des larmes de plaisir…

J’avale encore des comprimés pour oublier que j'ai envie qu'il meurt

Le petit voit des animaux à la TV. Il est heureux et bat des mains en disant " des oua-oua ". Son père qui n’entend plus les commentaires, se lève et shoote dans l’enfant qui va s’écraser contre un mur… et il continue à shooter jusqu'à ce que je me jette sur lui pour qu'il arrête…
Au lit, il ne teste plus de nouvelles positions : je ne peux plus supporter ça. Inutile de subir des rapports qui me répugnent puisque cela n’épargne plus mon enfant. J’ai supporté pour qu’il le laisse tranquille, qu’il ne passe pas sa colère sur lui…
J’avale encore des comprimés, mais je craque quand même. Je dis ma haine et mon dégoût. Il ne dit rien, son regard est effrayant. Il me fait peur.

Cette fois la guerre est déclarée…


violences comprimes peur

 

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 16:57

 

 



 
Partir oui, mais pas n’importe comment et surtout pas sans mon fils.
Ma priorité est de concrétiser ma situation professionnelle. Je viens de réussir mon examen. Il y a très peu de candidats reçus. Je n’attendais pas de compliments de mon mari, ça tombe bien, il ne m’en fait pas.
Maintenant que j’ai la théorie, je dois confirmer par un stage pratique. Une simple formalité qui pour moi va s’avérer très difficile en raison de mes problèmes familiaux.
Il n’est pas question que j’abandonne après tout le mal que je me suis donné pour apprendre cette législation.

Nous obtenons un logement de fonction. Il est loin de la ville. 
Comme James en a marre des " meubles de M**** de ma grand-mère " qui sont pourtant très jolis, il achète (avec le compte commun) une chambre à coucher et un séjour (à crédit bien entendu). Je le laisse faire, de toute façon quand je partirai, je n’emporterai pas les meubles.

Il est très fier de son intérieur et renoue avec d’anciens amis dans l'espoir de les impressionner. Comme j’évite les contacts physiques, il dit partout que je suis frigide. Il accueille les amis ainsi : " vous avez vu comme elle est belle ma femme? dommage qu’elle soit frigide… ".
C’est le malaise garanti… le reste de la conversation continue sur le même ton. Les amis disparaissent aussi rapidement qu’ils sont apparus.

Il a trouvé l’explication à notre mésentente : je suis frigide, JE suis responsable. Il refuse de comprendre que son attitude et surtout les brutalités envers notre enfant ont anéantit en moi tout désir. Je le dis, mais il ne veut pas entendre.
Il revient un jour avec un livre des différentes positions amoureuses… Il les étudie et entreprend d’appliquer les méthodes comme on suit une notice.

Ces positions compliquées faites pour ranimer mon désir, prolongent la durée d’un acte que je ressens comme un viol. La révolte et la haine montent en moi chaque fois un peu plus.



violence et harcelement verbal



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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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