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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 16:36
 
 
Je prends l’initiative de passer une annonce dans la fameuse revue, au lieu de me contenter de répondre. Je peux ainsi mieux définir mes critères de recherche.

J’ai quelques rendez-vous sans suite et le 13 décembre 1992 je trouve un message sur mon répondeur, je rappelle et nous discutons pendant plus de deux heures.
Le lendemain nous nous rencontrons, trois jours après il vient s’installer chez moi… Pendant un an il garde son appartement en location. Il reste ainsi libre de partir et je peux lui demander de retourner chez lui.

J’aurai souhaité rester seule plus longtemps mais le hasard en a décidé autrement. Il est divorcé et a deux grandes filles. Je rêve de recomposer une famille.

Rosalie a quitté sa mère. Elle ne lui pardonne pas de m’avoir mise à la porte, elle s’en trouve humiliée.

Que la mère de Rosalie ait souhaité que je parte, je trouve cela normal mais qu'elle me chasse ainsi, dix jours avant  que je m'installe dans mon appartement, alors que j’ai élevé sa fille pendant 13 ans, je ne trouve pas cela correct.
Nous sommes définitivement fâchées alors qu’avec un minimum de diplomatie nous serions restées amies.

Rosalie travaille comme assistante de vie pour personnes âgées. Elle a trouvé une chambre de bonne. Je l’aide à s’installer, j’ai des choses en double et je lui achète quelques objets indispensables.

Elle n’est plus fâchée.

 

petites annonces, rencontres,assistante de vie,pardon

 

 
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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 15:03
 
 
 

Je fais des rencontres par l’intermédiaire de petites annonces publiées dans une revue destinée aux chasseurs…
Beaucoup de ces rencontres ne durent que le temps de prendre un café. Je n’ai pas de temps à perdre avec des hommes qui ont menti sur leur aspect physique, sur leur âge ou qui me sont antipathiques.

J’ai une aventure avec un divorcé qui parle sans arrêt de son ex et me demande comment faire pour la reconquérir…
Il a rencontré une autre femme qui a trouvé un travail sur la Côte d’Azur et avec qui il continue à entretenir des relations prétendument amicales.
Je suis quand même intriguée qu’il me demande de ne pas faire de bruit quand elle appelle et qu’il chuchote pour répondre. Il m’assure qu’il n’y a plus rien entre eux mais qu’elle a besoin de son soutien car elle est déprimée.

A quelques jours de mon anniversaire il me montre un magnifique bracelet dans un coffret et me demande s’il me plaît.
Je reste muette. Nous ne nous connaissons que depuis quelques semaines, ce cadeau est trop important pour une relation qui débute à peine…
Je ne trouve aucun mot pour exprimer mon émerveillement, et je fais bien de ne rien dire car il referme le coffret en disant : j’espère qu’il va plaire à ma fille pour ses vingt ans…
J’ai failli me couvrir de ridicule…
Je suis quand même étonnée car ce bijou ne convient pas à une jeune fille de vingt ans mais conviendrait mieux à la femme qui vit sur la Côte d'Azur…

Le jour de mon anniversaire, (il a insisté pour que nous le fêtions ensemble) je suis venue le rejoindre dans son entrepôt. Il fait un signe du pouce en montrant un tas derrière lui. Ce sont des échantillons de linge de table, linge de toilette et parures de lits, jetés en vrac dans un coin, pleins de poussière.
Il dit : pour ton anniversaire, tu peux choisir une parure…
Je dis "merci, je le prendrai plus tard".
Quelques jours après il s’est étonné que je n’ai toujours pas pris la parure, alors il insiste : tu peux en prendre une, j’ai un ami qui en prend trois par mois, il ne faut pas te gêner…

Il m’énerve sérieusement, je suis déjà à la recherche d’un autre compagnon. Un soir que je suis chez lui, " l’autre " appelle. Il bredouille quelques mots et dit qu’il la rappellera demain.
Le lendemain matin il est tellement pressé d’appeler qu’il propose que nous allions boire un café et se précipite dans la cabine téléphonique.
Je profite qu’il est au sous-sol pour partir.

Il m’appelle au bureau, il ne comprend pas la raison de mon départ, il devait joindre un client de toute urgence… il s’est souvenu ce matin que je n’ai toujours pas pris mon cadeau, je viens le chercher quand ?
Je réponds : "Mais dès que je " ferai" les poubelles, promis, je commencerai par chez toi…"

Il m’a rappelé quelques semaines plus tard pour me proposer un week-end. Je lui ai simplement dit d’oublier mon nom et mes coordonnées.



petites annonces,rencontres,mepris
 
 
 
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23 juin 2006 5 23 /06 /juin /2006 15:59
 

 


J’ai laissé Boris en Afrique.
Après la fin du procès, je lui ai annoncé que je ne reviendrai pas. Il n’a pas vraiment été surpris mais il s’est surtout montré très préoccupé par sa situation matérielle. Il était toujours sans travail, à faire des petits boulots.

La mère de Rosalie l’a rencontré quelques mois plus tard, quand elle est allée en vacances dans sa famille. Il vivait avec une Africaine de vingt ans dont il était très amoureux (ça se comprend, à cinquante trois ans).

Comme il ne payait pas le loyer depuis plus d’un an, il a été expulsé de la jolie maison où nous vivions et toutes nos affaires ont été saisies.
Il est allé vivre en brousse. Couvert de dettes, menacé par ses créanciers, il a abandonné la bonne, les chiens et la maison. Il est parti une nuit avec sa dulcinée sans même prendre de vêtements de rechange.

Il m’a envoyé une personne quand je vivais chez la mère de Rosalie pour que je donne de l’argent, cette personne m’a menacée et insultée, mais en vain…

Quelques temps après, Boris a été rapatrié sanitaire. Mes enfants sont allé le voir à l’hôpital. Je n’y suis pas allée, sachant que la seule chose qui l'intéressait, était d'obtenir de l'argent.

Il demande à tout le monde : aux enfants, à sa famille et même à mon beau-frère prétextant vouloir "monter" une affaire extraordinaire.

C'est alors que j’apprends qu’il avait emprunté une belle somme à ma mère et à ma sœur quand il était venu se faire soigner. Bien entendu il n’a jamais remboursé…

Je ne sais pas ce qu’il est devenu. Il a vécu quelques temps chez ma fille puis il est reparti en Afrique.





besoin d'argent, decheance,maladie
 

 

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 17:32



 
 
Je m’installe. Je suis si heureuse d’avoir de nouveau un " chez moi "!
Dès que mon fils a sa première permission, nous peignons les murs, posons la moquette, mon petit appartement devient confortable.

Toute à la joie de mon installation je ne prête pas vraiment attention au changement d’attitude de la PDG de l’entreprise. C’est une femme âgée qui a continué l’activité de la société après le décès de son époux.
Je ne m’explique pas sa froideur soudaine envers moi. Pensant que j’ai peut-être dit ou fait une chose qui lui a déplu, je redouble d’efficacité, dispensant mon temps sans compter, persuadée que mon mérite sera forcément reconnu. L’argent rentre bien, je suis fière du résultat.

L’assistante de direction joue à la bonne copine. Je regrette de lui avoir fait des confidences, elle se permet maintenant des allusions très indiscrètes.

 

Je m’absente deux jours. Quand je rentre mon armoire " clients " est vide.
Je suis convoquée chez la PDG. Mes dossiers sont étalés à même le sol dans son bureau. Avec son assistante elles ont tout fouillé, mes notes ont été mélangées, certaines ont tout simplement disparu.
Je suppose qu’elles n’ont pas trouvé ce qu’elles cherchaient car la seule chose que la PDG dit c’est que je fais mal mon travail car il a suffit que Chris téléphone à quelques clients pour qu’ils promettent de régler.
Je suis écœurée. En quelques mois j’ai réduit la dette des ¾ et elle me reproche de ne pas faire mon travail…je ne peux pas téléphoner à 1500 clients à la fois.

Hypocrite, l’assistante vient me dire qu’elle n’a rien pu faire pour empêcher ça mais les collègues disent qu’en réalité elle se trémoussait de joie en venant chercher les dossiers…
C’est quand la chef comptable vient me parler de ma vie, que je comprends la raison du mépris que j’inspire. Chris s’est servie de mes confidences et elle les a " enjolivées " à sa manière me faisant passer pour un monstre.

Il m’est impossible de m’expliquer auprès de la PDG, elle ne veut rien entendre.
Je comprends les motivations de Chris. Sans compétence avec de gros points obscures dans sa carrière et dans sa vie privée, elle détourne l’attention en accablant les autres. Elle est en quelque sorte, la dame de compagnie de la PDG qui se repaît des ragots et des médisances.

Je n’ai pas été la seule victime de Chris. Elle a anéanti ma carrière en contrecarrant toutes tentatives d’avancement, beaucoup d’autres ont été licenciés ou contraints à démissionner.




perfidie,bonne copine,intrigante,ragots

 
 
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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 16:51



 
 
Malgré la fatigue de la journée, je ne parviens pas à trouver le sommeil. Comment dire à ma fille qu’elle ne peut pas vivre avec moi?

J’aspire tellement à être seule. Toutes les bonnes intentions de chacun finissent par m’étouffer. Cela fait presque un an que je ne suis jamais libre de faire ce qui me plaît. Je rêve de peindre les murs en vert, de regarder la télé toute la nuit, de me promener nue dans mon appartement, de faire ce que je veux, quand je le veux…

Rosalie ne peux pas vivre avec moi. Notre entente est forcée, je fais de gros d’efforts pour ne pas dire que je ne suis pas d’accord avec ce qu’elle fait avec sa mère et ce qu’elle ne fait pas pour son avenir.
De son côté c’est pareil, elle se retient pour ne pas dire de choses désagréables surtout avec mon fils.

De plus je ne peux pas payer l’université, surtout que pour la deuxième année consécutive elle est en échec. Elle sèche les cours pour tricoter devant la télé.
Elle dit que sa mère à fait payer ses études par d’autres jusqu’au bac, maintenant il est normal qu’elle paye des études même si elles ne doivent déboucher sur rien….

En cherchant un emploi je lui ai trouvé un travail. Une entreprise internationale recherchait de jeunes français parlant anglais et allemand pour les former à ses méthodes. Le poste prévoyait de nombreux déplacements et offrait des conditions très avantageuses.
Une offre parfaite pour une jeune fille qui s’ennuie et qui aurait ainsi la possibilité de mettre en pratique ses connaissances. Mais elle a refusé, au troisième entretien elle a déclaré qu’elle ne donnait pas suite…
J’en ai assez de me battre pour les autres, elle ne veut pas travailler, il n’est pas question que je l’entretienne.

Au matin je lui dit que je regrette qu’elle ne m’ait pas dit ses intentions avant car j’aurais demandé un appartement plus grand, celui-ci est bien trop petit pour trois car même si Miguel s’est engagé dans l’Armée, il reviendra souvent. Je suis désolée mais il est impossible qu’elle s’installe avec moi pour le moment…

Elle est déçue et boude comme à son habitude lorsque les choses ne vont pas comme elle le souhaite.
Je lui demande d’arrêter de déballer les cartons car comme elle ne sait pas où ranger les choses, elle les laisse partout sur le sol, les listes ne servent plus à rien, tout est mélangé.

Elle me quitte fâchée.

 




refuser sa fille,vouiloir etre seule,prevoir les disputes,ne pas vouloir payer


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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 13:28
 
 
 


Un matin, au réveil, la mère de Rosalie me dit de partir. Elle ne supporte d’entendre sa fille rire avec moi. Je demande une semaine de délai, je vais avoir mon appartement dans moins de dix jours. Elle ne veut rien entendre, elle exige que je sois partie quand elle rentrera le soir.

L’assistante de direction qui est au courant de mes démarches, sachant que c’est une question de quelques jours, m’offre l’hospitalité. J’arrive le soir même avec mes bagages et mon chat.
J’ai un copain depuis un mois mais il ne propose pas de m’héberger, je suis déçue.
Les soirées avec ma collègue sont propices aux confidences. Nous pleurons, nous nous réconfortons, elle a un passé très douloureux.

Enfin j’ai les clefs de l’appartement. Miguel ne peut pas m’aider, il fait ses classes (pas de permission possible). Je n’ai plus de véhicule, mon beau-frère en a fait cadeau à sa petite fille pour son bac.

Le déménagement est cauchemardesque. Après avoir dirigé le chargement en province, nettoyé l’appartement, rapporté le téléphone loué à france télécom, je vais à Paris en train. Avec des sacs plein les bras je rejoins mon futur domicile en métro et en bus… Quand j’arrive les déménageurs ont déjà bien avancé le déchargement, Rosalie est venue et a orienté les paquets étiquetés dans les pièces correspondantes.
Dès que les déménageurs sont partis nous allons à l’appartement de ma collègue pour récupérer mes affaires et mon chat qui est seul depuis la veille.

Le soir, nous mangeons une pizza et elle reste pour aider à défaire les paquets. Avant de dormir, elle m’annonce qu’elle a déjà prévenu sa mère qu’elle va venir s’installer chez moi.



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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 13:42
 

 
 
J’aurai dû quitter cette entreprise où je me sentais mal mais j’étais fatiguée de courir, j’avais envie de me poser.

D’autre part il me faut un appartement. J’ai bien compris que la demande à la Ville de Paris n’aboutira jamais, seule et sans enfant à charge, je ne suis pas prioritaire. J’ai fait une demande à l’organisme qui gère le 1% patronal, mais il faut que mon essai soit validé et que j’ai quelques mois d’ancienneté.

En attendant j’habite chez ma fille (plus exactement chez sa mère). Pour ne pas trop les gêner, je passe le week-end en province. Je parts le vendredi matin et je rentre le lundi soir, bien entendu je participe aux frais, prépare des repas et aide au ménage.

Je visite quelques appartements mais ils sont trop éloignés, mal desservis ou en très mauvais état. J’en ai visité un dont le gardien se promenait avec une arme à la ceinture et une matraque à la main mais qui m’a assurée que je ne devais pas craindre de rentrer seule le soir…

L’appartement de ma sœur est vendu. Je dois le libérer le plus rapidement possible car ils en ont besoin pour stocker quelques meubles qu’ils gardent pour les enfants de mon beau-frère. Mon beau-frère m'a avancé 50 000 F sur l’héritage de ma mère pour m’installer.

L’ambiance chez ma fille est très lourde. Rosalie est détestable avec sa mère (comme elle l’était avec moi quand nous étions en Afrique). Quand j’en parle elle dit que cela ne me regarde pas mais que c’est normal, sa mère "doit payer" pour l’avoir abandonnée. Cette femme souffre d’autant plus que Rosalie est adorable avec moi. Je n’aime pas le rôle qu’elle me fait jouer et je fais tout pour éviter de rendre cette femme jalouse (on y serait à moins). J’ai hâte de partir avant que la situation n’explose.

Je trouve enfin un logement, c’est le premier qui est à la fois facile d’accès, bien conçu et dont l’environnement ne m’effraie pas. Tout est signé, je dois juste attendre une dizaine de jours que les travaux de remise en état soient terminés.




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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 16:36


 
Dans un but d’apaisement,  j’ai voulu annoncer le décès de notre mère à mes trois sœurs. Contrairement à ce que j’espérais, les conversations sont restées impersonnelles, on aurait dit qu’elles répondaient à une étrangère.
Seule une des trois est venue à l’enterrement. Elle est arrivée en retard et a préféré rester parmi " les amis de la défunte ". Elle n’a eu ni un geste ni un regard vers ma sœur, mon fils ou moi.
 
En raison des circonstances, mon futur employeur a retardé mon embauche de trois jours. J’aide ma sœur à vider la chambre que ma mère occupait en maison de retraite. C’est très dur, mais cela permet de faire mon deuil. Je regrette surtout qu’elle soit partie avant que j’ai eu le temps de m’occuper d’elle.
 
Je suis embauchée comme assistante du directeur financier. Il souhaite que je supervise son service comptabilité clients. Il a de gros problèmes : les factures sont faites en retard, les clients ne payent pas et on laisse les chèques traîner sans même les encaisser…

Je prend place dans le bureau. J’ai quelques lettres et états financiers à faire. Mes deux collègues passent leur temps au téléphone, cela n’a rien d’étonnant que le travail soit en retard.
Je demande qu’elles me donnent du travail, pour les aider, j’espère ainsi les stimuler. Je pose de nombreuses questions car je ne connais pas les procédures. J’entends dire dans mon dos " elle est nulle, elle ne sait rien faire… " c’est désagréable même quand on sait que c’est faux.

Comme je ne bavarde pas, je ne téléphone pas, je ne ris pas des propos salaces mais que je travaille, je suis rapidement détestée et mise à l’index.
Mes deux collègues disent que je les espionne. C’est faux, même quand on me dit qu’elles se plaignent de moi, je ne moucharde pas.
Tout le monde sait que je viens d’Afrique et ça, on ne me le pardonne pas.

La collègue chargée de la relance clients est licenciée pour absence de résultat (je n’y suis pour rien).

Le directeur financier est licencié aussi pour avoir fait acheter très cher, un fichier client quasiment vide. Il ne sera pas remplacé, il est logique que mon poste soit supprimé.

Avant que l’on pense à me licencier, je postule pour faire la relance clients. Ce travail me convient bien car il me confère une certaine autonomie vis à vis de mes collègues.




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16 juin 2006 5 16 /06 /juin /2006 11:03
 
 
 
Nous goûtons quelques jours de tranquillité. Je réponds à un grand nombre d’offres d’emploi sur Paris en donnant l’adresse de ma fille car avec une adresse en province, je n’obtenais aucune réponse.
Mon fils a trouvé un poste de gardiennage de nuit. Je suis autorisée à utiliser la voiture de ma sœur mais pas mon fils… Je peux ainsi l’accompagner et le rechercher à son travail car avec les transports en commun, il met un temps fou.
Ma fille nous rend visite, ma sœur avait interdit qu’elle vienne à l’appartement sous prétexte qu’elle ne l’aime pas…
Je souffre beaucoup du froid de l’hiver. J’ai des engelures aux pieds, je n’arrive plus à me chausser.
Un soir je téléphone à ma mère et la trouve incohérente. J’alerte la responsable de la maison de retraite. Ma mère est transportée d’urgence à l’hôpital.
J’habite chez ma fille, ce qui me permet d’aller à l’hôpital chaque jour. Il fait froid, il neige et je ne peux pas mettre de chaussures fermées à cause des engelures, je marche en pantoufles avec de grosses chaussettes. Je pleure de douleur en parcourant les allées de l’hôpital. Ma mère ne me reconnais pas, elle délire… Je n’arrive pas à rencontrer de médecin. Après quatre jours d’hospitalisation, l’état de ma mère est toujours le même, les infirmières ne lui donnent pas de médicaments. Elle n’a pas de perfusion non plus et elle est attachée. Je veux voir le médecin responsable.
On me fait attendre très longtemps avant que le médecin, une jeune femme excitée, me parle tout en classant des dossiers.
Elle dit qu’il est normal qu’il n’y ait aucune amélioration, en effet, ma mère ne reçoit aucun soin car on ne peut rien faire d'autre qu’attendre la fin du sevrage…
Le sevrage de quoi ? elle prenait trop de médicaments ?
Elle ricane, et en tournant les talons dit : mais non, de l’alcool ! Tout le monde sait que les petits vieux picolent en douce dans les maisons de retraite.
Je la rattrape furieuse, ma mère ne boit pas!
Oui… tout le monde dit ça. Je lui parle tous les jours, elle voit des animaux sur son armoire… c’est le delirium.
Ma mère parle bien d’animaux sur son armoire mais je peux vous assurer qu'elle ne boit pas, elle n’a même jamais supporté l’alcool…
Le médecin me regarde stupéfaite, dit qu’elle va voir et part en courant.
Le lendemain ma mère est transférée dans un autre hôpital où elle sera opérée de la vésicule biliaire (?) et ne se réveillera pas…
En réalité elle a fait une embolie cérébrale et on l’a laissée sans aide.
Le lendemain de son décès alors qu’avec ma sœur (qui est enfin venue) nous préparons son enterrement, j’ai un entretien d’embauche et je suis retenue.

Mon beau-frère, qui n'a pas pris la peine de se déplacer, a ces quelques mots de "réconfort" :
     "C’est triste, pour ta mère, elle était encore jeune pour mourir, et c’est toi qui l’a tuée avec ton histoire…"

 

 

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 17:28
 
 
 

En fin de formation j’obtiens un certificat d’aptitude. Nous fêtons ma réussite " en famille ".
Ma sœur annonce qu’ils vont aller vivre sur la côte d’Azur, leur appartement est mis en vente ainsi que celui où je vis avec mon fils.
Je regrette qu’ils ne m’aient pas informée plus tôt. Je n’aurai pas perdu de temps à chercher du travail sur place et me serais orientée vers Paris.

En fait, mon beau-frère a tout prévu. Je serais bien mieux en province. Avant de partir il va me trouver un travail, il a déjà quelques pistes auprès de ses connaissances.
Pour le logement, c’est arrangé, il m’a choisi un futur mari qui a un bel appartement de fonction. C’est le gardien de l’immeuble avec lequel il s’entend très bien. Il a une bonne paye et de nombreux avantages, c’est la personne qu’il me faut…
Ils ont organisé un dîner pour que nous fassions plus ample connaissance.
Je refuse cet arrangement, je ne veux pas de cet homme même s’il est tellement gentil, qu’il a aidé à remettre l’appartement de ma mère en état et qu'il est toujours prêt à rendre service…
Qu’ils ne comptent pas sur moi. Je ne viendrais pas à cette soirée.

Ils sont très fâchés. Un matin je constate qu’ils sont partis sans même dire au revoir.


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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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