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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 09:37



 

Comme je ne réponds plus aux provocations de mon chef et de mes collègues, ils m’oublient un peu. Bien entendu dès que j’ose une parole, les quolibets reprennent.
Pour se distraire, ils échangent des grivoiseries qui semblent énormément les amuser. Je suis dégoûtée d’entendre parler c**  toute la journée mais je ne dis rien.

Du fait que je ne ris pas, ils pensent d’abord que je ne comprends pas, puis jugeant mon attitude méprisante, le harcèlement reprend mais sous une autre forme.

Mon " Chef " me donne à faire, toujours en urgence, des travaux complètement inutiles comme recopier les tableaux d’agios journaliers fournis par les banques, juste pour vérifier si la banque ne s’est pas trompée…
Quand je porte le travail (je prends sur les heures de repas pour ne pas perdre de temps sur les relances), il y jette un rapide coup d’œil et le met directement à la poubelle en souriant.

Il m'ajoute des tâches de plus en plus fastidieuses et inutiles je n’ai plus assez de temps pour relancer les clients. L’argent ne rentre pas et la PDG me fait des remontrances publiques, à la grande joie de mes collègues.

Je ne reste pas passive. J’ai décidé de partir travailler ailleurs mais malgré ma dizaine de CV quotidienne, je ne trouve pas d’autre emploi. Je ne décroche même pas un entretien.
Sûrement affaiblie par le harcèlement, je ne remets en question ni ma lettre de motivation ni la présentation de mon CV.
Je suis persuadée que si je ne trouve pas d’emploi, c’est parce que je suis trop vieille.

Beaucoup plus tard, en lisant mes lettres de motivation, il m'a paru évident qu’aucun recruteur ne pouvait avoir envie de me rencontrer tant elles manquaient justement de " motivation".




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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 07:39
 


Je ne suis pas la seule à avoir des ennuis professionnels.
Depuis que nous sommes ensemble, mon compagnon il a déjà échappé à deux licenciements.

Après avoir fait une compression de personnel, son entreprise dépose le bilan. Elle est rachetée mais doit être " dégraissée ".

Le département hautes technologies dont Mick est chef de service, est supprimé. Il doit participer au licenciement ou reclassement de ses collègues.
C’est une épreuve difficile pour toute personne qui a un cœur. Il y a le collègue qu’on apprécie, celui qui ne retrouvera pas de travail, celui qui a trois enfants, celui qui vient d’acheter une maison, celui dont la femme a un cancer… on ne peut pas non plus licencier les jeunes sous prétexte qu’ils n’ont pas de charges et qu’ils retrouveront facilement du travail. Il faut privilégier la vie de l’entreprise et son bon fonctionnement .
Il est loin d'être évident de justifier la décision de licencier celui-ci plutôt que celui-là…

Mick fait un choix au prix de longues nuits sans sommeil. Il ne cesse de modifier la liste. A l’instant où il la remet, il a déjà des remords.

Il reste encore à annoncer l’horrible nouvelle, répondre aux " pourquoi moi ? ", supporter les insultes, les menaces et les regards haineux.

Tout ne se résout pas après le départ des licenciés car au yeux de ceux qui restent, il est le salaud qui a inscrit le nom du copain sur la liste.

Son local est recouvert de croix nazis. 




degraissage,licenciement,compression de personnel,nazis

 
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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 08:55
 
 



Mon entreprise a déménagé. Une autre organisation a été mise en place. J’ai maintenant un Directeur financier. Il est jeune et c’est son premier poste.
Au début il profite de mon expérience pour organiser son service et pour se faire expliquer le travail.
Quand il se sent enfin capable de prendre en main la comptabilité, je deviens gênante.

Il met tout en œuvre pour me faire partir (il me le dit ouvertement). Il cherche la faute mais sans succès. Alors il met en place un harcèlement en règle.

Il opère un rapprochement avec mes deux collèges, trentenaires comme lui. Il les invite au restaurant, les prend à part dans son bureau leur explique que je suis trop vieille pour comprendre et qu’on ne peut pas s’amuser avec moi. Ils deviennent tous trois très complices.

Il lance des boutades sur mon âge et sur mes facultés amoindries. Très rapidement, mes collègues suivent et chacun est à l’affût du moindre oubli, de la moindre faute .
Tout ce que je dis, tout ce que je fais est tourné en dérision.

Je me replie dans le travail mais les trois restent à l’écoute du moindre mot (je fais de la relance téléphonique) et ils cherchent la faille, le lapsus, le moindre bégaiement pour rire de moi.
Toute la journée, il n’est question que de mon âge et de ma sénilité . Cela fait très mal, pourtant, à quarante ans, je ne me sents vraiment pas vieille !

J’essaie de parler à mes collègues. Ils prétendent que ce que je prends pour du harcèlement n’est que de la plaisanterie. En fait, ils sont trop contents que je sois la cible des railleries. Cela assure leur propre tranquillité.
Il est plus agréable d’être persécuteur que persécuté.


harcelement au travail,senilite,cible,moqueries,souffre douleur,harcelement moral

 

 
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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 13:39



 
 
Après quelques mois de tristesse, Miguel rencontre une autre jeune fille. Elle est apprentie dans l’alimentaire. Cette jeune fille me plaît, nous nous entendons très bien. Elle a un caractère fort, elle est courageuse et volontaire. Elle pousse Miguel a travailler et à progresser dans sa carrière.

C’est sans appréhension qu’il présente cette personne à ses grands-parents qui sont de passage à Paris. Ils sont catholiques pratiquants et militent pour l’intégration, il n’a donc pas jugé nécessaire de leur dire qu’elle est d’origine Kabyle.

Le grand-père ignore la main tendue pour le saluer et la grand-mère, après une poignée de main rapide lui tourne le dos sans jamais lui dire une parole. Alors qu'ils devaient déjeuner ensemble, les grands-parents trouvent un prétexte pour abandonner le couple au beau milieu de la gare, sans même un adieu à la jeune-fille.

Ils prétendront plus tard qu’ils ont réagi ainsi car ils refusent que Miguel leur présente plusieurs filles d’affilé. Il leur avait présenté sa fiancée, ils ne veulent plus en voir d’autres… 
Bien mauvaises explications venant de gens qui ont reçu et hébergé leur fils et sa maîtresse alors que nous n'étions pas encore divorcés…

La jeune fille, pas dupe, est profondément choquée. Cette attitude remet en question l’avenir du couple. Elle ne peut s’empêcher de craindre d’autres rejets.
S’il est unanimement bien accueilli par toute la famille de son amie, Miguel supporte mal que l’on parle en sa présence une langue qu’il ne comprend pas.
Ils se posent tous deux de nombreuses questions sur le sort de leurs futurs enfants, sur le choix d’une religion, sur le respect des coutumes et traditions.

Il fait quelques missions à l’étranger, elle réussi brillamment ses examens et s’apprête à partir se perfectionner aux Etats-Unis.

Leurs chemins se séparent tout naturellement sans éclats, avec un certain regret mais avec la certitude qu’ils n’ont pas d’avenir commun.

 
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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 15:56
 
 


Après deux années de silence, l'aînée des filles de Mick nous envoie une carte postale de vacances.
Rapidement, les relations sont rétablies.

Elle dit qu’elle a mis du temps à me pardonner les paroles contre sa mère (mon fameux : "dans un divorce, on est toujours deux"), son psy lui ayant fait comprendre que ce n’était pas si faux que ça…

Tout pourrait être pour le mieux mais je constate très vite que les deux pestes ont décidé de me pourrir la vie. Perfides elles m’inondent de petites phrases assassines.

Au début, elles attendent que leur père soit dans une autre pièce ou en conversation avec une autre personne. Par la suite elles s’enhardissent et me provoquent tranquillement puisque leur père est résolument ‘sourd’.

Puisqu’elles ont carte blanche, il ne leur reste plus qu’à me pousser à bout jusqu’à ce que je craque. Alors, avec leur ‘franchise’ habituelle, elles attendent d’être chez elles et téléphonent à leur père pour se plaindre de moi en pleurant.

Bien qu'ayant compris leur jeu, je ne parviens pas à me maîtriser. C'est plus fort que moi, je craque.
Chaque fois Mick prend leur parti. Il prétend toujours ne pas avoir entendu ce qu'elles m'ont dit et c'est moi qui ferais "une fixette".


 


provication,perfidie,divorce

 

 
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8 juillet 2006 6 08 /07 /juillet /2006 10:37
 
 



Miguel fait n'importe quoi. Il est interdit bancaire, il rate tous ses examens militaires.
Sa rencontre avec une jeune fille lui permet de se ressaisir et il se rapproche de moi.

Malheureusement  je n’arrive pas à m’entendre avec cette femme-enfant.
Je n’ai pas compris tout de suite ce que mon fils pouvait lui trouver. Elle pose des questions puériles et le regarde avec tant d’admiration qu’il se sent valorisé. Il est bien naturel que cela le flatte après la déshillusion qu’il vient de subir tant auprès de son père qu'auprès de son ex copine et de celle qu'il considère comme sa soeur.

Les parents de la jeune fille refusent de nous rencontrer. Elle dit qu’ils ont honte de leur condition sociale.
Miguel s’installe dans le studio de la fille et parle mariage. Elle est encore à l’école (CAP de vendeuse) je leur conseille de reporter cette décision à un an ou deux.
Ils se fiancent, seuls, puisque les parents ont refusé de nous recevoir. Ce n’est pas plus mal, je ne veux en aucune sorte cautionner ces fiançailles.

Je me garde bien d’émettre la moindre critique ou le moindre jugement à l'encontre de cette jeune fille. Je la reçois bien, j’ignore sa paresse, ses niaiseries, ses familiarités envers nous en espérant que le temps fasse son œuvre.

La vie commune met en évidence les incompatibilités. Miguel s’agace du manque de discernement, il éprouve de la honte envers ses amis quand elle dit ou fait des choses complètement stupides. En vacances chez ma sœur elle s’empare d’une bague trouvée dans la salle de bain et je dois la renvoyer en prétextant une erreur.

Je reste aussi neutre que possible, recadrant simplement les choses ou amenant mon fils à réfléchir sur l’éducation qu’elle pourrait donner à leurs enfants.

Miguel fait une formation de moniteur d’auto-école. A son retour la demoiselle avoue qu’elle a " craqué " pour un garçon de sa classe.

Mon fils est très malheureux, il commençait à peine à reconstruire sa vie. Un emploi, une femme, un logement… et tout s’écroule.
Il rompt ses fiançailles, rate de peu son examen et revient habiter chez nous.





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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 17:50



 
 
Miguel vit chez elle quand il est en permission. Ils font des sorties ensemble. Il lui présente sa copine.
Rosalie le casse, parle du passé avec d’autres filles, se moque de ses fautes de français, le reprend, le ridiculise et le pousse à bout. La jeune fille est effrayée et rompt.

Miguel et Rosalie se disputent. Un soir il trouve ses affaires sur le palier, elle a changé la serrure et les voisins se sont copieusement servis dans le tas de vêtements, de CD et d'objets divers, posé au bas du vide ordures.
Je ne prends pas parti, ayant pour principe que chacun a probablement des torts.

Concernant mes relations avec Rosalie, j’ai décidé d’ignorer ses reproches. Elle veut que je m'excuse, que je me justifie indéfiniment. Je l'ai fait, plusieurs fois mais maintenant j'estime que cela suffit. Ne trouvant pas d’écho, je pense qu’elle va cesser.
Les reproches cessent en effet, l’agressivité fait place à une très grande amabilité.

J’observe avec étonnement son changement d'atitude  :
- Quand nous arrivons chez elle, elle est nue sous un peignoir qui s’entrebâille à chaque mouvement.
- Ses sous-vêtements sont savamment " oubliés " dans divers endroits, bien en vue.
- Quand elle est habillée elle ne porte pas de sous-vêtements et elle s’arrange pour se pencher, montrant ses seins libres sous son tee-shirt.
- Elle prend des poses lascives qui ne laissent rien ignorer de son anatomie.
- Elle est très attentionnée envers mon compagnon, elle boit ses paroles…

La jalousie s’empare de moi. Je fais un point : cette relation vaut-elle la peine d’être continuée? Après avoir détruit le couple de Miguel, n'aurait-elle pas entrepris de détruire le mien?

Je décide de ne plus la voir. Comme je l’évite, elle tente de forcer ma porte en m’apportant des fleurs pour la fête des mères. Pendant qu’elle insiste je vis un véritable supplice mais je n’ouvre pas. Pris de pitié pour elle, Mick descend lui dire que je ne veux plus la voir.
Quand il remonte je vois bien qu'il est en colère contre moi. Il me déteste, ne comprend pas. Je préfère ne pas m'expliquer. Il prend toujours la défense de Rosalie contre Miguel ou contre moi. Il est séduit comme beaucoup l'on été avant lui.
Je ne lui donne pas l'occasion de plaider en faveur de  "la pauvre petite". Quand il me dit qu'il a eu beucoup de chagrin à la voir partir en pleurant, je me contente d'un grognement pour lui signifier que j'ai entendu. Il attend quelques instants puis comprend que je ne veux pas en parler. Je n'ai jamais reparlé de Rosalie avec lui.


J’ai versé beaucoup de larmes, j’en verse encore mais ma décision est irrévocable. Elle a détruit en moi le sentiment d’avoir accompli une chose bien mais elle ne détruira pas mon avenir ni celui de ma famille.

J’ai fait ce que je devais faire, maintenant que chacune suive son chemin…



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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 10:10
 
 

 

 

Voilà parmi tant d'autres, le genre de petite vacherie que je dois subir.

La plus jeune des filles est venue rendre visite à son père.

Comme à chaque fois, elle ne mange pratiquement rien de ce que je prépare, prend des airs dégoûtés, demande plusieurs fois ce que c’est et laisse tout dans l’assiette après quelques bouchées en grimaçant, je refuse de continuer à préparer un repas pour elle.

Son père a la solution : nous irons au restaurant. Alors que nous sommes dans la notre salle de séjour,  j'assiste à la scène suivante :

Son père : tu aimes la pizza?
Elle : euh… oui…
Son père : nous allons manger dans la pizzeria qui est en face, là de l’autre côté de la rue…
Elle s’approche de la fenêtre et regarde. … où ?
Son père : mais là, juste en face,
Elle : … non je ne la vois pas  !!!
Son père : enfin, tu la vois bien, il y a juste la rue à traverser, l’enseigne clignote…
Elle :… non, je ne vois rien… les vitres sont tellement sales…


 

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 14:14
 
 
 
 
Si le but de James était de détruire son fils, il a parfaitement réussi.

Bien qu’il n'ait pas cherché à séduire son père, Miguel espérait secrètement l'étonner ; Provoquer chez lui au moins un peu de curiosité, un soupçon d'intérêt, il n'avait jamais imaginé de se faire démolir ainsi.

Cette rencontre a détruit ce que j’avais péniblement construit au cours des années. Comme toute victime de violences Miguel ne se percevait pas comme un être humain mais comme un objet sans valeur.

J’ai cherché, trouvé et mis ses aptitudes en avant.
Puisqu’il ne réussissait pas ses études il fallait qu’il réussite d’autres choses :
Il est très bon en équitation, il a gagné de nombreux concours.
Il est passionné d’aquariophilie, il est très documenté sur une période de l’histoire, il lit des revues économiques, il s’intéresse au sport … bref il a une culture générale qui lui permet d’être intéressant en société.
Il se plaît dans le milieu militaire, il aime la discipline et la vie en communauté.

Tout vient d’être bafoué par son père. Rien ne l’a intéressé, tout a été dénigré, tourné en dérision.

Miguel ne sait plus où il en est, il ne sait s’il doit croire mes paroles rassurantes ou celles dégradantes de son père.

Alors il se laisse entraîner par les copains, la boisson, les femmes, la conduite folle en voiture, les chèques sans provision…
Il s’éloigne de moi comme s’il m’en voulait de lui avoir fait croire qu’il était quelqu’un.





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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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