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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 15:14
 
 


J'arrive dans le domaine du luxe. L’immeuble a un gardien en uniforme qui annonce les visiteurs. La moquette est épaisse, les présentoirs exhibent de magnifiques objets dans une ambiance feutrée.
La chef comptable vient me chercher à la réception. Elle ne marque ni surprise ni déception. Elle semble bien se moquer de mes cinquante et un ans et cela me la rend sympathique.
Il y a un gros retard dans la saisie des règlements clients, et tout un travail de régularisation à faire. Visiblement le poste a été laissé à l’abandon. Elle ne cache pas sa satisfaction en constatant que je suis expérimentée.
Elle me montre le logiciel. Elle croit que je suis une intérimaire chevronnée, je ne la détrompe pas.

 

Il règne dans le bureau une atmosphère pesante. Personne ne parle autrement qu’à voix basse et uniquement pour le travail. Nous sommes quatre comptables et le bureau est complètement silencieux. Cela ne me dérange pas trop au début car je dois me concentrer sur la pratique du logiciel mais cela devient rapidement déprimant.
Parfois la chef comptable vient se poster devant nous et nous raconte comment elle a remplacé il y a un an, celle qui harcelait le service depuis trois ans.
Elle se complet à raconter les tracasseries et les brimades dans leur moindre détail. Elle fait ce récit dès qu’une occasion se présente.
Cette fois c’est en mon honneur. Elle raconte, personne ne répond, personne ne conteste, ces anciennes collègues, victimes elles aussi se contentent d’acquiescer. Je me garde bien de dire que j’ai été harcelée aussi et en la voyant ressasser ainsi je suis bien contente d’avoir tourné la page sur cet épisode douloureux de mon existence.

Le contact avec les autres employés n’est pas aisé. Quand j’arrive dans un bureau, tout le monde se tait. Les conversations ne reprennent qu’après mon départ. J’ai l’impression qu’on se méfie de moi.

Les premiers trente jours expirés, je surprend tout le monde (l’agence d’intérim et mes collègues) en acceptant de prolonger la mission. S’il est vrai que ma chef pique des colères tout à fait injustifiées, qu’elle aime humilier ses subordonnées, je suis attendrie par cette jeune femme dont la maladie déforme le corps et qui veut à tout prix prouver qu’elle a sa place dans la société. Elle refuse le handicap et je me retrouve en elle (Enfance).

En trois mois je résorbe le retard et suis de nouveau disponible pour une autre mission.

 

 

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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 07:11
 
 

 

Je viens à peine de rentrer chez nous qu’une des agences m’appelle pour me proposer une mission de six mois. Je suis folle de joie.

Je me présente le lendemain matin.
Aie ! je connais bien ce regard maintenant : mon interlocuteur ne s’attendait pas à une personne de mon âge. Il me demande immédiatement quels seraient les avantages fiscaux qu’il obtiendrait en retenant ma candidature.
Il n’y en a pas. Je ne suis ni assez âgée, ni chômeuse de longue durée… Il propose de réduire mon salaire au SMIC, je refuse. Dans ces conditions, je ne l’intéresse pas !

En sortant je vais m’asseoir sur le banc d’un parc voisin. Il fait froid, nous sommes à quelques jours de Noël, je pleure.

J’appelle l’Agence. Ma responsable est désolée. Ce Monsieur est un nouveau client, elle ne comprend pas, les réductions éventuelles ne le concernent pas et mon salaire a été négocié entre lui et l’agence, il n’a pas à revenir dessus…
Elle me propose une mission qui vient de tomber mais m’avertit que le client est très, très difficile et que beaucoup d’intérimaires refusent d’y retourner.
Si j’accepte, je dois tenir toute la mission qui est de 30 jours. Il ne sera pas question d’arrêter avant la fin. Le salaire et les avantages sont très alléchants. Elle me promet, si je la dépanne sur cette affaire, de me donner une mission facile après…

Bien sûr que je prends ! Je viens de galérer pendant deux mois (j’ai l’impression que cela fait des années) je ne vais pas faire la fine bouche pour un salaire qui est le double de ce que me verse l’Assedic !

Je me prépare au pire.


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25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 16:25
 
 
 
Chaque jour, je réponds aux offres des journaux. Je cherche dans les annonces de l’ANPE, je téléphone aux connaissances, je lis les annonces sur les vitrines et les panneaux d’affichage.
Je découvre que les agences de travail temporaire proposent des CDI mais je ne veux pas faire d’intérim, d'après ce qu'on m'a dit, c'est trop aléatoire.
Je refuse les formations que me propose l’ANPE. Je souhaite continuer à faire de la relance client, cela me plaît et je sais qu’il y a de la demande.

 

Consciente que je ne sais pas mener un entretien d’embauche, je m’entraîne en répondant aux offres de l’ANPE. Je décroche souvent deux entretiens par jour.
Cela me permet de me sentir plus à l’aise en face d’un recruteur et de me remotiver. Je suis très fière qu’à 51 ans j’arrive encore à intéresser autant de monde.
Il est vrai que pour des salaires au SMIC, les employeurs sont moins regardants. Je suis surprise qu’ils me demandent d’accomplir des tâches supplémentaires qui n’ont rien à voir avec la comptabilité.
Une agence immobilière que demande de faire la poussière sur les bureaux, préparer le café, faire des permanences le samedi et rester tard le soir…
Une boutique de parquet me demande de faire de la vente et de dépoussiérer les tas de planches chaque matin.
Un garage m’informe qu’il faudra livrer les véhicules chez les clients…
Je fréquente de moins en moins l’ANPE. Je ne crois pas que je trouverai par cet intermédiaire.
Sur une trentaine d’offre d’emploi gérées par l’Agence à qui j’ai remis directement mon CV et ma lettre de motivation, je ne reçois aucune réponse.
Je comprends pourquoi le jour où le responsable de l’agence prend mes lettres, et les jette en vrac dans la boîte sans même agrafer CV et lettre d’accompagnement. Il jette ainsi, sous mes yeux, plusieurs heures de travail … et mes espoirs.

 

Par les journaux je décroche quelques entretiens intéressants. Malheureusement, dès que je me présente, je vois bien à l’expression du recruteur que mes 51 ans sont un obstacle infranchissable. Comment se débarrasser de moi ? Il doit trouver la question qui tue, celle qui risque d’entraîner une réponse négative, du genre : " maîtrisez-vous parfaitement Exel et en particulier les tableaux croisés" ?

Cela n’a rien à voir avec la relance clients et comme je réponds "non", en proposant d’apprendre… mon recruteur, soulagé, referme mon dossier en disant que dans ce cas, il est impossible de m’embaucher…

Il me reste une solution : les agences de travail temporaire. Pour celles de ma ville, je suis trop vieille. Pour se débarrasser de moi, on me demande de faire des tests sur Word ou Exel, c’est ridicule, j’ai une expérience de neuf années dans la profession ! Je refuse.

Je sélectionne dans le journal les agences d’intérim parisiennes qui recrutent et je me présente. Je passe des tests (comptables, cette fois), des entretiens et m’enregistre comme personnel intérimaire.

 

 

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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 16:11
 



La situation professionnelle de mon compagnon continue à se dégrader, je dois trouver du travail rapidement ! Mon chômage lui met une pression supplémentaire.

Côté réconfort, ma sœur dit que j’aurais mieux fait de rester tranquille même si je ne gagnais qu’un salaire de misère. Elle qui part en croisière plusieurs fois par an, dit que dans la vie, il faut savoir se contenter de ce qu’on a.
Comme je pleure, elle ajoute  : " je vais jouer à la Loterie Nationale, et si je gagne, je te donnerais un peu d’argent ! ".
Elle ne prend pas de risque : la Loterie Nationale n’existe plus depuis de nombreuses années et je note qu’elle ne me donnerait " qu’un peu " d’argent !
Elle finit par ce conseil : maintenant que tu t‘es mise dans cette situation, tu n’as plus qu’à accepter n’importe quel emploi.
C’est facile ! comme de dire : " moi, si j’étais chômeur, je ferais n’importe quoi, mais je ne resterais pas à rien faire ! "
Ceux qui disent cela savent-ils vraiment ce qu’est le " n’importe quoi " ?.
Comment faire lorsqu’on a accepté le " n’importe quoi " pour en sortir ? quand on est épuisé physiquement et démoli moralement ?
Comment ne pas être condamné à rester au bas de l’échelle quand ce " n’importe quoi " sert de référence auprès de l’éventuel futur employeur ?

Non, je ne ferai pas " n’importe quoi " ! Je vais me battre, comme je l’ai toujours fait !

 

 

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23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 14:23
 
 
 
J’entame avec sérénité les démarches d’inscription au chômage.

Une chose fait très mal : l’indifférence de ceux qui ne sont pas concernés. Je demande à la Mairie s’il faut commencer par l’ANPE ou par l’Assedic. La personne après m’avoir toisée avec insistance dit qu’elle ne sait pas, qu’il faut certainement commencer par l’ANPE. Elle ne cherche même pas à se renseigner, elle passe à la personne suivante… je ne suis rien, je n’existe plus !

La ville est grande, je dois me déplacer en métro et en bus. Bien entendu je me fais jeter de l’ANPE… il fallait commencer par l’Assedic.

On me donne une feuille avec la liste des documents nécessaires à mon inscription. J’ai un rendez-vous pour le lendemain matin.
Le moral en prend un coup quand on est dans la file d’attente. Les autres sont désabusés, découragés, agressifs… et tellement nombreux !


J’ai apporté un tas de documents mais l’employée trouve quand même une chose bloquante. Une prime qui doit être spécifiée comme exceptionnelle ou non. Je dois retourner voir mon employeur (pas le dernier, l’autre). Pour le dernier, j’ai de la chance, à quelques jours près, je n’avais pas droit au chômage.
J’ai honte de demander une attestation à mon ancien employeur. J’étais si fière de lui claquer la porte au nez ! Maintenant il va savoir que je suis chômeuse.
Je fais ma demande par courrier. Mon dossier est régularisé la semaine suivante.

Maintenant, à moi l’ANPE et la recherche de travail !



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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 14:33





Je suis embauchée par une agence immobilière. J’ai déjà une expérience dans ce domaine. Je comprends très vite que la personne que je remplace n’a aucune envie de me montrer le travail, son seul souci est de préparer son départ pour les Antilles. Elle se moque bien de savoir si je vais ou non pourvoir assumer la fonction.
 
En fait, elle ne me montre rien du tout, elle m’a prise parce qu’elle a déjà essayé plusieurs personnes qui ont décliné l’offre et qu’elle n’a plus le temps de chercher.
Dès son départ, je me trouve dans une situation innommable, je ne comprends rien. Il n’y a aucune note, elle n’a même pas fait de tableau de bord. C’est une catastrophe.
Je soupçonne des mouvements de fonds douteux entre les diverses SCI. Les associés s’enferment dans le bureau à côté.
Les bruits qui me parviennent ne laissent aucun doute sur la nature de leur activité, d’ailleurs ils sortent en se rhabillant sans aucune gêne vis à vis de moi…
Le gérant me parle très mal. Il fait de terribles colères, surtout contre moi, à la moindre occasion.
Le fils est un paresseux. Quand il passe une annonce dans le journal pour louer un appartement, le jour de la parution, il ne vient pas…
Je reçois quelques 300 appels dans la journée. Je dois noter ces appels et faire subir un mini interrogatoire à chaque appelant.
Impossible de faire autre chose que de répondre aux deux lignes téléphoniques qui sonnent sans arrêt. Je suis épuisée, à bout de nerf mais cela n’empêche pas les deux associés et le fils de m’incendier parce que je n’ai pas eu le temps de faire mon travail !
Un soir, alors que le père me traite non seulement d’incapable mais aussi de menteuse car il prétend que je n’ai pas fait une déclaration d’impôt (en fait il s’est trompé d’année), je craque. Tout le monde s’excuse, et le calme revient.
Ayant moins de pression, j’assume de mieux en mieux ma tâche, tout n’est pas encore parfait mais ça va bien.
Un matin, quand j’arrive, j’entends une voix de femme dans le bureau de direction. Quand il sort, le père me présente une jolie jeune femme qui va me remplacer. Elle lui a été recommandée par son comptable, je dois la mettre au courant.
Le fils du gérant s’occupe "personnellement" de sa prise de fonction. Il l’emmène au restaurant et au retour ils s’enferment dans son bureau d’où s’échappent des sons qui n’ont aucun rapport avec la gestion immobilière.
Je deviens très gênante dans ce milieu où je n’ai pas ma place. Je demande qu’on me licencie.
Je suis vexée, déçue par cet échec mais malgré tout soulagée de ne plus évoluer dans cette ambiance malsaine.



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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 15:14
 


Le directeur financier est remplacé. Avec le nouveau, pas de grivoiserie, il apprécie l’humour pas les plaisanteries grasses.
Il vient déjeuner avec nous mais exige que les horaires soient respectés.

Il entreprend la restructuration du service. Je ne suis plus le vilain petit canard bien au contraire. Il me donne plus de responsabilités mais quand il propose de revaloriser ma catégorie et mon salaire, la Direction refuse.
Il veut organiser l’entreprise avec davantage de contrôles des déplacements, des notes de frais, il veut développer la communication entre les services.
Comme il n’a pas l’esprit tordu, qu’il n’aime pas brimer le personnel il est mal vu de la Direction. Tout ce qu’il propose est refusé. Il est écœuré.

Les promesses salariales qui lui ont été faites ne sont pas tenues. Il cherche un autre poste et je suis complice pour recevoir les appels quand il est en réunion. Pour me remercier, il me propose de l’aide pour refaire mon CV et ma lettre de motivation.
Dès que je réponds aux offres d’emploi avec ces documents revus, je vois la différence. Maintenant, au moins, on me répond. Cela signifie que je réussi à retenir l’attention.

Je suis convoquée à des entretiens d’embauche, les premiers sont des échecs principalement parce que je parle du harcèlement, ce qui est une grave erreur. Le recruteur ne croit pas au harcèlement, il pense tout simplement que je ne suis pas une bonne employée.
Je parle d’incompréhension, de mon refus des vulgarités, ça ne plaît pas non plus, on pense que je m’adapte difficilement et que je n’aime pas plaisanter.

Alors j’adopte une autre attitude, je veux changer d’emploi parce que je souhaite faire autre chose, que dans l’entreprise actuelle je n’ai pas de possibilités d’évolution… et ça marche ! Je trouve enfin un autre emploi.



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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 08:36
 
 
 
 
L’aînée des filles de Mick se marie. Pour que son père participe aux frais, elle se rapproche de moi, se fait gentille et serviable. Je vis quelques mois formidables avec le sentiment qu’une famille est en train de se créer.

Elle critique beaucoup sa sœur. Elle essaie dit-elle de la raisonner mais sans y parvenir. Sa jeune soeur ne m’aime pas. Elle trouve à redire sur tout ce que je fais, tout est môche chez nous.
Je ne réagis pas, je ne dois pas répondre pour ne pas tout gâcher.

Quelques mois après son mariage, enceinte, elle déménage pour un logement plus grand. Nous sommes invités à les aider. Nous acceptons de bon coeur.


Une très mauvaise surprise nous attend. Le couple n’a RIEN préparé hormis 4 cartons remplis de BD et de cassettes vidéo.
L’appartement est dans un état de saleté repoussant.

Ils commencent par nous laisser seuls (elle a rendez-vous pour la première échographie). Au retour, elle a mal au ventre, elle se couche. Son mari ne nous aide pas non plus, ce n’est pas de sa faute, ses amis ne cessent de l’appeler sur son téléphone portable, il est bien "obligé" de répondre!

La vaisselle n’a pas été faite depuis des jours, il y a du moisi partout, des aliments pourris dans le réfrigérateur. Des vêtements sales jonchent le sol, le chat a fait ses besoins dessus. Quand on ouvre les portes de placard, on reçoit des montagnes de chaussures, de produits alimentaires ou de linge non repassé.

Après avoir tout emballé et porté dans le nouvel appartement, nous les quittons fâchés, avec le sentiments qu’ils se sont bien moqués de nous.

 
Dès le lendemain, elle nous appelle plusieurs fois par jour, furieuse de ne pas retrouver ses affaires dans les cartons.  

 

 

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2 août 2006 3 02 /08 /août /2006 16:21





Le harcèlement de mon chef est assorti de pénalités pécuniaires. Les autres ont des primes, j’ai un pourboire.
Les autres arrivent en retard, prennent une heure et demie voire deux heures pour déjeuner et partent avant l'heure. Je fais des heures en plus car je sais qu’au moindre manquement je serai mise à la porte. J’ai subi tout cela en raison de la situation précaire de Mick et parce que je suis persuadée que je ne trouverai jamais d’autre emploi.

Poussée à réagir par mon nouveau médecin (j’ai déménagé), et par l’énergie que donne la sensation d’avoir échappé à un danger (le cancer) je décide de me battre.

J’arrive juste à l’heure le matin, je vais déjeuner avec mes collègues (plus exactement avec le groupe dont ils font partie) et je parts juste à l’heure. Cela ne dure pas longtemps car comme il n’y a plus personne pour assurer une permanence dans le service, nous sommes rappelés à l’ordre.

Mon chef essaie bien de me dire que je dois continuer à assurer les permanences mais comme cela me fait beaucoup rire… il n’insiste pas.
Je n’ai plus rien à perdre, je ne crains plus ses représailles. Je n’ai pas le cancer, le reste n’est pas si important que cela…

Le bureau vide, les téléphones qui sonnent désespérément, le travail pas ou mal fait, des comptables qui s’esclaffent bruyamment, cela fait tache surtout quand on se trouve dans un bureau vitré qui fait face à la Direction.
Chargé des premières négociations pour la mise en place des 35 heures, il annonce au personnel que l’accord est imminent. Nous allons passer aux 35 heures AVEC diminution de salaire.
Il n’a demandé l’avis de personne, il impose ce qui l’arrange. Son salaire n’est pour lui que de l’argent de poche, il préfère que son salaire diminue et avoir plus de temps pour jouer au golf.
Le personnel menace de se mettre en grève.

La Direction qui lui met la pression, il accumule les erreurs. Lui qui riait du licenciement des autres, qui avait dit partout qu’il me ferait démissionner, se voit prié de partir.

Pour lui c’est une très grande humiliation dont je me délecte d’autant plus qu’il m’a choisie pour confidente de ses déboires…



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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 15:54
 



Contrôle de routine : je fais ma première mammographie.
La jeune personne qui me fait cette radio se montre d’une brutalité extrême. Je hurle, je pleure mais elle dit que c’est normal, que je suis douillette. Pour en avoir fait plusieurs depuis ce jour,  je sais qu’elle s’est montrée d’une extrême brutalité.
Pour preuve, j’ai gardé des hématomes plus de dix jours.
Le médecin détecte des anomalies, procède à une échographie qui confirme ses inquiétudes. Il conseille un prélèvement (biopsie).

J’apporte les résultats à mon médecin qui me prend immédiatement rendez-vous avec un chirurgien de ses amis dont la clinique est à proximité.
Ce chirurgien lit le rapport du médecin et du laboratoire. Il me demande méprisant de quel droit un " petit " docteur de labo se permet de conseiller un prélèvement et m’ausculte longuement le sein droit.
Sans hésiter, il décide de m’opérer. Je dois réserver ma chambre et me rendre dans un laboratoire pour des examens avant anesthésie.
Je veux connaître ses intentions. Cela l’agace, il est pressé, il me dit me poussant vers la porte qu’il va retirer très largement le nodule suspect. Il grattera les ganglions sous le bras.
Je lui demande s’il envisage de couper le sein. Il répond qu’il le fera si cela s’avère nécessaire.
Je réserve ma chambre pour la semaine suivante, je rentre chez moi et je m’écroule dans les bras de mon compagnon.
Je décide de ne rien dire à mon fils ni à personne d’ailleurs. Je ne veux pas que l’on s’apitoie sur moi.

Cette nuit là je dors peu mais je me réveille avec une pensée qui m’obsède : IL Y A QUELQUE CHOSE QUI NE VA PAS…
Je visionne de nombreuses fois les événements depuis la mammographie et tout à coup j’ai LA révélation.
Le chirurgien à palpé longuement le sein droit. Toutes les analyses qu’il a prescrites concernent le sein droit…hors, c’est le sein gauche qui présente une anomalie…

Je téléphone immédiatement à mon médecin traitant qui dit que ce n’est pas grave, qu’on allait bien s’apercevoir de l’erreur…. Je ne suis pas convaincue. Je n’ai plus confiance en ce chirurgien qui prenait des airs entendus en palpant le sein et les ganglions qui pourtant ne présentaient aucune anomalie….
J’annule tous les rendez-vous.

Mon médecin m’envoie chez une gynécologue qui est sensée me redonner confiance. Elle me prescrit la fameuse biopsie demandée par le laboratoire.
Je fais ce prélèvement dans un cabinet privé. Cela me coûte une fortune qui ne sera pas remboursée. Après m'avoir "charcutée", le médecin joue les apprentis sorcier, il a tout un équipement et il teste le prélèvement qu’il vient de faire.
Il prend un air catastrophé et m’annonce que je dois m’attendre au pire.
Malgré le coût exorbitant de sa prestation, je dois porter moi-même mon prélèvement au laboratoire.

Après huit jours d’angoisse, les résultats arrivent : ils sont négatifs.
Cet événement s’est déroulé en 1999. Je n’ai eu ni intervention ni soin d’aucune sorte car je n’avais RIEN.





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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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