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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 12:19
 
 


Mick fait les repérages et marquages au sol dans l’atelier. Les machines doivent êtres mises en place par le déménageur, elles sont très lourdes, impossible de les bouger après.
Il passe plusieurs heures chaque jour dans l’ancien atelier " pour apprendre " en compagnie du vendeur et des employés.
Ca ne se passe pas très bien. Le vendeur ironise sur son ignorance du métier et le ridiculise devant le personnel dont l’inquiétude est grandissante.
Le prêt est accordé. Le capital social est déposé : 7 500 € qui sont bloqués jusqu’à ce que la société soit enregistrée.
Nous allons avec le vendeur et son épouse signer l’acte de vente définitif chez l’avocat. Mick et moi établissons encore des chèques pour l’achat du stock, les frais de constitution et d’enregistrement.
A ce moment, le total des dépenses s’élève déjà à 60 500 € .

Il va sans dire qu’il ne reste pas grand chose pour le Père Noël !
Les employés sont en vacances la dernière semaine de décembre. J’ai pris une semaine de congés pour finir de tout préparer. Je suis inquiète car je ne vois pas comment mon mari va faire pour tout assumer seul.
Je ne peux pas faire autrement. Je suis sous contrat et nous avons bien besoin de mon salaire.
Le 31 décembre, ultime tour d’inspection : tout est prêt pour le grand départ.

 

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 18:08
 
 
Bien que ce ne soit qu’une "formalité", le jour du mariage, nous sommes très émus.
Le vendeur de l’entreprise nous a envoyé une magnifique composition florale. Une heure avant le rendez-vous à la mairie nous sommes déjà dehors à attendre.
Mon fils et son épouse arrivent. Il est ému aussi, Kate est très joyeuse ce qui détend l’atmosphère. Enfin l’aînée des filles arrive avec son époux et… sa sœur seule.
Vendredi, elle a prévenu que son fiancé ne viendrait pas. Mick a répondu que cela ne sera pas sans conséquences…Manifestement, cette menace ne l’a pas fait changer d’avis.

A la Mairie nous attendons une éternité. Nous faisons des photos qui seront toutes ratées. Les filles ont l’air accablé de personnes sur qui un grand malheur vient de s’abattre.
Je passe par la maison pour prendre notre petit chien qui ne peut rester seul toute la journée et nous allons à l’entreprise boire du champagne.
Nous avons travaillé comme des forcenés pour que les bureaux soient accueillants et propres. Nous sommes très fiers de montrer notre installation.

Pendant le repas au restaurant, l’aînée m’envoie quelques piques, l’autre reste silencieuse. Elles boudent le menu qui est pourtant délicieux.
L’aînée n’a pas de cadeau. Elle nous remet un "bon pour un cadeau". L’autre a apporté une boîte qu’elle a emballée dans du papier de Noël. Comme d’habitude, elles se sont donné beaucoup de mal pour être blessantes.

De retour à l’appartement, le gardien apporte une autre composition florale qui est arrivée pendant notre absence. Mick et moi avons la même pensée : c’est le fiancé qui envoie ces fleurs pour s’excuser… erreur, ces fleurs sont envoyées par mon employeur.
Non seulement il n’a rien envoyé mais il n’a même pas pris la peine de téléphoner ou charger sa fiancée de nous féliciter.

Les enfants nous quittent. Nous sommes heureux, dans l’ensemble les choses ne se sont pas trop mal passées.
Nous devons maintenant nous consacrer à la mise en route de l’entreprise.


 

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 15:07
 
 
Ce que les deux pestes ne peuvent imaginer c’est que le mariage n’occupe pas notre esprit comme cela est généralement le cas pour de futurs mariés.
Ce n’est qu’une étape. Sans en minorer l’importance ni la joie que l’événement nous procure, il fait partie d’un ensemble de choses importantes à exécuter.
Nous faisons nos préparatifs : tenues, essai du menu et réservation du restaurant, commande du bouquet et même achat de boîtes de dragées (il n’y aura pas de cérémonie religieuse mais nous avons envie d’en offrir).
Toute la journée Mick travaille à la préparation de l’atelier, il fixe des étagères métalliques au mur, installe une chambre noire, ajoute des prises et des éclairages. Il ne reste qu’un peu plus d’un mois avant l’ouverture.
Nous nous sommes fait un très grand plaisir : nous avons acheté un petit chien.
C’est un travail supplémentaire. Il fait ses besoins partout et Mick, trop occupé ou en rendez-vous, ne pense pas à le sortir toutes les deux heures.
Nous sommes ravis quand même.
Chaque week-end je nettoie l’atelier. Je lave, je frotte et récure les murs, le sol, les sanitaires et les meubles que Mick a récupérés, tout est tellement sale ! Je suis fourbue, exténuée…
Enfin, le dimanche précédant notre mariage, mon petit-fils est baptisé. Je suis chargée de m’occuper des dragées et des gâteaux. Dans la précipitation j’ai failli oublier d’aller rechercher la gourmette que j’avais faite graver.
Tout cela pour dire que si les filles s’attendaient à être suppliées, c’est raté. Mick n’a même pas le temps de les appeler, ce sont elles qui appellent pour dire tantôt qu’elles viennent , tantôt qu’elles ne viennent pas.
Mick pose un ultimatum : il faut qu’il sache deux jours avant le mariage, combien de personnes seront présentes au restaurant.
 
 
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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 10:35



 
 
Puisque nous devons nous marier pour rassurer le banquier, autant le faire avant que l’acte de vente ne soit rédigé, cela évitera des frais supplémentaires engendrés par un changement de situation.

Mick invite l’aînée de ses filles à déjeuner pour annoncer la nouvelle. Pour se justifier il dit que ce n’est qu’une formalité pour assurer la crédibilité de la Société.
Le silence qui suit en dit long, l’expression du visage encore plus.
Mick demande à son gendre d’être son témoin. Le pauvre garçon bredouille en jetant un regard à son épouse verte de rage, qu’il donnera sa réponse ultérieurement.
Le lendemain elle téléphone pour dire que son mari accepte mais qu’elle veut que sa sœur soit l’autre témoin.

L’autre témoin ? mais c’est le mien ! c’est à moi de le choisir parmi ma famille ou mes amis. Cette fille me déteste et elle serait mon témoin ! comment se permet-on d’imposer mon témoin ? D’ailleurs, j’ai déjà demandé à ma belle-fille qui est ravie.

Mick téléphone à sa seconde fille qui fait mine d’apprendre la nouvelle (l’hypocrite !), elle dit qu'elle s’attendait à ce mariage, après dix ans de vie commune, etc.
Elle est particulièrement aimable car elle croit être témoin, comme la demande ne vient pas, quelques jours après, c’est la guerre !
Comment ! leur père se marie sans leur demander leur avis ! mais elles ne sont pas d’accord ! Il n’a pas le droit de faire cela… d’ailleurs elles ne viendront pas, elles ne peuvent pas se libérer, il faut reculer la date du mariage…


Mick dit que le mariage se fera, qu’elles soient présentes ou non et qu’il n’est pas question de changer la date.
Pendant les 15 jours qui précèdent la cérémonie, elles ne cessent de dire qu’elles viennent, puis qu’elles ne viennent pas. Si elles croyaient bouleverser nos projets, il n’en est rien.

J’aurais pu inviter des amis mais j’ai trop peur que les deux punaises fassent un scandale.
Je n’ai pas invité ma sœur non plus d’abord parce qu’elle s’est mariée sans me le dire et que mon beau-frère ne manque jamais une occasion de dire à Mick (soit disant pour plaisanter) qu’il ne faut pas m’épouser car lui même regrette amèrement d’avoir épousé ma sœur.




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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 17:05
 


Mick a trois mois pour tout mettre en place. C’est très court compte tenu des choses à faire.
Pour installer les locaux il faut mesurer, repérer les endroits où les machines vont êtres installées afin de poser les prises de courant et tirer des fils électriques.
Pour les bureaux c’est plus simple. Il n’a pas de meubles à mettre. Il achète un petit photocopieur et deux téléphones.
Un ancien collègue lui donne un coup de main pour peindre l’atelier qui était vraiment trop sale.
Les négociations de vente avec le vendeur sont longues et difficiles. Les machines ne sont pas aux normes de sécurité, elles n’ont aucune protection, Mick reste ferme, tout doit être mis en conformité avant l’achat.
Ces tractations prennent beaucoup de temps. Les jours passent et les choses avances lentement, le vendeur veut nous avoir à l’usure. Il sait que le temps joue pour lui.
Alors que tout semble bloqué avec le vendeur, que l’avocat excédé en est au cinquième projet d’acte de vente, Mick décide de " faire le mort ".
Il constitue, avec l’aide de la Cellule de reclassement, un dossier ACCRE pour être exonéré de charges sociales la première année. C’est un vrai travail tant le questionnaire est alambiqué.
Le mobilier que nous allons racheter est tellement vétuste qu’il risque fort de ne pas supporter le voyage.
Alors que le moral n’est pas très bon, un ancien collègue téléphone. L’usine de Mick déménage. Le mobilier en excédent est mis à la disposition du personnel licencié et priorité est donnée à ceux qui s’installent à leur compte.
Mick loue un véhicule et avec l’aide de son beau-fils, charge tout ce qu’il peut en une journée.
Nous sommes ravis. Des tables, des chaises, une armoire métallique et plein d’accessoires emplissent notre grand local.
Tout est très sale, j’ai des heures de nettoyage à faire mais franchement ça a de l’allure !
Le vendeur, inquiet laisse des messages car il ne parvient plus à nous joindre. Mick répond qu’il le contactera dans quelques jours car pour le moment il est trop occupé :   
Nous allons nous marier !
 
 

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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 12:12
 
 

Sans plus vraiment d’espoir, Mick rend visite à deux autres banques. C’est en milieu de semaine, les conseillers sont disponibles.
Par deux fois le dossier lui est restitué après un rapide examen. Les conseillers ne jugent pas utile de le soumettre au service financement.
" Il suffirait d’hypothéquer un bien ou qu’une personne se porte caution… mais là, mon pauvre Monsieur, chômeur à 53 ans, sans aucune garantie… on ne peut rien faire pour vous ".
Même dit avec un air de compassion, ces paroles sont terribles.
 
Le vendeur très déçu lui aussi, pense qu’il reste encore une chance. Rendez-vous est pris avec la banque qui gère les comptes de l’entreprise depuis de nombreuses années.
Le responsable financier est favorable à l’obtention du prêt. Il connaît le potentiel de l’activité et puisque les employés restent en place, il ne voit pas pourquoi les affaires ne marcheraient plus.
Les négociations sont quand même difficiles. Il veut que nous utilisions la totalité de nos économies afin que nous empruntions un minimum. Je ne suis pas de cet avis. Nous serions trop vulnérables. Je veux garder des réserves pour parer aux dépenses imprévues.
Nous tombons d’accord sur un montant légèrement inférieur à ce que nous demandions avec ma participation à hauteur de 30% des frais. Je garde une réserve disponible en cas de besoin. J'exige que nous soyons mariés et m’engage à apporter mon aide à l’administration et à la gestion de l’entreprise.
Maintenant qu’il est quasiment certain que nous allons obtenir le prêt, Mick peut continuer la mise en place.
 
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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 11:43
 


Nous passons des soirées à compter, à manipuler les chiffres, à envisager toutes les possibilités.
La totalité de ce que nous possédons ajoutée à quelques promesses de prêt en provenance de la famille nous permettraient d’acheter l’affaire mais nous ne pourrions faire face à aucun imprévu.
Il n’est pas question de nous lancer dans une opération aussi périlleuse.
Tout le monde se veut rassurant : mais bien sur que le prêt va être accordé, cent mille euros, ce n’est rien !
Sauf que Mick a 53 ans, que sa santé n’est pas parfaite et qu’il ne peut rien hypothéquer puisqu’il n’a rien !
La sentence tombe. Notre banque, là où nous pensions avoir le plus de chance puisqu’elle nous connaît, sait que nous n’avons jamais eu d’incident et qui détient nos placements, refuse de faire un prêt !
Je dis " notre demande " car elle a imposé ma participation dans l’affaire en tant qu’actionnaire.
Elle prend en compte la totalité de nos placements et malgré cela elle refuse sous le prétexte fallacieux que le bail est précaire…
C’est complètement stupide comme argument (Mick ne pouvait quand même pas signer un bail commercial sans savoir si l’affaire se ferait) qu’il est évident que les motifs sont autres (l’âge, la santé et le défaut de garanties).
Nous sommes complètement découragés. Nous sommes persuadés que si notre banque refuse, aucune autre n’acceptera.
Mick a déjà dépensé plus de vingt cinq mille euros qui vont être perdus, sans compter que des frais de résiliation vont encore s’ajouter.

La mort dans l’âme, Mick annonce au vendeur qu’il est contraint de mettre fin à son projet.

 

 

 
 
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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 16:15
 


 
Mick n’a pas mesuré toutes les conséquences que son besoin d’indépendance va engendrer.
Il a bien pensé au coût de déménagement et d’aménagement du nouveau local mais pas au fait que l’entreprise se trouve sans adresse. Il faut trouver un local d’urgence.
La recherche s’avère très difficile. Mick passe des journées à visiter. Les loyers sont exorbitants.
Certains lui demande de payer un an d’avance. Comme il commence à désespérer, la femme du vendeur l’aide car elle veut que la vente se fasse le 1er janvier 2003.

Il trouve enfin son atelier. Le local est très sale. Le locataire précédent a été expulsé et il a exprimé sa rage en projetant divers liquides sur les murs. Le propriétaire consent un loyer relativement bas pour une location " en l’état ".

 

Mick et moi avons un gros moment d’hésitation. Faut-il vraiment continuer ou abandonner pendant qu’il en est encore temps ?
Après la signature du bail, il faudra payer :
- cinq mois de loyers, l’assurance du local, les mises en service EDF et GDF.
- des honoraires comptables pour l’établissement d’un bilan prévisionnel,
- des honoraires d’avocat pour l’établissement de la promesse de vente,
- un acompte de 10% sur la vente qui resteront acquis au vendeur en cas de désistement.
Cela représente une somme énorme qui sera perdue si Mick ne peut mener à bien son entreprise et c’est ce qui se passera si le prêt est refusé.
 


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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 15:34





Mick arrête son choix sur une entreprise. Il connaît la qualité des produits fabriqués, l’atelier lui fournissait le marquage.
La cellule de reclassement apporte son aide pour analyser les bilans, constituer des prévisionnels et faire une demande de prêt.
Mick s’inscrit au chômage, au cas où la transaction ne se ferait pas ou serait retardée.
Je vois quelques photos qui ne me m’enchantent pas. Je trouve l’endroit assez sinistre. Mick a une vision plus matérielle. Il s’intéresse surtout aux machines et au travail du personnel.
 
Nous nous rendons sur place. Je suis horrifiée par l’état de saleté. C’est à peine si une lueur parvient encore à traverser une minuscule fenêtre, des montagnes de papiers couverts de poussière s’entassent le long des murs, des fils électriques pendent du plafond, les toilettes sans porte sont cassées.
Le couple vendeur, la femme surtout essaie de m’endormir en me flattant exagérément. Elle répète mon nom sans arrêt (très harcèlement commercial), elle m’empêche de poser les questions pour lesquelles je me suis déplacée. Je veux connaître certains détails comptables, elle me répond de façon évasive et dévie immédiatement sur des sujets "de la plus haute importance" comme  le jardin communautaire mis à notre disposition, le salon de coiffure, la supérette et le bois qui se trouvent à proximité.
Elle m’énerve au plus haut point. Je me moque bien de ces futilités, elle me prend pour une gourde ? Je n’arrive pas " à en placer une ". Cette femme me saoule tellement que je suis prise de nausées.
Mick profite de mon malaise pour prendre congés. Nous allons dans le bois à côté. Nous restons un long moment sans parler, j’ai les oreilles qui bourdonnent.
 
Nous sommes bien d’accord : il n’est pas question que je travaille un seul jour dans ce local pourri et Mick veut être libre de faire comme il l'entend.

Ce local appartient aux vendeurs qui pensaient nous le louer. Compte tenu du caractère envahissant de ces gens et des nombreux travaux à effectuer, nous décidons de déménager l’atelier suffisamment près pour ne pas perdre les employés mais suffisamment loin pour prendre nos distances.

 

 

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 11:18
 
 
 
Durant les vacances nous avons cherché des moyens d’investir le montant des indemnités de licenciement.
Une crèperie ? une boutique ? certainement pas, Mick n’est pas commerçant.
L’artisanat ? pourquoi pas… mais quoi ?

Dès son retour, Mick a rendez-vous avec la Cellule de reclassement pour une évaluation. Le résultat fait ressortir une attirance très forte pour la mécanique, la créativité et un sens artistique.
Pour réussir une nouvelle orientation, il suffit donc d’exploiter ces aptitudes.
Petit à petit, l’idée de créer une petite entreprise germe. Quelques jours de réflexion et il en fait part à son moniteur de cellule qui se montre très favorable à cette orientation.
Il lui remet une documentation comportant de nombreux renseignements et adresses de sites utiles pour la création ou la reprise d’entreprise.

Après quelques jours de recherche sur le Net, il trouve une activité qui semble correspondre parfaitement  : le marquage industriel.
Le secteur ne lui est pas inconnu puisqu’il sous-traitait cette activité quand il travaillait à l’usine.
Il visite des ateliers à reprendre et plus il avance dans ses investigations, plus il est attiré. Pas de doute, c’est bien ce qu’il veut faire !
Créer une entreprise nouvelle, tout concevoir, tout organiser, embaucher et surtout se créer une clientèle semble trop difficile. Il paraît sage de reprendre une affaire à un artisan qui prend sa retraite.

Je laisse Mick gérer seul car il me semble indispensable pour sa reconstruction qu’il recueille tout le mérite de la mise en place de son avenir professionnel. C’est un homme blessé qui a besoin de montrer qu’il est encore capable de réussir.
Je veux qu’il sache que je suis derrière lui, que quoi qu’il arrive je le soutiendrai dans ce projet. Je sais que cette activité va nécessiter un engagement à plein temps.
Il n’y aura plus d’horaires, plus de week-end, plus de vie privée. La seule priorité sera l’Atelier et son fonctionnement.
J’accepte ces futures conditions de vie.

 

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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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