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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 12:00
 

Les péripéties du mariage n’ont pas affecté la marche de l’entreprise. Nous honorons une belle commande avant la fermeture annuelle du mois d’août.
Tout se passe bien, malgré notre manque d’expérience, nous assumons. Nous exprimons notre satisfaction au personnel par une prime et une invitation au restaurant.
Nous ne voulons pas prendre de vacances. Mick n’a pas fini l’installation de l’atelier et d’ailleurs nous n’avons pas les moyens de partir.
Kate, l’épouse de mon fils insiste tellement que nous les rejoignons une semaine dans la maison de ses parents en Bretagne.
Cela nous fait du bien. Nous n’arrivons pas à oublier l’entreprise mais nous prenons un peu de recul.

Comme j’ai de gros problèmes avec le comptable que Mick a choisi, Kate accepte de regarder si je n’ai pas fait trop d’erreurs. Elle ne me cache pas que c’est une catastrophe et que tout est à refaire.
Fin septembre, je reçois une note d’honoraires très salée du cabinet comptable. Comme nous n’avons jamais eu de lettre de mission, je ne connais ni ses tarifs ni ce qu’il est censé faire.
Je lui demande de justifier le montant exorbitant de ce qu’il considère comme une avance. La réponse tarde à venir, je relance plusieurs fois.
Il me facture ses déplacements, le temps passé dans les embouteillages et même le temps d’appel pour prendre rendez-vous avec moi. Ces pratiques sont peut-être courantes dans les grands cabinets mais nous n’avons pas fait appel à un grand cabinet !
Ce type est un escroc. Une petite entreprise artisanale ne peut pas payer de telles notes.
Je sais que notre comptabilité est un vrai capharnaüm, j’ai fait ce que j’ai pu en n’étant pas comptable. Je n’ose imaginer ce qu’il va facturer pour les nombreuses heures qui seront nécessaire à l’établissement du bilan.
Pour arrêter les dégâts, je paye la note d’honoraires et cherche un autre comptable. Ce n’est pas facile, nous sommes début décembre, à quelques jours de la fin d’exercice.

Depuis la rentrée nous avons beaucoup de travail concentré principalement sur trois clients. Une très grosse commande est tombée qu’il faut honorer très rapidement. Mick me laisse gérer l’administratif.
Je cherche une personne située à proximité. Certains comptables sont en congés, d’autres en déplacement, d’autres enfin répondent à mon appel par des grognements qui traduisent très bien leur convivialité.
Je trouve enfin un comptable motivé (il correspond aux critères définis par ma belle-fille) qui accepte de prendre la comptabilité. Le courant passe bien.

Nous finissons 2003 dans la joie. Le chiffre d’affaire dépasse toute espérance, nous sommes ravis et pas loin de penser que ce n’est pas si difficile que ça d’être à son compte !



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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 16:46
 


 
Pour en finir avec le mariage, le tableau ne serait pas complet sans " la cerise sur le gâteau ". En fin de mois, je reçois le relevé de mon compte bancaire, où je découvre une mauvaise surprise.
Trois chèques ont été débités le même jour pour une valeur d’un peu plus de 700 €. Ces débits correspondent aux trois derniers chèques de mon chéquier qui ont été arrachés très proprement, souche comprise.
La banque m’indique une procédure. Je dois faire opposition au paiement puisque je n’ai pas signé ces chèques.
Pendant quelques jours je soupçonne tout le monde. Le salon de coiffure où j’ai laissé mon sac dans un meuble, nos employés qui ont accès à mon bureau quand je m’absente et même mon fils.
Oui, mon propre fils qui a peut être eu un soucis dont il n’a pas osé me parler.
Avant de porter plainte je dois m’assurer que ni lui ni mes employés ne sont pour quelque chose dans ce vol.
Les employés ne réagissent pas à l’annonce de mon intention de porter plainte. Mon fils est très vexé par ma question. Il a raison, ce n’est plus un gamin. Il est marié, père de famille et mène une vie aisée. Je lui présente des excuses.

Je fais une déclaration au commissariat. Deux heures d’attente pour déclarer que les trois chèques débités ont été volés par je ne sais qui et je ne sais quand
Cela convient à la banque. Elle demande une copie des chèques, déclare que la signature n’est pas conforme et débite les bénéficiaires. Les chèques me sont recrédités.
Quand je reçois la copie des chèques, je ressens un immense soulagement : le voleur n’est ni un employé, ni un proche. Les trois chèques ont été utilisés dès l’ouverture des magasins à proximité de l’hôtel où nous séjournions avant la cérémonie de mariage.
Le vol a été commis dans la chambre pendant que nous prenions le petit déjeuner.
Je signale le fait au dirigeant qui déclare " j’ai une entière confiance en mon personnel ". Je lui envoie un courrier expliquant comment les choses se sont passées. Un de ses employés ou un client de l’hôtel s’est introduit dans notre chambre avec un passe pour accomplir son forfait. Ce Monsieur n’a même pas pris la peine de me répondre.
Les magasins m’ont envoyé des menaces par lettres recommandées. J’ai répondu en joignant une copie de ma déclaration au commissariat et en expliquant les circonstances du vol.
Afin de calmer la virulence des services contentieux je finissais ma lettre en posant la question suivante :
" Comment se peut-il qu’un caissier accepte un chèque d’un montant de plus de 250 € déjà détaché de sa souche, domicilié sur l’Ile de FRANCE sans même vérifier l’identité de la personne ? "
Mis face à la complicité évidente d’un de leurs employés, les magasins ne m’ont plus ennuyée.

Six mois plus tard ma plainte est classée sans suite pour le motif : Préjudice de peu de gravité.
Une personne s’est introduite dans une chambre d’hôtel avec un passe, a dépouillé des clients en toute impunité.



 
chèques volés
 
 
 
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 17:56
 
 
 
 
Les jeunes mariés partent en voyage de noce. Frane envoie des courriels à son père pour le tenir au courant du voyage. Elle adresse des bisous au chien, pas a moi.
Quelques mois plus tard nous recevons une photo avec des remerciements.
C’est la seule photo prise par les photographes que nous ayons puisque Mick vexé, n’en a pas commandé.
Depuis le mariage, Clarence me bat froid. Elle aussi téléphone à son père sur son portable. Cela ne me dérange plus, j’ai abandonné tout espoir de relations familiales. Les filles m’indiffèrent.
Mick qui n’a pas vu son petit-fils depuis plusieurs mois, invite Clarence à dîner. Elle semble ennuyée, hésite longtemps puis dit préférer nous inviter.
Deux jours avant la date, son mari annule l’invitation. Elle aurait " une gastro ".
Je sais que c’est un prétexte. Mick téléphone pour prendre des nouvelles, le ton embarrassé de son gendre lui fait comprendre que j’ai raison.
Quelques jours après Clarence demande à son père de la rappeler mais uniquement " quand Elle ne sera pas là ". Il ne donne pas suite. Elle lui laisse plusieurs messages mais il ne répond pas. Dans le dernier, elle annonce qu’elle est enceinte, qu’il doit rappeler mais uniquement hors de ma présence. Il ne le fait pas.
Frane a téléphoné quelques jours encore à son père (sur son portable bien entendu). Un après-midi, elle appelle alors qu’il est très occupé avec des clients, il la laisse parler, le téléphone posé sur la table. Ils ne se sont jamais plus parlé. Il y a de cela trois ans…
Pendant des années j’ai organisé des repas pour favoriser les rencontres entre Mick et ses filles. J’ai même réconcilié les ex époux qui ne pouvaient se dire bonjour sans s’insulter. Je n’ai pas obtenu plus de gratitude de cette femme que de ses filles. Rien que de la haine.
Je ne me mêlerai pas de cette affaire. On peut espérer qu’un jour, mûries par les années et les difficultés de la vie, les 2 Pestes seront enfin prêtes à entretenir des relations normales.
En attendant je constate que cette rupture a consolidé notre couple. Nos préoccupations professionnelles occupent tellement nos esprits qu’il reste bien peu de place pour les gamineries.



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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 14:12
 
 


Une nouvelle période d’attente commence. J’attends déjà depuis plus de 24 heures. Le pire est que je n’attends RIEN ! Il ne se passe RIEN ! On se croirait à un enterrement. Les gens parlent à voix basse et ne communiquent qu’en comité restreint. Je n’imaginais pas qu’un mariage pouvait être aussi ennuyeux…
Impossible d’entrer dans la salle. Elle est surchauffée et on vient seulement d’ouvrir les portes pour l’aérer, comme il n’y a pas un souffle de vent, ce n’est pas gagné.
Nous restons plantés là, tous les deux, avec notre chien.

Nous sommes placés à la table de la mère du marié. La conversation s’oriente immédiatement sur le rugby et malgré quelques tentatives pour changer de sujet, elle le restera pendant une heure et demie.
Les photos du mariage arrivent et circulent à la table d’honneur. Mick va regarder par dessus l’épaule de sa fille aînée. Il se fait renvoyer sans ménagement : seule la table d’honneur a le droit de voir les photos, les autres attendront leur tour et réserveront auprès du témoin du marié qui prendra les commandes … quand il aura fini son repas !
Mick demande s’il peut voir les photos prises en sa présence dans le parc mais là le refus est encore plus catégorique : Personne ne verra ces photos ! pas même lui !
Mick ne dit plus un mot. J’ai chaud, je m’ennuie, je suis fatiguée. Il sort de la salle pour se calmer. Les amateurs de rugby qui n’ont toujours pas lâché le sujet allument de gros cigares (sans demander si cela dérange, bien évidemment). L’odeur est épouvantable, je sens que je vais être malade…
Et puis j’en ai assez ! Je ressens une envie irrésistible de partir. Après tout, puisque les mariés se sont permis de partir au milieu du repas de mariage de mon fils, je peux bien m’autoriser à faire de même.
Je ramasse les sacs et prenant le chien dans les bras, je vais à la chambre.
Je prends une douche et je m’endors. Mick est venu me chercher, pour le dessert je crois mais il n’a pas vraiment insisté.

Nous partons le lendemain matin. Mick n’a sans doute pas dit que nous n’assisterions pas au repas prévu à 13 heures car ses filles l’appellent. Il annonce que nous sommes sur la route du retour.
Pendant un arrêt sur une aire de repos, je le vois téléphoner. Il dit qu’il voulait savoir si Clarence n’avait pas de problème sur le voyage de retour. En fait, à 14 heures 30, ils n’en sont encore qu’aux apéritifs, elle ne partira que le lendemain.

S’inquiétait-il vraiment du voyage ou souhaitait-il quelques explications sur les événements qui venaient de se dérouler ? Je ne saurais jamais. Le sujet des filles est classé tabou.
Il suffit d’évoquer le sujet pour qu’il se sente agressé… Ainsi, en refusant toute explication, les choses s’enveniment et pourrissent à jamais.



 
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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 14:25
 
 
 
La réception a lieu dans un jardin ombragé situé sur une hauteur, on a l’impression de mieux respirer.
Les invités se regroupent par affinités. Clarence reste un moment près de nous puis va rejoindre ses beaux-parents.
Mon fils n’est pas invité, on lui a préféré, les beaux-parents de Clarence, les employées du salon de coiffure (c’est le salon de Maman que la fille reprend) et même les apprenties.
On nous sert des boissons alcoolisées. Nous avons toutes les peines du monde à obtenir de l’eau fraîche.
On nous passe aussi des amuse-gueule. J’admire la recherche, la diversité et la cherté des produits mais je déplore qu’on n’ait pas su adapter le menu aux conditions climatiques. Des brochettes de crudités et de fruits auraient été appréciées alors qu’on nous sert un concentré de graisse. Tout baigne dans le beurre.
Les mini-coupelles d’escargots, les fricassées de cèpes, les friands à la viande… tout dégouline de matière grasse… avec cette chaleur, c’est écœurant.
Je suis ravie de voir arriver un plateau de gobelets transparents qui semblent contenir un fond de chocolat recouvert de compote de pomme. Enfin, quelque chose de frais !
Surprise ! comme le reste, c’est chaud. Du boudin noir recouvert de compote de pomme ! J’oublie les amuse-gueule.


Nous sommes seuls depuis un long moment. Dans d’autres circonstances, j’irai vers les autres, mais là vraiment je n’en ai aucune envie.
Mick propose que nous allions à l’hôtel prendre une douche et nous changer… j’accepte avec soulagement.
En partant je suis interpellée par l’ex de mon époux qui anime un groupe de personnes. Sa fille lui a dit que nous étions très mal dans notre hôtel… Elle s’étonne que nous soyons descendus dans cet l’hôtel ! Tout le monde sait que c’est un mauvais hôtel ! Il fallait aller dans celui qui se trouve juste à côté où tous les autres invités sont descendus. On leur a fait des prix, ils ont pu quitter la chambre à midi et ils ont très bien dormi…
Je comprends qu’elle se réjouit du fait que nous soyons tombés dans le piège tendu par Frane et m’éloigne rapidement.




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Nous avons réservé la nuit dans un pavillon à quelques mètres du restaurant. Sous les arbres, il a gardé un peu de fraîcheur. Nous prenons une longue, très longue douche, un vrai bonheur.
Je propose que Clarence fasse profiter son enfant de la baignoire pour le rafraîchir. Mick lui téléphone, elle accepte mais exige que ses beaux-parents qui l’accompagnent, n'entrent pas dans le pavillon. Ils doivent attendre dehors.
Quand ils arrivent et que je vois ces gens plantés là sans savoir où aller, je les fais entrer. Clarence me fusille du regard. Elle donne un bain au petit. Nous bavardons gentiment dans le calme et la fraîcheur.
Quand nous voyons par la fenêtre que les invités arrivent au restaurant, nous allons les rejoindre.

 
 
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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 17:51
 
 


Clarence, la Peste n°1 est furieuse. Elle a habillé son fils âgé de trois ans ce matin à cinq heures. Pendant le trajet en voiture, il a vomi sur lui, ses vêtements sont tâchés.
Ce qui la met en rage c’est l’étonnement amusé que chacun manifeste en apprenant qu’elle a habillé l’enfant avant le voyage. 
La voiture de la mariée arrive. Je laisse mon chien seul pour prendre des photos. Frane, la Peste n° 2 monte la petite côte au bras de son père dans l’indifférente quasi générale. Il n’y a pas d’effet de surprise puisque tout la monde l’a vue quand elle partait faire les photos…
Mick n’a pas de boutonnière. Frane dit que les boutonnières étaient " sur le buffet " qu’il suffisait d’en prendre une… Devant nos regards étonnés, elle se souvient que nous n’étions pas invités au repas et dit en guise d’excuse : c’est dommage, tout le monde en a, il en reste plein même…
Je fais encore des photos de la mariée, surtout avec son père puis je redescend surveiller mon chien. Il dort.

J’entend une grande ovation : c’est la belle-mère de Frane qui arrive. C’est elle qu’on attendait depuis 45 minutes. C’est elle qui reçoit les applaudissements que Frane désirait tant.
J’entre dans la petite chapelle pour photographier l’entrée de mon époux et sa fille. J’ai oublié de mettre le flash (je jure que je ne l’ai pas fais exprès).
De les voir avancer en un cortège dont je suis exclue me provoque un accès de rage. Quand tout le monde est installé, je donne l’appareil photo à Mick et vais rejoindre le chien. Je décide de ne pas assister à la cérémonie. Cela ne m’intéresse pas. On ne veut pas de moi, je ne m’impose pas.
Le chien est toujours couché mais il peine pour respirer. Il n'est pas loin du coup de chaleur. Je l’asperge d’eau et le ventile avec un journal. Je le fais coucher dans un endroit à l’ombre. J’attends… Mick vient me proposer d’entrer avec le chien dans la chapelle mais je n’ose pas.
Durant la cérémonie, Mick se sent vraiment exclu. Tout semble orchestré et il n’y a pas de place pour lui. Son ex femme mène la cérémonie et semble beaucoup s’amuser à ses dépends.
Enfin tout le monde sort. Nouvelle séance photos sur le parvis de l’église. Je m’attends à ce qu’on vienne me chercher, mais non, personne ne vient.
Les invités se dispersent. Avec le recul je me demande si notre présence était souhaitée au vin d’honneur car personne ne propose de nous guider jusqu’à la propriété. Nous n’avons pas compris que nous étions indésirables et avons suivi les autres.
Pourtant je ne voulais pas y aller. Je me sentais sale, malodorante, fatiguée, meurtrie…Mick a voulu y aller, peut-être pour  voir jusqu’où iraient les choses.
 
 

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 18:44
 


Les mariés arrivent très excités. Personne ne s’inquiète ni de notre nuit ni de savoir si nous avons déjeuné ni même quei nous mourons de chaud.
Nous montons dans notre voiture surchauffée pour nous rendre sur une place très escarpée (la voiture a calé dans la montée). Nous n’avons pas pu faire réparer la climatisation par manque de moyens et nous le regrettons amèrement.
Les photographes préviennent Mick qu’il ne doit pas intervenir et qu’il ne devra pas prendre de photos. Il se demande bien pourquoi sa fille l’a fait venir puisqu’elle connaissait ces interdits.
Sur la place où il n’y a pratiquement pas d’ombre, je dois attendre avec mon petit chien que j’abreuve régulièrement. Le parc qui sert de cadre aux photos est ombragé mais il est interdit aux animaux.
La séance dure deux heures. Une éternité ! Deux heures seule, sur cette place au soleil, je n’en peux plus, j’ai envie de pleurer !
Dès son retour, je vois que Mick est furieux. Il n’a rien pu dire et il s’est contenté de faire quelques photos à la dérobée. Il n’apprécie pas du tout le style de pauses qui est du genre : les mariés se cachent derrière un arbre et passent la tête de chaque côté en arborant des visages hilares.
Nous attendons encore. Il y a maintenant un peu plus d’ombre mais la chaleur n’a pas faibli.

Le beau-père arrive avec la voiture " décorée " de branches de lierre fanées. Il dit que les fleurs apportées par la fleuriste ont cuit sur le capot.
Il a quand même apporté des boissons fraîches pour les mariés, il n’y a rien pour nous bien entendu.
Peste2 donne ses dernières instructions. La famille entrera dans l’église en cortège. Elle énumère les couples qu’elle a soigneusement répertoriés sur un carnet. Je ne fais pas partie du cortège.
C’est stupide, mais certainement à cause de la chaleur et de la fatigue, je sens la rage qui me submerge. J’ai envie de partir, là tout de suite !
Je le dis à Mick en pleurant. Lui aussi est très énervé et tellement déçu mais il me demande de faire encore un effort. Il ne faut pas montrer que nous sommes touchés.
Nous descendons au village. Près de l’église, Mick reste avec sa fille puisqu’ils doivent arriver les derniers. Je conduis la voiture et trouve une place à l’ombre pour le chien. Même avec les vitres ouvertes au maximum, il fait trop chaud dans cette voiture, je vais devoir revenir très souvent.

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 17:32
 


Il fait une chaleur épouvantable, l’humidité de l’orage rend l’air irrespirable.
Nous dînons au restaurant de l’hôtel. Nous ne nous attendions pas à être seuls ce soir.
Pour détendre le chien qui a passé une grande partie de la journée en voiture, nous marchons dans les ruelles. Il n’y a rien à faire, rien à voir, tout est fermé. C’est une ville de province ordinaire.
La nuit est un cauchemar. En raison de la chaleur il y a beaucoup de gens dehors. Alors qu’enfin les bruits cessent et que nous nous assoupissons, nous sommes réveillés par la sirène des pompiers et de la police : des poubelles ont été incendiées sur le trottoir d’en face.
A peine endormis, nous sommes réveillés par les bruits de l’hôtel : les portes claquent, les camions de livraisons manœuvrent sous la fenêtre, les gens s’interpellent.
Nous nous préparons en attendant l’heure du petit déjeuner. Il faut descendre en salle, ici on ne sert pas dans la chambre.
Il y a une mini catastrophe : J’ai oublié le rasoir de Mick. Il dit que c’est mon rôle de penser au rasoir. Dès l’ouverture des magasins j’achète rasoir mécanique et mousse à raser. J’en profite pour remettre de l’argent dans le parcmètre.
Nous descendons prendre le petit déjeuner. Il faut régler notre note tout de suite car la responsable va partir. Nous devons impérativement libérer la chambre avant 10 heures.
Nous sortons donc à 10 heures, habillés pour la cérémonie qui aura lieu à 16 heures. Il fait plus de 37°.
Nous entassons nos bagages dans la voiture transformée en four. Nous marchons sans but dans les rues, il fait de plus en plus chaud. Dans les bars la chaleur est intenable, aucun n’est climatisé. Le temps n’en finit pas de passer.
Nous allons dans le parc, sur la place où nous avons rendez-vous. Même sous les arbres il fait chaud, la température continue de monter. Tout à coup Mick reconnaît l’ancienne nourrice de sa fille puis ses ex beaux-parents, il y a de plus en plus de monde dans le petit parc. Tous ces gens semblent attendre…
Des véhicules arrivent, tout le monde s’y engouffre. Ce sont les invités du mariage qu’on est venu chercher pour déjeuner avec les mariés. Nous restons seuls.
Nous prenons un repas rapide et retournons attendre tristement dans le parc.

 

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 17:07
 
 
Nous décidons de partir (avec le chien) le vendredi matin pour le Cantal. Nous sommes d’abord passés à l’entreprise donner les dernières instructions. C’est l’employé le plus jeune qui a la responsabilité d’arrêter les machines et de fermer les portes. Les deux autres pourtant plus anciens ont la fâcheuse habitude (tellement ils sont pressés de partir) de laisser les lampes allumées, les séchoirs et les machines en fonctionnement.
C’est dur de faire confiance à des gens que nous connaissons si peu.

Le trajet se passe bien hormis un terrible orage dans les montagnes qui rafraîchit momentanément l’atmosphère.
L’hôtel se trouve sur une grande place très bruyante, impossible de stationner. Ce n’est pas grave, l’hôtel nous a confirmé lors de la réservation qu’il a un parking privé.
Mick se met en double file et demande comment accéder au parking. Le parking ? non, vous ne pouvez pas y aller, il est plein… Nous devons nous débrouiller pour trouver une place. Nous n’avons même pas le temps de décharger la voiture, un policier nous fait circuler. Nous finissons par trouver un stationnement payant.

La réception de l’hôtel est glaciale. Notre chambre se trouve dans un renfoncement au bout d’un couloir. C’est minable, de propreté douteuse. La fenêtre donne sur la rue, le bruit est infernal, il fait plus de 35°, nous sommes bien obligés de laisser la fenêtre ouerte.
Je n’ai pas fini de sortir les vêtements des sacs que déjà Frane arrive. Elle vient donner ses instructions.
Nous devons être demain à treize heures devant notre hôtel pour la séance photo.
Comme elle souhaite arriver la dernière à l’église au bras de son père, il faut que je me rende seule à l’église. Cela m’embête car je n’ai pas conduit depuis dix ans. En plus sur une route de montagne je ne suis pas rassurée mais j’accepte. Je me doute bien que Mick est heureux d’amener sa fille.
Au moment de prendre congé elle demande si nous sommes bien installés. La réponse négative semble la surprendre. Elle avoue qu’elle n’a pas cherché à se renseigner, elle a coché les hôtels uniquement parce qu’ils se trouvaient au centre ville (!).

Nous pensions dîner avec elle mais elle se dit trop occupée. Mick demande où nous allons manger, elle répond qu’il y a plein de restaurants sur la place (!).
Nous sommes déçus. Elle a insisté pour que nous venions la veille, nous pensions recevoir un accueil un peu plus chaleureux.
 

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 17:37
 
 
A l’entreprise, tout va bien. Deux belles commandes sont tombées. Il y a du travail et c’est tant mieux.

Mick a du mal à trouver sa place. Les employés n’oublient pas les premiers mois quand il ignorait tout du métier. Ils ne voient pas ses points forts car c’est au regard des clients que sa technicité commence à être reconnue.
Il instaure l’usage de l’informatique dans l’atelier. Il veut que les commandes soient suivies sur des tableaux renseignés par les intervenants. Il fait la chasse aux "petits carnets".
En observant le travail des sérigraphes il s’aperçoit que comme leur ancien patron, leur technique n’a pas évolué.
Il invente des outils (des formes) dans lesquelles on place 25 ou 30 pièces qui sont sérigraphiées en une fois au lieu de les traiter à l’unitaire. Les étiquettes sont maintenant fabriquées par planches. Le gain de temps est considérable. Pour faire appliquer les nouvelles méthodes, il doit combattre les : " on a toujours fait comme ça " et les " on a déjà essayé avec M. X mais ça n’a pas marché ".
" Heureusement " il est têtu et ne se laisse pas convaincre par les mauvais arguments. Ce n’est pas facile. Dès qu’il veut imposer, il se heurte au front des trois employés.

Il ne doit pas se fâcher. Il doit convaincre et donner confiance…

 

 
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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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