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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 13:48



 
 
Paula a travaillé pour un écrivain qui lui a remis une traite de 2500 Euros. Seulement voilà, la traite est sans provision. Je m’étonne qu’elle ait accepté une traite d’un particulier mais elle a des arguments pour se justifier, je trouve quand même cela risqué.
Elle cherche son écrivain partout. Il est à l’étranger et ne reviendra en France que pour les vacances d’été, dans plusieurs mois. Si seulement quelqu’un pouvait lui avancer les 2500 Euros en attendant ! Elle est certaine que la traite sera payée. Je comprends bien le message, mais je reste sourde.
 
Elle propose de me référencer sur son site pour 700 Euros par an en y plaçant ma bannière, cela ne m’intéresse pas. Elle le fait gratuitement. Je n’ai jamais eu un seul client.
 
Les courriels sont de plus en plus pressants. Elle n’a pas d’argent, elle ne pourra même pas fêter Noël. Si elle ne trouve pas d’argent pour les fêtes de fin d’année, sa pauvre mère très âgée et très malade va faire une crise cardiaque. Il lui faut 2000 Euros d’urgence, 3000 Euros seraient mieux.
 
Une semaine avant Noël, elle annonce qu’elle a trouvé un financier pour son projet, elle va enfin s’en sortir, ce n’est qu’une question de jours. Je me réjouis pour elle, elle répond qu’elle a toujours besoin de 2000 Euros.
J’ai cru comprendre que son financier lui avait demandé de rechercher un local et de prospecter. Je lui suggère de demander une avance sur frais. Elle y avait pensé mais «on » lui avait vivement déconseillé.
Trois jours plus tard je reçois ce message  : « Merci pour votre bon conseil ! Maintenant j’ai tout perdu ! mon financier ne veut plus entendre parler de moi !  C’est de votre faute ! »
 
Je dis à Paula que la réaction de son financier est curieuse. S’il avait vraiment eu l’intention d’investir, il aurait consenti une avance. Tôt ou tard cette personne l’aurait laissée tomber car il est clair qu’il n’avait pas l’intention de financer quoi que ce soit…
Elle me répond furieuse que je dis n’importe quoi, qu’il n’a jamais été question de prospecter.
Elle ne regrette qu’une chose, c’est de m’avoir écoutée ! et que par ma faute elle a tout perdu !
 
J’ai beaucoup culpabilisé. Prête à faire un chèque, j’ai fait le bilan de sa situation. C’est alors que j’ai flairé comme une odeur d’arnaque.
Après les demandes de petits magouillages, les appels à ma générosité, constatant que je restais méfiante elle a élaboré des situations dans lesquelles les besoins d’argent étaient garantis par une perspective de remboursement à courte échéance.
Enfin, ne parvenant pas à ses fins, elle a joué son va-tout : « vous avez tout fait échouer, vous êtes responsable de mon malheur ».
 
J’ai bien failli craquer, la période de Noël étant propice aux attendrissements. J’ai décidé de ne pas répondre et je n’ai plus de nouvelles bien qu’elle sévisse toujours sur le Net.
 
 
 
 
 
 
 arnaque
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 14:31


A l’approche des vacances, Paula dit que j’ai bien de la chance de partir car elle n’en a pas les moyens, d’ailleurs, cela fait des années qu’elle n’est pas partie.
Je n’ai pourtant pas l’impression d’être particulièrement privilégiée, je travaille six jours sur sept et nous ne partons que deux semaines dans une location en Bretagne. Je refuse de culpabiliser, mes vacances sont bien méritées.
 
Avant mon départ elle me demande un « petit service ». Elle n’a pas payé ses impôts professionnels et l’administration la harcèle, menace de saisie. Elle compte s’opposer au paiement mais pour cela elle a besoin de connaître ses droits. Elle voudrait que je demande à mon comptable de vérifier si les impôts sont dus et s’il n’y a pas moyen d’y échapper.
Je propose de lui communiquer l’adresse de mon comptable car ce service qui n’a rien à voir avec l’entreprise, sera facturé.
Non elle ne veut pas l’adresse, elle a déjà un comptable mais elle n’a pas les moyens de le payer. Il me suffirait de faire croire à mon comptable que c’est pour moi, ainsi cela entrerait dans mon forfait.
Mon comptable n’est pas une bille, non seulement il connaît mon entreprise comme si c’était la sienne, mais notre relation est basé sur la confiance ! Il n’est pas question de la mettre en péril. Je n’aime pas du tout ces embrouilles ! J’oppose un refus catégorique.
Elle ne m’a jamais reparlé de cette affaire. Vraie ou inventée ?


 
 




catastrophes en série

A notre retour de vacances, elle demande un devis pour marquer des médailles. Je lui donne un tarif approximatif puisqu’on ne connaît que les grandes lignes du projet. Non, ça ne va pas, elle veut un devis extrêmement détaillé dont l’établissement nous prendrait au moins ½ journée pour ne rien gagner puisque je ne compte pas faire de bénéfice sur cette opération.
Les semaines passent, elle annonce que ce projet est abandonné faute de clients potentiels. J’ai bien fait de ne pas me casser la tête.


Elle m’informe qu’elle ne va plus pouvoir m’écrire car son vieil ordinateur n’en peut plus et qu’elle n’a pas les moyens de le remplacer.
Elle a essayé de constituer une société mais la banque a refusé de lui prêter 15000 Euros pour acheter, entre autres, un nouvel ordinateur. En plus, sa maison est inondée suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur sa région.
Je ne sais plus que répondre à cette accumulation de catastrophes…
 




 
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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 14:06



 
Sur un forum d’aide aux entrepreneurs, je croise une personne que j’appellerai Paula. Dès le départ elle se montre très directive et particulièrement exigeante.
Elle demande directement des renseignements sans passer par le forum et malgré mon incapacité à lui donner, elle insiste, dit je dois chercher, que cela ne doit pas être bien difficile à trouver, etc. Je finis par me procurer des infos payantes que je lui fourni à mes frais pour avoir la paix.
 
 
Paula me contacte régulièrement pour parler de sa situation. Elle est sans travail et cherche un moyen pour s’en sortir. Je ne peux rien faire pour elle, j’ai mes propres difficultés. Elle créé des sites, pour l’aider j’en fais la promo sur un de mes sites.
 
Elle a créé un site censé mettre en rapport des porteurs de projets et des financiers et ne me cache pas qu’elle espère ainsi trouver un financier pour elle-même.
Elle met une annonce sur le forum d’aide où nous nous sommes rencontrées. Un Monsieur lui ordonne de retirer cette annonce immédiatement disant que c’est une arnaque.
Paula me demande de contacter ce Monsieur et de me porter garant de sa moralité. Je ne la connais pas, je ne peux pas faire cela. Je ne suis pas seule, derrière moi, il y a notre entreprise !
Je contacte quand même l’accusateur en disant qu’il me semble que Paula n’est pas la personne qu’il croit. Il m’explique qu’il n’y a pas une semaine sans qu’un site analogue ne se crée. L’arnaque consiste à voler les projets en faisant croire que c’est pour les communiquer à un investisseur. Pour garder au forum toute sa crédibilité, aucune annonce douteuse ne peut y être tolérée.
Je ne sais qui je dois croire mais j’ai quelques soupçons puisque Paula m‘a avoué qu’elle cherchait surtout un financier pour elle…
Je subis une attaque de virus et je prends ce prétexte pour ne plus intervenir dans cette histoire.



 
 
 
 
 
rencontre sur internet
 
 
 
 
Nous restons en relation et quand un des employés (Claude) déclare qu’il se moque bien des difficultés de l’entreprise, que tout ce qui l’intéresse, c’est d’avoir ses vacances, je lui en parle. Elle aussi a été « patron », elle me fait part des difficultés qu’elle a rencontrées. Elle me donne de nombreux conseils que je me garde bien de suivre.
Elle dit que je dois tout faire pour « coincer » mon employé, lui mettre des avertissements et le licencier le plus rapidement possible. Pour ce faire, elle me conseille d’avoir recours à des procédés très vicieux comme de faire croire que nous serons absents afin de venir le surprendre.
Ce n’est vraiment pas notre style !
Curieusement, je ne saurais jamais comment son expérience de « patron » s’est terminée.
 
Dans les correspondances suivantes, elle s’inquiète toujours de savoir où en est la procédure d’éviction de l’employé. En fait, le temps a permis de relativiser, Claude bien que décevant a des qualités certaines et il n’est pas question de le licencier.
Je raconte quelques anecdotes à Paula, plus pour bavarder que pour lui demander conseil. Malheureusement, avec elle, tout prend des proportions considérables. Par exemple quand Claude, par provocation gare sa voiture sur notre emplacement, elle dit qu’il faut mettre un nom sur chaque place de parking et les attribuer par le biais du règlement intérieur. (Ridicule ! nous ne sommes que quatre personnes!)
Quand Claude conteste la date de retour des vacances, insinuant que la journée du 15 août lui a été spoliée (en réalité cette journée n’a pas été décomptée des jours de congés).
J’écris à Paula que la journée du 15 août sera « récupérée » ultérieurement. Le mot « récupéré » la met dans tous ses états. Elle croit comprendre que nous faisons travailler les employés en plus pour récupérer les jours fériés.
Elle me bombarde de courriels truffés de textes de Loi, je vais être traînée à l’inspection du travail, être condamnée à payer des amendes, etc.
Non, mais, elle me prend pour une idiote ! Mon époux et moi avons une longue expérience professionnelle en tant qu’employés ! Je ne vois pas comment je pourrais faire « récupérer » des jours fériés !!!
 
J’ai beaucoup de mal à la calmer, sur le ton de la plaisanterie je lui explique qu’elle s’est emballée pour rien.
Je suis intriguée par son manque de considération à mon égard. Comment a-t-elle pu croire que j’étais aussi incompétente ?
 



 
 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:32


 

 
Un enfant de six ans qui entre dans l'appartement sans même un regard, un enfant qui nous adresse un vague signe de la main en disant « Salut » quand nous rendons visite à ses parents, c’est notre petit-fils.
Quand ses parents le forcent à dire bonjour, il a le regard ailleurs, garde les bras le long du corps sans nous toucher et envoie un baiser dans le vide, ne nous laissant même pas le temps de l’embrasser.
 
 
Ses parents justifient ce comportement par le fait qu’il est très attiré par notre chien. Je pourrais comprendre si c'était vrai mais en réalité, même pour le chien, il n’a pas le plus petit soupçon de tendresse.
Il ne le caresse pas, ne le prend pas par le cou, ne l’embrasse pas, il joue avec lui de façon violente et s’amuse à lui jouer des tours.
Il verse les croquettes dans le bol d’eau pour voir le pauvre chien essayer de les récupérer. Il lui fait manger de la pâte à modeler en sachant très bien que cela va le rendre malade. Il cache les jouets derrière le canapé ou sur une étagère, riant de voir l’animal sauter et se faire punir parce qu’il monte sur des endroits interdits. Enfin il ne cesse de le frapper (fortes tapes et coups de pieds, de préférence sous la table afin que personne ne voit).
 
Quand nous le gardions, mon mari et moi nous relayions pour le surveiller afin de limiter les dégâts.
Ses parents ont l'explication : l'enfant est infernal car il s'ennuie chez nous et notre appartement est trop petit.
Enfin, maintenant plus de problème, le petit "ange" a trouvé la parade. Il ne veut plus dormir chez nous, prétendant qu’il fait de « mauvais rêves ».
Mon époux et moi avons le sommeil très léger. Il est impossible que l’enfant ait eu un cauchemar sans que nous nous en soyons aperçu. Malgré mes protestations, la parole de l’enfant n’a pas été mise en doute un seul instant, ses parents le croient.
Il y a quelques mois, lors de l’anniversaire de sa sœur, j’ai été très surprise d’entendre sa grand-mère maternelle dire que l’enfant faisait d’horribles cauchemars... chez elle! Je n’ai rien dit, après tout, c’est mieux ainsi, Dieu sait ce que cet enfant pourrait bien inventer la prochaine fois.
 
Je suis triste de constater que mon petit-fils n’a JAMAIS eu pour moi le moindre geste ou la moindre parole gentille comme les enfants savent si bien le faire. Une petite main qui se glisse dans la votre, une petite caresse sur le bras ou sur le visage, un petit visage qui sourit tendrement à vingt centimètres de vos yeux pour demander une faveur… non, rien de tout cela.
 
 
 
 monstre,petit-enfant
 
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 16:47
 
 

 
Un jour, enfin, je me lance et je n’arrive plus à m’arrêter.
Les premiers mois, les articles me « bouffent la vie ». J’y pense jours et nuits. Je ne vis que pour écrire.
Je dois remettre les événements dans le bon ordre et ce n’est pas toujours évident.
Sans faire de publicité, je recueille des commentaires car je rends visite à des blogueurs sympathiques ou qui vivent des situations difficiles.
 
J’ai bientôt un cercle d’amis. Ce sont eux qui m’encouragent à continuer. Certains participent vraiment, posent des questions, d’autres me disent les mots affectueux dont j’ai besoin.
 
Je suis étonnée de n’avoir jamais rencontré de personnes méchantes, juste une femme énervée de n’avoir pas trouvé un modèle de patchwork sur mon site…
 
Je souhaite dire un GRAND MERCI à tous ces amis virtuels qui sont venus au rendez-vous pendant des mois. Un lien nous unit dorénavant.
 
J’ai transféré le blog de mon chien chez OB.
Sur Fox story, je m’amuse, c’est mon coin détente.



 
 
 
mon chien
 
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 16:04
 
 


Début 2006,  j’ai déjà deux blogs.
 
Le premier avait notre chien comme sujet. Je l’ai ouvert à l’époque où j’ai retrouvé cet «ami » d’enfance qui m’a vendu une méthode pour « gagner des millions sans rien faire ».
Je me suis beaucoup investie sur ce blog qui devait me faire gagner de l’argent en faisant « cliquer » les visiteurs sur les publicités Google.
L’hébergeur de blog est Américain, tout est en anglais, je dois chercher désespérément les traductions. Quand enfin le nombre d’articles est suffisant, je me demande pourquoi malgré un important référencement, je ne gagne rien.
J’obtiens difficilement la réponse car cela fait partie de la supercherie qui prétend que tout est gratuit, je dois transférer mon blog chez un hébergeur de sites.
L’hébergeur que je choisis ne m’apporte aucune aide au moment du transfert et il m’est impossible de revenir en arrière. Je ne peux plus héberger de photos ni faire de mise en forme des textes sur mon blog initial.
Je me retrouve seule devant un site, sans aucune aide, sans aucun visiteur et qui en plus garde le même design simpliste. Je suis découragée, dégoûtée, j’abandonne l’histoire du chien.
 
 
J’ai entrepris un blog professionnel destiné à compléter le site de notre entreprise. Un site est « figé » alors que sur un blog je peux commenter, mettre des photos et les remplacer facilement. En traitant en parallèle des sujets médiatiques, j’attire un bon nombre de lecteurs.
Le côté négatif est que j’attire aussi certaines personnes qui ne voient en moi qu’un employeur. Alors, toujours anonymement, ils insultent, accusent et jugent sans fondement et souvent sans que cela n’ait aucun rapport avec notre petite entreprise artisanale.
Heureusement, la blogosphère n’est pas composée que d’imbéciles, je fais connaissance avec quelques personnes très sympathiques avec qui les échanges sont chaleureux et amicaux.
 
Cette expérience positive me décide à écrire un blog intime. Je veux le garder secret car j’ai honte, à mon âge, d’écrire comme une gamine ! Déjà qu’on me regarde avec ironie quand je parle de mon blog professionnel…
Mais après tout, est-ce plus ridicule que de raconter sa vie, allongée sur un divan à une personne payée pour cela?





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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 10:45


 



Faire un Blog ! Quelle idée bizarre alors que je n’ai jamais tenu de journal dans mon enfance ! Enfin, j’en aurais certainement tenu un si un malheureux événement ne s’était produit.
 
Quand j’avais neuf ans, on parlait beaucoup de Minou Drouet. J’avais pratiquement le même âge et j’ai pensé que puisque ses poèmes avaient autant de succès, je pouvais en avoir autant en écrivant des histoires. Grâce à mon talent (on me disait douée pour l’écriture), j’allais gagner beaucoup d’argent et ma famille ne serait plus pauvre.
Dans le plus grand secret, je me suis mise à écrire des histoires que j’inventais sur un vieux cahier dont il manquait des pages. Mon idée était que dès que j’aurai suffisamment de textes, je les montrerai à mon institutrice afin qu’elle se charge de les faire connaître. Ma famille n’apprendrait mon action que lorsque les journalistes viendraient sonner à la porte, juste avant que ma photo ne fasse la une des journaux.
 
Je finissais la rédaction de mon second récit quand entrant à l’improviste dans la maison, j’entendis ma mère lire mon cahier à mes sœurs. Je restais pétrifiée derrière la porte entrebâillée, en proie à un immense désespoir.
Après la lecture, ma mère, visiblement très fière de moi, fit de nombreux compliments sur mon style et mon imagination. Je rougissais de plaisir. Après tout ce n’était pas si grave. L’essentiel était que personne ne connaisse mon projet de publication.
Heureuse que ma famille apprécie mes histoires, je m’apprêtais à entrer, quand mes sœurs, qui n’avaient fait aucun commentaire, demandèrent à lire à leur tour. Je décidais d’attendre leurs réactions.
Ce fut une horreur ! Elles commencèrent par rire des fautes d’orthographe puis, de plaisanterie en plaisanterie, elles en vinrent à me comparer à Minou Drouet.
Elles riaient, riaient se lançant des bribes de phrases : « c’est notre Minou Drouet, c’est le petit génie de la famille, elle sera bientôt publiée, nous allons faire la une des journaux, etc.
J’étais accablée. Mon grand projet était donc ridicule ? Je n’avais donc aucune chance de succès ? Quelle honte !
Elles riaient tellement qu’elles ne m’ont pas entendue entrer. J’ai saisi mon cahier et je me suis sauvée dans le jardin.
En pleurant et hurlant ma douleur, j’ai déchiré ces maudites pages.
 
Personne n’a jamais rien su de mon projet. A compter de ce jour, je cachais précieusement tous mes écrits à ma famille. Personne n’a jamais lu ni les lettres à ma Grand-mère (elle avait juré de ne pas les montrer à ma famille), ni les rédactions, ni les dissertations que je pris l’habitude de faire sans brouillon.
 
Pendant des années j’ai ruminé ma rancœur. Maintenant je suis conscience que mon grand projet était voué à l’échec mais je regrette quand même la brutalité avec laquelle j’ai été mise en face de la réalité.
 
J’aurais sans doute oublié cet incident si la blessures n’avait été réouverte constamment. Quand elles voulaient me vexer ou quand je leur expliquais des choses qu’elles ignoraient, mes sœurs se mettaient à dire « Minou, minou, minou » en faisant mine de chercher un chat imaginaire.
 
 
 
 
 
 
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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 16:07


En début d’année 2006 je ressens un très vif besoin de communiquer. Je fais un tour d’horizon pour trouver qui je pourrais contacter.
 
Mon premier mariage raté a chassé la majorité de mes amis. Personne n’aime la compagnie d’un couple qui se dispute, surtout quand la violence verbale s’accompagne de violence physique.
Mes demandes de témoignage en faveur de mon fils maltraité ont achevé de convaincre le peu qui restait qu’il était urgent de couper toute relation avec moi. La peur des représailles de la part de mon conjoint et de sa famille (très influente dans la région) étant un motif tout à fait recevable.
 
De retour à Paris, submergée par les tourments du divorce et l’horreur des droits de visite, je n’étais pas motivée pour me faire des amis. Le peu que mes collègues connaissaient de ma vie privée ne les incitait pas à me fréquenter en dehors des heures de travail
Je ne pouvais avoir confiance en personne, sachant que mon ex cherchait à me faire perdre la garde de notre fils. Une confidence malheureuse pouvait remettre en jeu mon droit de garde.
 
Je ne parlais pas davantage à ma famille afin de ne pas ajouter à sa tristesse. Ma mère et ma sœur qui assistaient parfois au départ ou au retour de droit de visite en souffraient énormément et je me sentais responsable.
 
Ma fuite en l’Afrique a mis un point final aux quelques relations de travail. Pour ma sécurité et pour la leur, je ne devais avoir aucun contact avec des personnes vivant en France.
En treize ans d’exil, j’ai fait de nombreuses connaissances. Les expatriés se lient et s’entraident tout naturellement. Les relations sont superficielles, assez semblables aux amitiés de vacances. De retour en Europe, n’ayant plus de préoccupations communes, les liens se défont comme ils se sont noués.
 
J’ai tenté de garder contact avec mon amie belge, celle qui m’a aidée à rentrer en France. Malheureusement, à part ressasser nos souvenirs d’Afrique, nous n’avons plus rien à partager. Elle mène une vie oisive et festive, je passe mon temps à travailler.
 
Du côté familial ce n’est pas mieux. Ma mère a quitté ce monde, ma sœur (n°3) ne m’a jamais comprise, mes autres sœurs ne m'intéressent plus.
Mon fils a sa vie, son épouse, ses enfants et il est trop impliqué par mes souffrances pour ne pas culpabiliser.
Mon mari ne m’écoute pas ; quand j’essaie de parler, croyant me réconforter, il tourne les événements en dérision.
 
Quand au hasard des rencontres, quand je crois trouver une oreille compatissante, le scénario est toujours le même. La personne m’écoute d’un air de plus en plus gêné et lance la fameuse phrase : « Bon, maintenant, c’est fini tout cela, il faut oublier… »
Ces mots me mettent en colère. J’enrage… contre moi, mon manque de discernement, il est clair que j’ennuies tout le monde avec mes histoires !
 
Je ne vois qu'une solution : écrire un blog.




 

solitude
 
 
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 09:40




 
L’ambiance dans l’atelier reste pesante. Les rapports sont tendus. Je m’isole dans mon bureau.
Claude est moins agressif mais il n’a toujours pas abandonné l’espoir de faire front contre le « patronat » même si c’est complètement ridicule dans une petite entreprise de cinq personnes, il reste persuadé de l’importance de son rôle.
 
J’ai le sentiment d’être devenue ce que je détestais tant chez mes ex-employeurs et chez nos prédécesseurs. Il n’y a plus aucune communication autre que professionnelle.
Nous affichons notre indifférence : quand Claude s’absente pour accompagner sa femme à l’hôpital, nous n’avons pas un mot de compassion, n’exprimons aucun intérêt.
Je suis en opposition totale avec ma vraie nature.
 
Je veux faire cesser ce mauvais esprit même si cela doit passer par des moments très pénibles. La question reste de savoir si le lien brisé pourra un jour se reconstituer.
 
Nous nous déshumanisons : plus de cadeaux ! Vous arrivez en retard ? il faut récupérer sinon le temps sera décompté.
Vous avez besoin d’une étiquette ? il faut la payer.
C’est nul, vraiment nul !
 
Comme Claude essuie systématiquement un refus en réponse à ses demandes, croyant rallier ses collègues à sa cause, il leur annonce qu’ils devront se passer de lui comme médiateur.
En réalité les collègues avaient compris depuis longtemps et faisaient leurs demandes directement (en cachette). Claude s’attendait à ce que ses collègues le supplient de continuer de plaider en leur faveur, il n’en est rien. Ils acceptent tranquillement la décision.
Comment je sais cela ? mais parce qu’un des employés me l’a dit, évidemment.
 
Il faut savoir que lorsque Claude est absent, l’ambiance dans l’atelier redevient normale. On chante, on rit, on plaisante… et on travaille intelligemment. On ne reste pas bêtement à attendre si on n’a pas le temps d’entamer une nouvelle tâche : on part déjeuner ou on rentre chez soi. Si le lendemain on n’a pas fini un travail, on le finit même si c’est l’heure de partir.
 
Je ne sais quel est son moyen de pression mais il est efficace. Dès qu’il revient, l’attitude « pendule » se remet immédiatement en place.
Je ne sais pas pourquoi ses collègues semblent le craindre. Ils lui parlent avec un respect qu’ils n’ont pas pour nous.
 
C’est frustrant.






mauvaise ambiance, patronat

 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 13:46
 
En début d’année 2006, notre esprit est totalement absorbé par « la » grosse affaire. Nous avançons sur une corde raide.
La première traite encaissée, redynamisés, nous livrons les produits très rapidement pour pouvoir facturer la suite et obtenir une autre traite.   
 
C’est alors que j’apprends qu’une traite, même payée peut tout-à coup devenir impayée.  Pendant combien de temps après son paiement ?
- Un certain temps…
C’est quoi « un certain temps », une semaine, quinze jours, un mois ?
- Un temps raisonnable…
 
Malgré de nombreuses recherches je n’ai rien trouvé de plus précis « qu’un temps raisonnable ».
 
Ce serait trop long de raconter les angoisses, les insomnies, l’énervement, la tension continuelle qu’est notre vie pendant les quatre premiers mois de l’année. 
 
Le « délai raisonnable » enfin écoulé, (le banquier le confirme) nous pouvons considérer que nous sommes payés en totalité.   
 
Malheureusement, le risque encouru a gâché notre joie. Nous sommes satisfaits d’avoir réussi mais nous sommes bien conscients d’avoir pris de gros risques surtout que six mois plus tard notre client est mis en liquidation judiciaire.
 

 

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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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