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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 14:50

 

 

Je suis de plus en plus handicapée. Nous sommes en 1987, cela fait 10 ans que ça dure ! Les éruptions reviennent maintenant chaque mois. J’ai de plus en plus de plaques sur le visage, les bras, les jambes et sur le corps. Vivant en région tropicale, ce n’est pas facile de dissimuler ces plaques rouges squameuses qui me démangent à rendre folle.

Je n’en peux plus ! J’ai remarqué qu’à chaque manifestation, une très grande fatigue s’empare de moi. Je perds l’envie de rire, tout doucement, un état dépressif s’installe.

 

 

 

 

 


 

Un jour, mon compagnon m’annonce que plusieurs personnes lui ont parlé d’un nouveau médecin qui semble  très compétent.

Ma première réaction est de refuser de le voir. Depuis dix ans, toutes mes démarches se sont soldées par des échecs, je n’ai pas le courage d’en subir un autre.

Mon compagnon insiste. Il prend rendez-vous. Non, je n’irai pas ! Il ira seul. J’accepte de rédiger une note chronologique des symptômes et des traitements qui m’ont été prescrits.

Le jour du rendez-vous, quand mon compagnon s’apprête à partir avec la liste, j’ai pitié de son air malheureux. J’imagine son embarras face au médecin quand il va dire que je n’ai pas voulu venir, sans compter que je vais passer pour une nouille ! Je décide de l’accompagner car au fond de moi, il y a un tout petit espoir…

Dans la cour de l’hôpital je reçois un grand choc. La maladie, les infirmités et la misère des pauvres gens me donnent honte de moi.

De quel droit puis-je me plaindre et désespérer au point de penser parfois à mettre fin à mes jours pour de simples éruptions cutanées ? Je suis tellement favorisée par rapport à ces gens !

Mon privilège s’exerce encore en passant avant la vingtaine de personnes qui attend devant le cabinet de consultation, souvent depuis des heures avec parfois des enfants dans les bras. J’ai pris rendez-vous parce que je peux payer, eux ne peuvent pas alors ils attendent patiemment assis à même le sol.

 

J’entre dans le cabinet du jeune médecin. Je lui tend ma liste. Il la prend en souriant et lit… S’il me demande de me déshabiller, je refuse ! d’ailleurs je ne suis pas « en crise », il n’y a rien à voir !

Il ne va même pas au bout de la liste. Il me regarde droit dans les yeux et dit « Ce n’est pas ce que vous croyez ! ».

Je ne croyez rien de très précis mais je comprends qu’enfin ce médecin sait ce que j’ai. Il me laisse le temps de me détendre.

Alors il dit : « je vais vous soulager mais je ne peux pas vous guérir, vous avez une allergie ! Le travail que vous devrez faire sera long, difficile et sans aucune garantie de succès ». Il continue à parler mais je « n’entends » pas ce qu’il dit, tout m’est égal, une seule chose m’importe : je sais ENFIN ce que j’ai !

 

Il prescrit de la Cortisone pour trois mois, cela va me soulager. En absence d’allergologue dans le pays, il ne peut rien faire de plus. Il m’explique que je dois chercher mes allergènes toute seule. Tout écrire : tout ce que je mange, tout les produits que j’utilise et qui sont en contact avec ma peau et essayer de faire un rapprochement avec les manifestations cutanées.

Sur le moment je zappe complètement les mots négatifs tels que : guérison impossible, risques graves, aggravation avec le temps… je n’ai qu’une idée : je sais enfin ce que j’ai et ce n’est pas une maladie honteuse, "ce n’est qu’une allergie" !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 14:19


 


 


Pas le temps ou plus exactement, pas les moyens de m’occuper de ma santé car malheureusement au cours des premières années qui suivent notre arrivée dans la capitale africaine, notre situation financière ne cesse d’être particulièrement précaire.

Mon cas n’étant pas prioritaire, je supporte les désagréments des accès de mon mal avec patience. Après tout, cela ne se manifeste que cinq ou six  fois par an.

 

 

 

 

Quand enfin, notre situation s’améliore, que les catastrophes cessent de s'accumuler, je décide de consulter celui qui passe pour être le meilleur médecin de la capitale. J’attends « une crise » pour qu’il puisse constater le problème.

Cela ne fait aucun doute pour le médecin, bien que les précédents examens aient été négatifs, il s’agit bien d’une MST. Et re-prélèvement et re-examens de laboratoire. Le tout facturé fort cher d’autant que non remboursables puisque mon compagnon n’a pas de contrat d’expatrié.


 

Quand je retourne chez le médecin avec les résultats négatifs, il est bien embêté. Il me prescrit de la cortisone, c’est très commode quand on ne sait que faire…


 

Quand les symptômes reprennent quelques mois après, il est encore plus embêté. Je veux des explications, savoir la nature et le nom de mon mal mais il se dérobe en disant qu’il va interroger ses confrères en France puisque je ne « veux » pas aller en France moi-même.


 

Dès l’accès suivant, pleine d’espoir, je vais aux nouvelles. Il m’apparait nettement que la promesse de se renseigner n’a pas été tenue. Il prétend être en contact régulier avec ses confrères à mon sujet mais que pour le moment, personne n’a de réponse ( !!!).


 

La fois suivante, il dit avoir quelques réponses, ses confrères ayant confirmé qu’il s’agit bien « d’une sorte » d’herpès.

Bon, au moins, mon mal a un nom. Il dit que l’herpès  est inguérissable, que j’ai le virus à vie mais que l’on peut soulager ma douleur.

 

A l’époque, pas d’Internet mais je trouve des renseignements sur l’herpès. S’il est vrai que certains signes ressemblent fort à l’herpès, d’autres pas du tout… comme ces plaques rouges et dures dans les mains et sous les pieds.


 

Je retourne chez le médecin. Il dit, agacé, que c’est normal que les signes ne correspondent pas exactement car il a bien dit « une sorte » d’herpès… enfin, en attendant, il a travaillé pour moi. Ses fameux confrères lui ont fait part d’un traitement expérimental qui semble marcher. Il s’agit de pratiquer cinq vaccinations anti-tétaniques à raison d’une tous les 15 jours… Si ce traitement ne fonctionne pas, on essaiera la même chose mais avec le vaccin  anti-variolique.

 

Je suis suis très effrayée. Les vaccins et moi avons un lourd contentieux, surtout le vaccin anti-variolique mais j’ai tellement d’espoir de guérison que j’accepte.

 

Au bout de 2 mois, arrivée au quatrième vaccin, je suis puisée. Une immense fatigue s’est emparée de moi mais je veux tellement guérir que je fais quand même la dernière injection.

Le résultat, ou plus exactement le non-résultat ne se fait pas attendre, un nouvel accès, aussi violent que les précédents ne tarde pas à m’anéantir un peu plus physiquement et encore plus moralement.


 

Je décide de ne pas faire d’autres vaccins ! Je souffre d’un mal mystérieux, soit ! mais pas question de servir de cobaye!

 

 

 

 

 


 

 

 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 12:20


 

 




Bien entendu, les choses ne s’arrangèrent pas seules ! Trois mois à peine après mon arrivée en Afrique, les symptômes font de nouveau leur apparition.

 

Je suis assez confiante car je pense que j’ai attrapé une MST d’origine africaine et que peut-être, en France, les médecins que j’avais consultés, ne la connaissaient pas sous l’aspect sous lequel elle se manifeste en moi.

 

Je vais dans une clinique consulter un médecin qui a longtemps exercé en France avant de  s’installer dans son pays. Il présente pour moi l’avantage de la compétence alliée à  l'expérience du terrain.

Après m’avoir examinée et étudié les résultats de laboratoires que j’avais apportés, il s’avoue bien perplexe. Il n’a jamais eu connaissance d’une chose semblable. Il fait refaire les examens de laboratoire, pensant que peut-être, l’affection ayant évoluée, les résultats peuvent se révéler positifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malheureusement, comme précédemment, aucune maladie n'est détectée.

 

Ne sachant que faire et conscient de ma détresse, j’espérais qu’il donne un nom à ma souffrance, qu’il me dise « Je sais de quoi vous souffrez, nous allons vous guérir », il propose de se mettre en rapport avec le médecin qui voulait m’opérer. Il n’en est pas question ! Je suis en fuite, la police peut éventuellement me retrouver en suivant mon parcours médical et en plus, il me semble bien inutile de prendre un tel risque pour contacter une personne qui ne m’a pas convaincue de sa compétence. 

Je ne peux pas dire cela au médecin, bien entendu. Je dis que je vais lui communiquer les coordonnées du spécialiste. Quelques temps après, je rencontre par hasard le médecin et comme il s’étonne de ne pas avoir eu les coordonnées, je ments allègrement, prétendant être guérie.

 

Quelques jours plus tard, nous quittons la Brousse pour vivre dans la capitale du pays. Je pensais trouver un choix plus important de médecins susceptibles de me soigner.

 

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:25

MST

 

 

A l’approche des trente ans, je remarque que régulièrement, en fait une semaine avant les règles, un furoncle fait son apparition sur mon intimité. La honte m’empêche de signaler ce problème à mon médecin et puisque cela s’arrange tout seul, je trouve inutile d’en parler.

Régulièrement aussi, je fais des cystites. La prise de médicaments antibactériens ne semble pas très efficace et comme ma sœur est secrétaire médicale, elle me prend rendez-vous dans son Centre où je subis une batterie incroyable d’examens de plus en plus douloureux et humiliants pour arriver à la conclusion que je n’ai RIEN !

Personne ne me pose de questions relatives à d’autres manifestations répétitives de mon organisme comme par exemple, l’apparition de ces fameux furoncles… Chaque médecin reste persuadé que mon problème se situe dans les reins ou dans la vessie.


Début 1977, quand je fais connaissance de celui qui sera mon compagnon en Afrique, après une quinzaine de jours de vie commune, une réaction très gênante se produit.

D’abord, j’ai des démangeaisons épouvantables, puis mes parties intimes triplentde volume et commencent à se desquamer pendant que les ganglions des aisselles et de l’aine deviennent tellement gros qu’on les voit à l’œil nu.

Prise de panique, mon nouveau compagnon vient d’Afrique où il réside depuis 10 ans, je pense immédiatement à une MST. D’ailleurs, pour mon médecin traitant, la cause ne fait aucun doute.

Mon nouveau compagnon et moi faisons des examens de sang qui ne donnent aucun résultat. Le médecin prescrit d’autres examens (sang + prélèvements) qui eux aussi s’avérent négatifs. Le médecin perplexe me dirige vers un spécialiste des maladies sexuelles. Ce spécialiste décide immédiatement - alors que je ne présente plus aucun signe clinique puisque le temps de prendre les rendez-vous et de faire les examens de labos, une dizaine de jours se sont écoulés - de faire tout simplement l’ablation des ganglions de l’aine ! Ahurissant non ? Les ganglions gonflent signalant un problème, alors, ce Monsieur les retire, tout simplement ! Je suppose que quand une alarme retentit, ce Monsieur se contente de couper l’alarme sans chercher à connaître la cause de son activation !

Il me fixe immédiatement un rendez-vous pour l’opération mais fort heureusement, alors que je suis déjà devant la porte, prête à partir, il m’informe que l’opération est rès délicate et que non seulement il ne garantit pas que cette ablation résoudra le problème mais qu’en plus il y a de très fortes probabilités pour que je reste estropiée !

Je demande un délai de réflexion. Il insiste, disant que je dois me décider rapidement - avant mon départ pour l’Afrique – car l’opération ne pourra être réalisée là-bas.


 

Je décide de tenter ma chance, espérant que l’incident n’aura pas de suite et qu’il ne se reproduira plus. La peur de rester estropiée et la faible chance de réussite de l’opération m’ont amenées à prendre cette décision contre l’avis de ma famille, de mes amies et de mon médecin traitant qui unanimement m'accusèrent de refuser l’inévitable.

 

 

 

 

 

 

 

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 15:29

 


Je viens juste de me rappeler pourquoi nous avions changé de médecin, abandonnant non sans état d’âme le « bon docteur » - celui-là même dont les actions les plus marquantes ont été de ne pas juger utile de se déplacer en pleine nuit alors que mon père avait une crise cardiaque et qui m’a fait prendre des gouttes de Largactil dont je n’ai « profité » que des inconvénients et d’aucun avantage puisque ce médicament n’était nullement adapté à mon état de santé…


C’était dans les années 60 et pour la énième fois, j’étais malade. Bronchite, angine ? peu importe, j’étais tout le temps malade à tel point que j’ai plus de souvenirs d’enfance vus du lit que de l’extérieur…


A cette époque, les médecins prescrivaient les antibiotiques sans compter… Le « bon docteur » n’était pas en reste, bien entendu.


Voyant ma bouche se tapisser d’aphtes, ma mère fit appel au « bon docteur ». Celui-ci, nullement inquiet accusa ma mère de m’avoir forcée à boire mon café au lait brûlant !!!


Ma mère ne pouvait recevoir pire insulte ! On mettait en cause son rôle de mère !


Elle me badigeonna la bouche avec du bleu de Méthylène. C’était très douloureux et j’avais l’impression d’être traitée comme nos poules quand elles avaient la pépie car, comme pour les poules, ma mère utilisait un coton au bout d’une pince et badigeonnait les aphtes.


Trois jours plus tard, je ne pouvais même plus avaler ma salive. Ma bouche était blanche, gencives et lèvres comprises. Je sentais la moindre goutte d’eau descendre dans l’œsophage et atteindre l’estomac comme s’il s’agissait d’un acide…


Devant l’incapacité à me soigner du « bon docteur » qui persistait à dire que ma mère m’avait brûlée, nous sommes allées consulter un nouveau médecin qui venait de s’installer au coin de la rue…


C’est alors que pour la première fois j’ai entendu prononcer le mot « allergie ». Il a fait stopper la prise de l’antibiotique (il fallait commencer par ça !!!) et… du Largactil (mais c’est une autre histoire).


Il a expliqué ce qu’était une allergie (enfin ce qu’il en savait à l’époque mais au moins, il savait en reconnaître les symptômes).

En quelques jours les aphtes ont disparu en même temps que la famille adoptait le nouveau médecin qui faisait office de sauveur.


Hélas, si l’antibiotique incriminé avait bien été identifié, je n’étais qu’aux début de mes  problèmes allergiques.


Pendant les années qui ont suivi, j’étais sujette a de très vives démangeaisons dont nous cherchions en vain la cause. Nous avons exclu  les vêtements en laine qui par irritation donnaient le point de départ à des grattages frénétiques. Je me vis interdire la consommation de sauce tomate que j’adorais, le médecin pensant que le fait d’en abuser pouvait être une source d’allergie.


Sans rien connaître des pollens nous avions remarqué que les allergies se manifestaient plus à certains moments de l’année mais sans en tirer de conséquence.


Je fis deux ou trois autres allergies aux médicaments, heureusement, détectées dès les premiers signes.

 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 16:02


Deux anecdotes traitant des idées préconçues :

 

Cholestérol

 

Tous les deux ans , je fais un check-up. Lundi prochain je commence la série d 'examens par un prélèvement sanguin. C’est ce qui m’a fait penser au check-up de 2007.

En lisant les résultats de laboratoire, mon médecin traitant qui avait d’abord semblé contrarié par le taux de cholestérol, m’avait expliqué que même si ce taux se situait au dessus de la normale, tout allait bien puisque le taux de « bon cholestérol »  était supérieur au « mauvais ».

 


Petite explication pour ceux que cela intéresse :

- Le bon cholestérol, c’est le HDL qui remonte vers le foie pour être éliminé.
- Le mauvais cholestérol, c’est le LDL qui pourra se déposer dans les artères si le taux est trop important.
- Le cholestérol total représente les deux types.


Les  chiffres :
- Cholestérol total : inférieur à 2,2 g/l,
- LDL : entre 1,3 g/l et 1,6 g/l en fonction des autres facteurs de risques cardio-vasculaires,
- HDL : entre 0,4 g/l et à 0,7 g/l.
Le rapport entre le cholestérol total et le HDL donne une bonne indication du risque cardio-vasculaire. Il doit être inférieur à 4,4 g/l. Ce rapport sera d’autant meilleur que le bon cholestérol sera élevé.




Pour en revenir à mon histoire, comme je pesais alors presque 95 kg pour 1m58, ile médecin m’avait envoyé consulter un cardiologue…

J’y suis allée en rechignant suite à une mauvaise expérience précédente. Un Monsieur fort désagréable qui m’a fait comprendre que je lui faisais perdre son temps… puisque je n’avais rien.

 

Bien entendu, je suis allée chez un autre spécialiste. 

Les examens se passent bien, le problème est que j’ai oublié d’apporter mes résultats de labo… Je lui répète ce que le médecin a dit : mon taux de cholestérol est très bon.

Il ne me croit pas. Avec un tel poids, j’ai FORCEMENT du cholestérol !

Il me prescrit des comprimés de Tahor que je dois acheter dès le soir car en raison de mon hypertension, je suis en danger ! 

Je continue à protester :  JE N’AI PAS DE CHOLESTEROL ! si c’était le cas mon médecin traitant m’aurait déjà prescrit un traitement !

Il se fâche ! C’est lui le spécialiste et  il SAIT que  j’ai du cholestérol !

OK, je parts avec mon ordonnance mais au lieu de me rendre à la pharmacie, je téléphone à mon médecin traitant. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit mais mon médecin m’a rappelée le lendemain pour me dire de détruire l’ordonnance.

 

Il faut toujours être vigilant. Si j’avais écouté ce cardiologue, je serai sous Tahor depuis deux ans déjà. Avec ce genre de médicament, quand on commence c’est à  vie. J’en sais quelque chose avec le traitement de l’hypertension.

 

Diabète :

 

Il y a quelques années j’accompagnais mon époux chez une nutritionniste, à qui s’adressait-elle à votre avis ? Pas à mon mari diabétique puisqu’il est mince, mais à moi, puisque j’étais déjà en surpoids.

 

Quand on est gros on a forcément du diabète et du cholestérol !

 

 

 

 

 

Roses blanches sur mon balcon

 

 

 

 

 

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 16:36



Cela fait un moment que je ne fais aucun article à ce sujet... Pourquoi, à votre avis ? Mais tout simplement parce que je ne maigrit plus !


J'ai quand même réussi à ne jamais re-dépasser les 84 kilos, malgré le stress, les fêtes de fin d'année et l'hiver particulièrement froid.


Les choses se sont gâtée il y a dix jours quand la balance a marqué 84 kilos 500 !

Là, j'ai dit c'est trop ! Petit à petit je vais bientôt re-peser 94 kilos 500 et ça, il n'en est pas question !








Ce matin, je suis redescendue à  83 kilos 500. Un  kilo en 10 jours, ce n'est pas si mal compte tenu que je n'ai pas perdu un gramme les quatre premiers jours (les plus douloureux pour l'estomac).

J'ai remarqué que lorsque « les maigres » ont des soucis : ils maigrissent. Quand « les gros » ont des soucis : ils grossissent !

Les maigres ne mangent plus ou même s'ils mangent, ils sont tellement contrariés qu'ils dorment mal, s'agitent dans tous les sens, et donc maigrissent.

Les gros, eux, s'empiffrent ! Ils ne s'empiffrent pas de lamelles de carottes ou de céleri, non, ils se goinfrent de croissants aux amandes, de gâteaux à la crème, de frites, de chocolat... des trucs légers, quoi !

Si par malheur, les gros ont des insomnies, c'est pire encore et ça ne risque pas de les faire maigrir... car ils vous « nettoient » un réfrigérateur en un temps record !



Voilà où j'en suis, j'ai l'estomac qui se tortille dans tous les sens malgré les verres d'eau additionnés de quelques gouttes de vinaigre qui sont censés apaiser ma faim  et je hais tous ceux qui osent manger devant moi !

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:33

 

Alors que je venais de mettre en ligne mon précédent article, une lettre recommandée arrive : J'ai un contrôle fiscal sur l'entreprise !!!

C'est la panique !

Même si je suis parfaitement en règle, que je n'ai commis aucune faute intentionnelle : j'ai peur.

Je rêve du contrôle (plus exactement j'en cauchemarde) pendant vingt jours, j'y pense vingt heures sur vingt quatre, je n'entends plus ce qu'on me dit, plus rien ne me fait rire... je n'imprime plus !


Les questions se bousculent dans ma tête : pourquoi nous ? et si nous avons un redressement ? pourrons-nous payer ? sur quoi porte exactement le contrôle ? les contrôleurs ont-ils déjà trouvé quelque chose ?

Et c'est ainsi que chaque soir, j'avale, sans même m'en rendre compte, une tablette entière de chocolat. J'enfourne carré sur carré, n'attendant même pas que le dernier soit fondu pour en engloutir un autre. J'ai beau mettre la tablette entamée dans une boîte, dans le placard, j'y reviens tant qu'elle n'est pas finie

Et les revoilà, les 84 kilos ! En plus, tout ce chocolat me donne mal à la tête.

Je suis exécrable. Des cernes me bouffent le visage. Je ne supporte plus rien ni personne. Le contrôle fiscal est une idée fixe, je ne pense qu'à ça !

Mick n'arrive pas à m'apaiser. A bout d'arguments, il décide de m'emmener en week-end. Je refuse, ce n'est pas le moment ! Je fini par céder en disant « puisque tu t'en moques, j'aurai bien tort de m'en faire ».

Il m'interdit de parler du contrôle pendant trois jours.

Dès mon arrivée en Bretagne, je jardine. Je ne fais que ça. Je ne pense qu'à mes fleurs. Le miracle se produit : je dors. Enfin une vraie nuit de 7 heures, d'un trait, sans rêve ni cauchemar.

Je jardine encore samedi toute la journée et dimanche matin. J'ai encore passé une bonne nuit, identique à la première. Depuis, les nuits sont redevenues normales, mon esprit s'est apaisé.

 


Une rupture dans le mode de vie et le retour du sommeil m'ont permis de relativiser.

Nous avons un contrôle fiscal, et alors ? Si nous avons un redressement parce que j'ai mal fait les choses, me rendre malade n'y changera rien. Si erreur il y a, il n'est plus possible de la réparer si ce n'est qu'en payant au fisc ce qui n'a pas été payé en son temps.

Par contre, ce que je peux faire dès à présent, c'est perdre les quatre kilos que j'ai pris en un mois. Heureusement, je n'ai pas repris l'habitude de manger beaucoup. Il suffit de supprimer le chocolat. Comme je manque de confiance en moi (le temps du contrôle) j'ai trouvé plus prudent de ne pas en acheter cette semaine.


 

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 13:32

 

 

Déjà que ce n'est pas facile de reprendre le travail, mais en plus la balance présente sa facture !

Aïe ! La douloureuse... 84 kilos et demi, + 4 kilos TTC !


Pendant les vacances, la première semaine, j'ai pris 1 kilo. Rien de catastrophique en plus j'ai mis cela sur le comte de la vieille balance que nous avons en Bretagne.

Les mini-esquimaux, le Kuing-Aman et les galettes bretonnes consommés en excès ne m'ont jamais fait prendre plus de 2 kilos que je contrôlais rapidement. Je m'étais accordé la prise d'un seul kilo. Pas question de prendre plus !





La mauvaise surprise le jour du retour a été de constater 3 kilos de prise de poids qui se sont transformés deux jours plus tard en 4 horribles kilos !

Comment cette prise de poids fulgurante peut-elle s'expliquer ?

Tout simplement dans le fait que déjà la dernière semaine de vacances, j'étais moins active puis, dès mon retour, je n'étais plus active du tout !

Pas question de me laisser faire ! Surtout ne pas se décourager !

Cette semaine a été très dure ! Des envies folles de sucré... heureusement, j'ai mon vinaigre de cidre ! Quelques gouttes dans un verre d'eau et l'envie de sucré se calme.

Pour comble de malchance, mes genoux me font un mal de chien ! impossible de me « remuer » pour maigrir !

On est vendredi :  j'ai reperdu 2 kilos ! 

 

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 15:06

 

 

Samedi, devant le centre commercial, j'ai vu une jeune fille é-nor-me. Mon regard ne se serait pas attardé sur elle si son attitude ne m'avait parue étrange.

Immobile à quelques mètres d'une des portes d'entrée, elle tenait à deux mains un gros sac en papier éventré et comme un animal, elle plongeait la tête dans le sac et la ressortait avec tout autour de la bouche des morceaux de ce qui devait être des viennoiseries. Elle avalait goulûment et replongeait la tête dans le sac...

Ce spectacle m'a intriguée et ne cesse de me hanter depuis trois jours. Je n'arrive pas à comprendre.

Cette jeune fille souffre t'elle d'une maladie ?

Rien dans son aspect ne laissait penser qu'elle ignorait les bonnes manières. Sa façon de s'habiller,  sa coiffure, son maquillage et même ses bijoux révélaient sans aucun doute qu'elle appartient à un milieu aisé.

La présence d'un jeune homme près d'elle ne m'a pas apporté plus d'explications. Il semblait très agité, allait et venait sans dire un mot, jetant des regards rapides sur ce spectacle désolant.

Je n'ai pas su dire si ces regards étaient chargés de colère, de honte ou de désespoir. Le garçon était-il son compagnon, un ami ou son frère ?

Pensant que ma propre obésité me sensibilisait particulièrement au cas de cette jeune fille j'ai regardé mon époux. Lui aussi avait le regard braqué sur la scène. Son visage exprimait  à la fois une grande compassion et de l ‘étonnement.

Il a seulement dit « la pauvre ! »

 

 

 


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Présentation

  • : MA VIE EN PATCHWORK
  • MA VIE EN PATCHWORK
  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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