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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:45


 

J’ai oublié une chose importante, fin septembre, notre meilleur employé, Manu, a démissionné.

Nous pouvions comprendre sa décision. Personne à sa place, n‘aurait hésité devant l’opportunité d’un poste en Mairie qui lui était offert et sa position aléatoire dans notre entreprise. L’entreprise était en passe d’être vendue et il était humilié d’être cédé comme un meuble. D’autre part, si la vente ne se faisait pas rapidement, compte tenu des difficultés financières, il irait bientôt pointer au chômage.

 

Nous comprenions bien, même si cette démission était une catastrophe.

Comment faire pour assurer les commandes avec seulement un employé qui contrairement à Manu, n’était pas polyvalent ? Il faudrait du temps pour former une autre personne, très longtemps pour qu’elle égale un Manu !

Ce départ imprévu compromettait gravement la vente car Manu était la mémoire de l’entreprise et une grande partie de son savoir faire.

Pourtant, malgré notre tristesse et les soucis que cela engendrait, la séparation aurait pû se faire dans les meilleures conditions.

 

Ce qui nous a encore plus surpris que la démission, c’est le revirement soudain de cet homme. En sept ans nous nous étions attachés à lui, nous lui avions accordé toute notre confiance.

 

A l’instant même où il a annoncé sa démission, son attitude changea. Tout dans son attitude exprimait la haine. Malgré cela,  Mick essaya de le retenir au moins un mois de plus pour assurer une passation de service correcte mais Manu lui tourna le dos en ricanant avec mépris. 

J’étais moins surprise que mon époux car j’avais senti un changement d’attitude depuis la reprise de septembre. Manu affichait  un désintérêt certain pour l’entreprise et j’avais surpris des sourires mal à propos.

 

Le jour même de sa démission, il se mit à chanter à tue-tête dans l’atelier, des bribes de chansons qui lui permettaient de nous crier ses sentiments. Il s’attendait sans doute à une réaction, il n’y en eut pas ce qui eut pour effet d’augmenter sa colère.

Il était devenu agressif, hargneux, méprisant, montant l’autre employé contre nous, essayant de le persuader de partir afin que nous nous trouvions sans personnel.

 

Nous avions un mois pour trouver un remplaçant en tenant compte du fait qu’il ne faisait pratiquement plus rien et que nous craignions un sabotage.

 

La personne que nous avons sélectionnée était loin de convenir mais nous n’avions pas le choix. Manu devait lui faire une formation et les jours filaient rapidement.

Le « nouveau » devait apprendre à faire de la gravure numérique alors qu’il ne connaissait que la gravure mécanique et n’avait pratiquement jamais utilisé d’ordinateur ! Il faut ajouter à cela que Manu faisait tout pour le décourager conseillant vivement d’aller ailleurs, disant que nous étions des arnaqueurs et que la société, au bord du gouffre, ne tiendrait pas trois mois.

 

Manu profita de son temps de préavis pour alerter nos clients contre nous. Sans lui, l’entreprise était finie, nous étions au bord du gouffre, les clients devaient faire vite pour trouver un autre fournisseur…

 

Bien entendu, les clients, voulant être rassurés, s’empressaient de nous téléphoner. 

 

Malheureusement pour Manu et heureusement pour nous, ces manœuvres destructrices n’eurent aucun effet sur les commandes.

Le seul effet, bien réel cette fois, c’est que Mick et moi avons beaucoup souffert. Même encore aujourd’hui, quand nous évoquons Manu c’est avec beaucoup d’amertume.

 

Un tel échec humain me fait comprendre le comportement impersonnel de mes chefs d’antan. Il est probable qu’ils aient connu pareille mésaventure et qu’ils se soient forgé une armure en conséquence.

 

 

 

 

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 Mimosas en fleurs au Guilvinec

 


   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 16:20


 

Les résultats de l’entreprise pour 2008 montrent un très net fléchissement en fin d’année. Le premier semestre 2009 est très calme. Aidée du comptable, je décide Mick à vendre l’entreprise pour profiter du fait que le dernier bilan (200) est positif.

 

La crise venant s’ajouter au désintérêt de Mick pour le travail font que la probabilité de survie de l’entreprise est tout au plus de deux ans. Je suis fatiguée de me démener pour trouver des clients que mon époux refuse même de rappeler et quand il le fait,  il me faut réclamer encore et encore pour qu’il me donne les prix afin que je rédige une offre commerciale…

Je me croirais face à un enfant qui refuse de faire ses devoirs !

 

Je passe les premières annonces en juin 2009. On dit que la vente d’une entreprise dure quatre à cinq ans. C’est long, je me demande comment je vais trouver l’énergie pour tenir et je doute fort que nous puissions survivre tout ce temps.

 

Quelques repreneurs se font connaître. Cela me donne du courage mais il est clair que mon époux n’est pas prêt à vendre. Il ne veut plus travailler mais il ne veut pas encore vendre… Cette entreprise est son « bébé » ! Il l’a montée de toute pièce, c’est SA création ! C’est l’aboutissement de sa carrière !

La situation est dangereuse, nous risquons de tout perdre, s’il n’y a plus de chiffre, il faudra faire une cessation d’activité. On ne vendra rien du tout, on remboursera la banque, on paiera les impôts, les charges sociales, les employés et les fournisseurs et  ce sera fini !

 

Quelques jours avant la fermeture du mois d’août un contact sérieux se présente. Pour lui nous retardons notre départ en Bretagne. La rencontre est très satisfaisante, tout est parfait sauf qu’il ne connaît rien au marquage industriel… Mick n’y connaissait pas grand chose non plus, alors pourquoi pas…

 

Les vacances permettent à Mick d’accepter de vendre. Enfin il concrétise le fait mais il veut encore trop imposer sa manière de faire à son successeur.

 

 

 

 

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Un voilier composé de fleurs

 

 


 

Au retour des congés, les rencontres avec le repreneur se multiplient mais certains détails me chiffonnent : 

Il habite dans la banlieue de Paris opposée, son temps de parcours est long car très encombré.

Son épouse refuse catégoriquement de déménager.

Quand nous sommes en rendez-vous, son épouse l’appelle systématiquement pour lui dire de rentrer.

Il ne répond jamais à nos questions, il se retranche toujours derrière son beau-frère ou un ami expert comptable et avocat.

 

Je lui ai remis un certain nombre de documents, ce qui est normal mais il demande à venir passer 15 jours à plein temps avec nous, rencontrer les clients et notre banquier.

 

Ma petite sonnette d’alarme intérieure retentit ! Ce Monsieur a t-il vraiment l’intention de nous racheter ? N’est-il pas entrain de s’inspirer de nous pour s’installer comme concurrent à proximité de chez lui !

 

Nous stoppons tout. Il est temps de signer un compromis de vente afin de nous garantir au moins une indemnisation en cas de désistement. Le Monsieur n’est pas content, il part fâché.

Quelques jours plus tard nous recevons une proposition de compromis nous imposant de mettre toute l’entreprise en conformité (machines, ventilation, évacuation des eaux usées) assortie d’une obligation d’assistance bénévole pour mon mari et moi pendant six mois.

Suite à notre refus des conditions, le Monsieur ne donne plus signe de vie. 

 

 

 

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 07:54

 

 


Après un long silence, je suis de nouveau disponible. Enfin, pas complètement mais presque…


Il s’est passé beaucoup de choses ayant pour origine l’achat de notre maison en Bretagne fin 2007. Ce fut et c’est toujours d’ailleurs, une chose merveilleuse mais...

Pour moi cet achat a eu un effet stimulant. J’avais enfin une motivation autre que de gagner le pain quotidien pour travailler douze heures par jours, cinq jours sur sept et souvent même le week-end.

Il me semblait évident qu’il faudrait travailler encore d’avantage pour financer les travaux de remise en état de la maison.

Bien que Mick semble d’accord sur le principe, il affiche rapidement un comportement incompatible avec une activité plus soutenue, bien au contraire.

Il ne pense plus qu’à une chose : partir en week-end en Bretagne. Au lieu de répondre aux demandes de prix, de commander des matières premières ou tout simplement de rappeler les clients, il fait des plans d’aménagements, prend conseil auprès de notre entourage, achète des outils… bref, il est déjà là-bas !

Le résultat de ce « laisser-aller » ne tarde pas à se faire sentir. Les anciens clients se plaignent, les nouveaux, ne recevant aucune écoute de la part de mon époux, s’adressent  à la concurrence.

Le chiffre d’affaire s’écroule, le travail commence à manquer dans l’atelier. Je suis obligée d’entrer en guerre : je relance, je me fâche, je boude, je pique des colères… et ça repart !

La première moitié de l’année 2008 est bonne. Les affaires marchent bien malgré un Mick qui laisse son esprit vagabonder ailleurs. Mick n’a qu’une idée : partir en week-end en Bretagne (600 km) sans tenir compte ni des commandes, ni des clients et encore moins du personnel livré à lui-même…

Nous passons les vacances 2008 à jardiner, à réparer, à mettre en état… c’est un vrai bonheur.

Dès septembre, ce qui sera « la crise » commence à se faire sentir. Les commandes sont timides, retardées, les clients renégocient les prix et diminuent les quantités.

Tout le monde est énervé, les anciens clients se font agressifs, les nouveaux que j’arrive à contacter nous font comprendre qu’ils sont les rois, qu’en ces temps difficiles, il faut en passer par leurs exigences… 

C’est un carnage ! Mick, qui n’a déjà plus envie de travailler, se lâche ! Il répond mal, raccroche au nez de celui qui veut négocier un prix, met l’accent sur l’incompétence de l’acheteur… et en plus il réclame mon approbation !

Je pose un ultimatum : c’est simple : s’il continue ainsi, je ne viens plus à l’atelier. Je ne veux pas assister à la destruction de notre entreprise !

Mick tente de se justifier. S’il parle ainsi à tel client c’est parce qu’il sait qu’il ne passera pas commande…

Ah, oui ? et il sait ça comment ?

Mais enfin, je devrais me souvenir : il y a deux ans, un client a fait une demande similaire, nous avons fait un devis et il n’a jamais donné suite…

Je n’y crois pas ! Il pourrait au moins trouver de vrais arguments !

 

 

 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 08:25

 

 

 

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Certaines personnes s’inquiètent pour moi, d’autres pensent que je les ai tout simplement abandonnées… Il n’en est rien !

 

La vérité est que depuis plusieurs mois, mon époux et moi, avons décidé de vendre notre entreprise.

 

Cela me prend beaucoup de temps.

 

La publication d’annonces, y répondre, rencontrer les personnes intéressées, leur fournir des documents, etc.

 

Nous en sommes à la concrétisation de la vente qui doit être signée dans quelques jours.

 

J’ai bien entendu beaucoup de travail en plus de la continuation normale de l’activité (paperasserie, démarches, rendez-vous etc.) mais surtout, mon esprit est entièrement concentré sur cette vente.

La moindre erreur, le moindre oubli peut être lourd de conséquences tant sur le plan financier que sur la bonne fin de la négociation.

 

 

Voici donc la raison pour la quelle je suis incapable d’écrire un article.

 

 

 

 

« J’ai pas l’temps, mon esprit m’hisse ailleurs (pas l’choix faut y ‘aller)

J’ai pas l’temps (j’ai pas l’temps)

Pour le pire, le meilleur (on fait des plans pour s’en sortir)… » 

 

               Paroles extraites de la chanson de Faf Larage : Prison Break

 

 

A Bientôt !

 

 

 

 

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 14:50

 

 

Je suis de plus en plus handicapée. Nous sommes en 1987, cela fait 10 ans que ça dure ! Les éruptions reviennent maintenant chaque mois. J’ai de plus en plus de plaques sur le visage, les bras, les jambes et sur le corps. Vivant en région tropicale, ce n’est pas facile de dissimuler ces plaques rouges squameuses qui me démangent à rendre folle.

Je n’en peux plus ! J’ai remarqué qu’à chaque manifestation, une très grande fatigue s’empare de moi. Je perds l’envie de rire, tout doucement, un état dépressif s’installe.

 

 

 

 

 


 

Un jour, mon compagnon m’annonce que plusieurs personnes lui ont parlé d’un nouveau médecin qui semble  très compétent.

Ma première réaction est de refuser de le voir. Depuis dix ans, toutes mes démarches se sont soldées par des échecs, je n’ai pas le courage d’en subir un autre.

Mon compagnon insiste. Il prend rendez-vous. Non, je n’irai pas ! Il ira seul. J’accepte de rédiger une note chronologique des symptômes et des traitements qui m’ont été prescrits.

Le jour du rendez-vous, quand mon compagnon s’apprête à partir avec la liste, j’ai pitié de son air malheureux. J’imagine son embarras face au médecin quand il va dire que je n’ai pas voulu venir, sans compter que je vais passer pour une nouille ! Je décide de l’accompagner car au fond de moi, il y a un tout petit espoir…

Dans la cour de l’hôpital je reçois un grand choc. La maladie, les infirmités et la misère des pauvres gens me donnent honte de moi.

De quel droit puis-je me plaindre et désespérer au point de penser parfois à mettre fin à mes jours pour de simples éruptions cutanées ? Je suis tellement favorisée par rapport à ces gens !

Mon privilège s’exerce encore en passant avant la vingtaine de personnes qui attend devant le cabinet de consultation, souvent depuis des heures avec parfois des enfants dans les bras. J’ai pris rendez-vous parce que je peux payer, eux ne peuvent pas alors ils attendent patiemment assis à même le sol.

 

J’entre dans le cabinet du jeune médecin. Je lui tend ma liste. Il la prend en souriant et lit… S’il me demande de me déshabiller, je refuse ! d’ailleurs je ne suis pas « en crise », il n’y a rien à voir !

Il ne va même pas au bout de la liste. Il me regarde droit dans les yeux et dit « Ce n’est pas ce que vous croyez ! ».

Je ne croyez rien de très précis mais je comprends qu’enfin ce médecin sait ce que j’ai. Il me laisse le temps de me détendre.

Alors il dit : « je vais vous soulager mais je ne peux pas vous guérir, vous avez une allergie ! Le travail que vous devrez faire sera long, difficile et sans aucune garantie de succès ». Il continue à parler mais je « n’entends » pas ce qu’il dit, tout m’est égal, une seule chose m’importe : je sais ENFIN ce que j’ai !

 

Il prescrit de la Cortisone pour trois mois, cela va me soulager. En absence d’allergologue dans le pays, il ne peut rien faire de plus. Il m’explique que je dois chercher mes allergènes toute seule. Tout écrire : tout ce que je mange, tout les produits que j’utilise et qui sont en contact avec ma peau et essayer de faire un rapprochement avec les manifestations cutanées.

Sur le moment je zappe complètement les mots négatifs tels que : guérison impossible, risques graves, aggravation avec le temps… je n’ai qu’une idée : je sais enfin ce que j’ai et ce n’est pas une maladie honteuse, "ce n’est qu’une allergie" !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 14:19


 


 


Pas le temps ou plus exactement, pas les moyens de m’occuper de ma santé car malheureusement au cours des premières années qui suivent notre arrivée dans la capitale africaine, notre situation financière ne cesse d’être particulièrement précaire.

Mon cas n’étant pas prioritaire, je supporte les désagréments des accès de mon mal avec patience. Après tout, cela ne se manifeste que cinq ou six  fois par an.

 

 

 

 

Quand enfin, notre situation s’améliore, que les catastrophes cessent de s'accumuler, je décide de consulter celui qui passe pour être le meilleur médecin de la capitale. J’attends « une crise » pour qu’il puisse constater le problème.

Cela ne fait aucun doute pour le médecin, bien que les précédents examens aient été négatifs, il s’agit bien d’une MST. Et re-prélèvement et re-examens de laboratoire. Le tout facturé fort cher d’autant que non remboursables puisque mon compagnon n’a pas de contrat d’expatrié.


 

Quand je retourne chez le médecin avec les résultats négatifs, il est bien embêté. Il me prescrit de la cortisone, c’est très commode quand on ne sait que faire…


 

Quand les symptômes reprennent quelques mois après, il est encore plus embêté. Je veux des explications, savoir la nature et le nom de mon mal mais il se dérobe en disant qu’il va interroger ses confrères en France puisque je ne « veux » pas aller en France moi-même.


 

Dès l’accès suivant, pleine d’espoir, je vais aux nouvelles. Il m’apparait nettement que la promesse de se renseigner n’a pas été tenue. Il prétend être en contact régulier avec ses confrères à mon sujet mais que pour le moment, personne n’a de réponse ( !!!).


 

La fois suivante, il dit avoir quelques réponses, ses confrères ayant confirmé qu’il s’agit bien « d’une sorte » d’herpès.

Bon, au moins, mon mal a un nom. Il dit que l’herpès  est inguérissable, que j’ai le virus à vie mais que l’on peut soulager ma douleur.

 

A l’époque, pas d’Internet mais je trouve des renseignements sur l’herpès. S’il est vrai que certains signes ressemblent fort à l’herpès, d’autres pas du tout… comme ces plaques rouges et dures dans les mains et sous les pieds.


 

Je retourne chez le médecin. Il dit, agacé, que c’est normal que les signes ne correspondent pas exactement car il a bien dit « une sorte » d’herpès… enfin, en attendant, il a travaillé pour moi. Ses fameux confrères lui ont fait part d’un traitement expérimental qui semble marcher. Il s’agit de pratiquer cinq vaccinations anti-tétaniques à raison d’une tous les 15 jours… Si ce traitement ne fonctionne pas, on essaiera la même chose mais avec le vaccin  anti-variolique.

 

Je suis suis très effrayée. Les vaccins et moi avons un lourd contentieux, surtout le vaccin anti-variolique mais j’ai tellement d’espoir de guérison que j’accepte.

 

Au bout de 2 mois, arrivée au quatrième vaccin, je suis puisée. Une immense fatigue s’est emparée de moi mais je veux tellement guérir que je fais quand même la dernière injection.

Le résultat, ou plus exactement le non-résultat ne se fait pas attendre, un nouvel accès, aussi violent que les précédents ne tarde pas à m’anéantir un peu plus physiquement et encore plus moralement.


 

Je décide de ne pas faire d’autres vaccins ! Je souffre d’un mal mystérieux, soit ! mais pas question de servir de cobaye!

 

 

 

 

 


 

 

 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 12:20


 

 




Bien entendu, les choses ne s’arrangèrent pas seules ! Trois mois à peine après mon arrivée en Afrique, les symptômes font de nouveau leur apparition.

 

Je suis assez confiante car je pense que j’ai attrapé une MST d’origine africaine et que peut-être, en France, les médecins que j’avais consultés, ne la connaissaient pas sous l’aspect sous lequel elle se manifeste en moi.

 

Je vais dans une clinique consulter un médecin qui a longtemps exercé en France avant de  s’installer dans son pays. Il présente pour moi l’avantage de la compétence alliée à  l'expérience du terrain.

Après m’avoir examinée et étudié les résultats de laboratoires que j’avais apportés, il s’avoue bien perplexe. Il n’a jamais eu connaissance d’une chose semblable. Il fait refaire les examens de laboratoire, pensant que peut-être, l’affection ayant évoluée, les résultats peuvent se révéler positifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malheureusement, comme précédemment, aucune maladie n'est détectée.

 

Ne sachant que faire et conscient de ma détresse, j’espérais qu’il donne un nom à ma souffrance, qu’il me dise « Je sais de quoi vous souffrez, nous allons vous guérir », il propose de se mettre en rapport avec le médecin qui voulait m’opérer. Il n’en est pas question ! Je suis en fuite, la police peut éventuellement me retrouver en suivant mon parcours médical et en plus, il me semble bien inutile de prendre un tel risque pour contacter une personne qui ne m’a pas convaincue de sa compétence. 

Je ne peux pas dire cela au médecin, bien entendu. Je dis que je vais lui communiquer les coordonnées du spécialiste. Quelques temps après, je rencontre par hasard le médecin et comme il s’étonne de ne pas avoir eu les coordonnées, je ments allègrement, prétendant être guérie.

 

Quelques jours plus tard, nous quittons la Brousse pour vivre dans la capitale du pays. Je pensais trouver un choix plus important de médecins susceptibles de me soigner.

 

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:25

MST

 

 

A l’approche des trente ans, je remarque que régulièrement, en fait une semaine avant les règles, un furoncle fait son apparition sur mon intimité. La honte m’empêche de signaler ce problème à mon médecin et puisque cela s’arrange tout seul, je trouve inutile d’en parler.

Régulièrement aussi, je fais des cystites. La prise de médicaments antibactériens ne semble pas très efficace et comme ma sœur est secrétaire médicale, elle me prend rendez-vous dans son Centre où je subis une batterie incroyable d’examens de plus en plus douloureux et humiliants pour arriver à la conclusion que je n’ai RIEN !

Personne ne me pose de questions relatives à d’autres manifestations répétitives de mon organisme comme par exemple, l’apparition de ces fameux furoncles… Chaque médecin reste persuadé que mon problème se situe dans les reins ou dans la vessie.


Début 1977, quand je fais connaissance de celui qui sera mon compagnon en Afrique, après une quinzaine de jours de vie commune, une réaction très gênante se produit.

D’abord, j’ai des démangeaisons épouvantables, puis mes parties intimes triplentde volume et commencent à se desquamer pendant que les ganglions des aisselles et de l’aine deviennent tellement gros qu’on les voit à l’œil nu.

Prise de panique, mon nouveau compagnon vient d’Afrique où il réside depuis 10 ans, je pense immédiatement à une MST. D’ailleurs, pour mon médecin traitant, la cause ne fait aucun doute.

Mon nouveau compagnon et moi faisons des examens de sang qui ne donnent aucun résultat. Le médecin prescrit d’autres examens (sang + prélèvements) qui eux aussi s’avérent négatifs. Le médecin perplexe me dirige vers un spécialiste des maladies sexuelles. Ce spécialiste décide immédiatement - alors que je ne présente plus aucun signe clinique puisque le temps de prendre les rendez-vous et de faire les examens de labos, une dizaine de jours se sont écoulés - de faire tout simplement l’ablation des ganglions de l’aine ! Ahurissant non ? Les ganglions gonflent signalant un problème, alors, ce Monsieur les retire, tout simplement ! Je suppose que quand une alarme retentit, ce Monsieur se contente de couper l’alarme sans chercher à connaître la cause de son activation !

Il me fixe immédiatement un rendez-vous pour l’opération mais fort heureusement, alors que je suis déjà devant la porte, prête à partir, il m’informe que l’opération est rès délicate et que non seulement il ne garantit pas que cette ablation résoudra le problème mais qu’en plus il y a de très fortes probabilités pour que je reste estropiée !

Je demande un délai de réflexion. Il insiste, disant que je dois me décider rapidement - avant mon départ pour l’Afrique – car l’opération ne pourra être réalisée là-bas.


 

Je décide de tenter ma chance, espérant que l’incident n’aura pas de suite et qu’il ne se reproduira plus. La peur de rester estropiée et la faible chance de réussite de l’opération m’ont amenées à prendre cette décision contre l’avis de ma famille, de mes amies et de mon médecin traitant qui unanimement m'accusèrent de refuser l’inévitable.

 

 

 

 

 

 

 

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 15:29

 


Je viens juste de me rappeler pourquoi nous avions changé de médecin, abandonnant non sans état d’âme le « bon docteur » - celui-là même dont les actions les plus marquantes ont été de ne pas juger utile de se déplacer en pleine nuit alors que mon père avait une crise cardiaque et qui m’a fait prendre des gouttes de Largactil dont je n’ai « profité » que des inconvénients et d’aucun avantage puisque ce médicament n’était nullement adapté à mon état de santé…


C’était dans les années 60 et pour la énième fois, j’étais malade. Bronchite, angine ? peu importe, j’étais tout le temps malade à tel point que j’ai plus de souvenirs d’enfance vus du lit que de l’extérieur…


A cette époque, les médecins prescrivaient les antibiotiques sans compter… Le « bon docteur » n’était pas en reste, bien entendu.


Voyant ma bouche se tapisser d’aphtes, ma mère fit appel au « bon docteur ». Celui-ci, nullement inquiet accusa ma mère de m’avoir forcée à boire mon café au lait brûlant !!!


Ma mère ne pouvait recevoir pire insulte ! On mettait en cause son rôle de mère !


Elle me badigeonna la bouche avec du bleu de Méthylène. C’était très douloureux et j’avais l’impression d’être traitée comme nos poules quand elles avaient la pépie car, comme pour les poules, ma mère utilisait un coton au bout d’une pince et badigeonnait les aphtes.


Trois jours plus tard, je ne pouvais même plus avaler ma salive. Ma bouche était blanche, gencives et lèvres comprises. Je sentais la moindre goutte d’eau descendre dans l’œsophage et atteindre l’estomac comme s’il s’agissait d’un acide…


Devant l’incapacité à me soigner du « bon docteur » qui persistait à dire que ma mère m’avait brûlée, nous sommes allées consulter un nouveau médecin qui venait de s’installer au coin de la rue…


C’est alors que pour la première fois j’ai entendu prononcer le mot « allergie ». Il a fait stopper la prise de l’antibiotique (il fallait commencer par ça !!!) et… du Largactil (mais c’est une autre histoire).


Il a expliqué ce qu’était une allergie (enfin ce qu’il en savait à l’époque mais au moins, il savait en reconnaître les symptômes).

En quelques jours les aphtes ont disparu en même temps que la famille adoptait le nouveau médecin qui faisait office de sauveur.


Hélas, si l’antibiotique incriminé avait bien été identifié, je n’étais qu’aux début de mes  problèmes allergiques.


Pendant les années qui ont suivi, j’étais sujette a de très vives démangeaisons dont nous cherchions en vain la cause. Nous avons exclu  les vêtements en laine qui par irritation donnaient le point de départ à des grattages frénétiques. Je me vis interdire la consommation de sauce tomate que j’adorais, le médecin pensant que le fait d’en abuser pouvait être une source d’allergie.


Sans rien connaître des pollens nous avions remarqué que les allergies se manifestaient plus à certains moments de l’année mais sans en tirer de conséquence.


Je fis deux ou trois autres allergies aux médicaments, heureusement, détectées dès les premiers signes.

 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 16:02


Deux anecdotes traitant des idées préconçues :

 

Cholestérol

 

Tous les deux ans , je fais un check-up. Lundi prochain je commence la série d 'examens par un prélèvement sanguin. C’est ce qui m’a fait penser au check-up de 2007.

En lisant les résultats de laboratoire, mon médecin traitant qui avait d’abord semblé contrarié par le taux de cholestérol, m’avait expliqué que même si ce taux se situait au dessus de la normale, tout allait bien puisque le taux de « bon cholestérol »  était supérieur au « mauvais ».

 


Petite explication pour ceux que cela intéresse :

- Le bon cholestérol, c’est le HDL qui remonte vers le foie pour être éliminé.
- Le mauvais cholestérol, c’est le LDL qui pourra se déposer dans les artères si le taux est trop important.
- Le cholestérol total représente les deux types.


Les  chiffres :
- Cholestérol total : inférieur à 2,2 g/l,
- LDL : entre 1,3 g/l et 1,6 g/l en fonction des autres facteurs de risques cardio-vasculaires,
- HDL : entre 0,4 g/l et à 0,7 g/l.
Le rapport entre le cholestérol total et le HDL donne une bonne indication du risque cardio-vasculaire. Il doit être inférieur à 4,4 g/l. Ce rapport sera d’autant meilleur que le bon cholestérol sera élevé.




Pour en revenir à mon histoire, comme je pesais alors presque 95 kg pour 1m58, ile médecin m’avait envoyé consulter un cardiologue…

J’y suis allée en rechignant suite à une mauvaise expérience précédente. Un Monsieur fort désagréable qui m’a fait comprendre que je lui faisais perdre son temps… puisque je n’avais rien.

 

Bien entendu, je suis allée chez un autre spécialiste. 

Les examens se passent bien, le problème est que j’ai oublié d’apporter mes résultats de labo… Je lui répète ce que le médecin a dit : mon taux de cholestérol est très bon.

Il ne me croit pas. Avec un tel poids, j’ai FORCEMENT du cholestérol !

Il me prescrit des comprimés de Tahor que je dois acheter dès le soir car en raison de mon hypertension, je suis en danger ! 

Je continue à protester :  JE N’AI PAS DE CHOLESTEROL ! si c’était le cas mon médecin traitant m’aurait déjà prescrit un traitement !

Il se fâche ! C’est lui le spécialiste et  il SAIT que  j’ai du cholestérol !

OK, je parts avec mon ordonnance mais au lieu de me rendre à la pharmacie, je téléphone à mon médecin traitant. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit mais mon médecin m’a rappelée le lendemain pour me dire de détruire l’ordonnance.

 

Il faut toujours être vigilant. Si j’avais écouté ce cardiologue, je serai sous Tahor depuis deux ans déjà. Avec ce genre de médicament, quand on commence c’est à  vie. J’en sais quelque chose avec le traitement de l’hypertension.

 

Diabète :

 

Il y a quelques années j’accompagnais mon époux chez une nutritionniste, à qui s’adressait-elle à votre avis ? Pas à mon mari diabétique puisqu’il est mince, mais à moi, puisque j’étais déjà en surpoids.

 

Quand on est gros on a forcément du diabète et du cholestérol !

 

 

 

 

 

Roses blanches sur mon balcon

 

 

 

 

 

Published by Camomille - dans La médecine et moi
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  • : C'est l'histoire d'une vie mouvementée, la mienne avec des joies et des peines. Le poids du silence devenait trop lourd, j'ai souhaité partager mes souvenirs avec d'autres pour qu'ensemble nous apportions des réponses à certaines de mes questions.
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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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