Pourquoi ce blog ?

 
 

Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir. Si vous voulez lire mon histoire, cliquez sur le lien suivant :

 

 


J'ai créé une catégorie supplémentaire :

La médecine et moi 

Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon personnelle de me soigner.


 

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Par Camomille


 

J’ai oublié une chose importante, fin septembre, notre meilleur employé, Manu, a démissionné.

Nous pouvions comprendre sa décision. Personne à sa place, n‘aurait hésité devant l’opportunité d’un poste en Mairie qui lui était offert et sa position aléatoire dans notre entreprise. L’entreprise était en passe d’être vendue et il était humilié d’être cédé comme un meuble. D’autre part, si la vente ne se faisait pas rapidement, compte tenu des difficultés financières, il irait bientôt pointer au chômage.

 

Nous comprenions bien, même si cette démission était une catastrophe.

Comment faire pour assurer les commandes avec seulement un employé qui contrairement à Manu, n’était pas polyvalent ? Il faudrait du temps pour former une autre personne, très longtemps pour qu’elle égale un Manu !

Ce départ imprévu compromettait gravement la vente car Manu était la mémoire de l’entreprise et une grande partie de son savoir faire.

Pourtant, malgré notre tristesse et les soucis que cela engendrait, la séparation aurait pû se faire dans les meilleures conditions.

 

Ce qui nous a encore plus surpris que la démission, c’est le revirement soudain de cet homme. En sept ans nous nous étions attachés à lui, nous lui avions accordé toute notre confiance.

 

A l’instant même où il a annoncé sa démission, son attitude changea. Tout dans son attitude exprimait la haine. Malgré cela,  Mick essaya de le retenir au moins un mois de plus pour assurer une passation de service correcte mais Manu lui tourna le dos en ricanant avec mépris. 

J’étais moins surprise que mon époux car j’avais senti un changement d’attitude depuis la reprise de septembre. Manu affichait  un désintérêt certain pour l’entreprise et j’avais surpris des sourires mal à propos.

 

Le jour même de sa démission, il se mit à chanter à tue-tête dans l’atelier, des bribes de chansons qui lui permettaient de nous crier ses sentiments. Il s’attendait sans doute à une réaction, il n’y en eut pas ce qui eut pour effet d’augmenter sa colère.

Il était devenu agressif, hargneux, méprisant, montant l’autre employé contre nous, essayant de le persuader de partir afin que nous nous trouvions sans personnel.

 

Nous avions un mois pour trouver un remplaçant en tenant compte du fait qu’il ne faisait pratiquement plus rien et que nous craignions un sabotage.

 

La personne que nous avons sélectionnée était loin de convenir mais nous n’avions pas le choix. Manu devait lui faire une formation et les jours filaient rapidement.

Le « nouveau » devait apprendre à faire de la gravure numérique alors qu’il ne connaissait que la gravure mécanique et n’avait pratiquement jamais utilisé d’ordinateur ! Il faut ajouter à cela que Manu faisait tout pour le décourager conseillant vivement d’aller ailleurs, disant que nous étions des arnaqueurs et que la société, au bord du gouffre, ne tiendrait pas trois mois.

 

Manu profita de son temps de préavis pour alerter nos clients contre nous. Sans lui, l’entreprise était finie, nous étions au bord du gouffre, les clients devaient faire vite pour trouver un autre fournisseur…

 

Bien entendu, les clients, voulant être rassurés, s’empressaient de nous téléphoner. 

 

Malheureusement pour Manu et heureusement pour nous, ces manœuvres destructrices n’eurent aucun effet sur les commandes.

Le seul effet, bien réel cette fois, c’est que Mick et moi avons beaucoup souffert. Même encore aujourd’hui, quand nous évoquons Manu c’est avec beaucoup d’amertume.

 

Un tel échec humain me fait comprendre le comportement impersonnel de mes chefs d’antan. Il est probable qu’ils aient connu pareille mésaventure et qu’ils se soient forgé une armure en conséquence.

 

 

 

 

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 Mimosas en fleurs au Guilvinec

 


   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 16:45
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Par Camomille


 

Les résultats de l’entreprise pour 2008 montrent un très net fléchissement en fin d’année. Le premier semestre 2009 est très calme. Aidée du comptable, je décide Mick à vendre l’entreprise pour profiter du fait que le dernier bilan (200) est positif.

 

La crise venant s’ajouter au désintérêt de Mick pour le travail font que la probabilité de survie de l’entreprise est tout au plus de deux ans. Je suis fatiguée de me démener pour trouver des clients que mon époux refuse même de rappeler et quand il le fait,  il me faut réclamer encore et encore pour qu’il me donne les prix afin que je rédige une offre commerciale…

Je me croirais face à un enfant qui refuse de faire ses devoirs !

 

Je passe les premières annonces en juin 2009. On dit que la vente d’une entreprise dure quatre à cinq ans. C’est long, je me demande comment je vais trouver l’énergie pour tenir et je doute fort que nous puissions survivre tout ce temps.

 

Quelques repreneurs se font connaître. Cela me donne du courage mais il est clair que mon époux n’est pas prêt à vendre. Il ne veut plus travailler mais il ne veut pas encore vendre… Cette entreprise est son « bébé » ! Il l’a montée de toute pièce, c’est SA création ! C’est l’aboutissement de sa carrière !

La situation est dangereuse, nous risquons de tout perdre, s’il n’y a plus de chiffre, il faudra faire une cessation d’activité. On ne vendra rien du tout, on remboursera la banque, on paiera les impôts, les charges sociales, les employés et les fournisseurs et  ce sera fini !

 

Quelques jours avant la fermeture du mois d’août un contact sérieux se présente. Pour lui nous retardons notre départ en Bretagne. La rencontre est très satisfaisante, tout est parfait sauf qu’il ne connaît rien au marquage industriel… Mick n’y connaissait pas grand chose non plus, alors pourquoi pas…

 

Les vacances permettent à Mick d’accepter de vendre. Enfin il concrétise le fait mais il veut encore trop imposer sa manière de faire à son successeur.

 

 

 

 

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Un voilier composé de fleurs

 

 


 

Au retour des congés, les rencontres avec le repreneur se multiplient mais certains détails me chiffonnent : 

Il habite dans la banlieue de Paris opposée, son temps de parcours est long car très encombré.

Son épouse refuse catégoriquement de déménager.

Quand nous sommes en rendez-vous, son épouse l’appelle systématiquement pour lui dire de rentrer.

Il ne répond jamais à nos questions, il se retranche toujours derrière son beau-frère ou un ami expert comptable et avocat.

 

Je lui ai remis un certain nombre de documents, ce qui est normal mais il demande à venir passer 15 jours à plein temps avec nous, rencontrer les clients et notre banquier.

 

Ma petite sonnette d’alarme intérieure retentit ! Ce Monsieur a t-il vraiment l’intention de nous racheter ? N’est-il pas entrain de s’inspirer de nous pour s’installer comme concurrent à proximité de chez lui !

 

Nous stoppons tout. Il est temps de signer un compromis de vente afin de nous garantir au moins une indemnisation en cas de désistement. Le Monsieur n’est pas content, il part fâché.

Quelques jours plus tard nous recevons une proposition de compromis nous imposant de mettre toute l’entreprise en conformité (machines, ventilation, évacuation des eaux usées) assortie d’une obligation d’assistance bénévole pour mon mari et moi pendant six mois.

Suite à notre refus des conditions, le Monsieur ne donne plus signe de vie. 

 

 

 

 

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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 16:20
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Par Camomille

 

 


Après un long silence, je suis de nouveau disponible. Enfin, pas complètement mais presque…


Il s’est passé beaucoup de choses ayant pour origine l’achat de notre maison en Bretagne fin 2007. Ce fut et c’est toujours d’ailleurs, une chose merveilleuse mais...

Pour moi cet achat a eu un effet stimulant. J’avais enfin une motivation autre que de gagner le pain quotidien pour travailler douze heures par jours, cinq jours sur sept et souvent même le week-end.

Il me semblait évident qu’il faudrait travailler encore d’avantage pour financer les travaux de remise en état de la maison.

Bien que Mick semble d’accord sur le principe, il affiche rapidement un comportement incompatible avec une activité plus soutenue, bien au contraire.

Il ne pense plus qu’à une chose : partir en week-end en Bretagne. Au lieu de répondre aux demandes de prix, de commander des matières premières ou tout simplement de rappeler les clients, il fait des plans d’aménagements, prend conseil auprès de notre entourage, achète des outils… bref, il est déjà là-bas !

Le résultat de ce « laisser-aller » ne tarde pas à se faire sentir. Les anciens clients se plaignent, les nouveaux, ne recevant aucune écoute de la part de mon époux, s’adressent  à la concurrence.

Le chiffre d’affaire s’écroule, le travail commence à manquer dans l’atelier. Je suis obligée d’entrer en guerre : je relance, je me fâche, je boude, je pique des colères… et ça repart !

La première moitié de l’année 2008 est bonne. Les affaires marchent bien malgré un Mick qui laisse son esprit vagabonder ailleurs. Mick n’a qu’une idée : partir en week-end en Bretagne (600 km) sans tenir compte ni des commandes, ni des clients et encore moins du personnel livré à lui-même…

Nous passons les vacances 2008 à jardiner, à réparer, à mettre en état… c’est un vrai bonheur.

Dès septembre, ce qui sera « la crise » commence à se faire sentir. Les commandes sont timides, retardées, les clients renégocient les prix et diminuent les quantités.

Tout le monde est énervé, les anciens clients se font agressifs, les nouveaux que j’arrive à contacter nous font comprendre qu’ils sont les rois, qu’en ces temps difficiles, il faut en passer par leurs exigences… 

C’est un carnage ! Mick, qui n’a déjà plus envie de travailler, se lâche ! Il répond mal, raccroche au nez de celui qui veut négocier un prix, met l’accent sur l’incompétence de l’acheteur… et en plus il réclame mon approbation !

Je pose un ultimatum : c’est simple : s’il continue ainsi, je ne viens plus à l’atelier. Je ne veux pas assister à la destruction de notre entreprise !

Mick tente de se justifier. S’il parle ainsi à tel client c’est parce qu’il sait qu’il ne passera pas commande…

Ah, oui ? et il sait ça comment ?

Mais enfin, je devrais me souvenir : il y a deux ans, un client a fait une demande similaire, nous avons fait un devis et il n’a jamais donné suite…

Je n’y crois pas ! Il pourrait au moins trouver de vrais arguments !

 

 

 

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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 08:54
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Par Camomille

 

 

 

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Certaines personnes s’inquiètent pour moi, d’autres pensent que je les ai tout simplement abandonnées… Il n’en est rien !

 

La vérité est que depuis plusieurs mois, mon époux et moi, avons décidé de vendre notre entreprise.

 

Cela me prend beaucoup de temps.

 

La publication d’annonces, y répondre, rencontrer les personnes intéressées, leur fournir des documents, etc.

 

Nous en sommes à la concrétisation de la vente qui doit être signée dans quelques jours.

 

J’ai bien entendu beaucoup de travail en plus de la continuation normale de l’activité (paperasserie, démarches, rendez-vous etc.) mais surtout, mon esprit est entièrement concentré sur cette vente.

La moindre erreur, le moindre oubli peut être lourd de conséquences tant sur le plan financier que sur la bonne fin de la négociation.

 

 

Voici donc la raison pour la quelle je suis incapable d’écrire un article.

 

 

 

 

« J’ai pas l’temps, mon esprit m’hisse ailleurs (pas l’choix faut y ‘aller)

J’ai pas l’temps (j’ai pas l’temps)

Pour le pire, le meilleur (on fait des plans pour s’en sortir)… » 

 

               Paroles extraites de la chanson de Faf Larage : Prison Break

 

 

A Bientôt !

 

 

 

 

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 08:25
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Par Camomille

 

 

Je suis de plus en plus handicapée. Nous sommes en 1987, cela fait 10 ans que ça dure ! Les éruptions reviennent maintenant chaque mois. J’ai de plus en plus de plaques sur le visage, les bras, les jambes et sur le corps. Vivant en région tropicale, ce n’est pas facile de dissimuler ces plaques rouges squameuses qui me démangent à rendre folle.

Je n’en peux plus ! J’ai remarqué qu’à chaque manifestation, une très grande fatigue s’empare de moi. Je perds l’envie de rire, tout doucement, un état dépressif s’installe.

 

 

 

 

 


 

Un jour, mon compagnon m’annonce que plusieurs personnes lui ont parlé d’un nouveau médecin qui semble  très compétent.

Ma première réaction est de refuser de le voir. Depuis dix ans, toutes mes démarches se sont soldées par des échecs, je n’ai pas le courage d’en subir un autre.

Mon compagnon insiste. Il prend rendez-vous. Non, je n’irai pas ! Il ira seul. J’accepte de rédiger une note chronologique des symptômes et des traitements qui m’ont été prescrits.

Le jour du rendez-vous, quand mon compagnon s’apprête à partir avec la liste, j’ai pitié de son air malheureux. J’imagine son embarras face au médecin quand il va dire que je n’ai pas voulu venir, sans compter que je vais passer pour une nouille ! Je décide de l’accompagner car au fond de moi, il y a un tout petit espoir…

Dans la cour de l’hôpital je reçois un grand choc. La maladie, les infirmités et la misère des pauvres gens me donnent honte de moi.

De quel droit puis-je me plaindre et désespérer au point de penser parfois à mettre fin à mes jours pour de simples éruptions cutanées ? Je suis tellement favorisée par rapport à ces gens !

Mon privilège s’exerce encore en passant avant la vingtaine de personnes qui attend devant le cabinet de consultation, souvent depuis des heures avec parfois des enfants dans les bras. J’ai pris rendez-vous parce que je peux payer, eux ne peuvent pas alors ils attendent patiemment assis à même le sol.

 

J’entre dans le cabinet du jeune médecin. Je lui tend ma liste. Il la prend en souriant et lit… S’il me demande de me déshabiller, je refuse ! d’ailleurs je ne suis pas « en crise », il n’y a rien à voir !

Il ne va même pas au bout de la liste. Il me regarde droit dans les yeux et dit « Ce n’est pas ce que vous croyez ! ».

Je ne croyez rien de très précis mais je comprends qu’enfin ce médecin sait ce que j’ai. Il me laisse le temps de me détendre.

Alors il dit : « je vais vous soulager mais je ne peux pas vous guérir, vous avez une allergie ! Le travail que vous devrez faire sera long, difficile et sans aucune garantie de succès ». Il continue à parler mais je « n’entends » pas ce qu’il dit, tout m’est égal, une seule chose m’importe : je sais ENFIN ce que j’ai !

 

Il prescrit de la Cortisone pour trois mois, cela va me soulager. En absence d’allergologue dans le pays, il ne peut rien faire de plus. Il m’explique que je dois chercher mes allergènes toute seule. Tout écrire : tout ce que je mange, tout les produits que j’utilise et qui sont en contact avec ma peau et essayer de faire un rapprochement avec les manifestations cutanées.

Sur le moment je zappe complètement les mots négatifs tels que : guérison impossible, risques graves, aggravation avec le temps… je n’ai qu’une idée : je sais enfin ce que j’ai et ce n’est pas une maladie honteuse, "ce n’est qu’une allergie" !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 14:50
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